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Le Sénégal rejoint les Accords Artemis : une nouvelle ère spatiale pour l’Afrique de l’Ouest

Le Sénégal a officiellement signé les Accords Artemis, devenant ainsi le 56ᵉ pays au monde à adhérer à cette initiative internationale menée par les États-Unis et la NASA, visant à encadrer une exploration de l’espace pacifique, transparente et durable.

Cette signature historique représente un pas symbolique mais significatif vers l’intégration du Sénégal dans la gouvernance spatiale mondiale, en tant qu’acteur responsable et tourné vers l’avenir.

Que sont les Accords Artemis ?

Les Accords Artemis, mis en place dans le cadre du programme américain du même nom, visent à :

  • Promouvoir la coopération internationale dans l’espace,

  • Prévenir les conflits liés à l’exploitation des ressources extraterrestres,

  • Favoriser une utilisation pacifique de la Lune, de Mars et au-delà,

  • Garantir la transparence, la sécurité et la durabilité des activités spatiales.

Une décision stratégique pour le Sénégal

En rejoignant les Accords, le Sénégal affirme :

  • Sa volonté de s’ouvrir aux innovations scientifiques et technologiques de demain,

  • Son engagement en faveur d’une diplomatie multilatérale et responsable,

  • Son ambition de faire de la science spatiale un levier de développement, notamment pour l’agriculture, la gestion des ressources naturelles, la télédétection ou encore les communications.

Cette démarche renforce également les partenariats scientifiques avec des institutions comme la NASA, la JAXA (Japon), ou encore l’Agence spatiale européenne (ESA).

Une dynamique régionale en marche

Le Sénégal n’est pas seul dans cette trajectoire : plusieurs pays africains, comme le Rwanda, le Nigéria ou l’Afrique du Sud, ont déjà engagé des programmes spatiaux nationaux ou universitaires. Cette signature pourrait encourager d’autres pays d’Afrique de l’Ouest à suivre le même chemin, en renforçant la coopération régionale sur les données satellitaires, la formation scientifique et la recherche.

En devenant signataire des Accords Artemis, le Sénégal se positionne désormais comme un acteur émergent dans la diplomatie scientifique mondiale. Ce geste fort souligne la volonté du pays de préparer son avenir au-delà des frontières terrestres, tout en ancrant sa politique spatiale dans les principes de paix, d’éthique et de coopération.

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Sénégal – Le Premier ministre Ousmane Sonko dévoile un Plan national de redressement économique

Le gouvernement sénégalais a franchi une étape cruciale vers la refondation économique du pays. Ce jeudi matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté en Conseil interministériel le Plan national de redressement économique (PNRE), une initiative ambitieuse visant à restaurer la stabilité macroéconomique, la transparence budgétaire et la confiance des partenaires financiers.

Un contexte marqué par des révélations troublantes

Cette annonce intervient dans un contexte tendu, marqué par la découverte de plusieurs milliards de francs CFA de dettes non comptabilisées sous le régime précédent, dénoncées par la Cour des comptes et évoquées dans un rapport confidentiel transmis au FMI. Ce déséquilibre budgétaire, qualifié de « dette cachée », a provoqué la suspension provisoire du programme d’appui du FMI, et inquiète les marchés financiers.

Les piliers du plan de redressement

Le Premier ministre a exposé cinq axes majeurs du PNRE :

  1. Assainissement des finances publiques

    • Audit généralisé des comptes de l’État

    • Rationalisation des dépenses courantes

    • Révision des contrats publics jugés non prioritaires

  2. Renforcement de la transparence

    • Publication des marchés publics en open data

    • Création d’un portail citoyen de suivi budgétaire

    • Réactivation de l’Inspection générale d’État (IGE)

  3. Relance de l’investissement productif

    • Financement prioritaire des secteurs à fort impact (agriculture, énergie, infrastructures locales)

    • Allègements fiscaux ciblés pour les PME innovantes

  4. Lutte contre la corruption et l’impunité

    • Procédures judiciaires ouvertes sur des cas de gestion frauduleuse

    • Renforcement du rôle de l’OFNAC et du Parquet financier

  5. Dialogue économique national

    • Consultation des acteurs économiques, syndicats et société civile

    • Feuille de route concertée pour une croissance durable et équitable

Une volonté de rupture

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko a martelé :

“Nous ne pouvons construire un avenir économique solide sur les ruines d’un système de prédation. Ce plan n’est pas une manœuvre politique, c’est une obligation historique.”

