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Basket – Une victoire historique : la Guinée domine le Nigeria pour la première fois (69-55)

L’équipe nationale de basket de Guinée a écrit l’une des plus belles pages de son histoire en s’imposant face au Nigeria sur le score sans appel de 69 à 55. Une performance majeure face à une nation considérée depuis des décennies comme l’un des poids lourds du basketball africain.

Un exploit inédit

C’est la première fois que le Syli Basket parvient à battre le Nigeria en compétition officielle. Ce succès marque un tournant symbolique : la Guinée n’est plus seulement un outsider, mais bien une équipe capable de rivaliser avec les grandes puissances du continent.

Une défense de fer, un collectif exemplaire

La victoire s’est construite sur une défense rigoureuse, une intensité constante et un esprit collectif irréprochable. Les joueurs guinéens ont su imposer leur rythme, neutraliser les fortes individualités nigérianes et exploiter chaque opportunité offensive avec intelligence.

Les efforts de l’encadrement technique, la discipline du groupe et l’engagement total des joueurs ont permis de transformer cette rencontre en démonstration de force.

Un message clair au continent

Avec cet exploit, le Syli Basket envoie un signal fort à l’Afrique : il faudra désormais compter avec la Guinée dans les compétitions majeures. L’équipe affiche non seulement du talent, mais aussi une maturité et une détermination qui la placent parmi les nations montantes du basketball africain.

Une victoire nationale

Au-delà du parquet, cette victoire appartient à tout un peuple.
Joueurs, entraîneurs, staff, supporters : chacun a contribué à cet instant historique.

Les félicitations affluent de partout, saluant un triomphe qui dépasse le sport pour devenir un symbole de fierté nationale.

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Le Congo décroche sa qualification pour les barrages intercontinentaux après une victoire héroïque contre le Nigeria.

La République démocratique du Congo a réalisé un exploit majeur en se qualifiant pour les barrages intercontinentaux de la Coupe du monde, au terme d’un match intense face au Nigeria, dimanche soir. Après un nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire et de la prolongation, les Léopards se sont imposés lors d’une séance de tirs au but maîtrisée avec sang-froid.

La rencontre avait pourtant mal commencé pour la RDC, surprise dès les premières minutes par une ouverture du score nigériane. Mais les Congolais ont rapidement retrouvé leur rythme, multipliant les actions offensives jusqu’à obtenir l’égalisation grâce à une frappe déterminée en première période.

Le reste du match a été marqué par un engagement physique élevé, des occasions de part et d’autre et une tension croissante à mesure que les minutes défilaient. Incapables de se départager, les deux équipes ont dû recourir aux tirs au but pour décider du vainqueur.

Dans cet exercice, les Léopards ont fait preuve de maîtrise et de lucidité. Le tir décisif, transformé avec calme, a scellé leur qualification et provoqué une explosion de joie dans le camp congolais.

Cette victoire ouvre à la RDC la voie vers les barrages intercontinentaux, dernière étape avant une potentielle participation historique à la Coupe du monde. Pour le Nigeria, grand habitué de ces rendez-vous, l’élimination est un coup dur, tant l’équipe nourrissait de grandes ambitions.

La RDC peut désormais aborder la suite avec confiance, portée par une performance qui restera gravée comme l’une des plus marquantes de son parcours récent.

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Jeux du Commonwealth 2030 : l’Inde et le Nigéria en lice pour l’organisation

L’organisation des Jeux du Commonwealth 2030 suscite déjà un vif intérêt. Deux pays ont officiellement soumis leur candidature : l’Inde et le Nigéria. Cette double annonce vient dissiper les doutes qui planaient depuis plusieurs mois sur la pérennité de l’événement, confronté à des interrogations financières et logistiques.

Pour l’Inde, qui a déjà accueilli les Jeux en 2010 à New Delhi, il s’agit d’une opportunité de renforcer son influence sportive et diplomatique au sein du Commonwealth. Le pays met en avant ses infrastructures modernisées, son expérience en matière d’organisation d’événements internationaux et son marché intérieur en pleine expansion, capable de donner une visibilité accrue à la compétition.

