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Moscou accueille les dirigeants africains pour deux rendez-vous majeurs avec la Russie.

Moscou accueille, les 27, 28 et 29 octobre 2026, deux rencontres internationales consacrées à l’énergie et au renforcement des relations entre la Russie et les pays africains. Le calendrier prévoit d’abord le 8ᵉ Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, le 27 octobre, puis le 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, les 28 et 29 octobre.

Selon Iouri Ouchakov, conseiller du président russe Vladimir Poutine, 48 des 54 pays africains ont confirmé leur participation au sommet Russie-Afrique. Parmi eux, 22 seront représentés par leur chef d’État. Le président russe et son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence en exercice de l’Union africaine, coprésideront les travaux.

Ces rencontres interviennent alors que Moscou cherche à approfondir ses partenariats avec les pays du continent, notamment dans les domaines économique, énergétique et diplomatique.

Le gaz au cœur des discussions énergétiques

Le sommet du Forum des pays exportateurs de gaz doit réunir les dirigeants des États membres autour des évolutions du marché mondial du gaz naturel, de la sécurité des approvisionnements et de la coopération entre producteurs.

Les échanges porteront notamment sur les perspectives du marché gazier, la stabilité des approvisionnements et les moyens de renforcer la coordination entre les pays producteurs. Pour les États exportateurs, ces discussions représentent également une occasion d’examiner les perspectives d’investissement et les enjeux liés à la place du gaz dans les systèmes énergétiques.

Plusieurs pays africains producteurs de gaz, dont l’Algérie, l’Égypte, la Guinée équatoriale et le Nigeria, sont concernés par ces enjeux, même si leur participation à chaque session doit être distinguée de leur statut de membre du Forum.

Le sommet Russie-Afrique pour approfondir les partenariats

Le troisième Sommet Russie-Afrique se déroulera les 28 et 29 octobre, avec un programme consacré aux relations politiques, aux échanges commerciaux, aux investissements et à la coopération dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture. Les discussions doivent également aborder la sécurité, les sciences, les technologies et les échanges humanitaires.

La présence annoncée de délégations de 48 pays africains témoigne de l’ampleur de la participation attendue. Plusieurs organisations régionales africaines, dont l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), figurent également parmi les organisations invitées.

La rencontre doit permettre aux participants de faire le point sur les engagements pris lors du précédent sommet, organisé à Saint-Pétersbourg en 2023, et de définir de nouvelles priorités de coopération. Des accords bilatéraux et interinstitutionnels sont également attendus.

Une coopération dans un contexte de concurrence internationale

Pour Moscou, ces rendez-vous constituent une occasion de consolider ses relations diplomatiques et économiques avec les États africains. Pour les gouvernements du continent, ils offrent un cadre de dialogue supplémentaire pour rechercher des investissements, développer les échanges commerciaux et diversifier les partenariats internationaux.

Les retombées concrètes dépendront toutefois des engagements qui seront formalisés, des financements mobilisés et de la mise en œuvre des accords conclus. Pour les pays africains, l’enjeu sera notamment de traduire les discussions en projets répondant à leurs priorités économiques, énergétiques et industrielles.

Sources consultées pour vérification : Africanews/AP, Interfax et le site officiel du Sommet Russie-Afrique.