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Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part au sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai.

Cette rencontre internationale marque le lancement d’un nouveau cadre de dialogue entre l’Afrique et la France. Elle réunira plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières, investisseurs et acteurs économiques autour des principaux défis liés au développement du continent africain.

Au cœur des discussions figurent notamment les questions du financement des économies africaines, de la paix, de la sécurité, ainsi que de la souveraineté économique et politique des États africains dans un contexte mondial en pleine recomposition.

À travers sa participation, le Sénégal entend défendre une vision d’une Afrique plus affirmée dans ses choix stratégiques, capable de mobiliser des partenariats équilibrés pour soutenir son développement durable et renforcer son autonomie économique.

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Nairobi accueille le sommet « Africa Forward » autour des défis économiques du continent.

Le sommet international « Africa Forward » a officiellement ouvert ses portes ce lundi à Nairobi, au Kenya, en présence de plusieurs chefs d’État africains, responsables gouvernementaux, investisseurs, institutions financières et acteurs du secteur privé venus débattre des perspectives économiques du continent.

Coorganisé par la France et le Kenya, l’événement se déroule à l’Université de Nairobi et rassemble plus de 6 000 participants autour des enjeux liés à l’investissement, au financement du développement et au renforcement des partenariats économiques en Afrique.

Dans son discours inaugural, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a plaidé pour une coopération économique renforcée entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. Il a notamment insisté sur la nécessité de construire des partenariats plus équilibrés dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, les défis énergétiques et les mutations économiques.

Cette première journée est essentiellement consacrée au forum d’affaires « Inspire and Connect », conçu comme une plateforme d’échanges entre entrepreneurs, investisseurs et décideurs publics. L’objectif affiché est de favoriser la création de nouvelles opportunités économiques et d’encourager les investissements dans des secteurs jugés stratégiques pour la croissance africaine.

Les discussions portent notamment sur le financement des infrastructures, la transition énergétique, l’innovation technologique, l’industrialisation, l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que le rôle croissant du secteur privé dans le développement du continent.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le sommet entend également renforcer les connexions entre les entreprises africaines et les investisseurs internationaux afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants à forte valeur ajoutée.

Plusieurs chefs d’État africains et dirigeants d’institutions internationales doivent intervenir au cours des différentes sessions prévues jusqu’au 12 mai, dans un contexte où l’Afrique cherche à consolider sa place dans les grandes dynamiques économiques mondiales.

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Kenyans enrôlés dans l’armée russe : Nairobi ouvre un dialogue avec Moscou.

Le gouvernement du Kenya a engagé une démarche diplomatique auprès de la Russie afin de résoudre la situation préoccupante de plusieurs ressortissants kenyans recrutés au sein de l’armée russe. Cette question constitue l’un des principaux enjeux de la visite officielle de deux jours effectuée à Moscou par le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi.

Selon le ministère kényan des Affaires étrangères, cette mission vise notamment à engager des discussions avec les autorités russes afin d’éviter de nouveaux cas de recrutements trompeurs et d’obtenir des clarifications sur la situation des ressortissants kenyans actuellement impliqués dans le conflit.

Les familles réclament des réponses

Cette initiative diplomatique intervient après plusieurs semaines d’inquiétude croissante au Nairobi, où des familles affirment être sans nouvelles de leurs proches partis en Russie pour des raisons professionnelles.

Au début du mois, plusieurs proches de ces ressortissants ont manifesté dans la capitale kenyane pour demander des explications aux autorités. Parmi eux figure Damaris, dont le mari, parti rejoindre l’armée russe, n’a plus donné signe de vie depuis novembre. Pour elle, la visite du ministre représente « le seul espoir » d’obtenir des informations.

Janet, une autre manifestante, dit également attendre des réponses concernant son frère. Selon elle, ce dernier avait quitté le Kenya dans l’espoir d’obtenir un emploi d’agent de sécurité, avant d’être contraint de rejoindre une unité militaire.

Une approche diplomatique privilégiée par Nairobi

Malgré la sensibilité du dossier, le ministre des Affaires étrangères Musalia Mudavadi a insisté sur la volonté de son gouvernement de privilégier le dialogue.

« Il ne s’agit pas d’une confrontation », a-t-il déclaré à la presse, soulignant que Nairobi souhaite trouver une solution par la voie diplomatique.

Au-delà de la question des ressortissants kenyans impliqués dans les opérations militaires, les discussions avec les autorités russes devraient également porter sur la mise en place d’un accord visant à mieux encadrer la présence des étudiants et travailleurs kenyans en Russie.

Des enjeux économiques également au programme

La visite pourrait également ouvrir la voie à un renforcement des relations économiques entre les deux pays. Le gouvernement kenyan souligne notamment le potentiel du marché russe pour plusieurs produits agricoles d’exportation, dont le café, le thé et les fleurs, secteurs clés de l’économie du Kenya.

Un phénomène qui concerne aussi d’autres pays africains

La situation des ressortissants africains impliqués dans les opérations militaires liées à la Russie suscite des préoccupations croissantes sur le continent.

Fin février, l’Afrique du Sud a ainsi annoncé le rapatriement de 15 de ses citoyens, sur 17 ayant sollicité l’aide de leur gouvernement en novembre 2025 après avoir été contraints de rejoindre des unités de mercenaires soutenant l’armée russe.

Ces événements mettent en lumière les risques liés aux recrutements à l’étranger dans un contexte international marqué par les conflits et les tensions géopolitiques.