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Université sénégalaise : Ousmane Sonko annonce des réformes structurelles face à la crise de l’UCAD.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a affirmé devant l’Assemblée nationale la détermination de son gouvernement à engager « toutes les réformes nécessaires pour que l’université ne meure pas ». Cette déclaration intervient dans un contexte de crise profonde à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), confrontée à des difficultés structurelles, sociales et sécuritaires.

Une délocalisation à l’étude pour désengorger le campus

Parmi les pistes évoquées figure la délocalisation totale ou partielle de l’UCAD, institution phare de l’enseignement supérieur sénégalais. Cette option vise à répondre à la saturation du campus, qui accueille environ 25 000 étudiants dans des conditions jugées critiques.

Le chef du gouvernement insiste sur la nécessité de repenser en profondeur l’organisation de l’espace universitaire afin de garantir un environnement d’apprentissage plus sûr, mieux structuré et adapté à la croissance des effectifs.

Réouverture du campus et renforcement des mesures de sécurité

En amont de cette intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, a annoncé la réouverture du campus social à partir du 26 février, après plusieurs semaines de fermeture liées à des tensions récurrentes.

Un dispositif de sécurisation renforcé est également prévu, comprenant l’installation de systèmes de lutte contre les incendies, la mise en place de caméras de surveillance et un contrôle d’accès plus strict aux entrées du campus.

Ces mesures interviennent dans un climat particulièrement tendu, marqué par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, notamment après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, qui a suscité une vive émotion et relancé le débat sur la gestion sécuritaire des universités.

Vers une présence sécuritaire permanente

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé l’étude d’un projet de commissariat permanent au sein du campus social. L’objectif affiché est de « normaliser » la présence des forces de sécurité, en privilégiant une approche préventive et dissuasive, afin d’éviter les interventions jugées excessives observées ces derniers mois.

Une gestion des résidences universitaires remise en cause

Le ministre Daouda Ngom a dressé un constat préoccupant des conditions d’hébergement. Certaines chambres abriteraient jusqu’à 15 à 20 étudiants, tandis qu’environ 30 % des lits seraient attribués de manière irrégulière, en dehors des règles du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

Face à cette situation, une réforme du système de gestion des résidences universitaires apparaît indispensable pour restaurer l’équité et améliorer les conditions de vie des étudiants.

Bourses d’études : des dépenses en forte hausse

Sur la question des bourses, les autorités assurent qu’aucun retard n’est à signaler. Toutefois, le chevauchement des années académiques a conduit l’État à financer jusqu’à 16 mois de bourses, au lieu de 12 habituellement.

Cette situation a engendré une hausse significative des dépenses, atteignant environ 105 milliards de francs CFA, contre un budget initial estimé à 70 milliards.

Des réformes de fond pour sauver le système universitaire

Au-delà des mesures sécuritaires, Ousmane Sonko insiste sur la nécessité d’engager des réformes structurelles durables. Celles-ci visent notamment à stabiliser le calendrier académique, moderniser les infrastructures et garantir un cadre d’études propice à la réussite.

Pour le chef du gouvernement, l’enjeu dépasse la gestion de crise : il s’agit de refonder le système universitaire sénégalais afin d’en préserver la performance et la crédibilité à long terme.

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Ousmane Sonko en visite en Arabie saoudite après le Sommet de l’Union africaine.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche en début de soirée en Arabie saoudite, en provenance d’Addis-Abeba, où il avait pris part au 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

Cette visite intervient au terme d’une séquence diplomatique dense marquée par la participation du chef du gouvernement sénégalais aux travaux du sommet continental, consacrés notamment aux enjeux de paix, de gouvernance, d’intégration régionale et de développement durable dans le cadre de l’Agenda 2063.

Accueil officiel à Djeddah

À son arrivée à l’aéroport international Roi Abdulaziz de Djeddah, Ousmane Sonko a été accueilli par le prince Saud bin Jalawi, préfet de Djeddah, ainsi que par plusieurs responsables saoudiens.

Cet accueil protocolaire souligne l’importance accordée par les autorités du Royaume à cette visite, dans un contexte de consolidation des relations entre Dakar et Riyad.

