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Réforme de l’éducation au Sénégal : les axes structurants d’une refondation pilotée par l’État.

Le Sénégal s’est engagé dans un vaste chantier de transformation de son système éducatif, présenté par les autorités comme l’un des piliers essentiels du projet national de développement. Cette dynamique de réforme, portée au plus haut niveau de l’État, vise à adapter l’école sénégalaise aux mutations sociales, économiques et culturelles du pays, tout en corrigeant les insuffisances structurelles accumulées au fil des décennies.

C’est dans ce contexte que le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a exposé les grandes orientations de cette refondation lors de la rentrée solennelle de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (IGEF).

Une réforme qui dépasse la simple révision des programmes

Dans son intervention, le ministre a tenu à clarifier la portée de la démarche engagée. Selon lui, il ne s’agit pas d’une réforme technique limitée à l’actualisation des curricula, mais bien d’une refondation globale du système éducatif. L’objectif affiché est de construire une école capable de répondre aux aspirations profondes des populations en matière de justice sociale, de souveraineté nationale, de dignité et de prospérité partagée.

L’éducation est ainsi présentée comme un levier stratégique dans la constitution du capital humain, condition indispensable à la réussite du projet de transformation économique et sociale du Sénégal. « L’avenir du pays se joue en grande partie dans l’école », a rappelé le ministre, insistant sur la responsabilité collective qu’implique cette réforme.

Un comité scientifique pour une refondation curriculaire inclusive

Afin d’asseoir cette réforme sur des bases solides, l’État a mis en place un Comité scientifique chargé de la refondation curriculaire. Cette instance regroupe des universitaires, des experts nationaux et internationaux, des représentants de la société civile ainsi que d’anciens responsables publics.

Pour les autorités, cette diversité de profils constitue une garantie de rigueur méthodologique et d’ouverture intellectuelle. Elle permet d’intégrer à la réflexion les enjeux contemporains — compétences du XXIᵉ siècle, innovation pédagogique, adéquation formation-emploi — tout en tenant compte des réalités socioculturelles et linguistiques du pays.

L’IGEF, un acteur clé de la sécurisation des réformes

Le ministre de l’Éducation nationale a également souligné le rôle central dévolu à l’Inspection générale de l’éducation et de la formation. Institution stratégique du dispositif éducatif, l’IGEF est appelée à accompagner la mise en œuvre des réformes à travers ses missions de contrôle, d’évaluation et d’amélioration continue de la qualité.

Dans un contexte de transformation profonde, l’IGEF devra veiller à la cohérence des politiques éducatives, à leur application effective sur le terrain et à la correction rapide des dysfonctionnements éventuels.

Une réforme participative ouverte aux citoyens

Soucieuses d’associer l’ensemble des acteurs à ce chantier national, les autorités ont lancé une plateforme participative baptisée « la Voix de l’École ». Cet outil permet aux enseignants, parents d’élèves, élèves, syndicats, experts et citoyens de formuler des propositions et de partager leurs expériences.

Cette démarche participative traduit la volonté de bâtir une réforme partagée, nourrie par les réalités du terrain et les attentes des communautés éducatives, afin d’éviter une transformation perçue comme descendante ou déconnectée des besoins réels.

Un enjeu stratégique pour l’avenir du pays

À travers cette refondation, le gouvernement sénégalais ambitionne de doter le pays d’un système éducatif plus équitable, plus performant et mieux arrimé aux défis contemporains, tout en restant fidèle aux valeurs nationales.

Pour Moustapha Mamba Guirassy, la réussite de cette réforme conditionnera en grande partie la capacité du Sénégal à former des citoyens compétents, responsables et engagés, capables de porter durablement le développement du pays.

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Gala de la Fondation Diaka Camara : un élan international en faveur de l’éducation des jeunes filles.

La Fondation Diaka Camara a organisé, ce samedi, à l’hôtel Palm Camayenne, un gala d’envergure internationale rassemblant des personnalités venues de Guinée et de plus de quinze pays. Placé sous le parrainage du ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, l’événement a mis à l’honneur l’engagement de la fondation pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles.

