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Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays.

Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité.

Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 »

Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040.

Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs.

Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux

L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays.

Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances.

Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État

Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques.

Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF.

Transparence et efficacité au cœur des investissements publics

Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance.

À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les résultats.

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Guinée : 940 nouvelles recrues officiellement intégrées à la Police nationale

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a procédé à l’intégration officielle de 940 nouveaux agents au sein de la Police nationale de Guinée, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo.

L’événement a réuni l’ensemble des responsables de l’institution policière, notamment l’Administrateur général de police, Djénaba Sory Camara, marquant une étape importante dans le processus de renforcement des effectifs et de modernisation des forces de sécurité.

Servir la Nation, un engagement avant tout moral

Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement des jeunes recrues, soulignant qu’elles ont choisi de servir la Nation avant même la formalisation administrative de leur statut. Un geste qu’il a présenté comme le reflet d’un profond sens du devoir et du patriotisme.

Rappelant la portée symbolique et institutionnelle du port de l’uniforme, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo a insisté sur les valeurs qui doivent guider l’action policière : loyauté, intégrité et sens du service public. Selon lui, l’uniforme représente avant tout un engagement moral envers la République et les citoyens.

Il a par ailleurs réaffirmé que la formation continue et la professionnalisation des forces de police demeurent au cœur des priorités du département, dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles.

Discipline et professionnalisme au cœur des attentes

De son côté, la Directrice générale de la Police nationale a indiqué que cette intégration répond à une attente forte et légitime en matière de sécurisation du territoire. Djénaba Sory Camara a invité les nouveaux agents à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à exercer leurs fonctions avec discipline, loyauté et sens du devoir.

Elle a également réaffirmé la détermination de la Direction générale à poursuivre, avec professionnalisme et dévouement, sa mission républicaine de protection des personnes et de leurs biens.

À travers cette intégration massive, les autorités entendent consolider les effectifs et adapter l’institution policière aux défis sécuritaires contemporains, dans un contexte où les attentes des populations en matière de sécurité demeurent élevées.

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Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger : 150 postes publics ouverts aux Guinéens rapatriés.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de réintégration des ressortissants de retour au pays. Dans un communiqué rendu public le 3 mars 2026 à la télévision nationale, le Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger (MAEG) annonce l’ouverture de 150 postes dans la fonction publique, exclusivement réservés aux citoyens rapatriés.

Une réponse aux défis de la réinsertion

Portée par le département dirigé par Morissanda Kouyaté, cette initiative vise à répondre aux difficultés d’insertion socio-professionnelle auxquelles sont confrontés de nombreux Guinéens de retour de l’étranger. Entre précarité, inadéquation des compétences et manque d’opportunités, ces profils peinent souvent à se réintégrer durablement dans le tissu économique national.

En ouvrant l’accès à l’administration publique, les autorités entendent offrir un cadre de stabilité et valoriser les compétences acquises à l’international.

Des postes exclusivement dédiés aux rapatriés

Selon les précisions du ministère, les 150 postes sont strictement réservés aux Guinéens rapatriés. Cette mesure ciblée traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place des mécanismes concrets d’accompagnement, en transformant le retour au pays en opportunité plutôt qu’en rupture.

Au-delà de l’insertion professionnelle, l’initiative participe également à une stratégie plus large de mobilisation des compétences de la diaspora au service du développement national.

Modalités de candidature en cours de précision

Les candidats concernés sont invités à constituer un dossier comprenant les pièces professionnelles requises. Les dépôts devront s’effectuer au siège du ministère, auprès de la Direction des Guinéens établis à l’étranger.

Les autorités annoncent que des informations complémentaires, notamment sur les critères de sélection et les modalités pratiques de recrutement, seront communiquées dans les prochains jours.

Un signal politique en direction de la diaspora

À travers cette décision, le gouvernement guinéen adresse un signal fort à sa diaspora et aux ressortissants récemment rapatriés. En leur ouvrant les portes de la fonction publique, il cherche à favoriser une réintégration durable, tout en capitalisant sur les expériences acquises à l’étranger.

Dans un contexte marqué par les enjeux migratoires et les retours contraints, cette mesure s’inscrit dans une approche plus structurée de gestion des mobilités et de valorisation du capital humain.

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Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Conakry après plusieurs semaines d’absence.

Après plusieurs semaines passées hors du territoire national, le président de la transition guinéenne, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, s’apprête à regagner Conakry. L’annonce a été faite par son conseiller personnel, Thierno Mamadou Bah, lors d’une intervention sur Radio France Internationale, mettant un terme aux nombreuses spéculations entourant son absence.

Selon cette source officielle, le retour du chef de l’État est prévu pour le vendredi 6 mars 2026.