Renforcement du partenariat entre Dakar et Riyad

Au cours du sommet d’Addis-Abeba, le Premier ministre représentait le président Bassirou Diomaye Faye, participant aux discussions stratégiques sur les priorités continentales.

L’étape saoudienne s’inscrit désormais dans une dynamique bilatérale plus large. Les relations entre le Sénégal et l’Arabie saoudite reposent sur des liens historiques et religieux solides, auxquels s’ajoutent des coopérations croissantes dans les domaines économique, énergétique et financier.

La visite du chef du gouvernement sénégalais devrait ainsi permettre d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements, de renforcer les échanges commerciaux et de consolider les partenariats stratégiques, dans un contexte international marqué par une reconfiguration des alliances et une compétition accrue pour les financements et les projets d’infrastructure en Afrique.

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Ousmane Sonko en mission diplomatique au Sommet de l’Union africaine.

Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part, les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, à la 39ᵉ session ordinaire de l’Union africaine.

Placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre a réuni les principaux dirigeants africains autour des enjeux liés au développement durable, à la gouvernance des ressources et à l’intégration continentale.

Des échanges bilatéraux au plus haut niveau

En marge des travaux officiels, le chef du gouvernement sénégalais a mené une intense activité diplomatique. Il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, afin d’évoquer les perspectives de coopération bilatérale et les dossiers d’intérêt commun.

Ousmane Sonko a également rencontré plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Ces échanges ont porté sur les priorités de développement du Sénégal, les enjeux de stabilité régionale et les dynamiques de coopération multilatérale dans un contexte international marqué par des tensions économiques et sécuritaires persistantes.

Dialogue avec les dirigeants africains et partenaires internationaux

Le Premier ministre s’est aussi entretenu avec le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Younes El-Menfi, ainsi qu’avec l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, aujourd’hui à la tête de sa fondation.

Parmi les autres interlocuteurs figurent le vice-président gambien Muhammad B. S. Jallow, le président angolais João Lourenço, ainsi que le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Sur le plan institutionnel et technique, Ousmane Sonko a échangé avec la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ainsi qu’avec l’économiste Jeffrey Sachs, président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies.

Coopération, développement durable et défis régionaux

Selon la Primature, l’ensemble de ces rencontres a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale, la mobilisation de financements pour le développement durable et la coordination des réponses aux défis régionaux, notamment en matière de sécurité, de résilience climatique et de croissance inclusive.

À travers cette séquence diplomatique dense, le Sénégal a cherché à consolider ses partenariats stratégiques et à affirmer son rôle dans les débats continentaux, à un moment où l’Agenda 2063 de l’Union africaine appelle à une accélération des réformes structurelles et à une meilleure coordination entre États et institutions internationales.

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Coopération Sénégal–Maroc : Ousmane Sonko inaugure le Forum économique de Casablanca.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, poursuit sa visite officielle au Maroc avec l’inauguration, à Casablanca, du Forum économique Maroc–Sénégal. Cette rencontre de haut niveau rassemble responsables publics, opérateurs économiques et investisseurs des deux pays, avec pour objectif de donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique sénégalo-marocain.

Organisé en marge de la quinzième session de la Haute Commission mixte, le Forum se veut un cadre privilégié d’échanges concrets entre acteurs économiques, afin de traduire les orientations politiques en projets structurants et créateurs de valeur. Il intervient dans un contexte de relations bilatérales anciennes, fondées sur une coopération dense et multisectorielle.

Dix-sept accords pour renforcer un partenariat multidimensionnel

À l’issue des travaux de la Haute Commission mixte, pas moins de 17 accords et protocoles d’accord ont été signés entre le Sénégal et le Maroc. Ces textes couvrent des domaines clés tels que la coopération économique et commerciale, les infrastructures, la sécurité routière, la formation professionnelle, ainsi que l’assistance technique et institutionnelle.