Cette édition 2025 a également été l’occasion de lancer le Cercle des Alliances AWA, une initiative visant à renforcer l’impact social de la fondation à travers des partenariats et des projets innovants pour le développement des jeunes filles.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre du Commerce, Fatima Camara, et la ministre de l’Enseignement technique, Hadja Aminata Kaba, représentant la ministre de l’Action sociale, Mme Charlotte Daffé, marraine de la soirée. Des diplomates et ambassadeurs accrédités en Guinée ont également pris part à l’événement, témoignant de l’intérêt international porté à la cause défendue.

Au nom du gouvernement, la ministre de l’Enseignement technique a réaffirmé le soutien des autorités à toutes les initiatives favorisant l’éducation et l’épanouissement des jeunes filles, soulignant l’importance de telles actions pour le développement durable du pays.

Le gala a été ponctué de discours inspirants, de témoignages émouvants et de performances culturelles, offrant une plateforme de visibilité et de mobilisation autour de la mission de la fondation. Par son engagement et ses initiatives, la Fondation Diaka Camara confirme sa place en tant qu’acteur majeur de la promotion de l’éducation des jeunes filles en Guinée et au-delà.

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Sénégal : lancement d’un programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle.

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans sa stratégie d’éducation en lançant officiellement un programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle (IA) destiné aux enseignants et au personnel éducatif. L’annonce a été faite ce mardi par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Fondation Mastercard et l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK), à travers le programme FORCE-N.

Une réponse aux défis éducatifs et technologiques

Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029, qui ambitionne de faire de l’école sénégalaise un espace ouvert aux innovations tout en restant ancré dans les réalités locales. L’objectif est de doter les enseignants d’outils concrets pour intégrer le numérique et l’IA dans leurs méthodes pédagogiques, renforcer la qualité de l’enseignement et préparer les élèves aux métiers du futur.

« L’avenir de notre système éducatif dépend de notre capacité à former des enseignants compétents dans l’usage des outils numériques. Avec ce programme, nous donnons à nos éducateurs les moyens de transformer l’apprentissage et d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos enfants », a déclaré Mamadou Talla, ministre de l’Éducation nationale.

Des compétences pour une éducation inclusive et moderne

À travers des formations ciblées, les enseignants apprendront non seulement à utiliser les technologies, mais aussi à en faire un levier de créativité, d’inclusion et d’efficacité. Les concepteurs du programme insistent sur la nécessité de promouvoir un usage éthique et responsable, qui tienne compte des enjeux de sécurité numérique et de la protection des données personnelles, tout en veillant à la préservation des valeurs culturelles sénégalaises.

Un partenariat stratégique

La Fondation Mastercard, partenaire clé du projet, accompagne déjà plusieurs initiatives en Afrique visant à renforcer les compétences numériques des jeunes et des enseignants.

« Investir dans les enseignants, c’est investir dans l’avenir. Le Sénégal fait partie des pays africains qui montrent la voie vers une éducation numérique inclusive. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet qui va transformer durablement l’apprentissage », a souligné Reeta Roy, Présidente-directrice générale de la Fondation Mastercard.

Un impact attendu sur tout le système éducatif

Le ministère de l’Éducation prévoit de former progressivement des milliers d’enseignants à travers toutes les régions du pays. Cette montée en compétence doit permettre :

  • d’améliorer la qualité des apprentissages,

  • de réduire les inégalités d’accès aux outils numériques entre zones urbaines et rurales,

  • de préparer les élèves aux compétences numériques essentielles pour l’emploi et l’innovation,

  • et de renforcer la résilience du système éducatif face aux crises, comme l’a montré la pandémie de Covid-19.

« Nous devons former une génération d’apprenants capables de comprendre, d’innover et de contribuer activement à la société numérique. Ce programme est une étape décisive vers cet objectif », a indiqué Pr. Souleymane Bachir Diagne, recteur de l’UNCHK.

Une vision tournée vers l’avenir

Pour les autorités, cette initiative traduit la volonté du Sénégal de placer l’éducation au cœur de la transformation numérique nationale. Elle s’inscrit également dans la dynamique de l’Union africaine et de l’UNESCO, qui encouragent les pays africains à investir dans les technologies éducatives afin de combler le fossé numérique et de stimuler le développement durable.

Le lancement de ce programme marque ainsi un pas décisif vers une école sénégalaise moderne, inclusive et connectée, capable de former les citoyens et les professionnels de demain.

