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Kenya : le lenacapavir, une innovation majeure dans la prévention du VIH.

Le Kenya a entamé l’administration du lenacapavir, un traitement préventif contre le VIH présenté comme une avancée significative dans la lutte contre l’épidémie. Injectable seulement deux fois par an, ce médicament marque une rupture avec les protocoles classiques basés sur une prise quotidienne de comprimés.

Le ministre de la Santé, Aden Duale, a salué « un moment d’espoir » pour les familles kényanes, soulignant le potentiel de cette innovation pour améliorer l’adhésion aux traitements et réduire les nouvelles infections.

Une accessibilité renforcée grâce à un partenariat international

Le Kenya fait partie des neuf pays africains sélectionnés pour introduire ce traitement, déjà déployé dans plusieurs États du continent, notamment en Afrique australe. Cette initiative s’inscrit dans un effort global visant à élargir l’accès aux outils de prévention les plus efficaces.

Un accord conclu avec la société pharmaceutique Gilead Sciences a permis de réduire drastiquement le coût du traitement, désormais estimé à environ 50 euros par an, contre plus de 28 000 dollars aux États-Unis. Pour les bénéficiaires, il sera entièrement gratuit, grâce notamment à l’appui du Fonds mondial.

Les premières 21 000 doses ont déjà été livrées dans le pays, marquant le début concret de cette nouvelle stratégie de prévention.

Un levier stratégique face à une épidémie persistante

Avec environ 1,3 million de personnes vivant avec le VIH, en grande majorité âgées de 15 à 24 ans, le Kenya demeure fortement exposé à l’épidémie. Le lenacapavir apparaît ainsi comme un outil clé pour renforcer la protection des populations les plus vulnérables, en particulier les jeunes.

Au-delà de son efficacité, le traitement présente un avantage majeur en termes de discrétion. Contrairement à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) quotidienne, il limite les visites fréquentes en centre de santé, un facteur déterminant pour de nombreux bénéficiaires.

Des témoignages comme ceux de Samson Mutua, premier bénéficiaire, ou de Peace Lawrence, travailleuse du sexe confrontée à des difficultés d’observance avec les traitements oraux, illustrent l’intérêt concret de cette innovation.

Une avancée dans un contexte de fragilisation des financements

Le lancement du lenacapavir intervient dans un contexte marqué par une réduction progressive de l’aide internationale dédiée à la lutte contre le VIH/sida en Afrique. Cette tendance fragilise les programmes de prévention et de prise en charge sur le continent.

Dans ce cadre, l’introduction de solutions innovantes, plus efficaces et plus adaptées aux réalités sociales, apparaît comme un levier essentiel pour maintenir les progrès réalisés ces dernières années et accélérer la lutte contre l’épidémie.

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Coopération sanitaire : la Guinée et la France consolident leur partenariat.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a reçu en audience, mercredi 18 février 2026, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales dans le domaine de la santé, un secteur prioritaire pour les deux pays.

Des projets structurants au cœur des échanges

Au centre des discussions : l’état d’avancement de plusieurs projets d’envergure soutenus par la coopération française. Parmi eux, la construction de quatre hôpitaux régionaux confiée au groupe français Eiffage, un chantier stratégique destiné à améliorer l’offre de soins spécialisés à l’intérieur du pays et à désengorger les structures hospitalières de la capitale.

Les échanges ont également porté sur l’accompagnement technique et institutionnel de la France dans la création d’un Institut national de santé mentale et des maladies auditives. Ce projet répond à un besoin croissant de prise en charge spécialisée, dans un contexte où les pathologies mentales et les troubles auditifs demeurent insuffisamment couverts par le système de santé guinéen.

Un engagement renouvelé de la France

À l’occasion de cette audience, l’ambassadeur Luc Briard a présenté ses félicitations à la ministre pour sa nomination, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement français à poursuivre et à renforcer son appui au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

La coopération franco-guinéenne dans le secteur sanitaire repose sur une longue tradition de partenariat, allant du soutien aux infrastructures hospitalières à la formation du personnel médical, en passant par l’appui aux politiques publiques de santé.

