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Guinée : Lancement officiel de la campagne agricole 2025 à Ditinn, sous le signe de l’espoir et de l’autosuffisance

Ce mercredi 9 avril 2025, le gouvernement guinéen a officiellement lancé la campagne agricole 2025 dans la sous-préfecture de Ditinn, préfecture de Dalaba, sous le thème évocateur : « Nourrir la Guinée avec ses propres ressources ». L’événement, présidé par des représentants du ministère de l’Agriculture, marque le démarrage d’une nouvelle dynamique en faveur de la souveraineté alimentaire et du développement rural.

Une ambition forte pour une Guinée autosuffisante

L’objectif principal de cette campagne est clair : soutenir directement 2,5 millions de producteurs agricoles familiaux et 1 million d’éleveurs, tout en réduisant significativement la dépendance du pays vis-à-vis des importations alimentaires.

Les autorités entendent renforcer les efforts engagés en matière :

•D’accès aux semences améliorées,

•D’équipements agricoles modernes,

•De formations techniques pour les producteurs,

•Et d’accompagnement financier et institutionnel.

Priorité à la transformation locale

Au-delà de la production, la campagne met également l’accent sur la valorisation des produits locaux et le développement de la chaîne de valeur agroalimentaire. Des initiatives seront déployées pour favoriser la transformation locale, l’accès aux marchés, et la réduction des pertes post-récolte.

Une mobilisation nationale autour du monde rural

La cérémonie de lancement à Ditinn a mobilisé les autorités administratives, les acteurs agricoles, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les représentants des organisations paysannes. Un appel a été lancé pour renforcer la résilience du monde rural face aux effets du changement climatique, tout en consolidant la place de l’agriculture comme levier de croissance et de stabilité sociale.

La campagne agricole 2025 symbolise une volonté forte du gouvernement guinéen de mettre l’agriculture au cœur de sa stratégie de développement. En misant sur les ressources locales, l’innovation et l’inclusion, la Guinée entend bâtir un avenir agricole durable, équitable et porteur d’espoir pour des millions de familles rurales.

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Guinée : Réception des derniers kits biométriques pour le recensement électoral

La Guinée franchit une étape décisive dans la préparation de ses prochaines échéances électorales. Le mardi 9 avril 2025, le gouvernement guinéen a officiellement réceptionné les 3 000 derniers kits biométriques à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré de Conakry, destinés à la réalisation du recensement électoral.

Un pas stratégique vers le référendum constitutionnel

Cette opération s’inscrit dans le cadre des préparatifs du référendum pour l’adoption de la nouvelle Constitution, prévu le 21 septembre 2025. Ces équipements viennent compléter la première vague déjà livrée, portant le total à plusieurs milliers d’unités réparties sur tout le territoire.

Les kits, composés notamment d’ordinateurs portables, de tablettes, de lecteurs d’empreintes digitales et de caméras, permettront d’enrôler numériquement les citoyens en âge de voter, tout en garantissant la transparence et la fiabilité du fichier électoral.

Une étape saluée par les autorités

Présent lors de la réception, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a salué cette livraison comme un gage de respect du chronogramme de la transition. Il a souligné l’engagement du gouvernement à conduire un processus électoral crédible, inclusif et conforme aux standards internationaux.

Enjeux du recensement biométrique

La mise en place d’un recensement biométrique répond à plusieurs enjeux :

• Assurer un fichier électoral unique et sécurisé ;

•Lutter contre la fraude et les doublons ;

•Promouvoir la participation des électeurs guinéens de l’intérieur comme de la diaspora ;

•Poser les bases d’un système électoral plus moderne et durable.

Une attente forte de la population

Le peuple guinéen attend de ce processus qu’il ouvre la voie à un retour à l’ordre constitutionnel, après plusieurs années de transition politique. Le bon déroulement du recensement constituera un signal fort pour la tenue d’élections libres, crédibles et apaisées.

