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Sénégal : Ousmane Sonko ferme la porte à une restructuration de la dette avec le FMI.

Alors que la question de l’endettement public occupe une place centrale dans le débat économique au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement rejeté l’option d’une restructuration de la dette proposée par le Fonds monétaire international. Une position ferme, assumée publiquement, malgré un niveau d’endettement estimé à environ 132 % du produit intérieur brut (PIB).

Selon le chef du gouvernement, accepter une restructuration aujourd’hui reviendrait à fragiliser la crédibilité financière du pays et à remettre en cause les efforts engagés pour restaurer la discipline budgétaire. « Restructurer maintenant serait décrédibiliser les sacrifices consentis », estime-t-il, privilégiant une gestion rigoureuse et souveraine de la dette plutôt qu’un rééchelonnement négocié avec les bailleurs internationaux.

Le FMI prône un allègement, Dakar invoque la crédibilité

Du côté du FMI, les experts défendent une approche plus pragmatique. Face au poids croissant du service de la dette, l’institution de Washington recommande une restructuration partielle, incluant notamment une suspension temporaire des échéances de remboursement. Objectif : dégager des marges budgétaires pour financer les priorités sociales et économiques, sans compromettre la stabilité macroéconomique.

Mais à Dakar, cette option est perçue comme un signal négatif envoyé aux marchés financiers et aux partenaires internationaux. Le gouvernement redoute une dégradation de la notation souveraine du Sénégal et un renchérissement du coût des futurs emprunts.

Un pari risqué mais assumé

Pour Serigne Moussa Dia, économiste et enseignant à l’Université Alioune Diop de Bambey, le refus du gouvernement s’inscrit dans une logique politique autant qu’économique. Interrogé par le journaliste Christophe Boisbouvier, il souligne que cette posture vise à préserver la souveraineté budgétaire du pays, tout en maintenant la confiance des investisseurs.

Toutefois, l’économiste rappelle que cette stratégie suppose une croissance soutenue, une amélioration rapide des recettes fiscales et une maîtrise stricte des dépenses publiques. Sans ces leviers, la marge de manœuvre du gouvernement pourrait se réduire considérablement.

Entre souveraineté et contraintes financières

En refusant la restructuration de la dette, le Sénégal fait le choix d’un cap exigeant, dans un contexte économique régional et international incertain. Reste à savoir si cette ligne de fermeté pourra être maintenue durablement face aux pressions financières et aux attentes sociales, ou si un compromis avec les institutions internationales deviendra, à terme, inévitable.

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Campagne arachidière : 450 000 tonnes à acheter et 106 milliards FCFA mobilisés, les annonces majeures du Premier ministre Ousmane Sonko .

Le gouvernement sénégalais entend donner une nouvelle impulsion à la filière arachidière. En déplacement à Kaolack, lundi, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une série de mesures fortes destinées à garantir le bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide, pilier stratégique de l’économie rurale.

Renforcement des capacités d’achat de la SONACOS

Au cœur de ces annonces figure le relèvement significatif des capacités d’achat de la SONACOS. Initialement fixées à 250 000 tonnes, elles sont désormais portées à 450 000 tonnes, afin de mieux absorber la production nationale et d’assurer des revenus décents aux producteurs.

Selon le Chef du Gouvernement, cette mesure vise à éviter les méventes, à stabiliser le marché et à renforcer le rôle de l’État dans la régulation de la filière.

106 milliards FCFA mobilisés

Pour accompagner cette ambition, l’État prévoit la mobilisation de 106 milliards de francs CFA destinés au financement de la campagne. Ces ressources permettront notamment de soutenir les achats, d’assurer la fluidité des paiements et de renforcer la présence des opérateurs publics sur le terrain.

Prix plancher et lutte contre les pratiques illicites

S’exprimant au point de collecte de Kaolack, le Premier ministre a insisté sur le respect strict du prix plancher fixé à 305 FCFA le kilogramme, rappelant que toute pratique de prix illicite fera l’objet de sanctions. Il a également exigé le fonctionnement effectif des points de collecte ouverts par le CNIA.

Exportation sous surveillance

Concernant l’exportation de l’arachide, le gouvernement examine actuellement les engagements des exportateurs, notamment sur les volumes et les prix d’achat. Ousmane Sonko n’a pas exclu une suspension de la taxe à l’exportation, sous réserve du respect des conditions arrêtées par l’État.