De son côté, le Nigéria, première puissance démographique et économique d’Afrique, souhaite marquer une nouvelle étape dans son rayonnement international. Si sa candidature est retenue, il deviendrait le premier pays africain à organiser les Jeux du Commonwealth, une perspective porteuse d’enjeux symboliques et politiques forts. Lagos et Abuja sont déjà citées parmi les villes susceptibles d’accueillir les épreuves.

Au-delà de la rivalité sportive et diplomatique, la compétition entre ces deux nations illustre la volonté des pays émergents de s’imposer comme des acteurs incontournables dans l’organisation de grands rendez-vous internationaux. La décision finale quant au pays hôte devrait être rendue publique dans les prochains mois, après l’évaluation des dossiers par la Fédération des Jeux du Commonwealth.

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Nigeria : Tinubu trace la voie vers 7 % de croissance d’ici 2027.

Le président Bola Tinubu a fixé un nouveau cap pour l’économie nigériane : atteindre une croissance annuelle de 7 % d’ici deux ans. Cette ambition s’inscrit dans une vision plus large visant à multiplier par quatre la taille de l’économie nationale d’ici 2030, en s’appuyant sur son programme stratégique « Renewed Hope Agenda ».

Des réformes audacieuses comme socle

Depuis son arrivée au pouvoir en 2023, Tinubu a engagé des réformes musclées pour redresser une économie en berne. Parmi les mesures les plus marquantes : la suppression des subventions sur les carburants et l’électricité, ainsi que la libéralisation du taux de change de la naira. Ces décisions, bien que difficiles socialement, ont permis de restaurer une certaine stabilité macroéconomique et de renforcer la confiance des investisseurs.

Une croissance en phase de redémarrage

Au premier trimestre 2025, la croissance a atteint environ 3 %, grâce notamment à une réévaluation du PIB qui a révélé une taille économique plus importante que précédemment estimée. Malgré cette amélioration, le rythme reste en deçà du potentiel visé et lourdement affecté par des niveaux d’épargne publique très faibles — autour de seulement 5 % du PIB. Tinubu a souligné la nécessité de rationaliser chaque dépense publique pour générer davantage de ressources internes.

Rééquilibrer les comptes publics

Un volet stratégique de cette feuille de route économique consiste à optimiser les prélèvements opérés par différents organismes gouvernementaux. Cela inclut l’administration fiscale, les douanes ou encore la NNPC, l’entreprise pétrolière nationale, dont les pratiques de rétention de revenus sont jugées opaques et excessives. Le président a demandé à son équipe de repenser ces mécanismes pour améliorer la transparence et libérer des leviers financiers.

Objectif bien au-delà des chiffres

Pour Tinubu, cette ambition n’est pas seulement une note à atteindre sur un graphique : c’est un impératif moral. Il s’agit de sortir massivement les Nigérians de la pauvreté, en générant des emplois de qualité et en consolidant une croissance qui profite à tous. Il a rappelé que les investissements publics, bien que limités jusqu’à présent, doivent prioriser les infrastructures, la sécurité alimentaire et les initiatives de base au niveau des quartiers, via notamment des programmes de développement local.

Un horizon ambitieux, mais parsemé de défis

Le chemin pour atteindre 7 % de croissance annuelle est semé d’obstacles. Le pays fait face à une inflation persistante, toujours alimentée par les prix alimentaires et le coût de la vie. Le budget national, quant à lui, repose sur des projections optimistes concernant la production pétrolière et les prix mondiaux. En parallèle, la dette publique pèse lourdement sur les dépenses sociales et les investissements.

Malgré ces tensions, le président maintient la trajectoire, porté par une vision à long terme et un engagement réaffirmé lors des réunions du gouvernement pour rendre visible cette croissance même aux citoyens les plus vulnérables.

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Aliko Dangote veut construire le plus grand port du Nigeria pour faciliter ses approvisionnements et ses exportations.

Après l’inauguration de sa méga-raffinerie de pétrole, Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, se prépare à lancer un nouveau projet d’envergure : la construction du plus grand port du Nigeria. Situé dans la région de Lagos, ce port vise à renforcer la logistique des activités du groupe Dangote, tout en améliorant l’efficacité des échanges commerciaux du pays.