Ces nouveaux engagements viennent enrichir un corpus juridique déjà conséquent. Selon les autorités des deux pays, le cadre global de la coopération sénégalo-marocaine pourrait à terme dépasser 170 accords et conventions. Plusieurs d’entre eux devront toutefois être révisés ou actualisés afin de mieux répondre aux réalités économiques actuelles, aux enjeux de compétitivité et aux objectifs de transformation structurelle des économies.

Faire émerger des champions régionaux

Prenant la parole à Casablanca, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre institutionnel pour favoriser des partenariats économiques concrets. Il a notamment plaidé pour l’émergence de champions régionaux, capables de porter l’ambition économique du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés sous-régionaux et internationaux.

Dans cette perspective, le chef du gouvernement sénégalais a appelé à un accompagnement accru des grandes entreprises sénégalaises, en partenariat avec leurs homologues marocaines, reconnues pour leur expérience d’expansion en Afrique. Il a souligné que le Maroc constitue un partenaire stratégique de premier plan pour le Sénégal, tant en matière d’investissements que de transfert d’expertise.

Une ambition commune au service du développement

Au-delà des accords signés, le Forum économique Maroc–Sénégal illustre la volonté partagée des deux pays de bâtir un partenariat durable, pragmatique et orienté vers les résultats. Les autorités sénégalaises et marocaines entendent ainsi renforcer les échanges commerciaux, stimuler les investissements croisés et promouvoir une coopération gagnant-gagnant, au service de la croissance, de l’emploi et du bien-être des populations.

Cette étape casablancaise marque un temps fort de la visite d’Ousmane Sonko au Maroc, confirmant la place centrale qu’occupent les relations sénégalo-marocaines dans la stratégie diplomatique et économique des deux États.

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Coopération sénégalo-marocaine : Ousmane Sonko à Rabat pour relancer le partenariat stratégique.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé ce lundi matin à l’aéroport de Rabat-Salé, peu après 8 heures, pour une visite officielle de trois jours au Royaume du Maroc. Ce déplacement, prévu du 26 au 28 janvier, s’inscrit dans le cadre de la relance de la Haute Commission mixte de partenariat Sénégal–Maroc, qu’il coprésidera avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, venu personnellement l’accueillir à son arrivée.

Une visite au calendrier dense et hautement symbolique

Dès son premier jour à Rabat, le chef du gouvernement sénégalais entame un programme particulièrement soutenu. La matinée est marquée par une visite solennelle au Mausolée Mohammed V, haut lieu de mémoire du Royaume, avant une rencontre officielle avec Aziz Akhannouch.

Ce tête-à-tête entre les deux Premiers ministres ouvre la voie au lancement formel des travaux de la Haute Commission mixte, cadre institutionnel central de la coopération bilatérale, resté en veille pendant plusieurs années.

Des travaux sectoriels axés sur les priorités économiques et sociales

Les échanges se poursuivent par des travaux sectoriels réunissant les membres des deux gouvernements. Côté sénégalais, plusieurs ministres prennent part aux discussions, parmi lesquels Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.

Participent également Daouda Ngom, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’autres responsables gouvernementaux engagés dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’enseignement supérieur et l’investissement.

Une délégation sénégalaise élargie et stratégique

Au-delà des membres du gouvernement, la délégation sénégalaise comprend plusieurs directeurs généraux d’institutions majeures. Figurent notamment Wally Diouf Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar, Fadilou Keïta, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que Gagné Demba, directeur général de la SOMISEN.

S’y ajoutent Alioune Gueye de Petrosen Holding, Birome Hola Ba, directeur général du BOCSPP, et Bakary Séga Bathily, directeur général de APIX.

Vers une déclaration conjointe et de nouveaux accords

Les travaux de la Haute Commission mixte devraient déboucher sur l’adoption d’une déclaration conjointe réaffirmant la solidité du partenariat entre Dakar et Rabat, ainsi que sur la signature de plusieurs accords de coopération. Les allocutions de clôture d’Ousmane Sonko et d’Aziz Akhannouch viendront sceller cette session, présentée par les deux parties comme une étape majeure dans la redynamisation des relations sénégalo-marocaines.