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Guinée : Un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer l’assainissement et l’accès à l’eau

La République de Guinée vient de franchir une étape importante dans sa quête d’un meilleur accès à l’eau potable et à des services d’assainissement dignes. Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce mois d’avril 2025, un crédit de 200 millions de dollars américains en faveur du pays. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement (PAAEA).

Objectifs du projet

Ce programme ambitieux vise à :

•Fournir un accès durable à l’eau potable à des centaines de milliers de Guinéens ;

•Renforcer les infrastructures d’assainissement urbain et rural ;

•Promouvoir une gestion durable des ressources hydriques ;

•Soutenir les réformes structurelles dans le secteur de l’eau.

Zones ciblées

Le projet bénéficiera à plusieurs localités à travers tout le pays, avec un accent particulier sur les zones à forte vulnérabilité hydrique et les quartiers périphériques de Conakry, Kindia, Labé, Kankan et Nzérékoré. Il prévoit également des actions spécifiques pour améliorer la résilience climatique du secteur.

Retombées attendues

Selon les autorités guinéennes, ce financement permettra :

• D’accroître considérablement le taux de desserte en eau potable dans les zones défavorisées ;

•D’améliorer les conditions sanitaires et de santé publique ;

•De réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.

Une avancée majeure pour les ODD

Ce projet contribue directement à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 6 (eau propre et assainissement). Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de l’eau et de l’assainissement une priorité nationale.

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Guinée : Volt relance ses activités de prospection aurifère dans un contexte favorable

La société minière Volt Resources Limited a annoncé sa décision de relancer ses activités de prospection aurifère en Guinée, profitant de l’embellie des cours mondiaux de l’or. Cette reprise marque une nouvelle dynamique pour le secteur minier guinéen, pilier essentiel de l’économie nationale.

Une conjoncture internationale favorable

Avec la hausse continue du prix de l’or sur les marchés internationaux, les conditions sont particulièrement propices aux investissements dans l’exploration minière. Volt, cotée à la bourse australienne, entend capitaliser sur cette tendance pour redynamiser ses projets sur le sol guinéen, en particulier sur les permis qu’elle détient dans des zones à fort potentiel aurifère.

Objectifs et enjeux

Selon les responsables de la société, cette relance vise à :

  • Réévaluer les ressources disponibles dans les zones déjà identifiées ;
  • Accroître les investissements dans les campagnes de forage et d’analyse géologique ;
  • Renforcer la présence de Volt sur le marché aurifère ouest-africain.

La Guinée, dotée de richesses minières abondantes, offre un cadre naturel attractif pour les compagnies minières internationales, bien que les défis logistiques, administratifs et environnementaux restent importants.

Opportunités pour l’économie locale

Le retour de Volt sur le terrain pourrait générer des retombées positives pour les communautés locales, notamment en matière :

  • D’emplois directs et indirects ;
  • De développement des infrastructures locales ;
  • De partenariats avec des sous-traitants guinéens.

Les autorités guinéennes ont réaffirmé leur volonté d’encadrer et d’accompagner les initiatives minières respectueuses des normes environnementales et sociales, dans le cadre d’un développement durable du secteur extractif.

La relance de la prospection aurifère par Volt constitue un signal positif pour la confiance des investisseurs étrangers en Guinée. Si elle est bien encadrée, cette reprise contribuera à renforcer la position du pays comme un acteur majeur de la filière aurifère en Afrique de l’Ouest, tout en soutenant la croissance économique nationale.

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Guinée : Des mesures pour relancer le secteur de l’élevage

Le vendredi 4 avril 2025, le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, M. Félix LAMAH, a dévoilé lors d’une conférence de presse un important programme d’appui au sous-secteur de l’élevage. Objectif : améliorer la productivité, renforcer la résilience des exploitations et moderniser les pratiques élevage dans toutes les filières animales.