Un projet stratégique pour le commerce nigérian

Le futur port devrait être un port en eau profonde, capable d’accueillir les navires de grande capacité et d’augmenter significativement le volume des importations et exportations. Ce projet ambitionne de désengorger les infrastructures portuaires actuelles, souvent saturées, et de faire du Nigeria un hub logistique majeur pour l’Afrique de l’Ouest.

L’entrepreneur souhaite ainsi optimiser l’approvisionnement en matières premières nécessaires à ses usines (notamment sa raffinerie et ses cimenteries) et faciliter l’exportation de produits transformés vers le marché africain et international.

Un impact économique majeur

La construction de ce port devrait générer des milliers d’emplois directs et indirects, tout en contribuant à la modernisation du commerce maritime nigérian. Il permettra également de réduire les coûts logistiques pour les industries locales, tout en offrant de nouvelles opportunités aux PME impliquées dans la chaîne d’approvisionnement.

“Nous voulons que ce port devienne un point de référence en Afrique, un outil de développement pour toute la région,” aurait confié Aliko Dangote.

L’ambition d’un empire intégré

Avec ce projet, Aliko Dangote poursuit sa vision de créer un conglomérat industriel entièrement intégré, allant de la production à la logistique. Après le ciment, le sucre, le sel et le pétrole, le secteur portuaire devient une nouvelle étape de son expansion.

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Nigeria : l’ancien président Muhammadu Buhari inhumé à Daura, sa ville natale.

Le Nigeria a rendu vendredi un dernier hommage solennel à Muhammadu Buhari, ancien président respecté, lors d’une cérémonie d’inhumation dans sa ville natale de Daura, dans l’État de Katsina. Le cérémonial a débuté par une série de prières et de lectures du Coran, en présence de sa famille, de responsables politiques, d’anciens hauts dignitaires et de citoyens venus exprimer leur gratitude envers le dirigeant qui a marqué l’histoire du pays.

Dès l’aube, des fidèles musiciens traditionnels jallés au passage du cortège funèbre, tandis que dans la mosquée locale, les oraisons ont souligné le parcours de Buhari, de militaire à président élu à deux reprises, en 2015 et 2019. Son mandat a été marqué par des politiques de lutte contre la corruption, des réformes du secteur public, ainsi qu’un engagement ferme sur les questions sécuritaires, notamment face aux insurgences dans le nord-est du pays.

Après les prières, les funérailles se sont conclues par l’ensevelissement dans un cimetière familial, situé non loin de sa résidence d’enfance. Les témoignages rendent hommage à un homme décrit comme discipliné, fidèle à ses convictions et attaché à ses racines. La ville de Daura a vécu un moment d’émotion partagée, entre recueillement et hommage populaire.

Il est attendu que des cérémonies commémoratives se poursuivent dans les prochaines semaines, notamment en présence de chefs d’État ou d’anciens présidents d’autres pays, témoignant de la stature de Buhari sur la scène africaine et internationale.

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Nigeria : Décès de l’ancien président Muhammadu Buhari à l’âge de 82 ans.

Le Nigeria est en deuil. L’ancien président Muhammadu Buhari est décédé ce lundi à l’âge de 82 ans, laissant derrière lui un héritage politique majeur marqué par deux périodes distinctes de gouvernance – d’abord en tant que militaire dans les années 1980, puis comme chef d’État démocratiquement élu de 2015 à 2023.

Figure centrale de la scène politique nigériane pendant plusieurs décennies, Muhammadu Buhari aura profondément marqué l’histoire du pays, aussi bien par son engagement contre la corruption que par son approche sécuritaire face au terrorisme et aux conflits internes.

Un parcours atypique

Né en 1942 à Daura, dans l’État de Katsina, Buhari entre dans l’armée dès son jeune âge. Il accède au pouvoir pour la première fois en 1983, à la suite d’un coup d’État militaire, avant d’être renversé en 1985. Après une longue traversée du désert politique, il revient sur le devant de la scène en 2015 en remportant les élections présidentielles sous la bannière de l’All Progressives Congress (APC), devenant ainsi le premier opposant à battre un président sortant dans l’histoire du Nigeria.

