582087277 1235746718578626 7140259732515254280 n 360x320

TAS 2025 : la cérémonie de clôture présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah.

La Guinée a refermé ce vendredi 14 novembre 2025 une nouvelle page du Transform Africa Summit (TAS), événement majeur consacré à l’innovation, à la gouvernance numérique et à la transformation technologique sur le continent. La cérémonie de clôture, organisée à Conakry, a été présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, S.E.M. Amadou Oury Bah, en présence de plusieurs membres du Gouvernement et de partenaires internationaux.

Une mobilisation gouvernementale de haut niveau

Au premier rang, figurait le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Yaya Kaïraba Kaba, qui a pris part à la rencontre aux côtés de ses collègues du Gouvernement. Sa participation traduit la volonté des autorités guinéennes d’inscrire la justice et les droits humains au cœur de la transformation digitale du pays, un axe devenu stratégique dans le cadre de la réforme de l’État.

Durant les différentes sessions du sommet, le ministre a échangé avec les délégations africaines et les experts internationaux sur les questions liées à la digitalisation des procédures judiciaires, à la cybersécurité, à la protection des données, et à la modernisation des services publics.

Un sommet tourné vers l’innovation et la souveraineté numérique

Au fil des discussions, le TAS 2025 a mis en lumière les nouveaux défis auxquels le continent africain fait face :

  • la maîtrise des technologies émergentes,

  • la souveraineté digitale,

  • la sécurisation des systèmes d’information,

  • l’intégration du numérique dans les secteurs clés comme l’éducation, la santé, la justice et l’administration territoriale.

Plusieurs panels ont réuni décideurs politiques, entrepreneurs, investisseurs, bailleurs de fonds et acteurs du numérique, faisant du sommet une plateforme d’échanges de haut niveau et de partenariats stratégiques.

La Guinée confirme son ambition digitale

Dans son allocution de clôture, le Premier ministre Amadou Oury Bah a salué l’engagement de l’ensemble des participants et réaffirmé la détermination du Gouvernement à accélérer la transformation digitale du pays. Il a rappelé que le numérique représente un levier essentiel de modernisation de l’administration, de dynamisation de l’économie et de renforcement de la transparence institutionnelle.

La tenue du Transform Africa Summit en Guinée témoigne, selon lui, de la confiance renouvelée des partenaires et de la place stratégique que le pays occupe désormais dans la dynamique numérique africaine.

Des recommandations pour accélérer le changement

Cette édition 2025 a débouché sur plusieurs recommandations phares, parmi lesquelles :

  • le renforcement des infrastructures digitales,

  • la création d’un cadre réglementaire robuste et harmonisé,

  • la promotion de l’innovation locale,

  • l’accompagnement des startups technologiques,

  • et l’intégration des solutions numériques dans les politiques publiques.

Ces orientations constituent une feuille de route pour les années à venir, avec l’objectif de positionner durablement la Guinée comme un acteur incontournable du digital en Afrique de l’Ouest.

Un rendez-vous consolidé

En clôturant les travaux, les autorités guinéennes ont exprimé leur satisfaction quant à la réussite du sommet et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la dynamique d’ouverture, de coopération et d’innovation qui a marqué cette édition.

Le Transform Africa Summit 2025 referme ainsi ses portes sur une note d’ambition, d’espoir et de volonté collective de bâtir une Afrique technologiquement souveraine, plus connectée et plus compétitive.

About 360x320

Guinée FinTech Week 2025 : Conakry au cœur de l’innovation financière en Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne accueille cette semaine la Guinée FinTech Week 2025, un événement phare destiné à propulser le pays comme un hub régional de l’innovation financière. Organisé par le Ministère de l’Économie Numérique en partenariat avec des acteurs privés et internationaux, ce rendez-vous rassemble startups, investisseurs, régulateurs et experts du numérique autour d’un objectif commun : stimuler l’inclusion financière et favoriser le développement des technologies financières en Guinée.

Pendant quatre jours, Conakry devient le centre d’échanges et de réflexions sur la FinTech, avec des panels sur les paiements digitaux, la blockchain, les cryptomonnaies, la cybersécurité et l’infrastructure bancaire innovante. Les participants ont l’opportunité de partager leurs expériences, d’exposer leurs solutions technologiques et de nouer des partenariats stratégiques.

