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Guinée : le ministère de l’Environnement et la FAO renforcent leur coopération sur les enjeux climatiques.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour faire le point sur plusieurs projets consacrés à la restauration des écosystèmes, à la lutte contre la déforestation et à l’adaptation au changement climatique en Guinée.

Conduite par Dr Mamadou Tanou Diallo, assistant du représentant de la FAO chargé des programmes, la délégation comprenait notamment le coordinateur national, Mohamed Gassimou Keïta, ainsi que Mahamadou Diallo. Le ministre était entouré de plusieurs responsables de son département, dont le secrétaire général, le chef de cabinet, le conseiller principal et le directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement.

Plusieurs projets examinés

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des programmes mis en œuvre conjointement par la FAO et le ministère de l’Environnement. Les discussions ont notamment permis d’identifier les principales avancées, mais également certaines contraintes rencontrées dans l’exécution des activités sur le terrain.

Parmi les projets examinés figure celui consacré à la restauration des écosystèmes et à la gestion intégrée des paysages dégradés, notamment en Guinée forestière et en Haute-Guinée.

Les deux parties ont également fait le point sur les initiatives liées à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, à travers notamment le programme REDD+, ainsi que sur les actions d’adaptation au changement climatique déployées en Moyenne-Guinée, en Haute-Guinée et en Guinée forestière.

Ces programmes visent notamment à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à favoriser une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FAO sollicite un accompagnement renforcé

Selon Dr Mamadou Tanou Diallo, la rencontre avait également pour objectif de présenter un état des lieux des projets et de solliciter un appui accru du ministère afin de faciliter la résolution de certaines contraintes administratives et opérationnelles.

L’objectif est de permettre une accélération de la mise en œuvre des programmes et d’améliorer leur impact sur les territoires et les communautés bénéficiaires.

À l’issue des échanges, le ministre Fassou Théa a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la FAO dans le suivi et l’exécution de ces initiatives.

Cette coopération s’inscrit dans les efforts engagés par la Guinée pour renforcer la protection de ses écosystèmes, lutter contre la dégradation des ressources naturelles et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

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Hausse des prix alimentaires mondiaux : les céréales, le sucre et les huiles végétales tirent l’indice de la FAO vers le haut.

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont légèrement augmenté en juillet 2026, selon les dernières données publiées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi à 131,1 points, en hausse de 0,6 % par rapport à juin et de 1 % sur un an.

Cette progression est principalement portée par la hausse des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre, alimentée par les vagues de chaleur, les tensions sur les marchés de l’énergie et les incertitudes climatiques affectant plusieurs grands pays producteurs.

Les prix des céréales ont augmenté de 3,4 % sur un mois. Le blé a progressé de 5,8 %, en raison des perturbations persistantes des exportations via la mer Noire et des inquiétudes liées aux rendements agricoles. Le maïs a également gagné 3,6 %, soutenu par les conditions météorologiques défavorables aux États-Unis et la hausse des coûts de l’énergie, tandis que les prix du riz sont restés globalement stables.

L’indice des huiles végétales a progressé de 2 %, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2022. Les huiles de palme et de soja ont enregistré les plus fortes hausses, portées par une demande soutenue, notamment dans les secteurs du biodiesel et de l’alimentation animale.

Le sucre a, quant à lui, affiché la plus forte progression du mois, avec une hausse de 5,6 %. La FAO l’explique par les craintes liées aux épisodes de chaleur et de sécheresse en Europe ainsi que par les effets attendus du phénomène El Niño sur les récoltes en Asie. Les perspectives d’une demande accrue d’éthanol au Brésil ont également contribué à soutenir les cours.

À l’inverse, les prix de la viande ont reculé de 2,8 %, après avoir atteint un niveau record en juin. Les cours de la volaille, du porc et du bœuf ont baissé sous l’effet d’une offre abondante et d’un ralentissement de la demande internationale. Seule la viande ovine a poursuivi sa progression, atteignant un nouveau record.

Les produits laitiers ont également enregistré une légère baisse de 0,7 %, en raison du recul des prix du beurre et des laits en poudre, même si les cours des fromages ont légèrement progressé.

Selon la FAO, l’évolution des prix reste étroitement liée aux conditions climatiques, aux tensions géopolitiques et aux marchés de l’énergie, des facteurs qui continueront d’influencer les marchés alimentaires mondiaux au cours des prochains mois.