Une absence liée à des contraintes d’agenda et de récupération

Face aux interrogations persistantes, les autorités ont tenu à rassurer l’opinion publique. Thierno Mamadou Bah a expliqué que cette période d’éloignement s’inscrivait dans un contexte de forte sollicitation liée aux responsabilités présidentielles, nécessitant un temps de récupération.

Il a ainsi balayé les rumeurs relatives à l’état de santé du président, évoquant une situation maîtrisée et sans motif d’inquiétude.

Un contexte marqué par un déficit de communication

Le chef de l’État guinéen avait quitté le pays à la mi-février pour prendre part au sommet de l’Union africaine. Toutefois, l’absence de communication officielle régulière sur son agenda et sa localisation avait alimenté les interrogations au sein de l’opinion.

Ce retour annoncé intervient donc dans un climat où les attentes restent fortes en matière de transparence institutionnelle et de communication publique, dans un pays engagé dans une transition politique sensible.

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Guinée : le mouvement GMD pose les bases de sa structuration politique.

Le mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), porté par le slogan « Bâtir ensemble », a franchi une étape clé de son organisation en tenant, samedi 28 février 2026, son Assemblée générale constitutive dans un complexe hôtelier de Conakry. Cette rencontre marque une avancée significative dans la structuration du courant politique soutenant le pouvoir en place.

Une mobilisation des figures de l’exécutif

La cérémonie a réuni plusieurs hauts responsables de l’État, dont le Premier ministre Amadou Oury Bah, qui assure également la coordination générale du mouvement. À ses côtés, plusieurs membres du gouvernement ont fait le déplacement, notamment en charge de l’Élevage, de la Jeunesse et des Sports, de la Communication, de la Pêche, de la Fonction publique, de l’Enseignement supérieur et de la Promotion féminine.

La présence d’anciens ministres a également été remarquée, traduisant une dynamique d’adhésion autour de cette initiative politique liée aux soutiens du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.

Clarifier l’organisation et apaiser les tensions internes

Selon les organisateurs, cette Assemblée générale visait avant tout à préciser les contours de la mise en place des instances fondatrices du mouvement. Elle avait également pour objectif de dissiper les rumeurs et de prévenir d’éventuelles frustrations parmi les membres et sympathisants, dans un contexte de forte attente autour de la formalisation du projet politique.

Un processus suspendu au retour du chef de l’État

Les responsables du mouvement ont toutefois annoncé la suspension provisoire des activités liées à la création officielle du parti, en attendant le retour du président Mamadi Doumbouya à Conakry. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée d’aligner la finalisation du processus sur la vision et les orientations du chef de l’État.

Prenant la parole, Amadou Oury Bah a insisté sur la portée symbolique de la présence du président pour l’aboutissement du projet. Il a rappelé que le mouvement s’inscrit dans la continuité des événements du 5 septembre 2021 et dans la mise en œuvre de la vision portée par Mamadi Doumbouya. Selon lui, la participation du chef de l’État à l’acte fondateur du parti revêt une importance majeure, tant pour la cohésion interne que pour l’adhésion des différentes composantes sociales.

Une ambition affirmée sur la scène politique

Au-delà des aspects organisationnels, la rencontre a permis de réaffirmer les valeurs et les ambitions du GMD. Le mouvement entend s’imposer comme un acteur central du paysage politique en Guinée, en fédérant autour d’un projet axé sur la modernisation de l’État, le développement économique et la cohésion nationale.

Cette étape marque ainsi le début d’un processus structurant pour les soutiens du pouvoir, à l’approche des échéances politiques à venir.

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Guinée : les 20 nominations à la Primature.

À travers un décret signé par le président Mamadi Doumbouya, vingt hauts cadres ont été nommés à la Primature. Voici la liste complète :

  1. Dr Daouda Kamissoko – Ministre directeur de cabinet

  2. M. Lancinet Awa Doumbouya – Directeur de cabinet adjoint

  3. Mme Fatoumata Binta Diallo – Cheffe de cabinet

  4. Dr Saïko Oumar Baldé – Conseiller spécial

  5. M. Mohamed Yahya Bah – Conseiller chargé de mission

  6. M. Souleymane Touré – Conseiller juridique et affaires institutionnelles

  7. M. Siddy Yahya Camara – Conseiller politique, dialogue social et relations avec les acteurs nationaux

  8. M. François Abou Soumah – Conseiller chargé des affaires diplomatiques, de la coopération et des relations internationales

  9. M. Thierno Souleymane Bah – Conseiller en coordination interministérielle et suivi des réformes

  10. M. Olomou Koné Kourouma – Conseiller en stratégie économique, finance publique et financement du développement

  11. Mme Yayé Mariama Diallo – Conseillère chargée du capital humain, de la jeunesse, du sport, de l’éducation et de la formation