Parmi les points forts de la FinTech Week, les ateliers de formation et d’accompagnement des startups permettent aux jeunes entrepreneurs guinéens de bénéficier de l’expertise de mentors et d’investisseurs internationaux, ouvrant ainsi la voie à une meilleure visibilité sur la scène africaine et mondiale.

Le gouvernement guinéen, représenté par le Ministre de l’Économie Numérique, a réaffirmé son engagement à créer un cadre favorable au développement des technologies financières : « La digitalisation de nos services financiers n’est pas seulement une nécessité, elle est un levier stratégique pour l’inclusion économique et la croissance durable », a-t-il déclaré lors de l’ouverture officielle.

L’événement a également mis l’accent sur la coopération régionale, avec des délégations venues du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, témoignant de la volonté de la Guinée de s’inscrire dans un écosystème numérique africain intégré.

En marge des conférences et panels, plusieurs startups guinéennes ont présenté leurs innovations, allant de solutions de paiement mobile à des plateformes de microcrédit, en passant par des outils de gestion comptable pour PME. L’objectif : démontrer que la Guinée peut combiner innovation technologique et développement économique local.

La Guinée FinTech Week 2025 s’affirme ainsi comme un catalyseur de transformation économique et sociale, offrant à la jeunesse guinéenne des perspectives concrètes pour s’insérer dans l’économie numérique mondiale.

Aplication mobile smartphone 360x320

Égypte : la Bourse du Caire lance sa première application mobile.

La Bourse du Caire franchit une étape décisive dans sa modernisation avec le lancement de sa première application mobile officielle. Cette innovation s’inscrit dans une stratégie visant à rendre le marché financier égyptien plus accessible, transparent et attractif, aussi bien pour les investisseurs locaux que pour les acteurs internationaux.

Un outil pour démocratiser l’information financière

Disponible sur les principales plateformes mobiles, l’application permet de suivre en temps réel l’évolution des indices, des actions et des transactions boursières. Elle offre également des analyses, des alertes personnalisées et des contenus pédagogiques pour accompagner les nouveaux investisseurs. L’objectif est de rapprocher la Bourse du grand public, en particulier de la jeunesse et des PME en quête de financements.

Modernisation et attractivité

Selon les responsables de la Bourse, ce lancement répond à une double exigence : améliorer l’expérience utilisateur et renforcer la confiance des investisseurs. En facilitant l’accès à l’information et en digitalisant davantage les services, la place financière égyptienne espère élargir sa base d’actionnaires et stimuler la participation du secteur privé.

Un pas vers l’intégration régionale

Cette initiative s’inscrit aussi dans une dynamique continentale où plusieurs places boursières africaines adoptent les outils numériques pour accroître leur compétitivité. En se dotant de sa propre application, la Bourse du Caire ambitionne de consolider sa position de hub financier en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Une ouverture sur l’avenir

Le lancement de cette application n’est qu’une première étape : la Bourse envisage d’y intégrer, à moyen terme, des services plus avancés comme les transactions en ligne sécurisées, la consultation d’archives financières et l’interconnexion avec d’autres plateformes régionales.

Avec ce nouvel outil, l’Égypte confirme son engagement en faveur de la digitalisation de l’économie et de la modernisation de son secteur financier.

Ivoir tech 360x320

Abidjan accueille l’Ivoire Tech Forum : vitrine de l’innovation numérique en Côte d’Ivoire.

La capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan, vibre au rythme de l’innovation digitale à l’occasion de la première édition de l’Ivoire Tech Forum, qui se tient du 9 au 11 juillet. Ce salon, inédit dans le paysage technologique ivoirien, vise à valoriser les talents locaux et à structurer un écosystème numérique en pleine expansion.

Organisé dans un contexte de transformation numérique accélérée, l’Ivoire Tech Forum met en lumière les acteurs clés de l’économie numérique ivoirienne : startups, incubateurs, investisseurs, acteurs publics et partenaires techniques. L’événement offre une plateforme d’échange, de formation et de financement pour les jeunes entreprises à fort potentiel.