🌾 Une filière au cœur des priorités

Par ces décisions, l’exécutif réaffirme sa volonté de restructurer durablement la filière arachidière, de protéger les producteurs et de renforcer la souveraineté économique du Sénégal.

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Dakar : Ousmane Sonko rend hommage aux « martyrs » des manifestations lors d’une cérémonie au Grand Théâtre.

Ce dimanche 7 décembre 2025, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part à la Journée des martyrs organisée au Grand Théâtre de Dakar. L’événement était dédié aux victimes des manifestations survenues entre 2021 et 2024, ainsi qu’à leurs familles, aux blessés et aux anciens détenus politiques.

Face à un public composé de militants, de cadres du parti PASTEF, mais surtout de citoyens ayant directement subi les violences de ces années de tensions politiques, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de préserver la mémoire de ceux qui ont perdu la vie ou ont été touchés dans leur intégrité physique.

Un hommage solennel aux victimes

Lors de son intervention, Ousmane Sonko a rappelé la portée symbolique de cette journée, qu’il considère comme un moment de recueillement national. « Nous sommes réunis pour honorer ceux qui ne reviendront plus », a déclaré le Premier ministre, évoquant les jeunes, étudiants et manifestants morts lors des affrontements dans plusieurs villes du pays.

Il a décrit ces victimes comme des citoyens engagés, sortis dans la rue « non par violence, mais par amour viscéral pour leur pays et par refus absolu de l’injustice ». Selon lui, leur mobilisation traduisait la volonté d’un peuple « debout », attaché à ses droits fondamentaux.

Un discours personnel et émotionnel

Ousmane Sonko s’est également exprimé sur un registre plus intime, affirmant appartenir lui-même à cette génération marquée par les événements.
« Je ne vous parle pas seulement comme président de PASTEF ou Premier ministre. Je me tiens devant vous comme un frère marqué, façonné par les mêmes larmes, les mêmes injustices, le même rêve brisé et reconstruit », a-t-il confié, en référence à son propre parcours au cœur des turbulences politiques récentes.

Le soutien réaffirmé aux familles des victimes

Le Premier ministre a longuement salué la résilience des familles endeuillées, rappelant que leur douleur ne devait pas être reléguée à l’oubli.
« Aux familles des martyrs, chères mères, chers pères, frères et sœurs éplorés, la Nation entière partage votre douleur. Vos enfants ne sont pas des statistiques », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que leur sacrifice a contribué à « ouvrir la voie au changement historique » vécu par le pays.

Il a également évoqué les blessés et les anciens détenus politiques, dont plusieurs étaient présents dans la salle, certains portant encore des séquelles visibles des affrontements.

Un appel à préserver le sens du sacrifice

En clôturant son intervention, Ousmane Sonko a rappelé que la mémoire de ces événements et des victimes devait guider l’action politique future. Pour lui, il s’agit d’un devoir de vérité, de justice et de transformation : « Leur sacrifice ne doit pas être vain », a-t-il insisté, réaffirmant son engagement à poursuivre les réformes annoncées depuis son accession à la Primature.

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Sécurité alimentaire : Ousmane Sonko appelle à une révision profonde de la stratégie nationale.

Réuni ce mercredi 26 novembre 2025 au Palais de la République, le Conseil des ministres a été marqué par une intervention forte du Premier ministre Ousmane Sonko, qui a appelé à une refonte ambitieuse de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (SNSAR). Une démarche présentée comme indispensable pour anticiper les crises, coordonner efficacement les actions de l’État et renforcer la protection des populations face aux vulnérabilités alimentaires.

Renforcer la coordination et anticiper les crises

Dans un contexte marqué par des aléas climatiques, des pressions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse des besoins sociaux, Ousmane Sonko a rappelé la nécessité de moderniser les dispositifs existants.
Selon lui, la SNSAR, dans sa forme actuelle, ne répond plus suffisamment aux défis émergents. Il appelle ainsi à une mise à jour profonde de cet outil stratégique afin d’assurer :

  • une meilleure coordination entre les différents ministères, agences et partenaires ;

  • une anticipation accrue des crises alimentaires potentielles ;

  • une réaction rapide aux chocs qui affectent les populations vulnérables ;

  • une gestion plus efficace des ressources mobilisées par l’État et les partenaires techniques.