Il a également invité le secteur privé à s’inscrire dans la dynamique de redressement, en promettant plus de clarté, d’efficacité et d’équité dans la gestion des fonds publics.

Une réaction attendue du FMI et des partenaires

Le PNRE sera soumis dans les prochains jours aux services du Fonds Monétaire International, qui avait exprimé des réserves sur la soutenabilité de la dette du pays. Les partenaires bilatéraux (UE, BAD, Banque mondiale) ont salué l’initiative mais attendent sa mise en œuvre concrète, notamment la transparence sur les données financières.

Le Plan national de redressement économique du Sénégal marque une tentative sérieuse de tourner la page d’une gestion décriée et de rebâtir un climat de confiance, tant au niveau national qu’international. Mais au-delà des discours, c’est dans l’application rigoureuse et le suivi citoyen que se jouera la crédibilité de cette réforme.

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Sénégal : 500 agents seront recrutés dans les universités publiques

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation annonce le recrutement exceptionnel de 500 enseignants et chercheurs. Une initiative qui vise à renforcer les capacités des institutions universitaires et de recherche du pays. 

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de I’Innovation (Mesri) porte à la connaissance du public que le gouvernement du Sénégal, face au déficit d’enseignants dans le supérieur, a décidé de procéder à un recrutement exceptionnel de cinq-cents (500) personnels d’enseignement et de recherche (Per). Dans un communiqué de presse, Abdourahmane Diouf souligne que ce recrutement, conforme aux orientations formulées par le chef de l’État lors du lancement de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Antesri), le 17 juillet 2025, répond aux besoins urgents de renforcement du taux d’encadrement et cible des filières prioritaires alignées à la vision « Sénégal 2050 ». Cet effort de recrutement, explique la tutelle, témoigne de l’intérêt que les autorités accordent au sous-secteur de l’enseignement supérieur et s’inscrit dans une logique de transparence, de mérite et d’excellence académique.

Le ministère, renseigne la source, conformément aux instructions du Premier ministre, s’emploiera, en relation avec les structures concernées, à déterminer, dans les meilleurs délais, les filières et les quotas de recrutement. Le gouvernement répond ainsi à une vieille revendication des syndicalistes, le Sace, notamment qui, depuis des années, réclament le recrutement de Per. Le 17 juillet dernier lors du lancement des concertations sur l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, David Célestin Faye, secrétaire général national du Saes, avait interpellé le Chef de l’État sur le « déficit chronique d’enseignants » qui a, entre autres conséquences, la dégradation des conditions d’études, mais aussi un ralentissement de la carrière des enseignants.

À cela s’ajoutent l’exploitation et la précarité des enseignants vacataires. Même la tutelle a reconnu la nécessité de procéder à un recrutement massif d’enseignements-chercheurs. Le 15 juillet dernier, lors d’un déjeuner de presse, Abdourahmane Diouf avait affirmé que le besoin identifié de recrutement de Per est de 1500. « Ce recrutement permettra de stabiliser l’année universitaire, d’améliorer le taux d’encadrement, de réduire le paiement des heures complémentaires et des charges liées à la vacation », avait expliqué M. Diouf.

Le soleil

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Génération Foot décroche sa 3ᵉ Coupe du Sénégal face au Jaraaf (1-0)

Le club de Génération Foot a écrit une nouvelle page de son histoire en remportant, ce week-end, la 3ᵉ Coupe du Sénégal de son histoire. Les Grenats se sont imposés sur la plus petite des marges (1-0) face au Jaraaf de Dakar, grâce à une réalisation décisive d’Abdoulaye Agne Ba.

Une finale sous haute tension

Disputée dans un stade Léopold Sédar Senghor entièrement rénové et plein à craquer, la rencontre a tenu toutes ses promesses. D’un côté, le Jaraaf, club historique et multiple vainqueur de l’épreuve, comptait sur son expérience pour décrocher un nouveau trophée. De l’autre, Génération Foot, fidèle à son style de jeu porté vers l’avant, voulait confirmer son statut de pépinière de talents et enrichir son palmarès.

Après un début de match marqué par des duels intenses au milieu de terrain, la différence est venue à la 56ᵉ minute. Sur une offensive bien menée, Abdoulaye Agne Ba a trouvé la faille en trompant le portier du Jaraaf d’une frappe précise. Ce but, salué par une ovation du public, a suffi à faire la différence malgré la pression exercée par les Verts et Blancs en fin de rencontre.

