Capture decran 2026 09 11 a 12 07 42 1100x1200 jpg 360x320

JOJ 2026 : C’est parti, Dakar Olympique.

À Athènes, dans le mythique stade Panathénaïque, la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 » a été officiellement remise au Sénégal hier. Une cérémonie chargée d’émotion et de symboles, marquée par les passages de relais entre Grecs et Sénégalais.

Athènes, jeudi 10 septembre. Le stade Panathénaïque est baigné d’un soleil dont l’éclat fait presque oublier le cagnard qui frappe et rappelle, par sa chaleur, Dakar et l’environnement sénégalais. C’est un jour important, marquant, historique. Dans ce lieu mythique où le temps olympique semble suspendu, la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 » s’apprête à commencer un nouveau voyage. Direction : le Sénégal. Il est 11h30. Dans les gradins du stade Panathénaïque, l’attente touche à sa fin. Sur la piste, une vingtaine de jeunes filles apparaissent, vêtues de rouge et de blanc. Elles dansent sur du hip-hop, avec une énergie maîtrisée. Deux minutes plus tard, une autre vingtaine, habillées de bleu et de blanc, leur succède. Les corps sont en mouvement, la souplesse en exhibition. On y est. La cérémonie est lancée.

À 11h35, changement d’atmosphère. La chanteuse sénégalaise Kya Loum entre en scène dans une tenue flamboyante, telle une déesse grecque. Sa voix résonne dans l’enceinte mythique. Elle interprète un medley de ses chansons avant de céder la place à la marche des drapeaux, ceux du Comité international olympique (Cio), de la Grèce et du Sénégal. Ce n’est pas un tango à trois, mais la marche est cadencée.

À 11h40, les couleurs des nations sont prêtes à se déployer. Comme pour un recueillement, le public se met debout. Le silence gagne progressivement le stade. Une femme et son violoncelle interprètent l’hymne olympique. Premier frisson. Le deuxième va mettre beaucoup de monde K.-O. Kya Loum revient, vêtue d’un grand boubou blanc orné d’un couvre-chef vert. L’hymne du Sénégal, « Le Lion rouge », est interprété a cappella. Les applaudissements accompagnent ses envolées lyriques sur des couplets que l’on redécouvre. Puis vient le moment que tout le monde attend.

11h50 : L’allumage de la flamme

Une procession d’une vingtaine, encore, de jeunes femmes apparaît. Leurs longues robes rappellent les costumes de la Grèce antique. L’une d’elles tient une branche de laurier. Elles avancent avec une gestuelle précise, presque chorégraphiée au millimètre, entre danse et gymnastique. Le Panathénaïque retient son souffle.
À 11h57, la flamme jaillit au terme des gestes rituels de la grande prêtresse, Katerina Misichroni. Ingénieuse mise en scène. À travers une nuée de bras, le feu change de mains plusieurs fois. Le geste est simple, mais la portée est immense. La flamme olympique vient officiellement d’entamer son voyage vers Dakar.
« Il est temps que la flamme débute son voyage », lance presque solennellement la maîtresse de cérémonie. La cheffe des prêtresses, Katerina Misichroni, remet la torche à la Grecque Eleni Iakovaki, la première relayeuse à s’élancer pour un grand tour de piste.
Puis vient le passage qui donne à la cérémonie toute sa dimension sénégalaise. Eleni Iakovaki transmet la flamme au basketteur sénégalais Brancou Badio, très applaudi par les spectateurs. Puis vient Kyriaki Zerva, pour la Grèce. C’est ensuite au tour de la nageuse sénégalaise Oumy Diop de prendre le relais. Louis-François Mendy, spécialiste du 100 m haies, est le dernier Sénégalais à porter la flamme dans le stade. Puis Iason Mouselimis, pour la Grèce, termine ce premier tour de piste. Le dernier relayeur embrase alors le vase. Il est 12h00.
À 12h01, le premier discours donne le ton. « “Dakar 2026” ouvre ses portes à toute l’Afrique et au monde entier », plaide Isidoros Kouvelos, président du Comité olympique grec.

