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Intelligence artificielle : Dakar au cœur des réflexions sur sa régulation en Afrique francophone.

Comment encadrer les nouvelles technologies sans freiner l’innovation ? Cette question est au cœur d’un atelier régional consacré à la régulation de l’intelligence artificielle en Afrique francophone, ouvert mercredi 16 septembre à l’Assemblée nationale du Sénégal, à Dakar.

Prévue jusqu’au 18 septembre, la rencontre réunit des parlementaires du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, ainsi que des experts et des acteurs du numérique et de l’innovation.

Organisé en partenariat avec NIYEL, l’atelier intervient alors que ces technologies occupent une place croissante dans les administrations publiques, les services aux citoyens et les activités économiques. Cette évolution pose de nouveaux défis aux législateurs, appelés à adapter les cadres juridiques aux transformations en cours.

Protéger les droits tout en favorisant l’innovation

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du président de l’Assemblée nationale, la quatrième vice-présidente, Mbéne Faye, a mis en avant le potentiel de ces outils pour accompagner le développement. Elle a toutefois souligné les enjeux liés à la protection des droits, des données personnelles et à la souveraineté numérique.

Elle a ainsi appelé à une implication accrue des parlementaires afin de mettre en place des règles capables de protéger l’intérêt général tout en créant un environnement favorable à l’innovation.

L’objectif est notamment de prévenir les risques liés aux nouveaux usages sans imposer des contraintes susceptibles de limiter le développement des solutions technologiques.

Les Parlements africains appelés à renforcer leur expertise

Le président de la Commission de la Culture et de la Communication, Aliou Sène, a insisté sur la nécessité pour les Parlements africains de mieux maîtriser les enjeux liés à ces évolutions technologiques.

Cette expertise doit permettre aux législateurs d’anticiper les mutations à venir et de concevoir des réglementations adaptées aux réalités économiques, sociales et institutionnelles du continent.

Il a également plaidé pour une approche africaine fondée sur la coopération régionale, la protection des citoyens et le soutien à l’innovation.

Comparer les expériences pour mieux légiférer

Les travaux permettent aux participants de confronter les dispositifs existants dans leurs différents pays. Les échanges portent notamment sur les points de convergence, les insuffisances des cadres actuels et les besoins en matière de législation.

Des recommandations et des feuilles de route sont attendues à l’issue de la rencontre. Elles devraient contribuer à renforcer les capacités des Parlements à accompagner la gouvernance des technologies émergentes.

Au-delà des législations nationales, cette rencontre de Dakar traduit la volonté de renforcer le dialogue parlementaire africain face à des innovations appelées à transformer durablement les économies, les administrations et les sociétés.