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Guinée : la recherche scientifique et l’innovation au cœur de la stratégie Simandou 2040.

La Guinée entend faire de la recherche scientifique et de l’innovation technologique des moteurs de sa transformation économique et sociale. Cette ambition a été mise en avant lors de la rentrée solennelle de l’Académie des sciences, organisée le samedi 17 octobre 2026 autour du thème : « Simandou 2040 : la technologie et l’innovation comme levier stratégique du développement durable ».

À cette occasion, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné le rôle de l’Académie dans la promotion de la recherche, la valorisation de l’expertise nationale et l’accompagnement scientifique des décisions publiques.

Rapprocher la recherche des priorités nationales

Le ministère entend renforcer sa collaboration avec l’Académie afin d’orienter davantage les travaux scientifiques vers les besoins du pays et les priorités de son économie. L’objectif est de mieux intégrer les connaissances produites par les chercheurs aux politiques publiques et aux projets de développement.

Cette démarche vise à faire de la recherche un outil concret de transformation, capable de soutenir l’innovation, d’améliorer les performances économiques et de répondre aux défis sociaux.

Simandou 2040 : miser sur les compétences locales

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de faire des ressources nationales un levier de développement durable. Au-delà de l’exploitation minière, la réalisation de ces objectifs repose notamment sur la formation, le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales.

À travers Simandou Academy, les autorités mettent ainsi l’accent sur le développement du capital humain afin de préparer les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre des grands projets du pays.

Universités et chercheurs mobilisés pour l’innovation

La réussite de cette stratégie dépendra également de la capacité des universités, des chercheurs et des acteurs économiques à travailler ensemble. Leur mobilisation doit favoriser l’émergence de solutions innovantes, stimuler la création de valeur locale et renforcer la contribution de l’expertise guinéenne au développement national.

En plaçant la science et la technologie au cœur de Simandou 2040, la Guinée affiche ainsi sa volonté de dépasser la seule valorisation de ses ressources naturelles pour construire une économie davantage fondée sur les connaissances, l’innovation et les compétences locales.

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L’ENSMG-UCAD représente le Sénégal à une conférence internationale sur les géorisques en Chine.

L’École nationale supérieure des mines et de la géologie (ENSMG) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a participé à la Conférence internationale sur la mécanique des géorisques 2026, organisée du 3 au 5 août à Shenyang, en Chine.

Placée sous le thème « Data and Mechanism-Dual-Driven Geohazard Mechanics: Integration and Challenges », cette rencontre scientifique a réuni plus de 500 experts, chercheurs et professionnels issus de plus de 80 universités, instituts de recherche, organismes publics et entreprises industrielles.

Le Sénégal présent parmi les participants africains

Le Sénégal était représenté par le Pr Adama Dione et le Dr Issa Ndoye, parmi les participants africains à cette rencontre consacrée aux enjeux liés aux risques géologiques et géotechniques.

Leur participation a permis de mettre en avant l’expertise développée au Sénégal dans des domaines tels que la géotechnique, l’étude des géorisques et la sécurité des activités minières.

Pendant trois jours, les participants ont notamment abordé les risques liés aux séismes, aux glissements de terrain, aux explosions de roches, à la sismicité induite par les activités minières, ainsi qu’aux phénomènes d’effondrement, d’affaissement et de venues d’eau ou de boue.

La donnée au cœur de la prévention des risques

Les échanges ont également porté sur l’utilisation des données scientifiques et des modèles mécanistes pour mieux comprendre, surveiller et anticiper les phénomènes géologiques dangereux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans les régions où l’essor des activités minières s’accompagne de nouveaux défis en matière de sécurité des travailleurs, de protection des infrastructures et de préservation des territoires.

La conférence a ainsi constitué un espace d’échanges sur les méthodes permettant d’améliorer la prévention, la surveillance et la gestion des géorisques, grâce notamment aux avancées scientifiques et technologiques.

Une ouverture vers de nouvelles collaborations

Pour l’ENSMG-UCAD, cette participation constitue une opportunité de renforcer la visibilité de la recherche sénégalaise dans les réseaux scientifiques internationaux.

La rencontre de Shenyang a également permis aux enseignants-chercheurs sénégalais d’échanger avec des chercheurs et professionnels issus de différents pays et d’explorer de potentielles collaborations dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’innovation.

À travers cette présence en Chine, l’ENSMG confirme ainsi sa volonté de renforcer son ancrage scientifique international et de contribuer aux réflexions sur la prévention des géorisques et la sécurisation des activités minières.