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COP17 sur la désertification : la Guinée défend ses priorités environnementales à Oulan-Bator.

La Guinée a pris part aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Cette rencontre internationale, placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », a réuni les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la restauration des écosystèmes.

Les travaux de la COP17 se sont déroulés parallèlement à la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et à la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17). Ces différentes instances ont notamment permis d’examiner les progrès réalisés dans la lutte contre la désertification et de réfléchir aux orientations à privilégier pour les prochaines années.

Une délégation guinéenne mobilisée autour des enjeux environnementaux

Pour porter la voix de la Guinée et défendre ses priorités dans les discussions internationales, le pays a dépêché une délégation composée de 18 participants. Celle-ci regroupait principalement des représentants du ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

La participation guinéenne s’est inscrite dans une approche visant à mieux articuler les impératifs de développement économique avec la préservation des ressources naturelles. Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans le cadre du programme Simandou 2040, qui entend accompagner la transformation économique du pays tout en accordant une place importante aux enjeux environnementaux.

L’orpaillage clandestin au cœur des préoccupations

Parmi les sujets défendus par la délégation guinéenne figure la lutte contre l’orpaillage clandestin. Cette activité constitue un enjeu environnemental majeur en raison de ses effets sur les sols, les ressources en eau et les écosystèmes, mais également de ses répercussions économiques et sociales.

À Oulan-Bator, la Guinée a ainsi participé à plusieurs rencontres bilatérales, aux échanges de haut niveau ainsi qu’aux travaux consacrés à la coopération contre l’exploitation minière illégale.

Le pays entend notamment renforcer les initiatives permettant de limiter la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau, tout en favorisant une réponse concertée à l’échelle régionale.

Le Fouta Djallon présenté comme une priorité nationale

La protection du Massif du Fouta Djallon a également occupé une place importante dans les échanges portés par la délégation guinéenne. Cet ensemble montagneux joue un rôle déterminant dans l’équilibre écologique de l’Afrique de l’Ouest, notamment en raison de son importance pour les ressources hydriques de plusieurs pays de la région.

La Guinée a plaidé en faveur d’un accompagnement renforcé pour la préservation et la restauration de cet écosystème. Elle a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés, de faciliter l’accès aux technologies appropriées et d’associer davantage les communautés locales aux politiques de gestion et de restauration des terres.

Des partenariats pour accélérer la restauration des écosystèmes

La COP17 a également constitué une plateforme de dialogue pour la Guinée en matière de coopération internationale. La délégation a mis à profit les différentes rencontres organisées en marge des négociations pour rechercher de nouveaux partenariats et renforcer les appuis susceptibles d’accompagner les projets nationaux de restauration des terres et des écosystèmes.

Les discussions ont porté plus largement sur plusieurs enjeux : gestion durable des terres, adaptation aux sécheresses, financement climatique et environnemental, préservation des pâturages, participation des populations locales et préparation du cadre stratégique appelé à guider l’action internationale après 2030.

De l’engagement international à l’action nationale

Au terme des négociations, l’enjeu pour la Guinée consiste désormais à traduire les orientations retenues à l’échelle internationale en mesures concrètes sur le terrain. Parmi les priorités figurent l’adaptation des politiques nationales de gestion des terres aux nouvelles orientations internationales et la consolidation des mécanismes permettant de financer la restauration des zones dégradées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de développement portée par les autorités guinéennes, qui souhaitent faire de la transition écologique un élément du développement national.

À travers Simandou 2040, le gouvernement entend ainsi poursuivre une transformation économique susceptible de s’accompagner d’une meilleure prise en compte des impératifs environnementaux. La restauration des terres, la protection des écosystèmes et la lutte contre leur dégradation apparaissent dès lors comme des composantes essentielles de cette ambition, avec pour objectif de concilier développement, résilience écologique et préservation des ressources pour les générations futures.

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COP17 : le Sénégal plaide pour une réponse renforcée à la sécheresse et à la dégradation des terres.

À mi-parcours de la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), le Sénégal poursuit son plaidoyer en faveur d’une action renforcée contre la dégradation des terres, la sécheresse et les effets du changement climatique.

Organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026, la conférence réunit les représentants des États parties autour des principaux défis liés à la gestion durable des terres et à la résilience des territoires. À la tête de la délégation sénégalaise, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, défend une approche visant à traduire les engagements internationaux en mesures concrètes au bénéfice des populations.

Depuis l’ouverture des travaux, la délégation sénégalaise participe aux séances de négociation, aux dialogues ministériels ainsi qu’aux rencontres de haut niveau. Dakar met notamment l’accent sur l’accélération de la restauration des terres et des parcours pastoraux, le renforcement de la résilience des communautés et la mobilisation de nouveaux mécanismes de financement.

La sécheresse, un enjeu central des négociations

La lutte contre la sécheresse figure parmi les principaux dossiers examinés lors de cette COP17. Face à l’intensification et à la multiplication des épisodes de sécheresse dans différentes régions du monde, les négociations portent notamment sur le renforcement des mécanismes d’anticipation, de prévention et de réponse.

Dans ce cadre, le Sénégal soutient le développement d’initiatives internationales consacrées à la résilience face à la sécheresse, notamment l’International Drought Resilience Alliance (IDRA) et l’International Drought Resilience Observatory (IDRO). Ces dispositifs visent à améliorer la connaissance des phénomènes de sécheresse et à favoriser le développement de politiques publiques mieux adaptées.

