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Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Conakry après plusieurs semaines d’absence.

Après plusieurs semaines passées hors du territoire national, le président de la transition guinéenne, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, s’apprête à regagner Conakry. L’annonce a été faite par son conseiller personnel, Thierno Mamadou Bah, lors d’une intervention sur Radio France Internationale, mettant un terme aux nombreuses spéculations entourant son absence.

Selon cette source officielle, le retour du chef de l’État est prévu pour le vendredi 6 mars 2026.

Une absence liée à des contraintes d’agenda et de récupération

Face aux interrogations persistantes, les autorités ont tenu à rassurer l’opinion publique. Thierno Mamadou Bah a expliqué que cette période d’éloignement s’inscrivait dans un contexte de forte sollicitation liée aux responsabilités présidentielles, nécessitant un temps de récupération.

Il a ainsi balayé les rumeurs relatives à l’état de santé du président, évoquant une situation maîtrisée et sans motif d’inquiétude.

Un contexte marqué par un déficit de communication

Le chef de l’État guinéen avait quitté le pays à la mi-février pour prendre part au sommet de l’Union africaine. Toutefois, l’absence de communication officielle régulière sur son agenda et sa localisation avait alimenté les interrogations au sein de l’opinion.

Ce retour annoncé intervient donc dans un climat où les attentes restent fortes en matière de transparence institutionnelle et de communication publique, dans un pays engagé dans une transition politique sensible.

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Au sommet de l’Union africaine, Mamadi Doumbouya plaide pour la souveraineté économique.

Réuni samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, le 39ᵉ sommet de l’Union africaine a été marqué par l’intervention du président de la Transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya.

Dans un discours structuré autour de la souveraineté économique, du développement du capital humain et de l’intégration continentale, le chef de l’État a appelé ses homologues à accélérer les transformations structurelles du continent, estimant que le temps des déclarations devait désormais céder la place à celui des résultats concrets.

De l’idéal panafricain à l’exigence de résultats

Dès l’entame de son allocution, le président guinéen a rappelé l’engagement historique de la Guinée en faveur de l’unité africaine, invoquant l’héritage des pères fondateurs du panafricanisme.

Il a souligné que cet idéal ne pouvait rester symbolique et devait se traduire par des actions tangibles en faveur des populations. Accès à l’énergie, à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la dignité économique : autant de priorités qu’il a présentées comme des attentes légitimes des citoyens africains.

Dans cette perspective, il a mis en avant la dynamique engagée par la Guinée pour repositionner sa diplomatie, renforcer ses bases institutionnelles et impulser une nouvelle orientation économique.

Souveraineté politique et autonomie économique, un lien indissociable

Au cœur de son intervention, Mamadi Doumbouya a établi un lien direct entre indépendance politique et autonomie économique. Selon lui, aucune souveraineté durable ne peut exister sans maîtrise stratégique des ressources naturelles, humaines et technologiques.

Ce plaidoyer s’inscrit dans un débat plus large au sein de l’Union africaine sur la nécessité de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des exportations de matières premières brutes et de renforcer les chaînes de valeur locales.

Trois priorités pour transformer le continent

Le président guinéen a articulé sa vision autour de trois axes majeurs :

L’industrialisation et la transformation locale des ressources.
Il a estimé que l’exportation de matières premières sans valeur ajoutée ne pouvait plus constituer un modèle viable pour les économies africaines. La transformation locale, la montée en gamme industrielle et le commerce intra-africain doivent devenir des priorités stratégiques.

L’intégration économique et les infrastructures.
Malgré l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), il a souligné que l’absence d’infrastructures interconnectées – routes, chemins de fer, énergie, réseaux numériques – limite encore le potentiel du marché africain.

Le capital humain.
Éducation, formation technique, science, innovation et intelligence artificielle ont été présentées comme les piliers d’une compétitivité africaine renouvelée. Avec une population majoritairement jeune, le continent dispose, selon lui, d’un levier stratégique décisif.

« Simandou 2040 » et l’appel à un panafricanisme pragmatique

Dans la continuité de son propos, Mamadi Doumbouya a évoqué le programme guinéen de transformation à long terme « Simandou 2040 », présenté comme un cadre de diversification économique, de création d’emplois et de valorisation durable des ressources.