Un écosystème en pleine effervescence

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui entre 250 et 300 startups actives dans des domaines variés : fintech, e-commerce, agritech, e-santé, logistique, intelligence artificielle, entre autres. Ces entreprises innovantes, souvent dirigées par de jeunes entrepreneurs, jouent un rôle central dans la modernisation de l’économie nationale.

Le forum ambitionne de favoriser les rencontres entre porteurs de projets et investisseurs, dans un environnement où le besoin en capital et en accompagnement stratégique reste important. Plusieurs sessions thématiques, démonstrations de solutions, tables rondes et concours de pitch sont au programme.

Un signal fort pour l’avenir numérique du pays

En soutenant de telles initiatives, la Côte d’Ivoire affirme sa volonté de devenir un hub technologique régional, capable de rivaliser avec les grandes places africaines de l’innovation. Le gouvernement multiplie les réformes et les programmes en faveur de la digitalisation des services publics et de la promotion des TIC.

L’Ivoire Tech Forum représente donc bien plus qu’un salon : c’est un rendez-vous stratégique pour façonner l’avenir numérique du pays, créer de la valeur et de l’emploi, tout en attirant des investissements structurants dans le secteur des technologies.

WAGNE BABACAR 360x320

Cisco Engage Kenya : Babacar Wagne expose la vision quadripartite de Cisco pour la sécurité de l’intelligence artificielle

Le forum a également abordé la gouvernance de l’IA et les implications éthiques de son utilisation dans la cybersécurité, soulignant la nécessité de systèmes transparents et sécurisés.

Cisco (NASDAQ : CSCO), leader mondial de la technologie qui révolutionne la connectivité et la sécurité des organisations à l’ère de l’IA, a réuni des directeurs de la sécurité de l’information (CISO), directeurs des systèmes d’information (DSI), directeurs techniques (CTO) et cadres supérieurs techniques afin d’examiner comment l’intelligence artificielle redéfinit la cybersécurité. Organisé sous le thème « Naviguer dans la sécurité à l’ère de l’IA », l’événement s’est concentré sur les innovations de pointe en matière de sécurité, les risques liés à l’IA et l’impérieuse nécessité pour les entreprises de se préparer.

Le forum a été ouvert par Shain Rahim, Directrice Générale de Cisco Kenya, qui a exposé la stratégie de Cisco et l’écart croissant entre l’adoption de l’IA et la sécurité de l’IA. « Le futur de l’IA est déjà là », a-t-elle déclaré. « Aujourd’hui, nous allons le sécuriser. »

Abhishek Kumar, conseiller CISO – EMEA & USA, a prononcé une allocution sur « Innover avec la sécurité à l’ère de l’IA », mettant en avant le potentiel de l’IA pour améliorer la santé, enrichir l’expérience client et accroître la productivité, tout en alertant sur les nouveaux risques tels que la désinformation, les cyberattaques, la fraude par deepfake et la complexification croissante des environnements informatiques. « L’IA vous pousse à déployer de nouvelles technologies plus vite que jamais », a-t-il déclaré. « Si les entreprises ne gèrent pas les risques liés à l’IA, elles en subiront les conséquences. »

Babacar Wagne, Responsable Ingénierie Cybersécurité pour l’Afrique et la Turquie chez Cisco, a présenté la stratégie de sécurité de l’IA du groupe, articulée autour de quatre axes majeurs : l’infrastructure pour supporter les charges de travail IA, la donnée et le contexte pour générer des insights, les logiciels pour libérer la productivité et les services pour accélérer la création de valeur.

Le forum a aussi examiné la gouvernance de l’IA et ses implications éthiques en cybersécurité, insistant sur l’exigence de systèmes transparents et sécurisés. Les experts présents ont appelé les organisations à intégrer la sécurité dès la conception des initiatives IA, à rationaliser leurs outils de sécurité et à investir dans la gestion des risques IA ainsi que dans le développement de compétences transverses.

L’événement s’est achevé sur un appel à dépasser la simple sensibilisation pour mettre en œuvre des stratégies concrètes de sécurité pour l’IA, avertissant qu’un manque de préparation exposera les systèmes critiques à des menaces de plus en plus pilotées par l’intelligence artificielle.