Une collaboration alignée sur la vision présidentielle

En réponse, la ministre Khaité Sall a exprimé sa reconnaissance pour les marques de confiance et les vœux formulés par le diplomate français. Elle a réitéré la disponibilité de son département à consolider cette collaboration stratégique, dans l’intérêt des populations guinéennes.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision de refondation et de modernisation des services publics portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement du système de santé au rang des priorités nationales.

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Santé publique : Khaité Sall entame son mandat par une visite d’immersion à l’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne.

À peine 24 heures après sa prise de fonction, la nouvelle ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Khaité Sall, a effectué sa première sortie de terrain à l’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne (HASIGUI), l’un des établissements hospitaliers de référence de la capitale.

Cette visite inaugurale, à forte portée symbolique, s’inscrit dans une volonté affichée de placer l’écoute, l’observation directe et l’évaluation concrète du système de soins au cœur de l’action ministérielle. Sur place, la ministre a procédé à un état des lieux des infrastructures et des équipements médicaux, tout en s’enquérant des conditions de travail du personnel soignant.

Mme Khaité Sall a également pris le temps d’échanger avec les patients, recueillant leurs appréciations sur la qualité de l’accueil et des soins, ainsi que sur les difficultés rencontrées dans leur parcours de prise en charge. Ces échanges directs ont permis de mettre en lumière les réalités quotidiennes de l’hôpital, tant sur le plan des ressources matérielles que de l’organisation des services.

L’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne, fruit de la coopération entre la Guinée et la Chine, occupe une place stratégique dans l’offre sanitaire nationale. En choisissant ce site pour sa première visite officielle, la nouvelle ministre envoie un signal clair quant à sa méthode : une gouvernance de proximité, fondée sur le diagnostic de terrain et le dialogue avec les acteurs du système de santé.

Selon son entourage, cette démarche s’inscrit dans une phase initiale de prise de contact et d’évaluation, préalable à la définition des priorités et des réformes à engager dans le secteur de la santé et de l’hygiène publique. D’autres visites et annonces sont attendues dans les prochains jours.

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Sénégal : vers l’adoption du tout premier Code de la santé publique.

Le Sénégal s’apprête à franchir une étape majeure dans l’organisation et la régulation de son système sanitaire avec l’élaboration de son tout premier Code de la santé publique. L’annonce a été faite par Serigne Mbaye, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à l’occasion de l’ouverture du 8ᵉ Congrès africain de la santé et du tourisme médical, organisé à Dakar du 15 au 17 janvier.

Selon le responsable ministériel, la partie législative de ce projet structurant a déjà été transmise aux plus hautes autorités de l’État pour validation. Cette initiative vise à doter le pays d’un cadre juridique cohérent et unifié, capable d’encadrer l’ensemble des activités liées à la santé publique, à la prévention, à l’offre de soins et à la gouvernance du secteur.

Présidant la cérémonie d’ouverture du congrès, tenu autour du thème « L’Afrique face aux enjeux de la mobilité médicale, défis d’innovation et de souveraineté sanitaire », Serigne Mbaye a souligné que ce futur code s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système de santé sénégalais. Il ambitionne notamment de renforcer la sécurité sanitaire, d’améliorer la qualité des soins et d’adapter la réglementation aux évolutions scientifiques, technologiques et sociales.

Au-delà de ce texte fondateur, le secrétaire général a également annoncé l’élaboration en cours d’un projet de loi spécifique sur les établissements publics de santé. Cette réforme vise à clarifier leur statut juridique, améliorer leur gouvernance et renforcer leur performance, dans un contexte marqué par des exigences accrues en matière d’efficacité, de transparence et d’accès équitable aux soins.

À travers ces réformes, les autorités sénégalaises entendent consolider la souveraineté sanitaire du pays, tout en positionnant le Sénégal comme un acteur crédible de la santé en Afrique, notamment dans le domaine du tourisme médical et de l’innovation sanitaire.

