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Sénégal : le Premier Ministre Ousmane Sonko reçoit une délégation du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement.

Le Premier Ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce mercredi à Dakar une importante délégation du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD), conduite par son Directeur général, M. Mohammed Saif Al Suwaidi.

Des échanges autour d’axes stratégiques

Au cœur des discussions, les deux parties ont examiné les perspectives de collaboration entre le Fonds et le Gouvernement du Sénégal, en lien avec les priorités de la nouvelle vision politique et économique portée par l’exécutif sénégalais.

Cette rencontre a permis de mettre en avant des secteurs stratégiques d’investissement, notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et le développement durable, considérés comme essentiels pour accompagner la transformation structurelle du pays.

Un partenariat à renforcer

Le Fonds d’Abu Dhabi, déjà actif dans plusieurs projets en Afrique, a exprimé sa volonté de consolider son partenariat avec le Sénégal en finançant des initiatives à fort impact social et économique. De son côté, le Premier Ministre a insisté sur l’importance d’orienter les investissements vers des projets inclusifs et créateurs d’emplois, en phase avec les besoins des populations.

Une dynamique nouvelle

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une diplomatie économique proactive menée par le Sénégal, visant à mobiliser des partenaires financiers internationaux au service du développement. Elle traduit également la volonté du gouvernement d’aligner les coopérations avec la nouvelle Vision nationale, centrée sur la souveraineté, la transparence et l’efficacité des investissements.

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Grand Théâtre de Dakar : mobilisation « historique » de la diaspora guinéenne pour l’adoption du projet constitutionnel du 21 septembre.

À quelques jours du référendum constitutionnel prévu en Guinée le 21 septembre 2025, la diaspora guinéenne du Sénégal a fait montre d’une mobilisation exceptionnelle. Ce week-end, le prestigieux Grand Théâtre de Dakar a servi de cadre à un grand rassemblement citoyen, réunissant des centaines de Guinéennes et Guinéens venus exprimer leur soutien au projet de nouvelle Constitution.

L’événement, placé sous le signe de l’unité et de la participation, a été marqué par une forte affluence, qualifiée de « mobilisation historique » par les organisateurs. Des leaders associatifs, des représentants politiques ainsi que de nombreuses personnalités de la communauté guinéenne ont pris part à la rencontre.

Dans leurs interventions, plusieurs orateurs ont souligné que l’adoption de la nouvelle Constitution constitue une étape décisive pour le retour à un ordre institutionnel durable et pour la consolidation des acquis démocratiques en Guinée. Des messages vibrants ont également été adressés à la jeunesse et aux femmes, considérés comme des acteurs incontournables du changement.

Au-delà des discours, l’ambiance festive et fraternelle a démontré l’attachement des Guinéens de l’extérieur à la vie politique et sociale de leur pays. Dans la salle comble du Grand Théâtre, les chants, danses et applaudissements ont résonné comme un signal fort de mobilisation en faveur du scrutin.

Les organisateurs ont appelé chaque membre de la diaspora à retirer sa carte d’électeur et à voter massivement le 21 septembre. « La Guinée compte sur vous, chaque voix compte », ont-ils martelé, insistant sur la responsabilité collective pour bâtir l’avenir du pays.

Avec cette démonstration de force à Dakar, la diaspora guinéenne confirme son rôle central dans le processus de transition. À mesure que la date du référendum approche, le climat politique s’intensifie, et la mobilisation des Guinéens de l’étranger apparaît comme un facteur déterminant dans la dynamique nationale.

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Sénégal : Touba célèbre le Grand Magal dans une ferveur exceptionnelle.

Touba, la ville sainte du mouridisme, est en pleine effervescence à l’occasion du Grand Magal, l’un des plus grands rassemblements religieux d’Afrique de l’Ouest. Cet événement, profondément ancré dans la tradition sénégalaise, attire chaque année des millions de fidèles, venus non seulement de toutes les régions du pays, mais aussi de la diaspora répartie à travers le monde.

Le Grand Magal commémore l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de la confrérie mouride, envoyé au Gabon par les autorités coloniales françaises à la fin du XIXᵉ siècle. Pour les fidèles, il s’agit d’un moment de recueillement et de gratitude, mais aussi de renouvellement spirituel. Pendant plusieurs jours, la cité se transforme en un vaste lieu de prière, de chants religieux, de sermons et de lectures du Coran.

Au-delà de l’aspect religieux, le Grand Magal est également un formidable vecteur de solidarité. Les familles, les daaras et les comités d’organisation préparent d’énormes quantités de nourriture et de boissons, offertes gratuitement aux pèlerins. Les marchés, eux, connaissent une activité intense, tandis que les artisans, commerçants et transporteurs profitent de l’afflux massif de visiteurs.