Cette visite marque ainsi la volonté commune des deux pays de hisser leur coopération à un niveau plus stratégique, en phase avec les priorités économiques, diplomatiques et africaines partagées par Dakar et Rabat.

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Sénégal-Maroc : Ousmane Sonko réaffirme des liens solides après les incidents sportifs.

Dans une déclaration officielle visant à apaiser les tensions diplomatiques, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a réitéré la solidité des relations entre Dakar et Rabat. Cette prise de parole fait suite à des échanges avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, après les récents incidents impliquant des supporters sénégalais au Maroc.

Le gouvernement sénégalais a souligné que ces événements doivent être strictement considérés dans le cadre sportif, et qu’ils ne sauraient fragiliser les relations bilatérales historiques entre les deux pays.

Appel à la sérénité et lutte contre la désinformation

Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépassionner la situation, rappelant que les défis communs aux deux nations dépassent largement les aléas d’un match de football. Face à la diffusion rapide d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, le gouvernement sénégalais a mis en garde contre la désinformation, appelant les citoyens à la prudence et à la responsabilité dans leurs communications.

Suivi rapproché des ressortissants interpellés

Le Sénégal assure suivre de près la situation de ses ressortissants interpellés, en coopération étroite avec les autorités marocaines et les services consulaires. Cette coordination vise à garantir une résolution rapide et apaisée de l’incident, conformément aux instructions des chefs d’État des deux pays, le Président Bassirou Diomaye Faye et Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Relance de la Grande Commission mixte : un signal fort

Pour marquer la priorité stratégique accordée à la relation bilatérale, Dakar et Rabat ont confirmé la tenue de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte, programmée du 26 au 28 janvier à Rabat. Ce rendez-vous diplomatique, qui ne s’était pas tenu depuis 2013, devrait permettre de renforcer la coopération économique, culturelle et sécuritaire entre les deux nations, tout en consolidant un dialogue politique constructif et durable.

Cette approche diplomatique proactive souligne l’importance pour le Sénégal et le Maroc de séparer les enjeux sportifs des relations bilatérales, tout en garantissant la protection des citoyens et la stabilité des partenariats stratégiques.

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Sénégal : Ousmane Sonko ferme la porte à une restructuration de la dette avec le FMI.

Alors que la question de l’endettement public occupe une place centrale dans le débat économique au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement rejeté l’option d’une restructuration de la dette proposée par le Fonds monétaire international. Une position ferme, assumée publiquement, malgré un niveau d’endettement estimé à environ 132 % du produit intérieur brut (PIB).

Selon le chef du gouvernement, accepter une restructuration aujourd’hui reviendrait à fragiliser la crédibilité financière du pays et à remettre en cause les efforts engagés pour restaurer la discipline budgétaire. « Restructurer maintenant serait décrédibiliser les sacrifices consentis », estime-t-il, privilégiant une gestion rigoureuse et souveraine de la dette plutôt qu’un rééchelonnement négocié avec les bailleurs internationaux.

Le FMI prône un allègement, Dakar invoque la crédibilité

Du côté du FMI, les experts défendent une approche plus pragmatique. Face au poids croissant du service de la dette, l’institution de Washington recommande une restructuration partielle, incluant notamment une suspension temporaire des échéances de remboursement. Objectif : dégager des marges budgétaires pour financer les priorités sociales et économiques, sans compromettre la stabilité macroéconomique.

Mais à Dakar, cette option est perçue comme un signal négatif envoyé aux marchés financiers et aux partenaires internationaux. Le gouvernement redoute une dégradation de la notation souveraine du Sénégal et un renchérissement du coût des futurs emprunts.

Un pari risqué mais assumé

Pour Serigne Moussa Dia, économiste et enseignant à l’Université Alioune Diop de Bambey, le refus du gouvernement s’inscrit dans une logique politique autant qu’économique. Interrogé par le journaliste Christophe Boisbouvier, il souligne que cette posture vise à préserver la souveraineté budgétaire du pays, tout en maintenant la confiance des investisseurs.