Il a toutefois insisté sur l’interdépendance des trajectoires nationales, affirmant qu’aucun succès durable ne peut se construire en dehors d’une Afrique forte, stable et intégrée. D’où son appel à un panafricanisme axé sur des projets concrets, des investissements structurants, la solidarité économique et la sécurité collective.

Un appel à l’unité et à la responsabilité

En conclusion, le chef de l’État guinéen a exhorté les dirigeants africains à mesurer la portée historique de leurs décisions. Face aux attentes croissantes des populations, il a appelé à une unité d’action et à une responsabilité collective pour engager l’Afrique dans une nouvelle phase de transformation, fondée sur une souveraineté assumée et une prospérité partagée.

Par cette intervention, la Guinée a cherché à inscrire sa voix dans les débats stratégiques du continent, en mettant l’accent sur la nécessité d’une mutation économique profonde et coordonnée à l’échelle africaine.

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Au Sommet de l’Union africaine, la Guinée affiche ses ambitions.

Présente au 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, la Guinée a cherché à transformer sa participation en véritable opération de repositionnement diplomatique.

Sous l’impulsion du président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, la délégation guinéenne a multiplié les initiatives pour renforcer la visibilité de Conakry sur la scène continentale, dans un contexte où les équilibres géopolitiques africains sont en pleine recomposition.

Une délégation élargie pour une approche multisectorielle

Bien que présent à l’ouverture des travaux, le Chef de l’État a confié la clôture du sommet, le dimanche 15 février 2026, à une délégation ministérielle conduite par le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté.

Autour de lui figuraient notamment la ministre de l’Environnement, le ministre du Travail, le chef d’état-major de l’armée de terre ainsi que l’ambassadeur de Guinée en Éthiopie.

Cette représentation élargie illustre une volonté d’aborder de manière transversale les enjeux discutés à Addis-Abeba : sécurité régionale, transition écologique, coopération économique et gouvernance institutionnelle.

Réforme du système onusien : la Guinée dans le débat stratégique

Parmi les temps forts du sommet, une réunion stratégique consacrée à l’harmonisation d’une position africaine sur la réforme des Nations unies a retenu l’attention. Les échanges, conduits sous l’égide du président libérien, visaient à consolider une candidature africaine au poste de Secrétaire général de l’ONU, dans la perspective d’un rééquilibrage de la gouvernance mondiale.

En prenant part à ces discussions, la Guinée s’inscrit dans la dynamique portée par plusieurs États africains qui militent pour une représentation plus équitable du continent au sein des instances internationales. L’enjeu dépasse la simple question des postes : il s’agit de renforcer la capacité de l’Afrique à peser dans les décisions globales touchant à la paix, au développement et au climat.

« Simandou 2040 » : vitrine économique et ambition industrielle

Sur le plan économique, la diplomatie guinéenne a mis en avant le programme « Simandou 2040 », présenté comme l’axe structurant de la transformation nationale. Au-delà de l’exploitation du gigantesque gisement de fer de Simandou, les autorités entendent promouvoir une stratégie intégrée axée sur la transformation locale des ressources, la formation des compétences nationales et le renforcement des capacités institutionnelles.

Des échanges ont notamment eu lieu avec des responsables de la Commission de l’Union africaine en charge du commerce et de l’industrie, afin d’inscrire ce projet dans les dynamiques continentales, notamment celles liées à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le Centre africain de développement minier confirmé à Conakry

Point culminant de cette séquence diplomatique : la confirmation de l’installation à Conakry du siège du Centre africain de développement minier (CADM), organe spécialisé de l’Union africaine chargé d’appuyer les États dans la gouvernance de leurs ressources extractives.

Ce choix est perçu par les autorités guinéennes comme une reconnaissance du rôle stratégique du pays dans le secteur minier africain, ainsi que de son expertise croissante en matière de gestion des ressources naturelles.

Une diplomatie de repositionnement

Au terme du sommet d’Addis-Abeba, la participation guinéenne apparaît comme une tentative assumée de dépasser le cadre protocolaire pour s’inscrire dans une logique d’influence. Dans le contexte de la Transition et de l’avènement de la 5ᵉ République, Conakry cherche à affirmer une diplomatie plus proactive, articulée autour de la sécurité, de la réforme institutionnelle et de la valorisation de ses atouts économiques.