Les autorités locales, en collaboration avec les forces de sécurité et les services sanitaires, ont mis en place un dispositif exceptionnel pour encadrer la circulation, faciliter l’accueil des pèlerins et garantir la sécurité de tous. Des équipes médicales sont déployées sur les principaux sites de rassemblement, et des campagnes de sensibilisation à l’hygiène et à la santé sont menées pour prévenir tout risque sanitaire.

Véritable pilier du calendrier religieux sénégalais, le Grand Magal renforce le sentiment d’unité et d’identité au sein de la communauté mouride, tout en illustrant la place centrale que joue la spiritualité dans la vie sociale et culturelle du Sénégal.

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Sénégal : un nouvel élan pour l’oncopédiatrie avec l’accès gratuit aux anticancéreux.

Le Sénégal franchit une étape majeure dans la lutte contre le cancer infantile en annonçant la gratuité des anticancéreux destinés aux enfants. Cette mesure, dévoilée par les autorités sanitaires, marque un tournant décisif pour l’oncopédiatrie dans le pays et s’inscrit dans une stratégie nationale de renforcement de l’accès aux soins spécialisés.

Un soulagement pour les familles

Jusqu’ici, le coût élevé des traitements représentait un obstacle majeur pour de nombreuses familles, entraînant des retards de prise en charge ou l’interruption des soins. Avec cette décision, les enfants atteints de cancer pourront désormais recevoir leurs médicaments sans frais, quelle que soit leur origine sociale. Les autorités espèrent ainsi réduire les inégalités d’accès aux traitements et améliorer significativement les taux de survie.

Une stratégie intégrée

La gratuité des anticancéreux ne constitue qu’un volet d’une politique plus large, qui inclut le renforcement des capacités médicales, l’amélioration du plateau technique, la formation spécialisée du personnel soignant et la mise en place de protocoles de dépistage précoce. Cette approche globale vise à faire du Sénégal une référence régionale dans la prise en charge du cancer chez l’enfant.

Vers un impact durable

Pour le ministère de la Santé, cette initiative doit contribuer à sauver des vies et à soulager le fardeau économique des familles, tout en renforçant la confiance dans le système de santé. Elle pourrait aussi servir de modèle à d’autres pays africains confrontés aux mêmes défis.

En instaurant l’accès gratuit aux anticancéreux pédiatriques, le Sénégal envoie un message fort : aucun enfant ne devrait voir ses chances de guérison compromises pour des raisons financières.

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AfroBasket Féminin 2025 : Les Lionnes du Sénégal en demi-finales, fidèles à leur légende

L’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal a une fois de plus prouvé son statut de grande nation du sport africain. En battant la Côte d’Ivoire (66–60), les Lionnes se sont qualifiées pour les demi-finales de l’AfroBasket 2025, poursuivant ainsi une performance historique : 26 participations, 26 demi-finales.

Une victoire au mental

Dans un match tendu et très disputé, les Sénégalaises ont su puiser dans leur expérience et leur solidarité pour venir à bout d’une équipe ivoirienne accrocheuse. Portées par une défense solide et un collectif bien huilé, elles ont su faire la différence dans les moments clés du match.

« On joue chaque match comme une finale. Rien n’est gagné, mais nous savons ce que ce maillot représente », a déclaré la capitaine à la fin de la rencontre.

Un palmarès à honorer

Avec 11 titres continentaux à leur actif, les Lionnes restent l’équipe la plus titrée de l’histoire de la compétition. Cette qualification en demi-finales les rapproche un peu plus de leur douzième sacre, même si la compétition reste relevée avec la présence du Nigeria, du Cameroun et du Mali.

Prochaine étape : le Nigeria ou le Cameroun

En demi-finale, le Sénégal affrontera le vainqueur du match Nigeria – Cameroun. Deux adversaires de taille, mais que les Lionnes ont déjà battus par le passé. Toute la nation retient son souffle en attendant ce choc, prévu ce week-end.

Un symbole d’excellence au féminin

Au-delà du sport, cette performance rappelle l’importance du sport féminin sénégalais et du soutien à l’élite sportive nationale. Les Lionnes incarnent à la fois la rigueur, la fierté et l’ambition d’un Sénégal conquérant sur la scène internationale.

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Le Sénégal dévoile le Plan national de redressement économique : cap sur la souveraineté budgétaire

Le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement présenté ce matin au Grand Théâtre de Dakar le Plan national de redressement économique et social, baptisé « Jubbanti Koom » (« redresser la Nation », en wolof). Ce programme constitue la réponse stratégique du gouvernement face aux déséquilibres financiers hérités, notamment les dettes intérieures et les dépenses publiques jugées excessives.

