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Succession d’António Guterres : l’Ougandais Olara Otunnu rejoint officiellement la course.

La course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies s’élargit. L’Ouganda a officiellement présenté, samedi, la candidature d’Olara Otunnu, ancien haut responsable de l’ONU et figure de l’opposition politique dans son pays. Âgé de 75 ans, il devient ainsi le septième prétendant déclaré au poste de secrétaire général de l’organisation internationale, dont le mandat de l’actuel titulaire s’achève le 31 décembre 2026.

Cette nouvelle candidature vient renforcer la diversité des profils engagés dans cette compétition internationale, alors que les États membres se préparent à entamer les premières étapes décisives du processus de sélection.

Un ancien haut responsable des Nations unies dans la course

Olara Otunnu dispose d’une solide expérience au sein du système onusien. Il a notamment occupé, entre 1997 et 2005, les fonctions de secrétaire général adjoint des Nations unies et de représentant spécial chargé de la question des enfants et des conflits armés. Il a exercé ces responsabilités sous l’autorité de l’ancien secrétaire général Kofi Annan.

Son parcours politique et diplomatique constitue ainsi l’un des principaux atouts de sa candidature, dans une compétition où l’expérience internationale et la capacité à rassembler les États membres devraient jouer un rôle déterminant.

Sept candidats pour succéder à António Guterres

Avec l’entrée en lice d’Olara Otunnu, sept personnalités sont désormais engagées dans la course à la succession d’António Guterres.

Le candidat ougandais rejoint notamment la Chilienne Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme ; l’Équatorienne María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU ; l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ; la Costaricienne Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ; la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères de son pays ; ainsi que l’ancien président sénégalais Macky Sall.

Les six premiers candidats officiellement engagés dans le processus ont participé jeudi à un débat public, leur permettant de présenter leurs priorités et leur vision du rôle que devra jouer le prochain secrétaire général face aux crises internationales.

Le Conseil de sécurité s’apprête à franchir une étape décisive

La prochaine phase du processus se déroulera au Conseil de sécurité des Nations unies. Les quinze membres de l’organe exécutif de l’ONU doivent procéder, le 30 juillet prochain, à un premier vote indicatif à bulletin secret. Cette consultation permettra de mesurer les rapports de force et d’identifier les candidatures susceptibles de recueillir le plus large soutien.

D’autres tours de scrutin devraient ensuite être organisés jusqu’à l’émergence d’un candidat capable d’obtenir le soutien requis. Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un prétendant devra recueillir au moins neuf voix au Conseil de sécurité, tout en évitant l’opposition d’un des cinq membres permanents — les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la France et la Russie — qui disposent du droit de veto.

Après cette étape, le candidat recommandé par le Conseil de sécurité devra être officiellement nommé par l’Assemblée générale des Nations unies. Le futur secrétaire général prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, succédant à António Guterres, en poste depuis 2017.

La multiplication des candidatures et la diversité des profils en lice témoignent de l’importance de cette succession, qui intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits, les tensions géopolitiques et les défis liés au financement du développement. Le prochain secrétaire général devra ainsi convaincre les États membres de sa capacité à renforcer l’efficacité de l’ONU tout en préservant son rôle central dans la gestion des crises mondiales.