Toutefois, l’économiste rappelle que cette stratégie suppose une croissance soutenue, une amélioration rapide des recettes fiscales et une maîtrise stricte des dépenses publiques. Sans ces leviers, la marge de manœuvre du gouvernement pourrait se réduire considérablement.

Entre souveraineté et contraintes financières

En refusant la restructuration de la dette, le Sénégal fait le choix d’un cap exigeant, dans un contexte économique régional et international incertain. Reste à savoir si cette ligne de fermeté pourra être maintenue durablement face aux pressions financières et aux attentes sociales, ou si un compromis avec les institutions internationales deviendra, à terme, inévitable.

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Campagne arachidière : 450 000 tonnes à acheter et 106 milliards FCFA mobilisés, les annonces majeures du Premier ministre Ousmane Sonko .

Le gouvernement sénégalais entend donner une nouvelle impulsion à la filière arachidière. En déplacement à Kaolack, lundi, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une série de mesures fortes destinées à garantir le bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide, pilier stratégique de l’économie rurale.

Renforcement des capacités d’achat de la SONACOS

Au cœur de ces annonces figure le relèvement significatif des capacités d’achat de la SONACOS. Initialement fixées à 250 000 tonnes, elles sont désormais portées à 450 000 tonnes, afin de mieux absorber la production nationale et d’assurer des revenus décents aux producteurs.

Selon le Chef du Gouvernement, cette mesure vise à éviter les méventes, à stabiliser le marché et à renforcer le rôle de l’État dans la régulation de la filière.

106 milliards FCFA mobilisés

Pour accompagner cette ambition, l’État prévoit la mobilisation de 106 milliards de francs CFA destinés au financement de la campagne. Ces ressources permettront notamment de soutenir les achats, d’assurer la fluidité des paiements et de renforcer la présence des opérateurs publics sur le terrain.

Prix plancher et lutte contre les pratiques illicites

S’exprimant au point de collecte de Kaolack, le Premier ministre a insisté sur le respect strict du prix plancher fixé à 305 FCFA le kilogramme, rappelant que toute pratique de prix illicite fera l’objet de sanctions. Il a également exigé le fonctionnement effectif des points de collecte ouverts par le CNIA.

Exportation sous surveillance

Concernant l’exportation de l’arachide, le gouvernement examine actuellement les engagements des exportateurs, notamment sur les volumes et les prix d’achat. Ousmane Sonko n’a pas exclu une suspension de la taxe à l’exportation, sous réserve du respect des conditions arrêtées par l’État.

🌾 Une filière au cœur des priorités

Par ces décisions, l’exécutif réaffirme sa volonté de restructurer durablement la filière arachidière, de protéger les producteurs et de renforcer la souveraineté économique du Sénégal.

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Dakar : Ousmane Sonko rend hommage aux « martyrs » des manifestations lors d’une cérémonie au Grand Théâtre.

Ce dimanche 7 décembre 2025, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part à la Journée des martyrs organisée au Grand Théâtre de Dakar. L’événement était dédié aux victimes des manifestations survenues entre 2021 et 2024, ainsi qu’à leurs familles, aux blessés et aux anciens détenus politiques.

Face à un public composé de militants, de cadres du parti PASTEF, mais surtout de citoyens ayant directement subi les violences de ces années de tensions politiques, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de préserver la mémoire de ceux qui ont perdu la vie ou ont été touchés dans leur intégrité physique.

Un hommage solennel aux victimes

Lors de son intervention, Ousmane Sonko a rappelé la portée symbolique de cette journée, qu’il considère comme un moment de recueillement national. « Nous sommes réunis pour honorer ceux qui ne reviendront plus », a déclaré le Premier ministre, évoquant les jeunes, étudiants et manifestants morts lors des affrontements dans plusieurs villes du pays.

Il a décrit ces victimes comme des citoyens engagés, sortis dans la rue « non par violence, mais par amour viscéral pour leur pays et par refus absolu de l’injustice ». Selon lui, leur mobilisation traduisait la volonté d’un peuple « debout », attaché à ses droits fondamentaux.