Objectifs : restaurer l’équilibre, sans alourdir la dette

Porté par le principe de souveraineté budgétaire, le plan ambitionne de mobiliser plus de 4 600 milliards FCFA d’ici 2028, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Le gouvernement entend ainsi :

  • Ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2027,

  • Réorganiser la fiscalité pour mieux capter les ressources internes,

  • Lutter contre les niches de corruption,

  • Favoriser la relance de l’investissement productif.

« Nous devons sortir de la dépendance structurelle à la dette. Ce plan est une rupture assumée en faveur de notre dignité économique », a déclaré Ousmane Sonko.

Une vision de rupture… et de reconstruction

Inspiré des recommandations de la Cour des comptes et des priorités exprimées lors du Dialogue national, ce plan place au cœur de ses priorités :

  • La maîtrise des finances publiques

  • La justice fiscale

  • L’assainissement de l’administration

  • L’investissement dans les secteurs productifs (agriculture, PME, énergie, numérique)

Ce programme entend créer un climat de confiance durable pour les investisseurs tout en consolidant les filets sociaux pour les populations vulnérables.

Une méthode participative

Le gouvernement a souligné que le plan avait été élaboré de manière inclusive, en concertation avec les acteurs économiques, syndicats, société civile et partenaires techniques.

« Ce n’est pas un plan de technocrates. C’est un pacte national pour le redressement », a insisté le Premier ministre.

Une étape clé dans la nouvelle gouvernance

Ce plan marque la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de réorienter l’économie vers plus de transparence, d’efficacité et d’indépendance. Il s’inscrit pleinement dans le cap fixé par son programme : refonder l’État et réconcilier croissance et souveraineté.

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Transition énergétique : Le Sénégal investit 13 millions USD dans un ambitieux projet solaire rural

Dans une dynamique résolument tournée vers la durabilité et l’inclusion, le Sénégal a officiellement lancé un projet solaire d’un montant de 13 millions de dollars américains (environ 8 milliards FCFA), en partenariat avec l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (ADFD).

Ce projet vise à électrifier des zones rurales isolées et à offrir un accès fiable à l’électricité à plus de 30 000 personnes, marquant une avancée significative dans le cadre de la transition énergétique nationale.

Un levier pour l’équité énergétique

En misant sur l’énergie solaire, le Sénégal entend réduire les inégalités d’accès à l’énergie, tout en respectant ses engagements climatiques. Les zones ciblées sont principalement des localités enclavées où les réseaux traditionnels ne sont pas viables à court terme.

Ce programme entend :

  • Déployer des mini-réseaux solaires intelligents

  • Stimuler l’activité économique rurale grâce à l’énergie

  • Réduire la dépendance aux énergies fossiles

  • Soutenir les politiques de décentralisation énergétique

Un partenariat stratégique international

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Plateforme de financement de l’énergie renouvelable en Afrique (AREI), soutenue par IRENA, et bénéficie d’un financement concessionnel du Fonds d’Abou Dhabi.

Ce type de coopération Sud-Sud et multilatérale reflète la nouvelle approche sénégalaise en matière de développement : axée sur la souveraineté, la durabilité et la transformation structurelle.

Une ambition alignée sur la Vision 2035

Ce projet est en cohérence avec la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 30 % du mix électrique d’ici 2030. Il s’intègre également dans le Plan Sénégal Émergent (PSE), version verte.

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Babacar Ndiaye à la tête de la LSFP : « Consolider les acquis » dans un esprit d’unité

Le football professionnel sénégalais ouvre un nouveau chapitre. Élu président de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) pour un mandat de quatre ans, Babacar Ndiaye, actuel président du Teungueth FC, succède à Djibril Wade, qui s’est retiré in extremis de la course.

Une victoire serrée mais décisive

Le scrutin, organisé au stade Léopold Sédar Senghor, a réuni les représentants de 80 clubs professionnels. Babacar Ndiaye l’a emporté avec 43 voix, contre 37 pour Abdoulaye Saydou Sow, président de l’AS Kaffrine et ancien ministre des Sports.

Cette élection met fin à une campagne électorale intense, marquée par de nombreuses prises de position et rebondissements. Mais pour Babacar Ndiaye, l’heure est désormais à l’apaisement.

Un appel à l’unité et à la continuité

Dès sa première déclaration, le nouveau président de la LSFP a insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour faire progresser le football professionnel sénégalais :

« Le football est une famille. Nous allons travailler avec les gens qui étaient là. On oublie tout ce qu’on a dit pendant la campagne, place maintenant au travail. »

Refusant toute logique de rupture, Babacar Ndiaye prône une approche évolutive plutôt que révolutionnaire :

« Ce n’est pas une révolution, c’est une évolution. Nous allons consolider les acquis et respecter nos engagements. »

Des enjeux majeurs pour son mandat

Babacar Ndiaye hérite d’un football professionnel sénégalais confronté à de nombreux défis, parmi lesquels :

  • La restructuration des compétitions

  • La professionnalisation des clubs

  • L’attractivité du championnat local

  • La viabilité financière des clubs

  • Une meilleure gouvernance des instances

Son discours de victoire, teinté de pragmatisme, trace les grandes lignes d’un mandat axé sur la stabilité, la concertation et l’efficacité.

