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Maroc : Nomination historique de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement


Le roi Mohammed VI a officiellement nommé Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement. Cette décision marque un tournant historique majeur pour le Maroc, qui voit pour la toute première fois une femme accéder à la tête de l’exécutif. Cette nomination intervient dans la foulée de la victoire législative de son parti, le Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM). 
Le début des grandes manœuvres politiques
Âgée de 50 ans, l’actuelle maire de Marrakech et ancienne ministre de l’Habitat a immédiatement mesuré l’ampleur de sa tâche. Sitôt désignée, elle a déclaré que « le travail commence aujourd’hui ». Maître El Mansouri a annoncé le lancement de consultations internes au sein du PAM avant d’entamer des négociations officielles avec les autres forces politiques du pays. L’objectif principal sera de bâtir une coalition gouvernementale solide et stable. 
Une vague de fierté nationale
Dans les rues du Royaume, l’enthousiasme est palpable chez de nombreux citoyens qui saluent une avancée sociétale majeure. Hassan Harnafi, un retraité de 67 ans, exprime son émotion : « C’est un honneur, et c’est la première fois qu’une Marocaine occupe ce poste. Je pense que c’est une femme compétente, capable de diriger le gouvernement. »
Pour Mohamed Taha, un étudiant de 22 ans, cette accession est un motif de fierté légitime pour toutes ses compatriotes. Selon lui, Fatima Ezzahra El Mansouri s’impose désormais comme un puissant symbole, devenant la deuxième femme à diriger un gouvernement dans le monde arabe. 
Des chantiers socio-économiques prioritaires
Au-delà de la portée hautement symbolique de son statut, la nouvelle Première ministre devra répondre sans attendre aux urgences nationales. Le pouvoir d’achat, le chômage de masse et les fortes aspirations de la jeunesse figurent en tête des dossiers prioritaires. [1]
Sur le plan parlementaire, la tâche s’annonce tout aussi technique. Bien qu’arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges sur 395 à la Chambre des représentants, le PAM ne dispose pas de la majorité absolue. La cheffe de l’exécutif devra donc faire preuve de diplomatie pour sceller des alliances clés. Le Maroc ouvre ainsi un chapitre inédit de son histoire, oscillant entre l’espoir d’une gouvernance renouvelée et l’exigence de résultats concrets pour la population