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Boké : l’axe Dabis–Kébou en chantier pour renforcer la mobilité transfrontalière avec la Guinée-Bissau.

Dans la région administrative de Boké, les travaux d’aménagement routier entre Dabis et Kébou progressent de manière significative. Ce projet d’infrastructure, jugé stratégique par les autorités, vise à finaliser un corridor essentiel reliant la Guinée à la Guinée-Bissau, tout en améliorant durablement les conditions de circulation dans le Kakandé.

Inscrit dans la politique nationale de modernisation des infrastructures de transport, ce chantier ambitionne de désenclaver plusieurs localités rurales, de fluidifier les échanges commerciaux et de faciliter les déplacements des personnes et des biens entre les deux pays voisins. À terme, cet axe routier devrait jouer un rôle clé dans la dynamisation de l’économie locale, notamment pour les activités agricoles, minières et commerciales fortement présentes dans la région de Boké.

Selon des sources techniques impliquées dans le projet, les travaux portent à la fois sur le reprofilage de la chaussée, le renforcement de la structure routière, l’aménagement des ouvrages de drainage et la sécurisation de certains points sensibles, particulièrement en période hivernale. L’objectif est de garantir une route praticable en toute saison, réduisant ainsi les coupures fréquentes observées par le passé.

Au-delà de son impact local, l’axe Dabis–Kébou s’inscrit dans une vision plus large d’intégration sous-régionale. Il constitue un maillon important des corridors transfrontaliers visant à renforcer la coopération économique et sociale entre la Guinée et la Guinée-Bissau. Les populations riveraines, longtemps confrontées à l’isolement et à des difficultés d’accès aux services de base, expriment déjà l’espoir de voir leurs conditions de vie s’améliorer grâce à cette infrastructure.

Les autorités locales et les services techniques suivent de près l’évolution du chantier, appelant à la poursuite des travaux dans le respect des normes de qualité et des délais fixés. Une fois achevé, ce tronçon routier devrait contribuer à renforcer la connectivité régionale, la sécurité des déplacements et la circulation des échanges, confirmant ainsi le rôle stratégique de Boké comme zone de convergence économique et frontalière.

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Mission de la CEDEAO à Bissau : Cheikh Niang fait le point sur les discussions avec le commandement militaire.

En déplacement à Bissau dans le cadre d’une mission de la CEDEAO, le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a pris part, samedi 10 janvier, à des concertations de haut niveau avec les autorités de transition bissau-guinéennes. Cette mission s’est déroulée aux côtés de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio.

Le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, est revenu sur le contenu des échanges, notamment ceux tenus avec le haut commandement militaire.

S’exprimant sur les ondes de la RTS, le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué qu’un entretien approfondi a réuni le commandement militaire et certains membres du gouvernement de transition. Les discussions ont porté sur la situation politique du pays, marquée par un blocage institutionnel persistant depuis le coup d’État du 26 novembre 2025.

Selon Cheikh Niang, les autorités militaires ont présenté un mémorandum détaillant les actions envisagées pour un retour à l’ordre constitutionnel. Ce document sera soumis à l’examen des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Le ministre a toutefois relevé que la transition de douze mois annoncée par les autorités bissau-guinéennes ne correspond pas aux orientations initialement définies par l’organisation régionale, tant dans sa conception que dans sa mise en œuvre. Cette divergence justifie, a-t-il précisé, la mise en place d’un mécanisme de suivi par le comité de médiation restreint de la CEDEAO, auquel le Sénégal prend part.

La délégation régionale a également rencontré plusieurs acteurs politiques concernés par la situation post-coup d’État, dans l’objectif de promouvoir une transition inclusive, apaisée et ouverte à l’ensemble des forces politiques.

À travers cette mission, Cheikh Niang a réaffirmé la position du Sénégal, fondée sur le respect de l’ordre constitutionnel et la nécessité d’un processus électoral crédible, sécurisé et conforme aux mécanismes et principes de la CEDEAO.