L’objectif affiché est clair : ne plus se limiter à suivre les dynamiques d’intégration africaine, mais contribuer activement à leur orientation.

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Décret : Mamadi Doumbouya fixe en détail l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République.

Ce jeudi 12 février, à travers un décret, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a fixé l’attribution, l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République. Le texte, structuré en titres, sections et 44 articles, définit avec précision les missions et la structuration des services placés auprès du Chef de l’État.

Titre I : Dispositions générales

Article 1er : Le présent décret fixe les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Présidence de la République.

Article 2 : La Présidence comporte des services et structures qui ont pour mission d’appuyer le Président de la République dans l’exécution de ses attributions constitutionnelles en assurant notamment le fonctionnement régulier des institutions, des pouvoirs publics et la continuité de l’État.

Article 3 : Les services de la Présidence de la République comprennent un Secrétariat général, un cabinet civil, un cabinet militaire, des organismes spécialisés et des services rattachés. Cette structure est complétée par l’aide de camp du Président de la République.

Titre II : Le Secrétariat général de la Présidence de la République

Article 4 : Placé sous l’autorité du Président de la République, le Secrétariat général de la Présidence impulse et coordonne les activités des services de la Présidence relevant de son autorité. Il est dirigé par un Secrétaire général qui a rang de ministre et est nommé par décret. Le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République est l’ordonnateur délégué du budget de la Présidence de la République.

Section 1 : Attributions du ministre Secrétaire général de la Présidence de la République

Article 5 : Le ministre Secrétaire général de la Présidence assure la coordination des décisions présidentielles avec les actions du gouvernement, des institutions républicaines et de l’ensemble de l’administration publique. Il assiste au conseil interministériel et au conseil des ministres.

Il assure la préparation des conseils des ministres en relation avec le ministre Directeur de cabinet et le Secrétaire général du gouvernement. Il assure, au terme de chaque conseil des ministres, avec le Secrétaire général du gouvernement, la rédaction d’un relevé de décisions et d’un compte rendu intégral des délibérations qui ne sont pas rendues publiques.

Il assiste le Président de la République dans la formation des choix politiques et techniques correspondant à sa vision de la Nation. Il assure le suivi des activités gouvernementales et parlementaires pour le Président de la République et la coordination entre la Présidence et la Primature. Il peut recevoir délégation de signature du Président de la République sur des matières déterminées par celui-ci.

Il prépare les correspondances du Président destinées aux institutions de la République, aux administrations et aux autorités étrangères. Il gère le courrier de la Présidence et accomplit des missions particulières que le Président peut lui confier.

Il supervise les travaux des cellules techniques créées par le Président, chargées de formuler des avis et recommandations politiques et techniques sur les choix stratégiques et toutes questions soumises par le Chef de l’État.

Il assure le suivi de l’implémentation des orientations du Président à travers les institutions publiques, propose des solutions et stratégies pour la réalisation des missions constitutionnelles du Président, et assure les relations avec les institutions de la République, les formations politiques, la société civile et les confessions religieuses.

Il établit les décrets et ordonnances soumis à la signature du Président et en assure le suivi pour leur publication au Journal officiel. Il peut représenter le Président à sa demande lors d’événements officiels.

Section 2 : Organisation et fonctionnement du Secrétariat général

Article 6 : Le Secrétariat général comprend des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, des services propres et des services rattachés.

Article 7 : Le Secrétariat particulier, les conseillers techniques, les chargés de mission et les attachés de cabinet assistent le ministre Secrétaire général. Les membres de ce personnel, à l’exception des conseillers techniques, sont nommés par arrêté du ministre Secrétaire général. Les conseillers techniques sont nommés par décret.

Article 8 : Le ministre Secrétaire général dispose des services propres suivants placés sous son autorité : la Division des affaires financières, la Division des ressources humaines et le Secrétariat central.

Article 9 : La Division des affaires financières (DAF) a pour mission de gérer les questions financières et budgétaires de la Présidence et d’assurer la comptabilité publique de la Présidence. Elle est dirigée par un chef de division nommé par arrêté du ministre en charge du budget à la suite d’une sélection compétitive.

