615821856 1323498346479079 1667492286818597418 n 360x320

Guinée : une prorogation exceptionnelle du mandat de certains magistrats.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a signé un décret introduisant une mesure exceptionnelle concernant le corps judiciaire, en application des dispositions de l’article 76 de la loi organique du 17 mai 2013 portant statut des magistrats.

Cette décision intervient dans un contexte de réformes en cours du système judiciaire, marqué par la volonté des autorités de garantir la continuité du service public de la justice.

Une prolongation de douze mois accordée

Selon le décret, lu à la télévision nationale le jeudi 16 avril, une prorogation de douze mois est accordée aux magistrats qui devaient faire valoir leurs droits à la retraite à compter du 31 décembre 2025.

Concrètement, cette prolongation s’étend du 30 juin 2026 au 30 juin 2027, permettant aux magistrats concernés de continuer à exercer leurs fonctions au-delà de la limite d’âge initialement prévue.

Une dérogation encadrée par la loi

Cette mesure constitue une dérogation à l’article 92 de la loi organique relative au statut des magistrats, qui fixe les conditions de départ à la retraite. Elle s’inscrit dans un cadre légal précis, autorisant des ajustements exceptionnels en fonction des besoins du service public.

Une telle décision peut répondre à plusieurs impératifs, notamment la nécessité de maintenir l’expertise au sein des juridictions et d’assurer la stabilité du système judiciaire dans une phase de transition.

Le ministère de la Justice chargé de l’application

Le décret précise que sa mise en œuvre relève de la responsabilité du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, chargé de veiller à l’application effective de cette prorogation.

À travers cette mesure, les autorités entendent préserver la continuité et l’efficacité du fonctionnement de l’appareil judiciaire, tout en accompagnant les évolutions en cours dans le secteur de la justice.

615821856 1323498346479079 1667492286818597418 n 360x320

Guinée : des magistrats élevés au rang de Commandeur de l’ordre national du mérite.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a procédé à la distinction de plusieurs figures de la magistrature guinéenne, à travers un décret rendu public le samedi 28 mars 2026. Cette décision s’inscrit dans une volonté de reconnaître les éminents et loyaux services rendus à la Nation par des acteurs clés du système judiciaire.

Des magistrats en fonction honorés

Conformément aux dispositions en vigueur, trois hauts magistrats ont été élevés au grade de Commandeur de l’ordre national du mérite de la République de Guinée. Il s’agit de :

  • Alpha Saïdou Sylla, président de la chambre civile à la Cour d’appel de Conakry ;
  • Aboubacar Thiam, président du Tribunal de première instance de Dixinn ;
  • Fanta Alama Camara, présidente de section au Tribunal de première instance de Kaloum.

Ces distinctions viennent saluer leur engagement dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire, dans un contexte où la consolidation de l’État de droit demeure un enjeu majeur pour la transition guinéenne.

Des hommages posthumes à des figures de la justice

Dans un autre décret publié dans la foulée, le chef de l’État a également élevé, à titre posthume, trois personnalités marquantes de la justice guinéenne à la même dignité. Il s’agit de :

  • Doura Chérif, ancien premier président de la Cour d’appel de Conakry ;
  • Fodé Kanté, ancien président de la Cour des comptes ;
  • Alphonse Aboly, ancien procureur général près la Cour d’appel de Conakry.

Ces distinctions posthumes traduisent la volonté des autorités de préserver la mémoire institutionnelle et de rendre hommage à ceux qui ont marqué durablement la justice guinéenne.

D’autres personnalités également distinguées

Dans la même dynamique, Ibrahima Sory 2 Tounkara et Algassimou Diallo ont également été élevés au grade de Commandeur de l’ordre national du mérite, en reconnaissance de leur contribution à la gouvernance judiciaire et institutionnelle.

Une volonté de valoriser l’institution judiciaire

À travers ces distinctions, les autorités de transition entendent renforcer la reconnaissance du rôle de la justice dans la stabilité institutionnelle et la consolidation de l’État de droit. Cette démarche s’inscrit dans un effort plus large de valorisation des acteurs publics engagés dans la réforme et le fonctionnement des institutions républicaines.