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Guinée-Bissau : le Sénégal participe au Sommet extraordinaire de la CEDEAO

Le Gouvernement du Sénégal a annoncé que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a pris part, ce jeudi, au Sommet extraordinaire de la CEDEAO consacré à la crise politique en Guinée-Bissau, après la prise du pouvoir par des éléments de l’armée. La rencontre, tenue en visioconférence, a abouti à une série de mesures fermes destinées à restaurer l’ordre constitutionnel dans le pays.

Mesures adoptées par la CEDEAO

La CEDEAO a :

  • Condamné unanimement la tentative de prise du pouvoir par la force ;

  • Exigé la libération immédiate du Président Umaro Sissoco Embaló et de toutes les personnes arrêtées ;

  • Décidé la mise en place d’un comité de médiation restreint, auquel le Sénégal prend part, chargé de se rendre à Bissau dans les prochains jours pour suivre l’exécution des décisions prises.

La position du Sénégal

Dans son intervention, le Président Bassirou Diomaye Faye a rappelé :

  • la nécessité absolue de respecter l’ordre constitutionnel,

  • l’importance de protéger les populations,

  • l’exigence d’un processus électoral apaisé, tel que prévu par les mécanismes régionaux.

Le Sénégal réaffirme ainsi son engagement pour la stabilité en Afrique de l’Ouest et sa détermination à soutenir les efforts collectifs visant à prévenir une escalade de la crise en Guinée-Bissau.

Umaro Sissoco Embaló

Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló officialise sa candidature pour un second mandat

La Guinée-Bissau est au cœur d’une actualité politique brûlante. Le président en exercice, Umaro Sissoco Embaló, a officiellement annoncé sa candidature à un second mandat lors de l’élection présidentielle prévue pour le 23 novembre 2025. Cette déclaration marque un revirement majeur par rapport à ses engagements antérieurs, où il affirmait en septembre 2024 qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

Une volte-face qui suscite la controverse

L’annonce de cette candidature intervient dans un climat politique déjà tendu. L’opposition conteste la légitimité du mandat actuel du président, estimant qu’il a pris fin en février 2025. La Cour suprême, pour sa part, a statué que le mandat d’Embaló se termine le 4 septembre 2025. Ce flou juridique alimente les tensions et polarise la scène politique nationale.

Une opposition mobilisée

Face à cette situation, plusieurs partis d’opposition ont appelé à des actions de protestation, menaçant de « paralyser » le pays si des mesures concrètes ne sont pas prises pour clarifier le processus électoral et garantir une transition démocratique. Ils dénoncent une tentative de confiscation du pouvoir par le président sortant.

Une CEDEAO en retrait

La tentative de médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été avortée. Sa mission, déployée pour apaiser les tensions, a quitté le pays prématurément, citant des menaces proférées à l’encontre de ses membres par le chef de l’État.

Des incertitudes à l’horizon

Cette candidature inattendue relance le débat sur la stabilité institutionnelle du pays et sur la crédibilité du processus électoral. La communauté internationale, de plus en plus attentive, appelle au respect des principes démocratiques et à une organisation transparente des élections.

La Guinée-Bissau entre ainsi dans une phase décisive de son histoire politique, où chaque acte posé pourrait redéfinir l’avenir du pays. Reste à savoir si cette nouvelle candidature d’Embaló renforcera ou affaiblira la fragile démocratie bissau-guinéenne.

Embalo   Guinée Bissau

Guinée-Bissau : Vers des élections anticipées dans un climat politique tendu

Le président de la République de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a tenu une réunion avec les partis politiques afin de fixer la date des élections présidentielles et législatives anticipées. Conformément à un décret présidentiel publié le 7 mars 2025, ces élections auront lieu le 23 novembre 2025, avancées d’une semaine par rapport à la date initialement annoncée du 30 novembre.