Oumars Diallo Fintech 360x320

Fintechs au Sénégal : l’offensive numérique qui redéfinit l’accès aux services financiers.

Au Sénégal, les fintechs accélèrent leur percée et bouleversent l’écosystème bancaire traditionnel en s’attaquant à un défi de taille : l’inclusion financière des populations non bancarisées. Ces start-up technologiques, à la croisée du numérique et des services financiers, proposent des solutions souples, rapides et accessibles via mobile, ciblant une large frange de la population jusque-là exclue du système classique.

Avec plus de 70 % de la population adulte encore en dehors du circuit bancaire, selon les dernières estimations de la BCEAO, les fintechs sénégalaises comme Wave, PayDunya, SudPay, ou encore Intouch, entendent combler ce vide. En misant sur des interfaces simples, des frais réduits et une implantation au cœur des besoins du quotidien (paiement de factures, transferts d’argent, micro-épargne, crédits instantanés), ces jeunes entreprises séduisent aussi bien les particuliers que les petits commerçants.

Cette dynamique, portée par la croissance du taux de pénétration mobile et internet, s’appuie également sur un environnement réglementaire en mutation. La Banque centrale de l’UEMOA encourage désormais l’innovation financière tout en veillant à garantir la sécurité des opérations. En réponse, les banques traditionnelles multiplient les partenariats avec les fintechs ou développent elles-mêmes des services digitaux pour ne pas perdre de terrain.

Mais l’essor fulgurant de ces acteurs n’est pas sans défis : viabilité des modèles économiques, gestion des données, cybersécurité et confiance des utilisateurs demeurent des enjeux centraux. Pour les experts, il faudra aussi renforcer la collaboration entre acteurs publics et privés pour garantir une régulation équilibrée favorisant l’innovation inclusive.

Le Sénégal s’installe ainsi comme l’un des pôles fintechs les plus dynamiques d’Afrique francophone. Une révolution numérique silencieuse mais déterminante, qui pourrait bien transformer durablement la relation des Sénégalais à l’argent, à l’épargne et au développement économique.

1749820215522 1 360x320

Le Sénégal rejoint l’Alliance Space4Ocean pour renforcer la protection de ses océans grâce aux technologies spatiales.

Le Sénégal a officiellement intégré l’Alliance Space4Ocean, une plateforme internationale dédiée à l’utilisation des technologies spatiales pour la surveillance, la protection et la gestion durable des environnements marins et côtiers. Cette adhésion marque une étape stratégique dans les efforts du pays pour lutter contre la dégradation de son littoral, l’érosion côtière, la pollution marine et la surexploitation des ressources halieutiques.

La cérémonie d’adhésion, organisée à Dakar en présence de représentants du gouvernement, d’agences spatiales internationales et d’institutions scientifiques telles que l’Observatoire de la Côte d’Azur et des experts de l’Organisation des Nations Unies, a permis de présenter les enjeux et les opportunités liés à cette collaboration technologique.

Selon le ministre sénégalais de l’Environnement, de la Transition écologique et de la Mer, « l’intégration du Sénégal dans l’Alliance Space4Ocean est une avancée majeure dans notre stratégie nationale de protection de la biodiversité marine. Grâce à l’imagerie satellite et aux données spatiales, nous serons mieux armés pour prévenir les catastrophes environnementales et planifier un développement côtier résilient ».

Technologies de pointe au service de l’environnement

L’Alliance Space4Ocean regroupe plusieurs pays et institutions engagés dans l’exploitation des données satellites pour le suivi de la qualité de l’eau, la cartographie des habitats marins, la détection des marées noires, ou encore la surveillance de la pêche illégale. Pour le Sénégal, cette coopération ouvre la voie à l’accès à des outils de pointe, à des formations techniques et à des programmes conjoints de recherche scientifique.

Le Sénégal, dont plus de 700 km de côtes sont exposés aux effets du changement climatique, entend ainsi renforcer ses capacités d’observation en temps réel, améliorer la gestion de ses aires marines protégées et soutenir une économie bleue durable, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD).