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Mobilité urbaine : Ousmane Gaoual Diallo annonce le déploiement de 300 taxis et l’acquisition prochaine de 200 bus.

Le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du transport urbain à Conakry. Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé le lancement du programme « Un taxi, un emploi », qui prévoit la mise à disposition de 300 taxis au profit de jeunes entrepreneurs. Il a également confirmé l’acquisition prochaine de 200 nouveaux bus destinés à renforcer le transport collectif dans la capitale.

Invité de l’émission Guinée Today, diffusée ce lundi 20 juillet sur Télé 24, le ministre est revenu sur les différents projets engagés par son département pour améliorer la mobilité urbaine.

S’agissant des bus urbains, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que le processus d’acquisition suit son cours. Selon lui, une procédure d’appel d’offres est en cours afin de sélectionner l’opérateur qui assurera leur exploitation.

« Les bus sont déjà là. Nous avons lancé un appel d’offres et l’ouverture des plis est prévue à la fin de ce mois de juillet. Ensuite, ces bus seront attribués à une société qui en assurera l’exploitation », a-t-il déclaré.

Le ministre a également annoncé la création d’une ligne de financement pour l’acquisition de 200 bus supplémentaires, destinés à renforcer l’offre de transport public à Conakry.
« Nous venons de créer la ligne financière pour l’acquisition de 200 bus qui devraient arriver rapidement », a-t-il précisé.
300 taxis pour favoriser l’emploi des jeunes

Au-delà du transport collectif, le ministère des Transports mise sur le renouvellement du parc de taxis. Le lancement officiel du programme « Un taxi, un emploi » est annoncé pour ce mercredi, avec une première phase portant sur 300 véhicules.
« Nous lançons l’opération Un taxi, un emploi. Trois cents taxis seront mis à la disposition des jeunes afin qu’ils puissent les rembourser à travers de petites mensualités », a expliqué le ministre.

Selon lui, les bénéficiaires devront verser un apport initial d’environ 20 millions de francs guinéens, avant de rembourser progressivement le coût du véhicule.
« Vous versez ce montant et vous repartez avec un véhicule neuf, sorti d’usine, pour exercer l’activité de taxi. Ensuite, vous remboursez par petites mensualités », a-t-il indiqué.

Le coût réel d’un véhicule est estimé à 154 millions de francs guinéens. Toutefois, l’État prévoit une importante subvention afin de rendre le dispositif accessible aux jeunes conducteurs et de favoriser le renouvellement du parc automobile.

Un objectif de 2 500 taxis

À terme, le gouvernement ambitionne d’importer 2 500 taxis dans le cadre de ce programme.
« L’objectif est d’importer 2 500 véhicules taxis afin de contribuer au renouvellement du parc automobile et d’offrir une alternative aux motos-taxis, tout en améliorant les solutions de mobilité pour nos concitoyens », a souligné Ousmane Gaoual Diallo.

Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de son département de soutenir les initiatives privées dans le secteur des transports, notamment les plateformes numériques de réservation de taxis.
« Nous encourageons également les initiatives privées, avec des taxis fonctionnant à travers des applications mobiles. Nous avons agréé plusieurs opérateurs depuis le début de l’année et nous poursuivrons cet accompagnement », a-t-il ajouté.

Ces annonces s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser les transports urbains, en lien avec les ambitions du programme Simandou 2040, qui prévoit d’importants investissements dans les infrastructures et les services publics.

Source : Guinée360.

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Guinée : Les réseaux sociaux, nouveaux acteurs de l’opinion publique

À l’ère de l’information instantanée, les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la formation et l’orientation de l’opinion publique en Guinée. Des débats politiques aux mobilisations citoyennes, en passant par les faits divers et les crises, ces plateformes sont devenues des espaces incontournables de parole, de pouvoir et parfois de manipulation.

Une nouvelle agora numérique

Avec l’essor de l’accès à Internet, notamment via les smartphones, Facebook, WhatsApp, TikTok, Twitter et YouTube sont devenus les canaux de communication les plus utilisés par les Guinéens, en particulier les jeunes.

Ces outils permettent :

  • La diffusion rapide de l’information, souvent avant les médias traditionnels ;

  • L’expression libre des opinions, critiques et revendications ;

  • La participation citoyenne aux débats publics ;

  • Le contournement de la censure et du contrôle éditorial.

Influence croissante sur la vie politique

Les réseaux sociaux sont désormais un levier de mobilisation politique et sociale. Ils ont servi de caisse de résonance :

  • Aux mouvements de contestation,

  • Aux campagnes électorales,

  • À la critique de la gouvernance,

  • À la défense des droits humains.

Des figures comme Cellou Dalein Diallo, Ousmane Gaoual Diallo ou des activistes comme Almamy Mamady Sylla y trouvent un public attentif et réactif. Les autorités elles-mêmes y communiquent de plus en plus pour cadrer l’opinion et justifier leurs décisions.

Entre liberté et dérives

Cependant, cette liberté numérique s’accompagne de risques majeurs :

  • Fake news et désinformation à grande échelle ;

  • Manipulation émotionnelle de l’audience ;

  • Discours haineux, rumeurs ethniques ou religieuses ;

  • Harcèlement, diffamation et atteinte à la vie privée.

Face à cela, des initiatives émergent en matière d’éducation aux médias, de vérification des faits (fact-checking) et de régulation du cyberespace.

Une opinion de plus en plus réactive

Le citoyen guinéen ne se contente plus d’écouter, il commente, partage, critique. Cette interactivité permanente a redéfini la relation entre les gouvernants et les gouvernés. La pression de l’opinion en ligne oblige parfois les autorités à réagir, à se justifier, voire à reculer sur certaines décisions.

Les réseaux sociaux sont devenus un miroir, un amplificateur, et parfois un tribunal de l’opinion publique en Guinée. Ils peuvent être un formidable outil de transparence, de mobilisation et de transformation sociale, à condition d’être accompagnés par des politiques de régulation équilibrées, une éducation citoyenne au numérique, et un engagement éthique de tous les acteurs.