Avec l’élection de Babacar Ndiaye, la LSFP se dote d’un dirigeant expérimenté, ancré dans les réalités du terrain. Son positionnement conciliateur et son engagement à bâtir sur les acquis laissent entrevoir un mandat tourné vers la consolidation, le dialogue et la modernisation.

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Sénégal : Lancement d’une enquête officielle sur les violences politiques de 2021 à 2024

Dans un contexte d’apaisement institutionnel et de restauration de l’État de droit, le gouvernement sénégalais a officiellement lancé une enquête publique sur les violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Cette initiative vise à faire la lumière sur une période marquée par de graves atteintes aux droits humains, notamment lors des manifestations, arrestations massives et répressions qui ont émaillé la vie politique du pays.

Un devoir de vérité pour les victimes et la mémoire nationale

Le ministère de la Justice, en partenariat avec des organisations de la société civile, a entamé un processus d’auditions publiques et de collecte de témoignages. Plusieurs familles de victimes, avocats et survivants ont été formellement convoqués pour livrer leurs récits devant une commission ad hoc.

Selon les premières déclarations du garde des Sceaux, cette enquête ne se limitera pas aux faits visibles. Elle devra également « identifier les responsabilités, y compris au sein des appareils de sécurité, de renseignement et de commandement politique ».

Une amnistie partielle qui ne couvre pas les crimes graves

Alors que la loi d’amnistie votée fin 2024 visait à tourner la page de la crise préélectorale, cette dernière exclut explicitement les actes relevant de la torture, des exécutions extrajudiciaires et des violences contre les civils non armés.

La mise en œuvre de l’enquête est donc perçue comme une volonté politique forte du régime actuel de rompre avec l’impunité, d’établir la vérité et, potentiellement, de permettre des procédures judiciaires nationales ou internationales.

Vers un modèle sénégalais de justice transitionnelle ?

Plusieurs observateurs estiment que cette initiative pourrait ouvrir la voie à une forme de justice transitionnelle, inspirée des modèles sud-africains ou rwandais, où la vérité, la réparation et la réconciliation occupent une place centrale.

Le président Bassirou Diomaye Faye, dans une allocution récente, a souligné que « nul ne sera au-dessus de la loi, et aucune blessure nationale ne sera ignorée ».

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Diplomatie régionale : Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle à Lomé

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a entamé ce jeudi une visite officielle au Togo, marquant une nouvelle étape dans la relance de la diplomatie régionale ouest-africaine. Accueilli par son homologue Faure Gnassingbé, cette visite s’inscrit dans un contexte politique et économique marqué par les tensions au sein de la CEDEAO et la recherche de nouvelles convergences stratégiques entre États membres.

Une médiation active dans un espace fragmenté

Depuis son élection en mars 2024, le président Faye s’est imposé comme un acteur engagé du dialogue régional, cherchant à rapprocher les positions entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES). À Lomé, il poursuit cette logique de médiation apaisée, tout en réaffirmant l’attachement du Sénégal aux principes démocratiques et à l’intégration économique sous-régionale.

La capitale togolaise, connue pour son positionnement neutre et diplomatique, offre un cadre favorable à des discussions franches et confidentielles, notamment sur les réformes de la CEDEAO et la coopération sécuritaire.

Des partenariats économiques en discussion

Au-delà des enjeux politiques, cette visite est aussi axée sur le renforcement des liens économiques bilatéraux, notamment dans les domaines :

  • du commerce interrégional (transit portuaire, logistique),

  • de la coopération énergétique (accès à l’électricité, interconnexions régionales),

  • et du numérique, avec des projets de corridors technologiques ouest-africains.

Le président Faye souhaite promouvoir une intégration régionale fondée sur la souveraineté économique, tout en valorisant les complémentarités entre pays.

Une vision panafricaine en action

Cette démarche diplomatique illustre la volonté du Sénégal de jouer un rôle moteur dans la refondation géopolitique de l’Afrique de l’Ouest, à travers :

  • Une approche inclusive et non conflictuelle,

  • Le soutien aux processus de transition démocratique,

  • Et une coopération économique fondée sur l’équité.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Lomé dépasse le cadre symbolique : elle reflète une diplomatie sénégalaise active, pragmatique et panafricaine, dans une région à la recherche de stabilité et de nouvelles formes d’unité.