  12. Dr Imidine Touré – Conseiller chargé du numérique, de la transformation digitale et de l’innovation publique

  13. M. Cheick Alioune Diallo – Conseiller chargé des affaires territoriales, de la décentralisation et de la gouvernance locale

  14. M. Aboubacar Camara – Conseiller en communication stratégique et relations publiques

  15. Mme Aminata Bérété – Conseillère chargée de la cohésion sociale, de la citoyenneté et des dynamiques communautaires

  16. Mme Taïbou Diallo – Conseillère chargée de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage et de l’économie bleue

  17. M. Tierno Iliassa Baldé – Conseiller chargé de la planification stratégique, du suivi-évaluation et de la performance publique

  18. M. Bangaly Maty – Conseiller chargé des mines, de l’énergie et des infrastructures stratégiques

  19. Dr Robert Camara – Conseiller chargé de la santé, de la nutrition et de la sécurité sanitaire

  20. Mme Kadiatou Virginie Touré – Conseillère chargée du suivi des projets stratégiques à financement extérieur

Cette série de nominations marque une réorganisation d’ampleur au sein de la Primature guinéenne.

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Guinée : plus de 17,5 millions d’habitants selon les résultats provisoires du RGPH-4.

La population guinéenne est désormais estimée à 17 521 167 habitants, selon les résultats provisoires du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), rendus publics ce mercredi lors d’une cérémonie officielle. Ces premières données confirment les grandes tendances démographiques observées au cours des dernières années.

Une population majoritairement féminine

Parmi les enseignements majeurs de ce recensement figure la prédominance des femmes, qui représentent 51,8 % de la population, contre 48,2 % pour les hommes. Cette configuration s’inscrit dans la continuité des précédentes opérations statistiques et reflète les dynamiques démographiques du pays.

Un ancrage rural toujours dominant

Le profil territorial de la Guinée demeure largement rural. Environ 61,3 % des habitants vivent en milieu rural, contre 38,7 % en zone urbaine. Cette répartition met en évidence les défis persistants liés à l’accès aux services sociaux de base, aux infrastructures et à un développement équilibré du territoire.

Des pôles démographiques structurants : Kankan et Conakry

La distribution régionale de la population révèle également des zones de forte concentration. Les régions de Kankan et de Conakry totalisent à elles seules plus de 4,1 millions d’habitants, traduisant à la fois le poids démographique de l’intérieur du pays et l’attractivité continue de la capitale.

Un outil stratégique pour les politiques publiques

Au-delà de leur portée statistique, ces résultats provisoires constituent un instrument essentiel d’aide à la décision. Ils serviront de base à l’élaboration et à l’ajustement des politiques publiques dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, l’emploi ou encore l’aménagement du territoire, en attendant la publication des données définitives.

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Guinée : l’ancien président de la Cour constitutionnelle devant la CRIEF pour détournement présumé.

L’ancien président de la Cour constitutionnelle guinéenne, Mohamed Lamine Bangoura, comparaît ce lundi 23 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il est poursuivi pour le détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens, soit environ 2,32 millions de dollars.

Une figure judiciaire au cœur des turbulences politiques

Nommé en 2018 à la tête de la Cour constitutionnelle sous le régime de Alpha Condé, Mohamed Lamine Bangoura avait succédé à Kèlèfa Sall, destitué dans un contexte de fortes tensions politiques liées à la question du troisième mandat présidentiel.

Considéré à l’époque comme un acteur clé du dispositif institutionnel, il est progressivement tombé en disgrâce à la faveur du changement de régime intervenu en Guinée, dans un climat de recomposition politique et judiciaire.

Des accusations lourdes portées par la CRIEF

Arrêté en 2022 et placé sous mandat de dépôt, l’ancien haut magistrat fait face à plusieurs chefs d’accusation. La CRIEF le poursuit notamment pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.

Ces poursuites s’inscrivent dans une dynamique plus large de lutte contre la corruption et de reddition des comptes engagée par les autorités de transition, visant à examiner la gestion des ressources publiques sous les précédents régimes.

Une défense qui conteste les faits

Lors de sa première comparution la semaine précédente, Mohamed Lamine Bangoura a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Il a notamment contesté l’existence même des fonds présumés détournés, affirmant que « ce montant n’existe pas ».

La procédure en cours devant la CRIEF est suivie de près par l’opinion publique, dans un contexte où les attentes en matière de transparence, de justice et de bonne gouvernance restent particulièrement élevées en Guinée.

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Sierra Leone : hommage officiel à la Guinée pour son rôle dans la restauration de la paix.