Une décision sur fond de tensions politiques

Cette décision intervient dans un contexte de crise institutionnelle marquée par des contestations sur la légitimité du président en place. L’opposition affirme que le mandat d’Umaro Sissoco Embaló a expiré en février 2025, tandis que la Cour suprême de justice a statué que son mandat prendra fin le 4 septembre 2025. Face à cette incertitude, plusieurs partis d’opposition ont menacé de paralyser le pays à partir du 27 février, exigeant des clarifications sur le processus électoral et la transition politique.

Une implication controversée de la CEDEAO

Afin de faciliter une issue pacifique, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a envoyé une mission de médiation pour tenter de trouver un terrain d’entente entre les différentes parties. Cependant, cette mission a été interrompue de manière abrupte après des menaces présumées de la part du président Embaló, compliquant davantage le climat politique du pays.

Une candidature en contradiction avec des engagements antérieurs

En septembre 2024, Umaro Sissoco Embaló avait publiquement déclaré qu’il ne briguerait pas un second mandat. Toutefois, dans un revirement politique, il a annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle de novembre 2025, ravivant les tensions et soulevant des questions sur la stabilité politique et institutionnelle de la Guinée-Bissau.

Vers une campagne électorale sous haute tension

Avec cette décision d’organiser les élections en novembre, la Guinée-Bissau entre dans une période d’intense activité politique. La campagne électorale s’annonce tendue, marquée par des affrontements entre l’exécutif et l’opposition, ainsi que par des craintes sur la transparence du scrutin.

Alors que la communauté internationale surveille de près l’évolution de la situation, les acteurs politiques locaux devront faire preuve de responsabilité pour garantir un processus électoral libre et apaisé. La stabilité du pays en dépend.

Embalo   Guinée Bissau

Guinée-Bissau : Retour du président Embalo dans un climat politique tendu avec la Cédéao

Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, est rentré dans son pays ce 3 mars 2025 après une série de rencontres internationales, notamment avec son homologue russe Vladimir Poutine. Ce retour intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par des tensions croissantes avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et des contestations internes sur la légitimité de son mandat.

Un différend sur la durée du mandat présidentiel

Au cœur des tensions actuelles figure la question de la fin du mandat d’Embalo. Élu en 2019 et investi en février 2020, son mandat présidentiel de cinq ans est censé arriver à son terme. Cependant, un débat juridique et politique agite la classe politique bissau-guinéenne :

L’opposition estime que son mandat a pris fin le 27 février 2025, date à laquelle un nouveau président aurait dû être élu selon la Constitution.

La Cour suprême de justice, pour sa part, a statué que le mandat présidentiel prendrait fin le 4 septembre 2025, permettant ainsi à Embalo de rester en fonction jusqu’à cette échéance.

Face à ces divergences, le président Embalo a récemment annoncé que les élections présidentielle et législatives se tiendront le 30 novembre 2025, une décision qui ne satisfait pas ses opposants.

 

Les tensions avec la Cédéao

Dans ce climat d’incertitude, la Cédéao a envoyé une mission diplomatique en Guinée-Bissau entre le 21 et le 28 février 2025 pour tenter de favoriser un consensus entre les différentes parties. Cependant, la situation s’est rapidement envenimée :

•Le président Embalo a jugé la mission de la Cédéao comme une tentative d’ingérence et a menacé de l’expulser du pays, affirmant que la Guinée-Bissau n’était pas une “République bananière”.

•En réaction, la mission de la Cédéao a écourté son séjour, quittant précipitamment Bissau le 1ᵉʳ mars 2025.

Ce bras de fer diplomatique complique encore davantage la situation politique du pays et met en lumière une rupture de confiance entre la Guinée-Bissau et l’organisation sous-régionale.