Article 10 : La Division des ressources humaines (DRH) élabore et met en œuvre la politique de gestion du personnel et de développement des ressources humaines de la Présidence. Elle est dirigée par un chef de division nommé par arrêté du ministre chargé de la Fonction publique à la suite d’une sélection compétitive.

Article 11 : Le Secrétariat central, ayant rang de division de l’administration générale, est chargé de l’enregistrement, de la distribution et de l’expédition du courrier des services de la Présidence. Son chef et ses collaborateurs sont nommés par arrêté du ministre Secrétaire général.

Article 12 : Les services rattachés au ministre Secrétaire général comprennent la Direction nationale des archives et la Direction des garages du gouvernement.

Article 13 : La Direction nationale des archives est dirigée par un directeur nommé par décret sur proposition du ministre Secrétaire général.

Article 14 : La Direction des garages du gouvernement assure l’attribution, l’entretien et la réparation de la flotte de véhicules destinés aux délégations officielles de l’État et aux missions officielles à l’intérieur du pays. Elle gère administrativement cette flotte et assure la formation du personnel. Elle est dirigée par un directeur assisté d’un adjoint, nommés par décret sur proposition du ministre Secrétaire général.

Titre III : Le cabinet civil du Président de la République

Article 15 : Placé sous l’autorité du Président de la République, le cabinet civil impulse et coordonne les activités relevant de son autorité. Il est dirigé par un Directeur de cabinet ayant rang de ministre, nommé par décret. Il assiste aux conseils interministériels et aux conseils des ministres et dispose d’un secrétariat particulier.

Article 16 : Le cabinet civil prépare et organise les déplacements du Président, assure la communication et la couverture médiatique de ses activités, le tient informé, suit la mise en œuvre de ses projets et programmes, représente le Président à sa demande, organise ses contacts personnels, supervise la traduction, assure la gestion et la maintenance des installations et équipements de la Présidence et accomplit toute autre mission confiée par le Président.

Section 2 : Organisation

Article 17 : Le cabinet civil comprend le Directeur de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, des services propres et des services rattachés.

Article 18 : Les membres du personnel, à l’exception des conseillers techniques, sont nommés par arrêté du ministre Directeur de cabinet. Les conseillers techniques sont nommés par décret.

Article 19 : Les services propres comprennent le service médical, le bureau de gestion du parc automobile, la Direction du protocole d’État, l’Intendance générale, l’administration des palais et sites présidentiels.

Articles 20 à 27 : Ces articles définissent en détail l’organisation, les missions et les modalités de nomination des responsables du service médical, du parc automobile, du protocole d’État, de l’Intendance générale et des administrations du Palais des Nations, du Palais du Peuple et de la Cité des Nations, en précisant leurs responsabilités en matière de gestion, de cérémonial, de maintenance et d’autonomie fonctionnelle.

Articles 28 à 32 : Ils fixent les missions des services rattachés au cabinet civil : services spéciaux, bureau central des transmissions, bureau des chiffres, centre de documentation, Direction de la communication et de l’information et Service national des bourses extérieures (SNAB), notamment en matière de sécurité, d’information stratégique, de communication institutionnelle et de gestion administrative des bourses.

Article 33 : Le Président nomme, en plus des conseillers techniques, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique et des conseillers placés directement sous son autorité.

Titre IV : Le cabinet militaire

Articles 34 à 39 : Ces articles organisent l’état-major particulier du Président de la République, composant le cabinet militaire. Dirigé par un chef d’état-major particulier assisté d’un adjoint et de conseillers, il veille à la sécurité du Chef de l’État, prépare les décisions en matière de défense, organise les honneurs militaires, coordonne les unités de sécurité présidentielle et définit le protocole sécuritaire. Les modalités de fonctionnement sont fixées par décret.

Titre V : Les services et organismes spécialisés

Article 40 : Sont directement rattachés au Président notamment la Chancellerie des ordres nationaux, la Banque centrale de la République de Guinée, l’Inspection générale d’État, l’Agence nationale de lutte contre la corruption, la Société guinéenne du patrimoine minier, la Société nationale des pétroles, l’Autorité de régulation des marchés publics, la Loterie nationale de Guinée et l’Autorité de régulation des jeux.