Midi pile, Dakar brille

Quelques minutes plus tard, une autre figure entre dans l’histoire de cette cérémonie : Kirsty Coventry. Toute de blanc vêtue, l’Africaine qui dirige le Comité international olympique mesure la portée du moment. Touchée par l’émotion, elle rappelle ce que représente pour elle, en tant qu’Africaine, l’organisation de ces premiers Jeux sur le continent. « En tant qu’Africaine, ce moment représente beaucoup pour moi. C’est un grand honneur. Un pays africain recevant le monde olympique, c’est un rêve qui devient réalité », confie-t-elle. Elle parle de fierté. Pour le Sénégal. Pour l’Afrique. Et surtout d’un rendez-vous avec le monde. « Dakar va montrer quelque chose de spécial au monde, pas seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique. » Dans les travées du Panathénaïque, le message résonne comme une promesse.
À 12h17, c’est au tour de Mamadou Diagna Ndiaye d’entrer dans la séquence finale avec son discours (Voir article sur son discours). Puis, à 12h24, la grande prêtresse grecque remet la torche au président du Comité olympique grec. Celui-ci la transmet à Mamadou Diagna Ndiaye. Birame Senghor et Maurice Diouf, les gendarmes du Gign et du Bip, gardiens de la flamme sur son trajet d’Athènes à Dakar, interviennent avec une lanterne. Ils la remettent à leur tour au président du Cnoss.

Source : LeSoleil.

748514507 2069137723988269 189266357218125161 n 360x320

Dakar renforce son dispositif de propreté avec 2 000 bacs à ordures à l’approche des JOJ 2026.

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la Ville de Dakar accélère ses actions en faveur de la salubrité urbaine. Le maire Abass Fall a officiellement lancé, mardi 14 juillet, l’opération « Zéro déchet », une initiative destinée à améliorer durablement la gestion des déchets et à offrir une capitale plus propre avant cet événement sportif historique.

À cette occasion, la municipalité a remis à la Société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged) un important lot d’équipements comprenant 2 000 bacs à ordures de 660 litres, dont 1 000 seront directement exploités par l’entreprise, ainsi que 3 000 sacs à sable destinés à renforcer les opérations de propreté dans l’ensemble du département de Dakar.

Un dispositif renforcé pour une capitale prête à accueillir le monde

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs autorités, dont Cécile Faye, secrétaire générale du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), qui a salué cette initiative comme un appui majeur aux préparatifs de l’événement.

Selon elle, cette dotation constitue un renforcement significatif du dispositif de gestion des déchets, notamment dans les zones donnant accès aux sites de compétition ainsi que dans les principaux espaces publics appelés à accueillir les visiteurs, les délégations et les athlètes.

Les JOJ Dakar 2026, premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain, représentent un enjeu majeur pour l’image du Sénégal, faisant de la qualité du cadre de vie et de la propreté urbaine des priorités pour les autorités.

Une répartition sur l’ensemble du territoire dakarois

Le maire Abass Fall a précisé que les nouveaux équipements seront déployés dans toutes les communes de la capitale. Chaque 19 communes de Dakar bénéficiera de 20 bacs à ordures, tandis que des dotations spécifiques seront également attribuées aux établissements scolaires ainsi qu’aux lieux de culte.

À travers cette opération, l’édile entend faire de Dakar une ville plus propre, plus attractive et plus agréable à vivre, en s’inspirant des standards observés dans les grandes métropoles internationales.

Les JOJ 2026 comme catalyseur des politiques environnementales

Pour le Comité d’organisation des Jeux, cette initiative dépasse le simple cadre de la gestion des déchets. Elle traduit une volonté de placer la protection de l’environnement et la qualité des espaces publics au cœur des préparatifs de l’événement.

Cécile Faye a souligné que cette mobilisation témoigne de l’engagement de la municipalité en faveur des populations, mais également de la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse. Elle a rappelé que la propreté de Dakar contribuera directement à l’image que le Sénégal projettera auprès des milliers de visiteurs attendus à l’occasion de cette compétition internationale.

Avec l’opération « Zéro déchet », la Ville de Dakar affiche ainsi son ambition de conjuguer développement urbain, protection de l’environnement et excellence organisationnelle, afin de faire des JOJ 2026 une vitrine du savoir-faire sénégalais et africain.