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Guinée : L’Enseignement Supérieur s’ouvre davantage aux femmes avec un cap ambitieux de 250 doctorats d’ici 2035

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape en matière d’égalité des chances dans l’enseignement supérieur. Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation a dévoilé un objectif clair : atteindre 250 femmes titulaires d’un doctorat d’ici 2035, contre seulement 35 recensées à ce jour dans les universités publiques.

Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de la Recherche et de l’Innovation (2022-2035), qui vise à rééquilibrer la représentativité genrée dans le domaine académique et scientifique.

Un effort structurel et inclusif

La stratégie prévoit des mesures concrètes pour encourager l’accès des jeunes filles aux cycles supérieurs :

  • Des bourses spécifiques pour les femmes en master et doctorat,

  • La création de pôles d’excellence féminins dans les universités,

  • Le renforcement des capacités des encadreurs et encadreuses,

  • Un accompagnement personnalisé pour les femmes scientifiques dans la recherche et la publication.

L’approche se veut inclusive, en intégrant les régions rurales et en prenant en compte les obstacles culturels et sociaux qui freinent encore la progression des jeunes filles dans le parcours académique.

Pour une science plus représentative

Selon les autorités, augmenter la part des femmes dans la recherche est un levier clé de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, du numérique et des énergies renouvelables.

Ce plan illustre la volonté de créer une élite féminine scientifique guinéenne, capable de porter des projets d’innovation au service de la société.

Une vision portée au plus haut niveau

Ce programme s’aligne avec la vision du Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, de bâtir une Guinée moderne, équitable et compétitive sur le plan régional et international. La promotion du leadership féminin dans la recherche scientifique devient ainsi un enjeu stratégique.

Éducation

Éducation & Numérique : l’Afrique mise sur les données pour combattre la pauvreté scolaire

Plusieurs pays africains prennent part cette semaine à une série d’ateliers continentaux sur les données éducatives, organisés sous l’égide de l’Union africaine, en partenariat avec l’UNESCO, l’UNICEF et l’AFD. Objectif : améliorer la gouvernance des systèmes éducatifs à travers la collecte, l’analyse et l’utilisation stratégique des données, dans le but de réduire la pauvreté scolaire sur le continent.

Un défi urgent pour l’Afrique

Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, plus de 98 millions d’enfants africains sont encore hors du système scolaire selon les estimations de l’UNESCO. À cela s’ajoute une faible qualité de l’enseignement, des inégalités régionales, des enseignants mal formés, et une gestion souvent inefficace des ressources.

Dans ce contexte, les données éducatives fiables et actualisées deviennent un levier indispensable pour :

  • cibler les zones les plus touchées par la déscolarisation,

  • adapter les politiques publiques,

  • suivre les progrès en temps réel,

  • anticiper les besoins en infrastructures, en enseignants et en financement.

Une approche fondée sur l’innovation

Les ateliers en cours portent notamment sur :

  • la numérisation des systèmes de suivi scolaire (présence, résultats, orientation),

  • l’interopérabilité entre ministères, écoles et partenaires,

  • l’exploitation des données pour réduire les inégalités d’accès à l’éducation,

  • la formation des responsables éducatifs à l’analyse de données.

Les pays participants, parmi lesquels le Kenya, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore le Rwanda, partagent leurs bonnes pratiques et les outils mis en œuvre localement (applications de suivi, tableaux de bord ministériels, bases de données cartographiques…).

Un enjeu de souveraineté et de développement

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan continental d’éducation de l’Union africaine (CESA 2035), qui promeut une transformation des systèmes éducatifs africains, fondée sur :

  • la résilience numérique,

  • l’inclusion sociale,

  • et la maîtrise des données comme outil de pilotage.

Pour de nombreux experts, combattre la pauvreté scolaire par la donnée n’est pas qu’une question technologique, mais une priorité politique et économique, au service d’un continent jeune, dynamique, mais encore trop inégal face à l’accès au savoir.

L’Afrique investit dans l’intelligence éducative : en utilisant mieux les données, elle espère garantir à chaque enfant une chance réelle de réussir à l’école. Une révolution silencieuse, mais essentielle, pour bâtir le futur du continent.