Pour Dakar, les réponses doivent également accorder une place centrale aux communautés locales. La restauration des terres dégradées, notamment dans les zones pastorales, doit être accompagnée d’investissements suffisants et d’un accès renforcé aux financements publics et privés.

Restaurer les terres et renforcer les capacités locales

Le Sénégal entend également promouvoir une approche intégrée de la restauration des terres. Celle-ci doit associer la préservation des ressources naturelles, le développement des activités rurales et le renforcement des capacités des populations directement exposées aux effets de la sécheresse.

Cette orientation revêt une importance particulière pour les territoires dépendant fortement de l’agriculture et de l’élevage. La dégradation des sols et la raréfaction des ressources en eau peuvent en effet affecter la production agricole, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, la mobilisation de ressources financières demeure un enjeu déterminant. Le Sénégal appelle ainsi à renforcer les mécanismes permettant aux pays les plus vulnérables d’accéder aux financements nécessaires à la mise en œuvre de projets de restauration et d’adaptation.

Dakar veut contribuer à des décisions ambitieuses

Alors que les négociations se poursuivent à Oulan-Bator, la délégation sénégalaise entend maintenir son engagement afin de contribuer à l’adoption de décisions susceptibles de renforcer l’action internationale contre la désertification et la sécheresse.

Pour le Sénégal, la COP17 constitue surtout une occasion de passer des engagements aux réalisations. La restauration des terres, la protection des communautés et le renforcement de la résilience climatique nécessitent, selon cette approche, des financements adaptés, une coopération internationale renforcée et une implication accrue des acteurs locaux.

À travers sa participation aux négociations, Dakar cherche ainsi à défendre une vision dans laquelle la lutte contre la dégradation des terres ne se limite pas à la protection de l’environnement, mais constitue également un levier de développement durable, de sécurité alimentaire et de résilience économique pour les populations.

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COP17 : la Guinée plaide pour une restauration durable des terres africaines

En marge du segment ministériel de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) consacrée à la lutte contre la désertification, la Guinée a réaffirmé son ambition de contribuer à la restauration des terres africaines et d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.

Portée par les orientations du président de la République, Mamadi Doumbouya, la position guinéenne s’inscrit dans une approche qui place la protection des ressources naturelles au cœur des priorités de développement et de souveraineté du pays.

Le capital naturel au cœur de la stratégie nationale

Devant les représentants des États parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la délégation guinéenne a défendu l’idée que la préservation des terres constitue à la fois un enjeu environnemental, économique et stratégique.

Cette vision est notamment articulée avec le Programme Simandou 2040, présenté comme un cadre destiné à transformer les ressources minières en moteur de diversification économique et de développement humain, tout en renforçant les exigences de protection de l’environnement.

Les autorités guinéennes mettent ainsi en avant la nécessité de concilier exploitation des ressources naturelles, restauration des écosystèmes et préservation des intérêts des générations futures.

Une politique de fermeté contre l’exploitation illégale

La lutte contre l’exploitation minière clandestine constitue également l’un des axes de cette politique environnementale. Les opérations de fermeture de plusieurs sites d’orpaillage illégal ont été présentées comme une illustration de la volonté des autorités de mieux protéger les sols, les cours d’eau et les espaces forestiers soumis à une forte pression.

Pour Conakry, le développement économique ne peut être durable s’il entraîne une dégradation irréversible du patrimoine naturel.

Le Fouta Djallon, un enjeu régional

La Guinée a également mis l’accent sur la protection du Massif du Fouta Djallon, considéré comme l’une des principales zones de sources des grands cours d’eau d’Afrique de l’Ouest.

La préservation des têtes de sources, la restauration des bassins versants et le renforcement de la résilience des communautés locales sont présentés comme des priorités dépassant les frontières nationales. La Guinée entend ainsi inscrire la protection du Fouta Djallon dans une approche régionale liée à la sécurité hydrique, alimentaire et à la stabilité des populations.

Cette dynamique s’appuie notamment sur la coopération au sein de l’Union du Fleuve Mano, avec la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone, autour de la gestion durable des forêts et des paysages transfrontaliers.

Un appel à renforcer les financements internationaux

Au-delà des engagements nationaux, la Guinée a appelé à une mobilisation accrue de la communauté internationale. Elle plaide notamment pour un accès plus simple et plus important aux mécanismes de financement consacrés à la protection des terres et à la lutte contre la désertification, notamment à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

Conakry défend également une meilleure coordination entre les trois grandes conventions environnementales issues du processus de Rio, consacrées à la biodiversité, au climat et à la lutte contre la désertification.

La participation des femmes, des jeunes et du secteur privé local figure également parmi les priorités mises en avant, avec l’objectif d’en faire des acteurs à part entière de la transition écologique et de la restauration des terres.

Vers une nouvelle approche de la gestion des terres

À travers sa participation à la COP17, la Guinée entend donc défendre une approche fondée sur la restauration des écosystèmes, la coopération régionale et l’accès aux financements internationaux.

Le pays réaffirme ainsi son soutien à la position commune africaine et entend faire de la protection des terres agricoles et des ressources naturelles un levier de sécurité alimentaire, de résilience climatique et de développement durable.

L’enjeu est désormais de traduire ces engagements en actions concrètes afin de préserver les terres productives et les ressources en eau indispensables aux générations futures.