Durant ses deux mandats civils, il a mis en œuvre des réformes économiques et lancé plusieurs programmes sociaux, tout en faisant face à de vives critiques sur la situation sécuritaire, les droits de l’homme et la gestion de l’économie.

Un hommage national attendu

Le gouvernement fédéral devrait prochainement annoncer un programme officiel d’hommages. Plusieurs chefs d’État africains et partenaires internationaux ont déjà exprimé leurs condoléances, saluant la mémoire d’un homme d’État au parcours hors du commun et à la volonté de réforme inébranlable.

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Tchad–Nigeria : Rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires nigérian pour renforcer la coopération pacifique

Le Médiateur de la République du Tchad, M. Saleh Kebzabo, a reçu en audience ce mercredi 2 juillet 2025, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Nigeria à N’Djamena, M. Abdulkhadir Ibrahim Ghani. Cette rencontre, inscrite dans le cadre d’une visite de courtoisie, a été marquée par des échanges constructifs axés sur la consolidation des relations entre les deux pays, notamment dans les domaines de la médiation institutionnelle et de la gestion pacifique des différends.

Un dialogue tourné vers la stabilité et la coopération régionale

Lors de cet entretien, les deux personnalités ont mis l’accent sur l’importance du dialogue, de l’écoute et de la concertation dans la prévention et la résolution des conflits, aussi bien au niveau national que régional. Le Médiateur de la République a salué l’engagement du Nigeria en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique centrale et de l’Ouest, soulignant le rôle stratégique que joue ce pays dans la promotion de la diplomatie préventive.

De son côté, le diplomate nigérian a exprimé son admiration pour les efforts du Tchad dans le domaine de la médiation institutionnelle et a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer les échanges d’expertise, de bonnes pratiques et d’expériences réussies en matière de gouvernance apaisée.

Vers une coopération renforcée en matière de médiation

Les échanges ont permis d’envisager la possibilité d’initiatives conjointes entre les deux États, telles que des séminaires de formation, des plateformes de dialogue entre institutions équivalentes, et des projets de collaboration sur des mécanismes alternatifs de résolution des litiges.

Pour M. Saleh Kebzabo, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’ouverture et de partenariat avec les représentations diplomatiques accréditées au Tchad. Il a réitéré la disponibilité de son institution à œuvrer pour le renforcement de la culture de la paix à travers des cadres de coopération régionale.

Une diplomatie au service des peuples

Au-delà des questions institutionnelles, cette audience a également été l’occasion de rappeler les liens historiques, culturels et géographiques qui unissent le Tchad et le Nigeria. Les deux pays partagent non seulement des frontières, mais aussi des enjeux communs en matière de sécurité, de mobilité transfrontalière, et de développement communautaire.

Cette rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires du Nigeria témoigne d’une volonté mutuelle de faire de la diplomatie un outil concret au service de la paix, de la stabilité et du bien-être des populations.

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Lagos 2025 : l’Epic Show propulse la nouvelle vague créative africaine.

La ville de Lagos a vibré au rythme de la créativité africaine lors de l’Epic Show 2025, un événement devenu incontournable dans le paysage culturel du continent. Pendant plusieurs jours, la capitale économique nigériane a accueilli des centaines de jeunes talents venus de toute l’Afrique pour exposer leur vision, leur art et leur innovation.

Une vitrine panafricaine de la créativité

Organisé au cœur du quartier vibrant de Victoria Island, l’Epic Show 2025 a rassemblé des créateurs dans des domaines aussi variés que la mode, le design, le cinéma, la musique, les arts visuels et les nouvelles technologies. Cette édition a été marquée par une forte présence de la jeunesse, mettant en avant une génération audacieuse et connectée, bien décidée à réécrire les codes de la création africaine.

Parmi les moments forts, on note les défilés de jeunes stylistes venus du Ghana, du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, qui ont présenté des collections mêlant traditions textiles et inspirations futuristes. Côté innovation, des start-up de réalité augmentée, d’art numérique et de développement durable ont présenté des solutions à fort impact social et culturel.