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Télimélé : un centre de santé moderne de 29 bâtiments bientôt opérationnel à Missira

La sous-préfecture de Missira, l’une des zones les plus enclavées mais aussi les plus peuplées de la préfecture de Télimélé, s’apprête à franchir une étape majeure dans l’amélioration de l’offre de soins de santé. Elle bénéficiera prochainement d’un centre de santé amélioré, une infrastructure moderne destinée à répondre aux besoins sanitaires croissants de la population locale.

La pose de la première pierre de cet important ouvrage a été effectuée le vendredi 26 décembre 2025 par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Oumar Diouhé Bah, au lendemain de la clôture de la campagne présidentielle. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, sanitaires et locales, ainsi que des représentants des communautés bénéficiaires.

Prévu sur un ensemble de 29 bâtiments, le futur centre de santé de Missira comprendra notamment des services de consultations, de maternité, de pédiatrie, d’hospitalisation, de laboratoire, de pharmacie et de logements pour le personnel médical. Cette configuration vise à garantir une prise en charge complète et continue des patients, tout en améliorant les conditions de travail des agents de santé.

Selon le ministère, cette infrastructure répond à une double priorité : réduire les inégalités d’accès aux soins dans les zones rurales enclavées et renforcer la couverture sanitaire dans une localité qui dispose du plus important corps électoral de la préfecture de Télimélé. La réalisation de ce centre devrait également contribuer à limiter les évacuations sanitaires vers les grandes villes, souvent coûteuses et difficiles pour les populations.

À travers ce projet, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique réaffirme sa volonté d’inscrire l’action publique dans une dynamique de décentralisation des services de santé, en cohérence avec la politique nationale de renforcement du système sanitaire.

Pour les populations de Missira, cette future infrastructure représente un espoir concret d’amélioration durable de leurs conditions de vie, en plaçant la santé au cœur du développement local.

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Budget 2026 : l’Assemblée nationale adopte l’enveloppe du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

L’Assemblée nationale a adopté ce lundi le projet de budget 2026 du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, fixé à 274,28 milliards FCFA en autorisations d’engagement et 217,27 milliards FCFA en crédits de paiement.

Présenté et défendu par le ministre Ibrahima Sy, ce budget traduit la volonté du gouvernement de poursuivre la transformation du système de santé sénégalais, engagée depuis 2025.

 Une stratégie orientée vers la modernisation du système sanitaire

Selon le ministre Ibrahima Sy, les priorités du budget retenu s’articulent autour de plusieurs axes clés :

  • Renforcement de la prévention, afin de réduire l’incidence des maladies évitables ;

  • Digitalisation des services de santé, pour améliorer le suivi médical, la transparence et l’efficacité des prestations ;

  • Relèvement du plateau technique, notamment par l’acquisition d’équipements modernes et la réhabilitation d’infrastructures ;

  • Réforme hospitalière, destinée à optimiser la gouvernance, la qualité des soins et la performance des établissements de santé.

Des défis persistants mais un engagement réaffirmé

Lors des discussions, les parlementaires ont soulevé plusieurs défis :
insuffisance de personnel spécialisé, difficultés d’accès aux soins en zones rurales, maintenance des équipements, et retards dans certains chantiers hospitaliers.

Le ministre a assuré que les efforts budgétaires de 2026 viseront à corriger ces insuffisances, tout en consolidant les programmes de 2025, notamment ceux liés à la couverture maladie universelle, aux urgences médicales et à la santé communautaire.

 Vers un système de santé plus résilient

Avec ce budget, le ministère ambitionne de construire un système sanitaire :

  • plus accessible,

  • mieux équipé,

  • technologiquement avancé,

  • et capable de répondre efficacement aux besoins des populations.

La feuille de route proposée devrait permettre au Sénégal de franchir une nouvelle étape dans la modernisation et la résilience de son secteur de la santé.

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EPICON25 : Conakry accueille la grande réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination d’Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne abrite depuis ce lundi 24 novembre 2025 la réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination (PEV) des pays d’Afrique de l’Ouest, un événement régional majeur baptisé EPICON25. Plus de 200 participants venus de 17 pays du bloc épidémiologique ouest-africain prennent part à ces assises qui se poursuivront jusqu’au 27 novembre.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des réunions précédemment organisées dans d’autres régions du continent, notamment en Afrique de l’Est, australe et centrale, dans le but de renforcer la coordination et l’harmonisation des stratégies vaccinales.

