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Guinée : un accord pour contenir les prix à l’approche du Ramadan et du Carême.

À la veille du mois de Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une hausse significative de la demande en produits de grande consommation, le gouvernement guinéen a décidé d’anticiper les tensions sur les marchés. Par l’entremise du ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME, un protocole d’accord a été signé avec les opérateurs économiques afin de plafonner les prix des denrées de première nécessité.

Conclu moins de quarante-huit heures avant le début des périodes de jeûne, cet engagement vise à prévenir toute flambée spéculative et à garantir la disponibilité des produits essentiels sur l’ensemble du territoire. L’objectif affiché par les autorités est clair : protéger le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte de forte consommation et de pression inflationniste.

Un mécanisme de régulation concerté

Cet accord s’inscrit dans un dispositif de concertation renouvelé tous les six mois, réunissant la Direction Générale des Douanes, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée et la Direction Nationale du Commerce Extérieur et de la Concurrence.

Ce partenariat stratégique a pour vocation d’encadrer les pratiques commerciales, de fluidifier les importations et de veiller au respect des prix convenus, notamment durant les périodes de forte demande. Il constitue un outil de régulation destiné à limiter les déséquilibres entre l’offre et la demande, souvent accentués lors des grandes fêtes religieuses.

Préserver la stabilité sociale

En Guinée, le Ramadan et le Carême sont traditionnellement associés à une augmentation de la consommation de produits alimentaires de base. Dans ce contexte, la stabilité des prix revêt une dimension sociale sensible. Les autorités misent ainsi sur la responsabilisation des acteurs économiques et sur le renforcement des contrôles pour éviter les dérives spéculatives.

À travers ce protocole, l’exécutif cherche à envoyer un signal d’apaisement aux consommateurs et à démontrer sa capacité à anticiper les tensions du marché. Reste désormais à assurer l’application effective des engagements pris, condition essentielle pour que cette mesure produise les effets attendus sur le terrain.

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Sénégal : la CSS rassure sur l’approvisionnement en sucre à l’approche du Ramadan et du Carême.

À quelques semaines du Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une hausse sensible de la consommation, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) se veut rassurante. Son directeur général, Guillaume Ranson, a annoncé la disponibilité immédiate de 74 000 tonnes de sucre, jugées suffisantes pour alimenter le marché national dans les prochains mois.

Dans le détail, 58 000 tonnes sont actuellement stockées à Richard-Toll, principal site de production de l’entreprise, et 16 000 tonnes à Dakar, principal hub de distribution. À ces volumes s’ajouteront 75 000 tonnes supplémentaires d’ici la fin de la campagne sucrière, prévue en mai. « Cette capacité suffit largement pour approvisionner le marché national », a assuré le dirigeant.

Une production en cours et des objectifs ambitieux

Ces déclarations ont été faites à l’issue d’une journée portes ouvertes organisée à l’intention des commerçants partenaires de la CSS. La rencontre, qui s’est tenue en présence du préfet de Dagana, Ibrahima Ismaïl Ndiaye, et du directeur du Commerce intérieur, Ahmadou Bamba Ndaw, visait à renforcer la transparence autour des niveaux de stocks et du processus de production.

La campagne sucrière en cours, entamée en novembre, se poursuivra jusqu’à fin mai. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de développement « KT220 », à travers lequel la CSS ambitionne de porter sa production annuelle à 220 000 tonnes, soit l’équivalent de la consommation nationale des ménages sénégalais. Un objectif stratégique dans un contexte où la sécurité alimentaire et la maîtrise des prix des produits de base demeurent des enjeux majeurs pour les autorités.

L’État appelle à une distribution plus flexible

De son côté, le directeur du Commerce intérieur a salué une initiative « transparente » et « pédagogique », estimant que les volumes observés à Richard-Toll et à Dakar sont suffisants pour couvrir les besoins du marché.

S’il a écarté toute inquiétude sur la disponibilité du sucre durant le Ramadan, Ahmadou Bamba Ndaw a toutefois insisté sur un point clé : la distribution. « Le défi réside dans la flexibilité afin d’assurer la disponibilité du sucre sur l’ensemble du territoire, en quantité suffisante, en qualité et à des prix abordables », a-t-il souligné.

Les autorités appellent ainsi à une collaboration renforcée entre l’État, la CSS et les distributeurs pour garantir un approvisionnement régulier et éviter toute tension sur les prix durant ces périodes de forte demande.

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Le gouvernement guinéen réduit les prix des denrées essentielles à l’approche du Ramadan et du Carême

À l’approche du Ramadan et du Carême, le gouvernement guinéen a pris des mesures pour alléger le coût de la vie en réduisant les prix des denrées de première nécessité. Le 20 février 2025, un protocole d’accord a été signé entre le Ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (MCIPME), la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC) et la Direction Générale des Douanes (DGD). 

Cet accord vise à encadrer les prix de produits essentiels tels que le riz, le sucre, l’huile végétale, la farine, le poulet et la viande, afin de les rendre plus accessibles aux consommateurs durant ces périodes de forte consommation. Par exemple, le sac de 50 kg de riz étuvé « Barabara » est désormais fixé à 280 000 GNF, tandis que le bidon d’huile de 20 litres est proposé à 290 000 GNF. 

Le Groupe CIAO Guinée a également contribué à cet effort en annonçant une baisse significative des prix de certaines denrées. Le sac de 50 kg de riz étuvé « Barabara » est ainsi vendu à 290 000 GNF, et le sac d’oignons de 25 kg à 160 000 GNF. 

Pour garantir le respect de ces nouveaux tarifs, l’État s’engage à maintenir la valeur mercuriale du riz à 100 dollars américains par tonne métrique et celle du sucre à 200 dollars américains pendant toute la durée du protocole. 

Cependant, certaines voix s’élèvent pour critiquer ces mesures. Mbany Sidibé, président de l’Union pour la défense des consommateurs en Guinée, estime que l’accord est injuste et pourrait ne pas bénéficier équitablement à toutes les régions du pays. 

Malgré ces critiques, cette initiative est perçue par de nombreux ménages comme une bouffée d’oxygène en cette période de dépenses accrues. Les autorités guinéennes, en collaboration avec les opérateurs économiques, entendent ainsi soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et assurer une disponibilité suffisante des produits de première nécessité sur les marchés.