Un discours personnel et émotionnel

Ousmane Sonko s’est également exprimé sur un registre plus intime, affirmant appartenir lui-même à cette génération marquée par les événements.
« Je ne vous parle pas seulement comme président de PASTEF ou Premier ministre. Je me tiens devant vous comme un frère marqué, façonné par les mêmes larmes, les mêmes injustices, le même rêve brisé et reconstruit », a-t-il confié, en référence à son propre parcours au cœur des turbulences politiques récentes.

Le soutien réaffirmé aux familles des victimes

Le Premier ministre a longuement salué la résilience des familles endeuillées, rappelant que leur douleur ne devait pas être reléguée à l’oubli.
« Aux familles des martyrs, chères mères, chers pères, frères et sœurs éplorés, la Nation entière partage votre douleur. Vos enfants ne sont pas des statistiques », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que leur sacrifice a contribué à « ouvrir la voie au changement historique » vécu par le pays.

Il a également évoqué les blessés et les anciens détenus politiques, dont plusieurs étaient présents dans la salle, certains portant encore des séquelles visibles des affrontements.

Un appel à préserver le sens du sacrifice

En clôturant son intervention, Ousmane Sonko a rappelé que la mémoire de ces événements et des victimes devait guider l’action politique future. Pour lui, il s’agit d’un devoir de vérité, de justice et de transformation : « Leur sacrifice ne doit pas être vain », a-t-il insisté, réaffirmant son engagement à poursuivre les réformes annoncées depuis son accession à la Primature.

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Sécurité alimentaire : Ousmane Sonko appelle à une révision profonde de la stratégie nationale.

Réuni ce mercredi 26 novembre 2025 au Palais de la République, le Conseil des ministres a été marqué par une intervention forte du Premier ministre Ousmane Sonko, qui a appelé à une refonte ambitieuse de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (SNSAR). Une démarche présentée comme indispensable pour anticiper les crises, coordonner efficacement les actions de l’État et renforcer la protection des populations face aux vulnérabilités alimentaires.

Renforcer la coordination et anticiper les crises

Dans un contexte marqué par des aléas climatiques, des pressions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse des besoins sociaux, Ousmane Sonko a rappelé la nécessité de moderniser les dispositifs existants.
Selon lui, la SNSAR, dans sa forme actuelle, ne répond plus suffisamment aux défis émergents. Il appelle ainsi à une mise à jour profonde de cet outil stratégique afin d’assurer :

  • une meilleure coordination entre les différents ministères, agences et partenaires ;

  • une anticipation accrue des crises alimentaires potentielles ;

  • une réaction rapide aux chocs qui affectent les populations vulnérables ;

  • une gestion plus efficace des ressources mobilisées par l’État et les partenaires techniques.

Protéger les populations et assurer la stabilité sociale

Le Premier ministre a souligné que la sécurité alimentaire n’est pas seulement un enjeu agricole ou économique : c’est aussi une question de stabilité sociale, de santé publique et même de sécurité nationale.
Garantir un accès suffisant et régulier à une alimentation de qualité constitue, selon lui, une priorité incontournable dans un pays où les disparités régionales et les effets du changement climatique accentuent les risques de vulnérabilité.

Alignement avec l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 »

La révision demandée devra être cohérente avec les grandes orientations de l’Agenda Sénégal 2050, feuille de route stratégique du gouvernement pour bâtir un pays plus souverain, plus résilient et plus inclusif.
Cet alignement permettra de :

  • renforcer la résilience structurelle face aux chocs climatiques et économiques ;

  • consolider la production locale ;

  • améliorer la sécurité nutritionnelle des ménages ;

  • promouvoir des systèmes agricoles durables et performants.

Une dynamique gouvernementale pour une sécurité alimentaire durable

En conclusion, Ousmane Sonko a exhorté l’ensemble des services de l’État concernés à travailler de manière synergique pour proposer une version réactualisée de la SNSAR, capable d’intégrer les défis contemporains et d’orienter les politiques publiques pour les années à venir.

Cette annonce confirme la volonté du gouvernement sénégalais de placer la sécurité alimentaire au cœur de ses priorités, dans une logique de souveraineté, d’efficacité et de justice sociale.