La Sierra Leone a rendu un hommage appuyé à la Guinée, à l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la création des forces armées sierra-léonaises, célébré le 18 février 2026. Cette commémoration a été marquée par une reconnaissance solennelle des pays ayant contribué à la stabilisation du pays après la guerre civile, notamment la Guinée, dont l’engagement militaire et humain a été salué.

Une distinction pour saluer l’engagement guinéen

Dans ce cadre, une médaille a été décernée au général de corps d’armée Ibrahima Sory Bangoura, chef d’état-major général des armées guinéennes. Cette distinction vient reconnaître le rôle déterminant joué par la Guinée durant le conflit sierra-léonais, tant sur le plan opérationnel que logistique.

La décoration a été remise à la délégation guinéenne présente lors de la cérémonie, symbolisant la gratitude des autorités sierra-léonaises envers un partenaire clé dans les efforts de paix.

La mémoire des sacrifices au cœur de la cérémonie

Les autorités militaires ont rappelé le lourd tribut payé par la Guinée durant la guerre civile, évoquant les pertes humaines et matérielles subies. L’hommage s’inscrit dans une volonté de préserver la mémoire des soldats et civils qui ont contribué à la restauration de la paix en Sierra Leone.

Une reconnaissance portée au plus haut niveau de l’État

Prenant la parole, le président Julius Maada Bio a exprimé la reconnaissance de son pays envers ses partenaires internationaux. Il a salué l’engagement de ceux qui ont accompagné la Sierra Leone dans les moments les plus critiques de son histoire récente, rendant hommage à tous les acteurs ayant contribué au retour de la stabilité.

Un symbole du renforcement des relations bilatérales

Au-delà de la dimension mémorielle, cette distinction illustre le rôle de la Guinée dans les mécanismes régionaux de maintien de la paix. Elle vient également consolider les relations de coopération militaire entre Conakry et Freetown, dans un contexte où la sécurité régionale demeure un enjeu majeur en Afrique de l’Ouest.

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Élections législatives en Guinée : les critères d’éligibilité au mandat de député précisés.

À la suite de l’annonce par Mamadi Doumbouya de la tenue prochaine des élections législatives et communales, la question de l’accès au futur Parlement s’impose au cœur du débat public. Dans un contexte de transition politique et de refondation institutionnelle, le nouveau cadre juridique entend encadrer de manière rigoureuse la participation aux fonctions électives.

L’article 156 du nouveau code électoral définit les critères requis pour briguer un siège de député.

Quatre critères fondamentaux pour briguer un mandat parlementaire

Pour se porter candidat aux élections législatives, tout citoyen doit répondre aux exigences suivantes :

  • Être de nationalité guinéenne ;

  • Jouir de ses droits civils et politiques ;

  • Être inscrit sur une liste électorale ;

  • Répondre aux conditions d’âge fixées par la loi.

Ces dispositions visent à garantir que les futurs représentants de la Nation disposent des qualités juridiques et civiques nécessaires à l’exercice de leur mandat.

L’article 157 précise, quant à lui, les situations d’inéligibilité. Ne peuvent être élus députés :

  • Les personnes atteintes de démence ou déclarées incapables au sens du Code civil
  • Les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation définitive pour crime ou délit entraînant l’inéligibilité, sauf en cas de réhabilitation
  • Les personnes naturalisées durant les dix premières années suivant le décret de naturalisation, sauf si elles justifient d’une résidence régulière en Guinée depuis cette date.

Sont également inéligibles, dans les circonscriptions où elles exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis au moins un an, les gouverneurs, préfets ainsi que les secrétaires généraux de préfecture et de commune.
Par ailleurs, certaines fonctions sont incompatibles avec une candidature, sauf démission ou mise en disponibilité avant le dépôt du dossier.

Il s’agit notamment :
Des présidents et vice-présidents des institutions de la République ;
Des membres du gouvernement et secrétaires généraux des départements ministériels ;
Des membres des missions diplomatiques et consulaires ;
Des magistrats en activité ;
Du gouverneur et des vice-gouverneurs de la Banque centrale ;
Des recteurs d’université, doyens et directeurs d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche ;
Des militaires et paramilitaires ;
Des responsables des autorités administratives indépendantes ;
Des directeurs généraux d’entreprises et établissements publics ;
Des responsables des corps de contrôle de l’État ;
Des comptables publics, trésoriers, receveurs et payeurs à tous les niveaux ;
Des gestionnaires de projets et programmes publics.

En définissant ces critères, le code électoral vise à assurer une représentation parlementaire transparente et crédible, conforme aux principes de l’État de droit. L’objectif affiché est de limiter les conflits d’intérêts et d’encadrer la participation des responsables publics aux compétitions électorales.