Un espace stratégique d’évaluation et de planification

EPICON25 offre une plateforme essentielle pour examiner les performances des programmes nationaux, évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination et partager les meilleures pratiques entre pays voisins, avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Les échanges portent sur :

  • l’analyse des données de couverture vaccinale ;

  • l’état d’avancement des campagnes de vaccination ;

  • la surveillance des maladies épidémiques ;

  • les innovations pour améliorer l’accès aux vaccins.

Un agenda centré sur les priorités régionales et mondiales

L’édition 2025 accorde une attention particulière :

  • aux priorités de l’Agenda d’action 2025–2026 de l’initiative Immunisation 2030 (IA2030) ;

  • ainsi qu’aux quatre axes stratégiques définis par GAVI, notamment la couverture équitable, la durabilité des systèmes, l’introduction de nouveaux vaccins et la préparation aux épidémies.

Ces orientations permettront d’accompagner les États dans la consolidation de leurs programmes nationaux, tout en répondant aux défis persistants tels que l’accès géographique, les ruptures de stock, la désinformation ou encore les difficultés logistiques.

Un rendez-vous qui confirme la montée en puissance de la Guinée

La tenue d’EPICON25 à Conakry est perçue comme une reconnaissance des avancées du pays en matière de vaccination. La Guinée a en effet affiché une progression notable de sa couverture vaccinale, passant de 47 % à 63 % en une année, grâce aux réformes engagées dans la chaîne de froid, à la disponibilité accrue des vaccins et à l’introduction récente du vaccin contre le paludisme.

Une dynamique régionale pour renforcer la santé publique

Au-delà du bilan technique, EPICON25 marque une volonté collective de renforcer la coopération sanitaire entre les pays ouest-africains face aux risques épidémiologiques persistants, dans un contexte où les systèmes de santé doivent continuellement s’adapter aux crises et innovations.

Les conclusions attendues le 27 novembre devraient orienter les actions prioritaires pour 2026 et consolider la résilience vaccinale dans toute la sous-région.

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Le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles éliminent officiellement la rougeole et la rubéole.

Le Cap-Vert, l’île Maurice et les Seychelles franchissent une étape historique en matière de santé publique : ces trois pays sont officiellement déclarés éliminés de la rougeole et de la rubéole, devenant ainsi les premiers pays subsahariens à atteindre ce niveau de protection contre ces maladies virales hautement contagieuses.

Cette certification a été accordée à l’issue des vérifications menées par la Commission régionale africaine de vérification de l’élimination de la rougeole et de la rubéole, mise en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les évaluations ont confirmé que ces nations ont maintenu l’interruption de la transmission de ces virus sur plusieurs années grâce à des programmes de vaccination efficaces et une surveillance sanitaire rigoureuse.

Avec cette annonce, le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles rejoignent le groupe restreint des pays à avoir éliminé la rougeole (94 pays) et la rubéole (133 pays) à l’échelle mondiale.

Pourquoi c’est important

  • La rougeole : virus respiratoire extrêmement contagieux pouvant provoquer des complications graves, voire mortelles, surtout chez les jeunes enfants.

  • La rubéole : infection virale qui, si elle survient pendant la grossesse, peut entraîner des malformations congénitales irréversibles.

Ces maladies peuvent être prévenues efficacement grâce à la vaccination, et la réussite de ces trois nations illustre l’impact positif des programmes de vaccination à grande échelle et de la surveillance sanitaire continue.

Cette avancée constitue un modèle pour les autres pays africains, démontrant qu’avec un engagement politique, des campagnes vaccinales soutenues et un suivi rigoureux, il est possible d’éradiquer durablement ces maladies.

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Congo-Brazzaville : Denis Sassou-Nguesso inaugure à Pointe-Noire l’Institut national de biologie et de veille épidémiologique.

