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Afrique du Sud : la Banque des BRICS mobilise un milliard de dollars pour moderniser les infrastructures urbaines.

Afrique du Sud : la Banque des BRICS mobilise un milliard de dollars pour moderniser les infrastructures urbaines
Un financement stratégique destiné à améliorer les services essentiels dans les principales métropoles sud-africaines

La Nouvelle Banque de développement (NDB), institution financière créée par les pays du groupe BRICS, a approuvé un prêt pouvant atteindre un milliard de dollars en faveur de l’Afrique du Sud. Cette enveloppe financière vise à soutenir un ambitieux programme de modernisation des infrastructures municipales dans huit des plus grandes agglomérations du pays, où vivent près de 40 % de la population sud-africaine.

L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion du conseil d’administration de la banque, qui a validé ce financement destiné à renforcer la qualité et la résilience des services urbains essentiels dans plusieurs centres économiques stratégiques du pays.

Huit métropoles au cœur du programme

Le projet concerne les municipalités de Johannesburg, du Cap, de Tshwane, d’eThekwini, d’Ekurhuleni, de Buffalo City, de Mangaung et de Nelson Mandela Bay. Ces pôles urbains regroupent à eux seuls environ 22 millions d’habitants et concentrent une part importante de l’activité économique nationale.

Les investissements prévus permettront de réhabiliter, moderniser et étendre des infrastructures jugées essentielles au développement urbain durable. Les secteurs ciblés incluent notamment l’approvisionnement en eau potable, les réseaux d’assainissement, la distribution d’électricité ainsi que les systèmes de gestion des déchets solides.

Selon la NDB, l’amélioration de ces services contribuera non seulement à renforcer la qualité de vie des populations concernées, mais également à soutenir l’activité économique, l’attractivité des territoires et la compétitivité des entreprises locales.

Répondre aux défis d’un déficit chronique d’investissement

Cette initiative intervient dans un contexte où l’Afrique du Sud fait face depuis plusieurs années à un important déficit d’investissement dans les infrastructures publiques. Les difficultés rencontrées dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des services municipaux ont régulièrement été identifiées comme des freins à la croissance économique et à la création d’emplois.

Les données officielles montrent que l’investissement dans les infrastructures, qui représentait environ 30 % du produit intérieur brut au début des années 1980, est progressivement tombé à près de 15 % en 2022. Cette tendance a contribué à l’apparition de nombreuses contraintes structurelles affectant le fonctionnement des collectivités locales.

À travers ce nouveau financement, les autorités sud-africaines espèrent accélérer la modernisation des équipements urbains et renforcer la capacité des municipalités à répondre aux besoins d’une population en constante croissance.

Un soutien aligné sur les priorités nationales et internationales

Le programme soutenu par la NDB s’inscrit dans les objectifs du Plan national de développement de l’Afrique du Sud à l’horizon 2030. Il répond également à plusieurs Objectifs de développement durable des Nations unies, notamment ceux relatifs à l’accès à l’eau potable, à l’énergie, à l’assainissement et à la construction de villes plus inclusives et résilientes.

Pour les autorités locales, ces investissements devraient également contribuer à améliorer la gestion environnementale des grandes agglomérations, tout en renforçant leur capacité d’adaptation face aux défis liés à l’urbanisation rapide et au changement climatique.

La montée en puissance de la Banque des BRICS en Afrique

Créée en 2015 par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, la Nouvelle Banque de développement s’est progressivement imposée comme un acteur majeur du financement des infrastructures dans les économies émergentes.

Basée à Shanghai et présidée par l’ancienne cheffe d’État brésilienne Dilma Rousseff, l’institution a pour vocation de proposer des alternatives de financement aux mécanismes traditionnels dominés par les institutions issues des accords de Bretton Woods.

L’Afrique du Sud, membre fondateur des BRICS, figure parmi les principaux bénéficiaires des financements de la banque sur le continent. Ces dernières années, plusieurs projets liés à l’énergie, aux transports et à la logistique ont déjà bénéficié de son soutien financier.

Avec cette nouvelle opération d’un milliard de dollars, la NDB confirme son engagement en faveur du développement urbain durable et du renforcement des infrastructures stratégiques en Afrique, considérées comme des leviers essentiels de croissance, de compétitivité et d’amélioration des conditions de vie des populations.

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Chine–Éthiopie : une alliance stratégique renforcée au sein des BRICS.

À l’heure où les BRICS élargissent leur influence à travers des alliances économiques stratégiques, la Chine et l’Éthiopie consolident davantage leur coopération bilatérale, donnant un nouvel élan à leurs relations économiques et diplomatiques. Cette dynamique s’est confirmée à l’occasion d’une série de rencontres tenues récemment entre responsables des deux pays, dans un contexte où l’Éthiopie a rejoint le groupe BRICS en tant que membre à part entière en janvier 2024.

Une coopération multisectorielle en pleine expansion

Les discussions récentes ont permis d’élargir les axes de collaboration entre Pékin et Addis-Abeba, avec une volonté claire de renforcer les investissements chinois en Éthiopie, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’agro-industrie, de l’énergie et des télécommunications. La Chine demeure aujourd’hui le premier partenaire commercial et investisseur bilatéral en Éthiopie, avec des projets emblématiques comme le parc industriel d’Hawassa ou la ligne ferroviaire Addis-Djibouti.

Selon les autorités éthiopiennes, le partenariat vise également à promouvoir le transfert de technologies, la formation professionnelle, ainsi que le développement des zones économiques spéciales, dans le cadre d’une vision commune de croissance inclusive.

L’Éthiopie, acteur stratégique dans la nouvelle géopolitique des BRICS

Depuis son entrée dans le bloc des BRICS, l’Éthiopie cherche à diversifier ses partenariats économiques et à se positionner comme un acteur incontournable en Afrique de l’Est. L’adhésion au groupe lui offre une tribune géopolitique plus large et l’accès à de nouveaux mécanismes de financement sud-sud, notamment via la Nouvelle Banque de Développement (NDB) des BRICS.

De son côté, la Chine voit en l’Éthiopie un partenaire clé pour ses ambitions africaines, dans le prolongement de son initiative « la Ceinture et la Route » (BRI), qui soutient la connectivité et les infrastructures entre l’Asie et l’Afrique.

Des engagements réaffirmés pour un développement partagé

Lors des récentes rencontres bilatérales, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à travailler de manière coordonnée au sein des BRICS pour promouvoir un ordre économique plus équitable et multipolaire. Le ministre éthiopien des Finances a souligné l’importance de cette relation avec la Chine, qualifiant le partenariat de « pilier du développement éthiopien au cours des deux dernières décennies ».

Pour la Chine, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de ses liens avec les pays émergents, dans une logique de coopération gagnant-gagnant.

Une nouvelle ère pour les relations sino-éthiopiennes

Alors que les BRICS s’imposent progressivement comme un contrepoids aux institutions économiques occidentales traditionnelles, le partenariat renforcé entre la Chine et l’Éthiopie témoigne de l’émergence d’un nouvel équilibre géoéconomique. Une collaboration qui pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains désireux d’exploiter pleinement leur appartenance aux BRICS.