Des appuis ciblés pour les éleveurs

Le ministre a annoncé la mise à disposition des éleveurs de quantités significatives d’aliments pour le bétail :

  • 300 tonnes d’aliment bétail pour soutenir l’embouche de 5 000 bovins ;
  • 200 tonnes d’aliment pour l’embouche de 25 000 petits ruminants ;
  • 4 773 tonnes de maïs et 1 613 tonnes de granulés/concentrés pour l’alimentation de 500 000 poussins pondeuses, dans le cadre de la relance de 95 fermes avicoles touchées par la grippe aviaire à Coyah et Forécariah ;
  • 200 tonnes d’aliments concentrés pour l’élevage de 5 000 porcs.

Modernisation des pratiques et amélioration génétique

Le plan prévoit aussi des actions destinées à intensifier les systèmes d’élevage et améliorer les performances :

  • Insémination de 1 000 vaches dans des élevages en voie d’intensification ;
  • Mise à disposition de 50 botteleuses manuelles ou automatiques, avec mini-tracteurs ;
  • Fourniture de 250 ensileuses broyeuses pour la production de fourrage ;
  • 6 tonnes de semences fourragères et un lot d’équipements zootechniques (grillages, motos tricycles, bâches d’ensilage, etc.).

Une campagne de vaccination à grande échelle

Le Ministre a également annoncé une vaste campagne de vaccination ciblant 3 985 000 animaux contre les principales maladies animales prioritaires et zoonotiques, telles que :

  • La Peste des Petits Ruminants (PPR),
  • Le charbon bactéridien et symptomatique,
  • La rage,
  • La pasteurellose,
  • La fièvre aphteuse,
  • La maladie de Newcastle,
  • Et la péripneumonie bovine contagieuse.

Un engagement pour la sécurité alimentaire et la création de valeur

Ces mesures s’inscrivent dans une dynamique de relance durable du secteur de l’élevage. Elles visent à renforcer la sécurité alimentaire, à créer des revenus pour les éleveurs et à promouvoir l’émergence d’une filière animale moderne, compétitive et résiliente.

Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement à soutenir les acteurs du monde rural et à positionner l’élevage comme un levier de développement économique et social en Guinée

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Processus électoral en Guinée : 36 nouvelles circonscriptions électorales créées à l’étranger

Dans le cadre de la poursuite du processus de retour à l’ordre constitutionnel, les ministères des Affaires étrangères et de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ont annoncé, ce mercredi 2 avril 2025, la création de 36 nouvelles circonscriptions électorales dans les ambassades et consulats de Guinée à l’étranger.

Une décision pour l’inclusion de la diaspora

Cette décision s’inscrit dans une dynamique d’inclusion politique et de participation citoyenne des Guinéens de l’étranger aux prochaines échéances électorales, notamment le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025 et les futures élections générales.

Les autorités ont affirmé leur volonté de garantir à chaque citoyen guinéen, qu’il vive à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, le droit de vote dans des conditions transparentes et accessibles.

Renforcement du dispositif électoral

La création de ces nouvelles circonscriptions répond à une nécessité logistique et administrative. Elle permettra de mieux organiser l’enrôlement des électeurs, le dépouillement des votes et le suivi des résultats au sein des communautés guinéennes à l’étranger.

Il s’agit également d’une réponse aux attentes récurrentes des Guinéens de la diaspora, longtemps confrontés à des difficultés pour exercer leur droit de vote.

Une avancée dans la transition politique

Cette mesure vient renforcer la crédibilité du processus électoral en cours et la volonté des autorités de conduire une transition inclusive et participative. Elle est perçue comme un signal fort en faveur d’un renouveau démocratique.

La mise en place de ces 36 nouvelles circonscriptions à l’étranger est une initiative saluée par les observateurs. Elle témoigne de la volonté de l’État guinéen de prendre en compte toutes les composantes de la nation dans la construction d’une démocratie plus forte et plus inclusive.

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Guinée : Le référendum pour la nouvelle Constitution fixé au 21 septembre 2025

C’est officiel. Par décret lu à la télévision nationale ce lundi 1er avril 2025, le Président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, a fixé la date du référendum constitutionnel au dimanche 21 septembre 2025. Cette annonce marque une étape majeure dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel en Guinée.