Article 41 : D’autres services sont placés sous son autorité et rattachés par délégation au Secrétariat général, notamment l’Administration et contrôle des grands projets, la Direction du patrimoine bâti public, l’Agence judiciaire de l’État, l’Autorité de régulation des secteurs de l’eau et de l’électricité et d’autres structures stratégiques.

Article 42 : Sont rattachés par délégation au cabinet de la Présidence l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières, l’Agence guinéenne de développement (Guinean Development Board) et l’unité d’exécution du programme Simandou 2040.

Dispositions finales

Article 43 : Les avantages accordés aux travailleurs de la Présidence sont fixés par arrêté du ministre Secrétaire général après accord du Président de la République.

Article 44 : L’ordre protocolaire des hauts cadres de la Présidence est établi comme suit :

Le ministre Secrétaire général ;

Le ministre Directeur de cabinet ;

Les conseillers du Président ;

Le chef d’état-major particulier ;

Les conseillers techniques ;

Les chefs d’organismes spécialisés ;

Les chefs de services ;

Les chargés de mission ;

Les assistants techniques ;

Les attachés de cabinet.

Source : www.guineenews.org

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Guinée : Pouvoir d’achat, contenu local, port – les annonces structurantes du président Mamadi Doumbouya

Dans un contexte de relance économique et de renforcement du rôle du secteur privé, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a présenté une série de mesures et orientations destinées à stimuler l’activité économique, protéger le pouvoir d’achat des citoyens, promouvoir la production locale et améliorer les conditions d’opération logistique au Port autonome de Conakry. Ces annonces s’inscrivent dans la dynamique de la vision nationale de développement à long terme, Simandou 2040, et dans un environnement politique marqué par la récente réintégration complète de la Guinée au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 

Préserver le pouvoir d’achat des ménages

À l’approche du mois de Ramadan et du carême chrétien, l’un des thèmes centraux abordés par le président Doumbouya a été la question du coût de la vie et du pouvoir d’achat. Face à la pression inflationniste sur les produits de première nécessité, il a lancé un appel aux opérateurs économiques pour stabiliser les prix des biens de consommation courante, dans un esprit de solidarité nationale et de responsabilité collective. 

Parallèlement, l’État a mis en place des mesures de facilitation logistique visant à réduire les coûts liés à l’importation de marchandises essentielles. Parmi ces mesures figure notamment la suppression temporaire des pénalités portuaires (surestaries) et l’ouverture du Port autonome de Conakry en continu (24 h/24, 7 j/7). L’objectif affiché est de fluidifier les importations, diminuer les charges supportées par les importateurs et, indirectement, atténuer les hausses de prix que subissent les consommateurs. 

Renforcer le contenu local, soutenir la production nationale

Le président Doumbouya a également mis en avant une ambition affirmée de renforcer le contenu local dans l’économie guinéenne, particulièrement dans les secteurs agricoles et agro-industriels. Dans son allocution, il a encouragé les acteurs économiques à produire, transformer et commercialiser davantage de produits locaux, dans l’objectif de :

  • Améliorer la sécurité alimentaire, en réduisant la dépendance aux importations ;

  • Créer de la valeur ajoutée sur le territoire national, via des chaînes de transformation intégrées ;

  • Favoriser l’emploi local, notamment pour les jeunes et les entrepreneurs nationaux. 

Cette orientation s’inscrit dans une vision économique plus large qui vise à consolider l’indépendance productive du pays, tout en attirant des investissements productifs et durables. 

Alléger les coûts logistiques au port

Le fonctionnement du principal port guinéen constitue un enjeu majeur pour la compétitivité du pays, tant pour le commerce extérieur que pour l’approvisionnement interne. Les mesures adoptées par le gouvernement – notamment la suspension des pénalités portuaires et l’extension des horaires d’activité du port – visent à désengorger le trafic des marchandises, à réduire les délais et les coûts logistiques, et à améliorer la capacité du port à servir les besoins économiques nationaux. 

Ces mesures interviennent alors que des initiatives régionales viennent renforcer l’importance du Port autonome de Conakry dans la sous-région. Par exemple, des accords logistiques bilatéraux avec des pays voisins, comme le Mali, visent à diversifier les corridors commerciaux et à élargir l’utilisation des infrastructures portuaires guinéennes. 

