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Sénégal : un programme de 921 milliards FCFA annoncé pour lutter durablement contre les inondations.

Face à la persistance des inondations qui affectent Dakar et plusieurs localités du pays, le gouvernement sénégalais annonce une réponse structurelle. Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a annoncé lundi la mise en place d’un programme national de lutte contre les inondations, doté d’une enveloppe de 921 milliards de francs CFA.

L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion d’urgence tenue dans la matinée à la Primature. Selon les services du chef du gouvernement, ce programme doit compléter les opérations d’urgence actuellement menées sur le terrain et apporter des solutions durables à un phénomène qui revient chaque année avec son lot de dégâts.

À la suite de la réunion, le Premier ministre s’est rendu dans plusieurs zones touchées afin d’évaluer l’ampleur des inondations et de recueillir les préoccupations des populations.

Aux Parcelles Assainies, notamment à l’Unité 7, Ahmadou Al Aminou Lo a présenté les condoléances du président de la République et de la Nation à la famille et aux proches d’une femme et de son enfant décédés dans des circonstances tragiques liées aux inondations.

Sur place, le chef du gouvernement a également fait le point sur les moyens déployés par l’État pour intervenir dans les secteurs les plus affectés et répondre aux besoins des populations sinistrées.

La tournée s’est poursuivie à Jaxaay et à Camille Basse, dans la commune de Keur Massar. Le Premier ministre y a rencontré les habitants et les acteurs locaux afin de mesurer les difficultés rencontrées et de présenter les mesures prises par les autorités.

Avec cette enveloppe de 921 milliards de francs CFA, le gouvernement entend ainsi dépasser la seule gestion des situations d’urgence pour s’attaquer durablement aux causes et aux conséquences des inondations. L’enjeu sera désormais de traduire cette annonce en infrastructures et en dispositifs capables de réduire durablement la vulnérabilité des zones régulièrement exposées.

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Inondations à Dakar : le gouvernement déclenche un plan d’urgence et annonce des secours aux sinistrés.

Les fortes pluies enregistrées durant le week-end des 3 et 4 octobre 2026 ont provoqué d’importantes inondations à Dakar et dans plusieurs localités du Sénégal. Routes submergées, déplacements fortement perturbés et habitations envahies par les eaux : la situation a conduit les autorités à renforcer leur dispositif d’intervention. Lundi 5 octobre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a annoncé le déclenchement du plan d’urgence régional de Dakar et la mise en place de mesures d’assistance aux populations touchées.

Des cumuls de pluie importants paralysent plusieurs secteurs

Selon les données de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), les précipitations ont atteint des niveaux particulièrement élevés dans plusieurs zones de la région de Dakar. Rufisque a enregistré 142 millimètres de pluie, contre 138 millimètres à Dakar-Yoff, 90 millimètres à Guédiawaye et 72 millimètres à Mbao. Ces volumes ont contribué à la saturation de plusieurs secteurs et à la multiplication des difficultés de circulation.

Depuis dimanche soir, des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des rues inondées et des axes routiers difficilement praticables. Dans plusieurs quartiers, les déplacements sont devenus particulièrement compliqués, affectant les activités professionnelles et économiques ainsi que les trajets quotidiens des habitants.

À Rufisque et dans d’autres zones de la banlieue dakaroise, des riverains ont témoigné de l’ampleur des difficultés. Certains automobilistes ont dû modifier leurs itinéraires, tandis que des habitants ont signalé des infiltrations et des inondations dans leurs domiciles.

Le gouvernement active un dispositif d’urgence

Face à la situation, le Premier ministre a présidé, lundi 5 octobre, une réunion d’urgence avec les ministres et responsables des services concernés. À l’issue de cette rencontre, il a annoncé le déclenchement du plan d’urgence régional de Dakar, afin d’assurer une surveillance continue et de coordonner les interventions sur le terrain.

Plusieurs zones sensibles ont été identifiées, notamment certains axes autoroutiers, les abords de l’hôpital Philippe Maguilen Senghor et la zone de captage. Les autorités entendent également anticiper les éventuelles perturbations de la distribution d’eau et d’électricité.

Pour rétablir progressivement la mobilité, des opérations de dégagement doivent se poursuivre dans les secteurs les plus affectés. Un comité de veille a par ailleurs été institué pour suivre l’évolution de la situation et accompagner les interventions des services mobilisés.

Le chef du gouvernement a également annoncé la mise à disposition des ressources financières nécessaires aux opérations urgentes, avec des instructions adressées au ministère des Finances pour accélérer le déblocage des fonds.

Une aide annoncée pour les familles sinistrées

L’assistance aux populations touchées constitue un autre volet du dispositif gouvernemental. Ahmadou Al Aminou Lô a demandé au ministère chargé de la Famille et des Solidarités de prendre les dispositions nécessaires pour secourir les ménages en difficulté, notamment par la distribution d’eau et de nourriture.