 

Une opposition qui promet une mobilisation massive

Face à ce qu’elle considère comme une tentative de maintien au pouvoir illégitime, l’opposition guinéenne, menée notamment par :

Domingos Simões Pereira (chef de la Plateforme PAI Terra Ranka)

Nuno Gomes Nabiam (Alliance Patriotique Inclusive – API)

a promis de “paralyser le pays” à travers des manifestations de grande ampleur. Des rassemblements ont déjà été organisés dans certaines villes, appelant à un respect strict du calendrier constitutionnel.

Le risque d’un affrontement entre partisans du gouvernement et forces d’opposition inquiète la communauté internationale, qui redoute une nouvelle crise politique et sécuritaire en Guinée-Bissau.

 

Un réalignement stratégique vers la Russie ?

Dans ce contexte de tensions internes et de distanciation avec la Cédéao, le président Embalo semble chercher de nouveaux alliés internationaux. Récemment, il s’est entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, abordant des sujets liés à :

• La coopération économique

• Le partenariat sécuritaire

Cette rencontre pourrait signaler un réalignement stratégique de la Guinée-Bissau vers Moscou, au moment où plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont pris leurs distances avec la France et les institutions ouest-africaines.

 

Quelle issue pour la Guinée-Bissau ?

La situation en Guinée-Bissau reste extrêmement volatile. Plusieurs scénarios sont envisageables dans les prochains mois :

1.Un apaisement politique, avec un dialogue entre le gouvernement et l’opposition sous l’égide d’acteurs internationaux.

2.Une intensification des tensions, pouvant mener à une crise politique plus grave, voire à des troubles sociaux.

3.Un durcissement du régime, avec une répression des manifestations et une gouvernance de plus en plus autoritaire.

La Cédéao et d’autres partenaires internationaux devront surveiller de près l’évolution de la situation pour éviter une nouvelle crise en Afrique de l’Ouest.

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La Noix de Cajou : Un Pilier de l’Économie de la Guinée-Bissau et un Modèle de Collaboration Public-Privé

Le Secrétaire général de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et de Services (CCIAS) a souligné, mercredi à Bissau, l’importance capitale du secteur privé, incluant les producteurs, commerçants et exportateurs, dans la dynamisation de la filière de la noix de cajou, élément clé permettant à la Guinée-Bissau de maintenir sa compétitivité sur le marché international.

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture de la campagne de commercialisation de la noix de cajou 2024, le représentant du président intérimaire de la CCIAS, Bacar Baldé, a mis en lumière le rôle stratégique de cette filière. Il a rappelé que la noix de cajou reste l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne, représentant plus de 90 % des exportations nationales et constituant une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles à travers le pays.

« La campagne de commercialisation de 2024 a permis de renforcer la dynamique du secteur. Pour la première fois, les acteurs de la filière ont eu la possibilité d’acheter directement aux producteurs, ce qui a favorisé une concurrence accrue, apportant ainsi des bénéfices tant pour les producteurs que pour le gouvernement, via une collecte fiscale améliorée », a affirmé Mama Saliu Bá.

Il a toutefois souligné que l’un des principaux défis demeure la faible implication du secteur bancaire national dans le financement des opérateurs de la filière. Selon lui, les difficultés d’accès aux garanties, la lenteur des procédures judiciaires concernant les litiges commerciaux et la volatilité des prix fixés par l’État sont des obstacles majeurs à une meilleure participation des institutions financières.

De son côté, Bacar Baldé a exprimé sa gratitude envers le gouvernement pour les efforts fournis durant cette campagne, réaffirmant que la collaboration avec le secteur privé sera essentielle pour l’avenir de l’économie nationale. Il a insisté sur la nécessité de transformer les défis en opportunités pour garantir que la noix de cajou de la Guinée-Bissau demeure un pilier du développement économique du pays.

La campagne de commercialisation 2024 a permis l’exportation de 163 000 tonnes de noix de cajou, un produit clé pour la survie de milliers de familles et surnommé « l’or de la Guinée-Bissau » en raison de son impact économique majeur.