Une attente enfin levée

Attendue depuis plusieurs mois, cette décision intervient après le dépassement du délai initial de trois mois annoncé dans le chronogramme de la transition. C’est le ministre Secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, qui a lu le décret fixant cette date, mettant fin à une période d’incertitude.

Le référendum portera sur l’adoption d’une nouvelle Constitution censée jeter les bases d’un nouveau contrat social entre les citoyens et l’État, et baliser la voie vers des élections libres, inclusives et transparentes.

Un moment crucial pour la transition

Cette annonce est perçue comme une étape déterminante dans le processus de restauration de l’ordre constitutionnel, tel que promis par les autorités de la transition. Elle intervient dans un contexte marqué par la pression de la société civile, de la classe politique et des partenaires internationaux, qui exigent une clarification du calendrier politique.

Cependant, plusieurs défis demeurent, notamment la finalisation du texte constitutionnel, l’organisation logistique du scrutin et la garantie d’une participation inclusive et sereine de l’ensemble des acteurs.

Une attente nationale et internationale

De nombreux observateurs estiment que la tenue de ce référendum pourrait redonner confiance aux citoyens et ouvrir la voie à une sortie de crise apaisée. La communauté internationale, en particulier la CEDEAO et l’Union africaine, devrait suivre de près le déroulement du processus.

L’enjeu est de taille : offrir à la Guinée une nouvelle charte fondamentale porteuse d’espoir, de stabilité et de démocratie.

La fixation du 21 septembre 2025 comme date du référendum constitutionnel constitue un tournant politique majeurpour la Guinée. Les mois à venir seront déterminants pour assurer un processus inclusif, transparent et porteur d’espoirs pour l’avenir du pays.

Moussa Dadis Camara

Guinée : Polémiques autour de la grâce présidentielle accordée à Moussa Dadis Camara

Le décret de grâce présidentielle accordée à l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, suscite de vives réactions au sein de l’opinion nationale et internationale. Cette décision prise par le président de la transition, Mamadi Doumbouya, relance le débat sur la justice, la mémoire et la réconciliation en Guinée.

Une décision controversée

Condamné en juillet 2024 à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité dans le cadre du massacre du 28 septembre 2009, Dadis Camara bénéficie d’une mesure de clémence qui divise.

Alors que certains estiment qu’il s’agit d’une démarche visant à favoriser l’apaisement politique, d’autres y voient une atteinte à l’indépendance de la justice et un manque de considération pour les victimes.

Réactions de la société civile et des organisations internationales

La Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) a réagi avec étonnement et préoccupation. Dans un communiqué, l’organisation a exprimé son incompréhension face à la grâce accordée, rappelant l’importance de respecter la dignité et les attentes des victimes.

Des associations de victimes, à l’image de l’AVIPA, ont également fait part de leur colère et de leur déception, estimant que la décision va à l’encontre du processus de vérité et de justice enclenché depuis le démarrage du procès historique.

Cadre juridique et pouvoir discrétionnaire

Conformément à la Constitution guinéenne, le président de la République dispose du droit de grâce, une mesure individuelle de clémence qui ne remet pas en cause la culpabilité du condamné, mais réduit ou suspend l’exécution de la peine.

Cependant, dans le cas de crimes graves comme ceux reprochés à Dadis Camara, cette pratique interroge sur l’opportunité et le signal envoyé à la justice et aux citoyens.

Un test pour la transition

Alors que la Guinée s’efforce de rebâtir une justice crédible et de poser les bases d’une gouvernance responsable, cette grâce risque de fragiliser la confiance dans les institutions. Elle relance également le débat sur la place du pardon dans la réconciliation nationale et sur les limites de l’impunité.

La grâce accordée à Moussa Dadis Camara révèle toute la complexité du chemin vers une justice transitionnelle équitable. Si l’état de droit prévoit des marges de manœuvre, la perception publique et l’exigence morale imposent prudence et transparence. La suite dépendra de la manière dont l’Etat saura équilibrer justice, mémoire et unité nationale.

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Indemnisation des victimes du 28 septembre 2009 : un acte fort du Président Mamadi Doumbouya

Le mercredi 26 mars 2025, le Président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, a posé un acte symbolique et historique en annonçant la prise en charge totale de l’indemnisation des victimes des tragiques événements du 28 septembre 2009. Cette décision s’inscrit dans une démarche de justice, de mémoire et de réconciliation nationale.

Un engagement fort de l’État

Par décret, le chef de l’État a décidé que l’« intégralité des frais d’indemnisation des victimes serait financée par le Budget National de Développement (BND) ». Cette mesure vient répondre à une attente de longue date des survivants et familles des victimes, qui ont trop souvent été laissés pour compte dans le processus de justice.

Une justice rendue, des droits enfin reconnus

Cette annonce intervient après la fin du procès historique du massacre du 28 septembre, dont le verdict, rendu en juillet 2024, a condamné plusieurs anciens responsables militaires et politiques pour crimes contre l’humanité. Le tribunal avait également ordonné le versement de réparations financières aux victimes :

  • 1,5 milliard GNF pour les victimes de viols
  • 1 milliard GNF pour les victimes de meurtres ou disparitions
  • 500 millions GNF pour les cas de pillages
  • 200 millions GNF pour les cas de torture ou de violences physiques

Une volonté de réparation et de réconciliation

L’engagement du Président Doumbouya va au-delà d’une simple compensation financière. Il constitue une reconnaissance officielle du préjudice subi et une volonté affichée de tourner la page sur un chapitre sombre de l’histoire guinéenne, sans pour autant l’oublier.

Des efforts sont également attendus pour assurer la mise en œuvre effective de ces indemnisations et pour accompagner les victimes sur les plans psychologique, médical et social.

En décidant de prendre en charge l’indemnisation des victimes du 28 septembre 2009, le Président Mamadi Doumbouya envoie un message fort : la Guinée ne renonce ni à la justice ni à la mémoire. Il s’agit d’une avancée significative vers une société plus juste, plus humaine et plus réconciliée avec elle-même.

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Guinée : Lancement officiel des travaux de construction d’une raffinerie d’alumine à Boffa

Le gouvernement guinéen a procédé, ce mercredi 27 mars 2025, au lancement officiel des travaux de construction d’une raffinerie d’alumine dans la préfecture de Boffa. Cette infrastructure mino-industrielle marque une étape importante dans la stratégie de transformation locale des ressources minières du pays.

Un projet stratégique pour la souveraineté industrielle

Ce projet, porté par la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) en partenariat avec l’État guinéen et des investisseurs internationaux, vise à transformer sur place la bauxite en alumine, avant exportation. L’objectif est de créer de la valeur ajoutée, de renforcer la chaîne de valeur locale et de réduire la dépendance aux exportations de matières brutes.

Impact économique et social attendu

Selon les autorités, la raffinerie permettra la création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, tout en stimulant l’économie locale à travers des opportunités pour les PME et les fournisseurs nationaux.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des ressources naturelles en Guinée et contribuera de manière significative à l’émergence d’un véritable tissu industriel autour du secteur minier.

Enjeux environnementaux et développement durable

Conscients des défis environnementaux, les promoteurs du projet ont annoncé des mesures strictes pour garantir la conformité environnementale, notamment des dispositifs de traitement des eaux, de gestion des résidus et de reboisement.

Le projet prévoit également des programmes sociaux en faveur des communautés locales, incluant la construction d’écoles, de centres de santé et le renforcement des infrastructures de base.

Le lancement de cette raffinerie d’alumine à Boffa constitue une avancée majeure pour le secteur minier guinéen. Il témoigne de la volonté des autorités de transformer l’économie nationale par l’industrialisation, la création d’emplois et la maîtrise des chaînes de production. C’est un pas de plus vers une Guinée qui transforme, valorise et prospère.