À quatre mois de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou-Nguesso a inauguré, ce lundi, un nouvel Institut national de biologie et de veille épidémiologique dans la ville de Pointe-Noire. Bien qu’il n’ait pas encore annoncé officiellement sa candidature, ce déplacement intervient dans un contexte politique attentivement scruté.

Une infrastructure de santé stratégique

Financé avec l’appui de la Banque mondiale, le nouvel institut se veut un outil scientifique de premier plan pour renforcer les capacités nationales en matière de surveillance sanitaire.
La structure est dotée d’équipements modernes destinés à :

  • analyser rapidement les agents infectieux,

  • améliorer le diagnostic précoce des maladies,

  • renforcer la lutte contre les épidémies,

  • soutenir la recherche biomédicale locale.

Les autorités congolaises soulignent que cet institut répond à un besoin devenu crucial depuis la pandémie de Covid-19, qui avait mis en lumière les faiblesses des systèmes de veille et de laboratoire en Afrique centrale.

Une inauguration à portée politique

Bien que Denis Sassou-Nguesso n’ait pas déclaré son intention de se présenter à la prochaine élection, sa présence à Pointe-Noire pour un événement majeur à forte visibilité nourrit les analyses politiques.
Le président a mis en avant « l’importance de consolider les capacités nationales en santé publique » et a salué la coopération avec les partenaires internationaux pour soutenir la modernisation des infrastructures sanitaires.

Un signal pour la modernisation de la santé au Congo

L’ouverture de cet institut représente un pas important pour la gestion des risques épidémiologiques dans un pays où la surveillance des maladies reste un enjeu constant.
Il devrait permettre au Congo de mieux détecter, analyser et contenir les épidémies, tout en renforçant la formation des chercheurs et biologistes locaux.

Une étape clé avant l’échéance électorale

À quelques mois de la présidentielle, cette inauguration s’inscrit dans une série d’activités gouvernementales visant à mettre en lumière les grands projets réalisés dans les secteurs de la santé, des infrastructures et du développement social.

Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite concernant la candidature du chef de l’État, mais l’agenda politique du pays entre dans une phase décisive.

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Éthiopie : un cas suspect de fièvre hémorragique virale sous surveillance à Jkina.

Les autorités sanitaires éthiopiennes, en collaboration avec Africa CDC, ont lancé une enquête approfondie après l’identification d’un cas suspect de fièvre hémorragique virale dans la ville de Jinka, située dans la région du Sud de l’Éthiopie.

Selon une note publiée le 12 novembre par l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI), huit cas suspects ont été recensés, dont six décès, parmi lesquels deux membres du personnel soignant, ce qui renforce les inquiétudes quant à la nature potentiellement contagieuse de l’agent pathogène.

Analyses en cours au Laboratoire national de référence

Des prélèvements ont été effectués sur les patients et envoyés au Laboratoire national de référence d’Éthiopie. Pour l’heure, l’origine exacte de l’infection n’a pas été établie, et aucune fièvre hémorragique virale n’a encore été confirmée officiellement.
Les autorités précisent que des analyses approfondies sont en cours pour déterminer si la cause pourrait être liée à des virus déjà présents sur le continent, tels qu’Ebola, Marburg, la fièvre de Lassa ou encore la fièvre de Crimée-Congo.

Enquête de terrain et recherche de cas supplémentaires

Parallèlement aux investigations en laboratoire, une enquête communautaire a été lancée dans les zones touchées afin de retracer les contacts, identifier d’éventuels cas supplémentaires et limiter au maximum une éventuelle propagation.
Des équipes mixtes comprenant experts de l’EPHI, autorités locales et spécialistes d’Africa CDC sont mobilisées sur place.

Un contexte régional sensible

Les fièvres hémorragiques virales constituent un enjeu majeur de santé publique en Afrique, avec plusieurs épidémies déjà recensées ces dernières années.
La réaction rapide observée en Éthiopie vise à anticiper tout risque d’expansion, dans une région où les infrastructures sanitaires restent fragiles.

Les autorités appellent la population à rester vigilante, tout en soulignant qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée tant que les analyses n’ont pas été finalisées.