Ces mesures interviennent alors que plusieurs familles font face à des dégâts matériels et à des conditions de vie dégradées. Le bilan provisoire communiqué par le ministère de l’Intérieur fait également état de pertes en vies humaines et de blessés à Dakar et à Matam, sans fournir de décompte détaillé dans cette première communication.

La rentrée scolaire à Dakar en question

Les conséquences des inondations pourraient également affecter le calendrier scolaire. Le Premier ministre a demandé au ministre de l’Éducation nationale d’évaluer la situation dans les zones concernées et, si nécessaire, de proposer un report de la rentrée à Dakar si les eaux ne se retirent pas suffisamment.

Cette éventualité dépendra de l’évolution des conditions sur le terrain et de la possibilité d’assurer la sécurité des élèves, des enseignants et du personnel éducatif.

Par ailleurs, les prévisions météorologiques appellent à la vigilance. L’ANACIM a signalé une probabilité élevée de nouvelles précipitations dans plusieurs régions du pays jusqu’au 14 octobre. Les autorités doivent donc maintenir leur dispositif de surveillance et adapter les interventions en fonction de l’évolution des conditions météorologiques.

Alors que les opérations d’assistance et de dégagement se poursuivent, les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des dégâts, répondre aux besoins des sinistrés et rétablir progressivement la circulation dans les secteurs les plus touchés.

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Inondations au Ghana : le gouvernement débloque 26,5 millions de dollars pour les secours et la prévention.

Après les intempéries meurtrières, Accra renforce son dispositif d’urgence face aux risques climatiques

Le gouvernement ghanéen a annoncé un important plan de soutien à la suite des violentes inondations qui ont frappé Accra et plusieurs localités du sud du pays. Le président John Dramani Mahama a ordonné le déblocage immédiat de 300 millions de cedis ghanéens, soit environ 26,5 millions de dollars américains, afin de financer les opérations de secours, l’assistance aux sinistrés et les mesures destinées à prévenir de nouvelles catastrophes.

Cette décision intervient alors que le bilan humain continue de s’alourdir. Selon le Service des sapeurs-pompiers du Ghana (GNFS), les inondations ont causé la mort d’au moins douze personnes, tandis que les équipes de secours poursuivent les recherches pour retrouver sept personnes toujours portées disparues.

Des milliers de personnes affectées par les intempéries

Les premières évaluations officielles dressent un tableau préoccupant de la situation. Les autorités estiment que 38 802 personnes ont été touchées par les inondations, tandis que 7 761 ménages ont dû quitter leurs habitations. Plus de 470 personnes ont déjà été secourues grâce aux interventions des services d’urgence.

Les autorités préviennent toutefois que ces chiffres restent provisoires et pourraient évoluer au fur et à mesure de l’avancement des opérations de recherche et d’évaluation sur le terrain.

Un financement partagé entre assistance d’urgence et prévention

Selon la présidence ghanéenne, les fonds mobilisés seront répartis en deux volets.

Une première enveloppe de 150 millions de cedis (environ 13,3 millions de dollars) sera consacrée à l’aide d’urgence en faveur des populations sinistrées, notamment pour répondre aux besoins immédiats des familles affectées.

Les 150 millions de cedis restants financeront des projets destinés à renforcer les infrastructures et à réduire durablement les risques d’inondation dans les zones les plus exposées.

Cette approche vise à répondre à l’urgence humanitaire tout en engageant des actions structurelles pour limiter l’impact des phénomènes climatiques récurrents.

Les forces de sécurité mobilisées pour les opérations de secours

Face à l’ampleur de la catastrophe, le président John Dramani Mahama a également ordonné le déploiement des forces armées ghanéennes et du Service de police du Ghana afin de renforcer les équipes de l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) ainsi que les autres services mobilisés sur le terrain.

Ces renforts participent aux opérations de sauvetage, à l’évacuation des populations menacées et à l’assistance aux communautés les plus durement touchées.

Des pluies exceptionnelles aggravées par les défis urbains

Selon les autorités, près de 140 millimètres de pluie sont tombés sur Accra en une seule journée, provoquant d’importantes crues dans plusieurs quartiers de la capitale.

La présidence estime que l’ampleur des dégâts résulte non seulement de l’intensité exceptionnelle des précipitations, mais également de problèmes structurels tels que l’insuffisance des réseaux de drainage, l’urbanisation rapide et l’occupation de zones vulnérables.

Vers des solutions durables face aux inondations récurrentes

Le gouvernement ghanéen réaffirme sa volonté de renforcer la résilience du pays face aux événements climatiques extrêmes qui affectent régulièrement le sud du territoire.

Au-delà de l’assistance immédiate aux victimes, les autorités entendent accélérer la mise en œuvre de solutions durables pour améliorer la gestion des eaux pluviales, moderniser les infrastructures urbaines et mieux protéger les populations contre les inondations à répétition.