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Processus électoral en Guinée : la Directrice générale des Élections distinguée à Kindia.

La société civile salue l’engagement de Madame Camara Djenabou Touré en faveur de l’inclusion citoyenne

La Directrice générale des Élections, Madame Camara Djenabou Touré, a été honorée par les organisations de la société civile guinéenne à Kindia, en marge de la clôture des travaux de l’atelier national d’évaluation des scrutins référendaire du 21 septembre et présidentiel du 28 décembre 2025. Les travaux de cet atelier se sont tenus du 29 au 31 janvier 2026 et ont réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral en République de Guinée.

À cette occasion, Madame Camara Djenabou Touré s’est vu décerner le prix d’Ambassadrice de l’inclusion et de la participation citoyenne, en présence des autorités administratives et locales de la région de Kindia, ainsi que des représentants des institutions publiques, des partis politiques et des organisations de la société civile.

Une reconnaissance du leadership et du sens du devoir républicain

Cette distinction vient saluer un leadership jugé exemplaire, un sens élevé du devoir républicain et un engagement constant en faveur d’un processus électoral inclusif, transparent et participatif. Les initiateurs du prix ont souligné le rôle déterminant joué par la Directrice générale des Élections dans la conduite et la coordination des opérations électorales récentes, dans un contexte institutionnel et logistique exigeant.

Sous sa direction, l’organe technique en charge de l’organisation des élections a su faire face aux défis liés à la préparation, à la tenue et à l’évaluation des scrutins référendaire et présidentiel, en privilégiant le dialogue avec les parties prenantes et le respect des principes démocratiques.

Un hommage au professionnalisme de l’administration électorale

Les acteurs de la société civile ont notamment mis en avant les efforts consentis pour renforcer la participation citoyenne, améliorer l’inclusivité du processus électoral et consolider la confiance entre l’administration électorale et les électeurs. L’atelier national d’évaluation a ainsi permis de dresser un bilan technique et institutionnel des scrutins de 2025, tout en formulant des recommandations en vue de l’amélioration continue des futures consultations électorales.

En distinguant Madame Camara Djenabou Touré, la société civile guinéenne entend également encourager la poursuite des réformes visant à consolider la gouvernance électorale et à promouvoir une culture démocratique fondée sur la transparence, la responsabilité et la participation active des citoyens.

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Paul Biya, vers un nouveau mandat ou une transition ?

Alors que l’élection présidentielle au Cameroun est prévue en octobre 2025, l’incertitude plane toujours sur la candidature de Paul Biya. À 92 ans, le chef de l’État, au pouvoir depuis plus de 40 ans, n’a pas officiellement annoncé ses intentions, alimentant les spéculations sur une possible succession et le véritable exercice du pouvoir à Etoudi.

Un flou politique persistant

À moins d’un an de l’échéance, aucun candidat ne s’est officiellement déclaré, et aucun programme n’a été dévoilé. L’absence de débats préélectoraux et de sondages accroît l’opacité autour de l’élection. Le palais présidentiel d’Etoudi, centre névralgique du pouvoir, fonctionne dans un silence pesant, où les décisions se prennent entre cercles restreints et réseaux parallèles.

Paul Biya, un président insaisissable

Le chef de l’État alterne entre ses résidences et ses séjours à l’étranger, rendant son emploi du temps imprévisible. Son état de santé suscite des interrogations, notamment après des difficultés apparentes lors de son dernier discours de fin d’année. Il a considérablement réduit ses apparitions publiques, déléguant davantage à ses proches collaborateurs.

Une gouvernance fragmentée

Le pouvoir semble désormais divisé entre Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence, et Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil, chacun relayant des directives parfois contradictoires. Le gouvernement n’a pas été remanié depuis cinq ans, et plusieurs ministères restent vacants après le décès de certains titulaires.

Une contestation grandissante

L’Église catholique, avec près de 10 millions de fidèles, s’invite dans le débat. Plusieurs évêques ont critiqué une éventuelle nouvelle candidature, appelant à une alternance. Leur voix, relayée par une partie de l’opinion publique, met en lumière la lassitude d’une population en quête de renouveau.

Un RDPC en attente

Le parti au pouvoir, le RDPC, est en proie au doute. Si certains ministres appellent déjà à la candidature de Biya, d’autres préfèrent attendre. Le dernier congrès du parti remonte à 2011, et son bureau politique s’est affaibli par une série de décès non remplacés. Ce flou alimente les spéculations sur une possible transition orchestrée en interne.

Quel avenir pour le Cameroun ?

Paul Biya se représentera-t-il ou choisira-t-il de passer le relais ? Son discours du 31 décembre, où il affirmait que sa « détermination à servir demeure intacte », laisse entendre qu’il pourrait briguer un nouveau mandat. Mais face aux tensions internes, aux luttes de pouvoir et à la pression populaire, le Cameroun entre dans une période d’incertitude politique où tout reste possible.

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Tchad : Les élections sénatoriales de février 2025, dernier acte de la transition politique

Les élections sénatoriales du 25 février 2025 marqueront l’ultime étape de la transition politique tchadienne, engagée après le décès du président Idriss Déby Itno en avril 2021. Cette échéance fait suite aux élections législatives, provinciales et locales tenues en décembre 2024.

L’organisation du scrutin est confiée à l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE), dont le président Ahmed Bartchiret a confirmé que la convocation officielle du corps électoral serait établie par décret. Les sénateurs tchadiens, élus pour six ans, représentent les collectivités autonomes selon un système mixte : deux tiers sont désignés par un collège électoral composé des conseillers communaux et provinciaux, tandis que le tiers restant est nommé directement par le président de la République.

La participation s’annonce significative avec 16 formations politiques en lice, présentant un total de 119 candidats. La répartition homme-femme des candidatures atteint respectivement 60% (71 hommes) et 40% (48 femmes). Le Conseil constitutionnel devra valider la liste définitive des candidats au plus tard le 1er février.

Ce scrutin s’inscrit dans la continuité des récentes consultations électorales. En décembre, les élections législatives, provinciales et locales avaient mobilisé 51,56% des électeurs inscrits. Le Mouvement patriotique du salut (MPS), parti au pouvoir, en est sorti vainqueur, comme l’a confirmé le Conseil constitutionnel fin janvier. Cette victoire a toutefois été contestée par le principal parti d’opposition, Les Transformateurs, qui dénonce un « échec retentissant » du processus électoral et des « résultats préfabriqués ».

Le contexte politique tchadien est marqué par l’accession au pouvoir de Mahamat Idriss Déby, promu maréchal et devenu chef de l’État en avril 2021 après le décès de son père. Son mandat présidentiel de cinq ans, obtenu en mai 2024, a été marqué par le boycott d’une partie de l’opposition.