
Guinée : un décret présidentiel redéfinit l’organisation des ministères.
Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a signé un décret fixant la nouvelle architecture organisationnelle de plusieurs départements ministériels en Guinée. Le texte, rendu public jeudi 12 mars à la télévision nationale, précise la structure administrative, technique et consultative des principaux ministères du gouvernement.
Cette réforme vise à clarifier les responsabilités des différentes entités administratives et à renforcer l’efficacité du fonctionnement de l’appareil d’État.
Une architecture administrative harmonisée
Le décret établit une organisation standardisée pour les ministères concernés. Chaque département est désormais structuré autour de plusieurs composantes clés : un secrétariat général, un cabinet ministériel, des services d’appui, des directions nationales ou générales, des services rattachés, des organismes publics autonomes ainsi que des organes consultatifs.
Cette architecture vise à améliorer la coordination entre les différentes structures administratives et à renforcer la mise en œuvre des politiques publiques.
Le ministère de la Justice structuré autour de l’accès au droit et de la réforme judiciaire
Au sein du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme de Guinée, la nouvelle organisation prévoit plusieurs directions nationales chargées notamment de la législation, des affaires criminelles et civiles, de l’administration pénitentiaire, de la promotion des droits humains ou encore de l’accès à la justice.
Parmi les structures prévues figurent également des organismes spécialisés tels que le Centre de formation judiciaire, le Fonds d’aide juridictionnelle ou encore l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués.
Le ministère s’appuie également sur plusieurs organes consultatifs, dont le Conseil supérieur de la magistrature et la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires, liée à l’OHADA.
L’administration du territoire renforcée pour la décentralisation
Le décret précise également l’organisation du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de Guinée. Celui-ci comprend plusieurs directions nationales dédiées notamment à l’administration du territoire, aux collectivités locales et aux libertés publiques.
Le ministère supervise également plusieurs directions générales stratégiques, dont la Direction Générale des Élections de Guinée, la Direction générale des affaires politiques ainsi que la Direction générale de la promotion de la citoyenneté et de la paix.
Plusieurs organismes publics autonomes relèvent également de ce département, notamment l’Agence nationale de financement des collectivités locales et l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires.
Sécurité et protection civile : une organisation renforcée
La nouvelle architecture administrative concerne également le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile de Guinée. Le décret y prévoit plusieurs directions générales majeures, notamment la Direction générale de la Police nationale, la Direction générale de la Protection civile et la Direction générale du renseignement intérieur.
Le dispositif inclut également des structures spécialisées telles que l’Office central anti-drogue, l’Office de répression des délits économiques et financiers ou encore le Bureau national de liaison avec AFRIPOL.
Plusieurs organismes autonomes complètent ce dispositif, dont l’Autorité nationale de la cybercriminalité et des documents sécurisés, l’Office national d’identification ou encore l’École nationale de la police et de la protection civile.
Une réforme administrative élargie à plusieurs ministères
Le décret présidentiel ne se limite pas à ces trois départements. Il définit également la structure organisationnelle d’autres ministères, notamment ceux chargés des Affaires étrangères, de l’Économie et des Finances, de la Modernisation de l’administration ainsi que de l’Emploi et du Travail.
Selon les autorités, cette réforme vise à doter l’administration publique d’une organisation plus cohérente et mieux adaptée aux priorités de gouvernance et de développement du pays.

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