Protéger les populations et assurer la stabilité sociale

Le Premier ministre a souligné que la sécurité alimentaire n’est pas seulement un enjeu agricole ou économique : c’est aussi une question de stabilité sociale, de santé publique et même de sécurité nationale.
Garantir un accès suffisant et régulier à une alimentation de qualité constitue, selon lui, une priorité incontournable dans un pays où les disparités régionales et les effets du changement climatique accentuent les risques de vulnérabilité.

Alignement avec l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 »

La révision demandée devra être cohérente avec les grandes orientations de l’Agenda Sénégal 2050, feuille de route stratégique du gouvernement pour bâtir un pays plus souverain, plus résilient et plus inclusif.
Cet alignement permettra de :

  • renforcer la résilience structurelle face aux chocs climatiques et économiques ;

  • consolider la production locale ;

  • améliorer la sécurité nutritionnelle des ménages ;

  • promouvoir des systèmes agricoles durables et performants.

Une dynamique gouvernementale pour une sécurité alimentaire durable

En conclusion, Ousmane Sonko a exhorté l’ensemble des services de l’État concernés à travailler de manière synergique pour proposer une version réactualisée de la SNSAR, capable d’intégrer les défis contemporains et d’orienter les politiques publiques pour les années à venir.

Cette annonce confirme la volonté du gouvernement sénégalais de placer la sécurité alimentaire au cœur de ses priorités, dans une logique de souveraineté, d’efficacité et de justice sociale.

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Sénégal : Ousmane Sonko présente un bilan d’étape des réformes gouvernementales.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté, ce mercredi 5 novembre 2025, devant le Conseil des ministres, un état d’avancement détaillé des réformes engagées par le gouvernement dans plusieurs secteurs jugés prioritaires pour le bien-être des populations.

Au cœur de cette communication gouvernementale : l’eau, l’éducation et la gouvernance sociale, trois piliers du programme du Président Bassirou Diomaye Faye, inscrits dans la dynamique du New Deal pour un Sénégal souverain et équitable.

Dans le domaine de l’eau potable, Ousmane Sonko a évoqué les progrès réalisés, soulignant la finalisation des études techniques des autoroutes de l’eau — un projet d’envergure nationale destiné à renforcer la distribution et la qualité de l’eau potable. Les travaux de construction, prévus pour démarrer en 2026, concernent plusieurs zones stratégiques : le triangle Dakar–Mbour–Thiès, la ville sainte de Touba, ainsi que 28 localités traversées par le projet. Ces infrastructures devraient aussi améliorer l’approvisionnement des populations riveraines du Lac de Guiers, principal réservoir d’eau du pays.

Le Premier ministre a ensuite dressé un panorama complet des avancées dans le secteur de l’éducation, qualifié de « moteur de la transformation nationale ». Il a mis en avant plusieurs axes majeurs : la digitalisation du processus des examens du CFEE et du BFEM pour plus de transparence et d’efficacité, le renforcement de la carrière et de la formation des enseignants, couplé à une meilleure prise en charge administrative et financière, ainsi que l’introduction de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire afin de préparer les élèves à un environnement globalisé.

Il a également annoncé l’ouverture des Lycées Nation-Armée pour la Qualité et l’Équité (LYNAQE) à Sédhiou et Kaffrine, symboles de l’égalité d’accès à une éducation de qualité, et la mise en œuvre de la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ), une réforme qui place l’élève et l’enseignant au cœur du système éducatif.

Le chef du gouvernement a salué le dialogue social renforcé entre les syndicats et l’État, qui a permis d’apaiser le climat scolaire et de consolider les réformes structurelles.

Cette communication s’inscrit dans une logique de redevabilité et de transparence voulue par le gouvernement. Pour Ousmane Sonko, chaque avancée doit s’accompagner d’un suivi rigoureux et d’une évaluation des résultats concrets sur le terrain. Le Premier ministre a réaffirmé la volonté de son équipe de traduire les ambitions du New Deal en actions tangibles, au service des citoyens, notamment dans les domaines de l’eau, de l’éducation, de la santé et de la souveraineté économique.

