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Côte d’Ivoire : la première unité d’affinage d’or annoncée pour 2027.

La Côte d’Ivoire prévoit la mise en exploitation de sa première unité d’affinage d’or au cours du premier semestre 2027. L’annonce a été faite mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Porté par la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transformation locale de l’or et d’accroître la valeur ajoutée générée par l’exploitation de cette ressource stratégique.

Vers une transformation locale de l’or

La mise en service de cette unité doit permettre à la Côte d’Ivoire de franchir une nouvelle étape dans la structuration de sa filière aurifère. Jusqu’ici, une partie importante de la production nationale est destinée à l’exportation sous une forme qui ne permet pas au pays de capter l’ensemble de la valeur créée par les opérations d’affinage.

À travers la SIMEP, les autorités souhaitent développer une capacité nationale permettant de traiter l’or produit sur le territoire avant sa commercialisation. Cette orientation participe plus largement à la stratégie de transformation locale des ressources minières.

La SIMEP au cœur du projet

La Société ivoirienne des métaux précieux, entreprise à participation financière publique, porte le projet d’unité d’affinage. Sa mise en exploitation devrait contribuer à renforcer le rôle de l’État dans la chaîne de valorisation de l’or et à améliorer la maîtrise des opérations liées à cette ressource.

Le développement de cette infrastructure intervient alors que la production aurifère ivoirienne connaît une progression soutenue. Le secteur occupe une place croissante dans l’économie nationale, notamment en matière de recettes publiques, d’investissements et d’activités liées au développement du secteur minier.

Un enjeu économique et stratégique

Au-delà de la capacité industrielle, l’affinage local de l’or représente un enjeu de souveraineté économique. La transformation sur place peut permettre de mieux contrôler les flux de production, de renforcer la traçabilité du métal précieux et de développer des compétences spécialisées dans le pays.

La mise en exploitation annoncée pour le premier semestre 2027 constituera ainsi une étape importante pour la filière aurifère ivoirienne. Pour les autorités, l’objectif est de faire davantage bénéficier l’économie nationale de la richesse générée par ses ressources minières, tout en consolidant les capacités industrielles locales.