Un trophée remis par le Premier ministre Ousmane Sonko

La cérémonie de remise du trophée a été présidée par le Premier ministre Ousmane Sonko, qui a salué la qualité du spectacle et l’engagement des deux équipes. Le chef du gouvernement a également félicité Génération Foot pour son travail de formation, soulignant le rôle crucial du club dans l’essor du football sénégalais.

Génération Foot confirme son statut

Avec cette victoire, Génération Foot décroche sa 3ᵉ Coupe nationale, après celles de 2015 et 2018. Ce nouveau sacre confirme la solidité du projet sportif du club, qui s’appuie sur une politique de formation reconnue et de nombreux partenariats stratégiques, notamment avec le FC Metz en France.

Le succès face au Jaraaf permet également à Génération Foot de valider son ticket pour les compétitions africaines, où elle ambitionne de briller et de porter haut les couleurs du Sénégal.

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Sénégal : la Journée nationale de l’Arbre 2025 placée sous le signe du reboisement et de la souveraineté alimentaire.

Le Sénégal se prépare à célébrer, le dimanche 03 août 2025, la Journée nationale de l’Arbre, une tradition qui s’inscrit dans la politique nationale de lutte contre la déforestation et de préservation des écosystèmes. Pour cette édition, le Président Bassirou Diomaye Faye a retenu un thème fort :
« Reboisement, Souveraineté alimentaire et Développement territorial durable ».

Un double enjeu : environnement et alimentation

À travers ce thème, l’accent est mis sur la relation entre forêts, agriculture et sécurité alimentaire. Le reboisement ne vise pas seulement la restauration du couvert végétal, mais aussi la création d’opportunités économiques pour les communautés rurales grâce à des espèces utiles et productives.

Cette année, deux arbres symboliques ont été choisis comme parrains :

  • Le Manguier, source de fruits, revenus agricoles et emploi dans les filières agroalimentaires.

  • Le Baobab, arbre emblématique du Sénégal, symbole de résilience, aux multiples usages nutritionnels et médicinaux.

 Une stratégie pour le développement durable

La Journée nationale de l’Arbre 2025 s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à lutter contre l’avancée du désert, restaurer les terres dégradées et promouvoir des pratiques agricoles durables. En favorisant la plantation d’arbres à forte valeur écologique et économique, l’État entend conjuguer transition écologique et souveraineté alimentaire, deux priorités nationales.

Des milliers de plants seront distribués à travers le pays, avec une mobilisation des collectivités locales, des écoles et des associations communautaires. L’objectif : planter des millions d’arbres pour ancrer la culture du reboisement dans les habitudes citoyennes.

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Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle à Cotonou ce 15 juillet 2025.

Le 15 juillet 2025, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’envole pour Cotonou, la capitale économique du Bénin, pour une visite d’État qui s’annonce riche en enjeux diplomatiques et économiques. Cette tournée s’inscrit dans la volonté de Dakar de renforcer les liens bilatéraux avec ses voisins de la sous-région, dans un contexte de coopération régionale accrue.

Au cœur de cette ambassade diplomatique : des discussions sur l’intégration commerciale, la sécurité régionale, ainsi que des partenariats dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture. Les deux chefs d’État devraient également aborder les projets en cours autour de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que la coopération pour lutter contre l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Cette visite comportera plusieurs temps forts : une rencontre au palais présidentiel pour un tête-à-tête entre M. Faye et son homologue béninois, des échanges avec des acteurs économiques et des investisseurs, ainsi que la participation à un forum d’affaires destiné à dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays. Elle se conclura par la signature de mémorandums d’entente portant sur des projets conjoints dans les domaines de l’énergie solaire, la gestion de l’eau, et le renforcement des capacités agricoles.

Cette démarche diplomatique s’inscrit dans une vision panafricaniste, où les actions bilatérales servent de socle à une coopération plus profonde entre les pays de l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal et le Bénin posent ainsi les jalons d’une synergie régionale capable d’impulser des initiatives à fort impact socio-économique, tout en affirmant leur rôle comme moteurs de l’unité et du développement du continent.

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Fousseynou Samba Cissé : le héros sénégalais salué par Emmanuel Macron pour avoir sauvé six vies à Paris

Le 5 juillet 2025 restera gravé dans les mémoires comme le jour où un acte de courage exceptionnel a permis de sauver six vies. Fousseynou Samba Cissé, un ressortissant sénégalais résidant à Paris, a risqué sa propre vie pour porter secours à des habitants pris au piège d’un incendie dans un immeuble du 18ᵉ arrondissement.

Le sinistre, survenu en pleine nuit, a rapidement gagné plusieurs étages de l’immeuble. Dans un élan de bravoure, Fousseynou n’a pas hésité à pénétrer dans le bâtiment en flammes. Grâce à son sang-froid et à son courage, il est parvenu à secourir six personnes, dont un enfant, avant l’arrivée des pompiers.

Ce geste héroïque n’est pas passé inaperçu. Le président français Emmanuel Macron a personnellement salué son courage, déclarant : « C’est par des actes comme celui de Fousseynou que l’on mesure la grandeur d’âme. La République lui est reconnaissante. »

Un hommage officiel pourrait lui être rendu dans les prochaines semaines, et de nombreuses voix s’élèvent déjà pour qu’il soit décoré ou naturalisé.

Cet acte rappelle celui de Mamoudou Gassama, un autre héros malien qui avait sauvé un enfant suspendu à un balcon en 2018. Une preuve que les valeurs de solidarité, de bravoure et d’humanité transcendent les frontières.

Fousseynou Samba Cissé est aujourd’hui considéré comme un modèle de courage et d’humanité, aussi bien en France qu’au Sénégal, où son geste suscite une immense fierté nationale.

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Dakar 2026 : dans les coulisses d’une préparation multisectorielle des Jeux Olympiques de la Jeunesse.

À moins d’un an du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal est à pied d’œuvre pour réussir ce rendez-vous historique. Première édition olympique jamais organisée sur le continent africain, Dakar 2026 mobilise un large éventail d’acteurs – publics, privés, associatifs et internationaux – dans une préparation multisectorielle à la hauteur des ambitions du pays.

Une organisation qui va au-delà du sport

Si les infrastructures sportives – stades, villages olympiques, centres d’entraînement – constituent le cœur du dispositif, la préparation des JOJ touche plusieurs secteurs clés : urbanisme, transport, santé, éducation, sécurité, environnement, numérique… Chaque ministère concerné joue un rôle dans la réussite d’un événement qui se veut un catalyseur de transformation durable.

Le ministère des Sports pilote l’ensemble, en coordination avec le Comité d’organisation Dakar 2026 (COJOJ), mais les ministères de l’Intérieur, de la Jeunesse, de l’Environnement, de la Santé ou encore de l’Économie numérique sont tous mobilisés pour garantir un événement inclusif, sécurisé et innovant.

Infrastructures et durabilité en ligne de mire

L’un des axes majeurs est la construction et la réhabilitation des infrastructures sportives, dont la majorité sera concentrée entre Dakar, Diamniadio et Saly. Le gouvernement mise sur des installations modulables, durables et accessibles qui continueront à bénéficier aux jeunes athlètes sénégalais après les Jeux.

Les travaux avancent à un rythme soutenu, avec des inspections régulières du Comité International Olympique (CIO), qui a salué les progrès accomplis et l’engagement des autorités sénégalaises.

Une approche participative et inclusive

La préparation des JOJ ne se limite pas aux techniciens et aux décideurs. Des campagnes d’information et de mobilisation citoyenne sont déployées dans les établissements scolaires, les universités, les collectivités territoriales et les médias. L’objectif : impliquer la jeunesse sénégalaise dans “ses” Jeux, valoriser les talents locaux et faire des JOJ un moment de fierté nationale et continentale.

Les associations sportives, les fédérations, mais aussi les artistes, les ONG et les start-ups sont intégrés dans une démarche collaborative, notamment pour les volets culturels, environnementaux et numériques.

Un impact économique et social attendu

Avec près de 4 000 athlètes venus de plus de 180 pays, des milliers de visiteurs et de bénévoles attendus, Dakar 2026 promet d’être un puissant levier économique pour le pays, en particulier dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, du transport et du commerce.

Mais au-delà des retombées économiques immédiates, les JOJ sont pensés comme un héritage structurel : modernisation des infrastructures, renforcement des capacités humaines, essor du sport de masse et rayonnement international du Sénégal.

Une Afrique en mouvement

Dakar 2026 ne représente pas seulement un défi pour le Sénégal, mais une fierté pour toute l’Afrique. En accueillant ces Jeux, le continent affirme sa capacité à organiser des événements mondiaux selon les standards les plus exigeants, tout en affirmant sa vision propre du sport : inclusive, éducative et ancrée dans les valeurs humaines.

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Sénégal : à New York, le ministre Cheikh Tidiane Diéye appelle à des actions concrètes face à la crise mondiale de l’eau.

En déplacement à New York, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Cheikh Tidiane Diéye, a représenté le Sénégal à la réunion préparatoire de la Conférence des Nations unies sur l’Eau 2026. Un rendez-vous crucial qui réunit les États membres, les agences onusiennes et les partenaires techniques pour préparer les grandes orientations de la conférence mondiale à venir.

Prenant la parole devant les délégués, le ministre a porté la voix de l’Afrique de l’Ouest et du Sénégal en particulier, en insistant sur l’urgence d’agir face à la crise mondiale de l’eau, qui menace la sécurité humaine, la stabilité régionale et les objectifs de développement durable.

Une mobilisation forte pour un accès équitable à l’eau

Cheikh Tidiane Diéye a rappelé que des millions de personnes à travers le monde vivent encore sans accès sécurisé à l’eau potable et à l’assainissement. Il a plaidé pour une gouvernance plus équitable des ressources hydriques, des investissements accrus dans les infrastructures, et une prise en compte des réalités locales dans les politiques mondiales.

« L’eau ne peut plus être un luxe ou une source de conflit, elle doit devenir un levier de coopération, de justice et de dignité humaine », a déclaré le ministre dans son intervention.

Dakar accueillera une réunion internationale en janvier 2026

Dans la continuité de cet engagement, le ministre a annoncé que le Sénégal organisera une réunion de haut niveau sur l’eau à Dakar en janvier 2026, en amont de la Conférence onusienne. Cette rencontre rassemblera chefs d’État, experts, institutions et société civile autour de solutions africaines et innovantes pour une gestion durable de l’eau.

Ce sommet régional vise à renforcer la voix du continent africain dans les négociations internationales, et à faire émerger des propositions concrètes pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement, dans un contexte de changement climatique et de pression démographique.

Le Sénégal, un acteur engagé sur la scène mondiale

Ce déplacement confirme le rôle croissant du Sénégal dans la diplomatie environnementale mondiale. Le pays, qui a déjà accueilli en 2022 le 9e Forum mondial de l’eau, continue de se positionner comme un leader africain dans la promotion d’une gestion responsable et solidaire des ressources naturelles.

À l’approche de la Conférence de l’ONU sur l’Eau 2026, le Sénégal entend faire entendre sa voix, mais aussi impulser une dynamique de mobilisation globale, en faveur d’un avenir où l’eau sera un droit garanti pour tous.

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Issa SOW – Le Peintre de l’Invisible

« Je travaille spirituellement en communion avec les êtres qui m’habitent ».

C’est ainsi qu’Issa Sow se décrit, assis face à la mer sur une terrasse à Dakar, lors d’une conversation aux allures d’interview.

Issa Sow fait partie de ces artistes rares, porteurs d’une dimension mystique.

À la croisée du visible et de l’invisible, de la matière et de l’esprit, son art explore les profondeurs du mysticisme africain et la quête de l’essence.
Issa ne peint pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’il se ressent, se pressent, se devine.

L’art comme échappatoire mystique

Autodidacte, Issa Sow s’éloigne des codes esthétiques occidentaux pour renouer avec une tradition plus intuitive, plus intérieure.
« Chaque toile est une incantation », dit-il. « Je ne peins pas pour représenter, je peins pour révéler. »

Ses œuvres – sur toiles brutes ou matériaux récupérés – révèlent des silhouettes fragmentées, des masques flottants, des spirales, des lignes de force… baignés de noirs profonds et de marrons mandingues.

Une philosophie de l’invisible

Issa explore les dimensions cachées : émotions, pensées, mémoire, cosmos. L’art devient un pont vers ce qui dépasse.
Dans ses expositions immersives, le public est invité à ralentir, à écouter, à ressentir. À entrer dans l’espace symbolique du peintre.

Un message pour le monde

Dans un monde saturé de bruit et d’images, Issa Sow rappelle l’importance du silence, du mystère, de l’intuition.
Son art n’explique pas, il invite. Il propose un voyage. Une initiation.

À travers lui, c’est toute une Afrique spirituelle qui s’exprime — celle où le peintre est aussi passeur, où l’image est onde, prière, passage.