Des échanges et des opportunités

Au-delà de l’exposition, l’Epic Show a aussi été un espace d’échange d’idées. Des panels, conférences et ateliers ont réuni des figures établies du secteur créatif, des investisseurs, des institutions culturelles et de jeunes entrepreneurs. Les discussions ont porté sur les enjeux de financement, la protection des droits d’auteur, l’accès aux marchés internationaux, et surtout, le rôle stratégique de la culture dans le développement économique de l’Afrique.

« L’Epic Show n’est pas juste une scène artistique, c’est un catalyseur d’opportunités et un tremplin pour les créateurs du continent », a déclaré Ijeoma Eze, directrice du festival.

Une célébration de l’identité africaine

À travers chaque œuvre, chaque performance, chaque intervention, un message fort s’est dégagé : la fierté de l’identité africaine, assumée dans toute sa diversité et son évolution. L’Epic Show 2025 a ainsi illustré la montée en puissance d’une Afrique créative, résolument tournée vers l’avenir, mais enracinée dans ses patrimoines.

L’événement a aussi attiré l’attention de médias internationaux et de plateformes de diffusion numérique, renforçant la visibilité des talents africains sur la scène mondiale.

Pénurie d’essence au Niger

Pénurie d’essence au Niger : Une crise énergétique aux multiples enjeux

Depuis plusieurs semaines, le Niger fait face à une pénurie d’essence sans précédent, perturbant l’économie et le quotidien des populations. Cette situation a entraîné des files d’attente interminables dans les stations-service, avec de nombreuses stations totalement à sec, notamment dans la capitale Niamey.

Les causes de la pénurie

La crise actuelle trouve son origine dans plusieurs facteurs structurels et conjoncturels :

  1. La diminution du marché noir Historiquement, une part importante de l’essence consommée au Niger provenait du marché noir, alimenté en grande partie par la contrebande en provenance du Nigeria. Cependant, la suppression des subventions sur les carburants au Nigeria en 2023 a entraîné une hausse des prix, rendant cette activité moins lucrative et réduisant ainsi l’offre clandestine d’essence sur le marché nigérien.
  2. Une production nationale insuffisante La Société de Raffinage de Zinder (SORAZ), principale source de production d’essence du pays, ne parvient pas à répondre à la demande. Actuellement, elle ne fournit qu’environ 25 citernes par jour, alors que les besoins quotidiens du pays sont estimés entre 40 et 50 citernes.
  3. Les difficultés logistiques d’approvisionnement Face au déficit de production locale, la Société Nigérienne des Produits Pétroliers (SONIDEP) a mis en place un plan d’importation de carburant. Des stocks importants sont disponibles à Lomé, au Togo, mais leur acheminement reste complexe. Les camions doivent traverser des zones instables, nécessitant des escortes militaires pour garantir la sécurité du transport.

Conséquences économiques et sociales

La pénurie d’essence a des répercussions significatives sur plusieurs secteurs :

  • Impact sur les transports : Les prix du transport ont fortement augmenté, affectant les travailleurs et les petites entreprises dépendantes de la mobilité.
  • Ralentissement des activités économiques : De nombreuses entreprises, notamment celles utilisant des groupes électrogènes, subissent des perturbations dans leur production.
  • Inflation : La hausse du coût du transport se répercute sur le prix des marchandises, augmentant le coût de la vie pour la population.

Solutions et perspectives

Pour remédier à cette crise, plusieurs mesures sont en cours d’étude :

  • Augmentation de la production locale : Un renforcement des capacités de la SORAZ pourrait permettre de réduire la dépendance aux importations.
  • Diversification des sources d’approvisionnement : Accélérer et sécuriser l’importation depuis d’autres pays voisins.
  • Renforcement de la logistique de distribution : Optimiser la gestion des stocks et le transport pour assurer un approvisionnement plus régulier.

La pénurie actuelle met en lumière les défis structurels du secteur énergétique nigérien. Il est crucial pour le pays de développer une stratégie durable visant à assurer son autosuffisance énergétique et à stabiliser le marché du carburant.