Vers une économie inclusive et résiliente

Les annonces du président Doumbouya traduisent une volonté de conjuguer croissance économique, protection sociale et renforcement du tissu productif national. En mettant l’accent sur la stabilité des prix, l’intégration du contenu local, et l’amélioration de l’environnement logistique, les autorités guinéennes affirment leur engagement à soutenir à la fois les opérateurs économiques et les citoyens, tout en préparant le terrain pour une transformation structurelle de l’économie. 

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de consolidation économique, politique et institutionnelle pour la Guinée, qui se donne pour objectif de promouvoir une croissance inclusive et durable au bénéfice de l’ensemble de la population.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

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Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

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Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

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Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe l’architecture du nouveau gouvernement.

Le président de la République de Guinée, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la structuration officielle du gouvernement à travers un décret présidentiel lu ce lundi 26 janvier 2026 à la télévision nationale. Cette décision, prise sur proposition du Premier ministre, chef du gouvernement, marque une étape institutionnelle majeure dans la mise en place de la nouvelle équipe exécutive.

Une organisation gouvernementale clarifiée

Le décret présidentiel définit de manière précise l’architecture de l’Exécutif, en établissant la liste complète des départements ministériels appelés à conduire l’action gouvernementale. Cette structuration vise à renforcer la lisibilité de l’action publique, à mieux répartir les compétences sectorielles et à répondre aux priorités économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Aux termes de l’article premier du décret, le gouvernement de la République de Guinée est désormais composé des départements suivants :

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Ministère de la Défense nationale

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger

Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget

Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement

Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique

Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale

Ministère des Mines et de la Géologie

Ministère de l’Agriculture

Ministère de l’Élevage

Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité

Ministère de la Jeunesse et des Sports

Ministère des Infrastructures

Ministère des Transports

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation

Ministère de l’Environnement et du Développement durable

Ministère de l’Énergie

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

À ces départements s’ajoutent deux structures transversales essentielles au fonctionnement de l’État :

le Secrétariat général du Gouvernement,

le Secrétariat général des Affaires religieuses.

Un cadre pour l’action gouvernementale

Cette nouvelle architecture gouvernementale constitue le socle institutionnel sur lequel reposera l’action de la prochaine équipe ministérielle. Elle traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un appareil exécutif structuré, capable de conduire les réformes prioritaires, d’assurer la coordination des politiques publiques et de répondre aux attentes des citoyens en matière de gouvernance, de développement et de cohésion sociale.

La publication de ce décret ouvre désormais la voie à la nomination des ministres appelés à diriger ces départements, étape attendue dans la consolidation du nouvel exécutif guinéen.

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Guinée : Mamadi Doumbouya dépose sa déclaration de patrimoine à la Cour suprême.

Conformément aux exigences constitutionnelles en vigueur, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé ce jeudi 22 janvier 2026 au dépôt officiel de sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême de Guinée.

Dans un geste à forte portée institutionnelle, le Chef de l’État s’est personnellement rendu au siège de la plus haute juridiction du pays afin de s’acquitter de cette obligation légale. Cette démarche intervient cinq jours seulement après son investiture officielle, tenue le 17 janvier 2026, et s’inscrit dans le respect strict des principes de transparence et de responsabilité qui fondent l’exercice de la magistrature suprême.

Une exigence constitutionnelle encadrée par la loi

Le dépôt de la déclaration de patrimoine est prévu par l’article 60 de la Constitution, qui impose au Président de la République de déclarer l’ensemble de ses biens dans un délai maximal de dix jours suivant son entrée en fonction. Cette disposition vise à renforcer la probité dans la gestion des affaires publiques et à prévenir tout enrichissement illicite au sommet de l’État.

En se conformant à cette exigence dès les premiers jours de son mandat, le président Mamadi Doumbouya envoie un signal fort en faveur du respect de l’État de droit et du renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.

Confidentialité du contenu de la déclaration

À ce stade, aucune information n’a été communiquée sur le contenu de la déclaration déposée. La procédure est en effet couverte par la confidentialité prévue par la loi, la Cour suprême étant seule habilitée à en assurer la conservation et le contrôle, dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Cet acte marque ainsi l’une des premières étapes institutionnelles du nouveau mandat présidentiel, dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de gouvernance, de transparence et d’exemplarité au sommet de l’État.