Le gouvernement entend ainsi maintenir le cap sur une gouvernance performante, fondée sur la justice sociale, la transparence et la participation citoyenne — autant de principes qui guident la nouvelle vision politique du Sénégal.

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Retour sur l’installation du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale présidé par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a présidé ce lundi à la Primature la cérémonie officielle d’installation du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique.
Ce pacte, fruit d’un dialogue social approfondi entre le gouvernement, le patronat et les centrales syndicales, vise à consolider la paix sociale, à prévenir les tensions dans le monde du travail et à renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise.

 Un cadre de dialogue permanent

Dans son allocution, le chef du gouvernement a rappelé que la stabilité sociale constitue « un pilier essentiel de la souveraineté nationale et du développement économique ».
Il a insisté sur la nécessité d’un dialogue sincère et constructif entre l’État, les employeurs et les travailleurs pour bâtir un climat social apaisé, propice à l’investissement et à la création d’emplois durables.

Le Comité de pilotage installé aura pour mission de veiller à la mise en œuvre effective des engagements contenus dans le Pacte, notamment en matière de conditions de travail, de protection sociale, de productivité et de modernisation du dialogue social.

Une démarche inclusive et participative

Cette instance regroupe des représentants du gouvernement, du secteur privé, des syndicats, mais aussi de la société civile. Elle devra proposer des mécanismes innovants pour anticiper et résoudre les conflits sociaux dans les secteurs sensibles, tout en assurant une meilleure répartition des fruits de la croissance.

 Un engagement renouvelé pour la stabilité

Le Premier ministre a réaffirmé la volonté du Président Bassirou Diomaye Faye de faire du dialogue social un instrument central de gouvernance.
« Notre ambition est de garantir la stabilité sociale comme socle de la transformation économique et du progrès partagé », a déclaré Ousmane Sonko, saluant la maturité des partenaires sociaux qui ont contribué à l’élaboration du pacte.

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Sénégal : Ousmane Sonko propose de rebaptiser les “Tirailleurs sénégalais” en “Tirailleurs africains” pour rompre avec la logique coloniale

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a appelé à un changement d’appellation historique : remplacer le terme « Tirailleurs sénégalais » par « Tirailleurs africains ». Une proposition symbolique, émise lors d’une cérémonie d’hommage au cimetière militaire de Thiaroye, qui vise à rompre avec la logique coloniale et à reconnaître la diversité des origines des soldats ayant combattu sous les drapeaux français.

« Perpétuer l’appellation Tirailleurs sénégalais, c’est continuer à accepter une lecture coloniale de notre histoire. Ils n’étaient pas seulement sénégalais, mais africains », a déclaré Ousmane Sonko, en présence de plusieurs dirigeants africains, dont le vice-président sud-africain Paul Mashatile, le Premier ministre du Burkina Faso Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo et son homologue nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine.

Historiquement, le corps des Tirailleurs sénégalais regroupait des soldats issus de tout l’ancien empire colonial français en Afrique de l’Ouest : du Mali au Tchad, du Niger au Bénin, en passant par la Guinée et la Côte d’Ivoire. Pourtant, leur nom est resté associé au Sénégal, où le premier bataillon fut créé à la fin du XIXᵉ siècle.

La proposition de Sonko s’inscrit dans une démarche panafricaine visant à rétablir une mémoire collective plus juste et inclusive. En renommant ces anciens combattants « Tirailleurs africains », le Premier ministre entend honorer toutes les nationalités qui ont contribué, souvent au prix de leur vie, à la libération de la France pendant les deux guerres mondiales.

Ce débat mémoriel, profondément symbolique, ouvre la voie à une réappropriation africaine de l’histoire. Il interroge la manière dont les nations du continent veulent transmettre la mémoire de leurs héros, longtemps racontée à travers le prisme colonial.

Avec cette initiative, Ousmane Sonko confirme sa volonté d’inscrire son action politique dans une dynamique de réconciliation avec le passé, mais aussi de redéfinition du récit africain, où la dignité, la souveraineté et la reconnaissance trouvent toute leur place.

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Sénégal : le Premier Ministre Ousmane Sonko reçoit une délégation du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement.

Le Premier Ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce mercredi à Dakar une importante délégation du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD), conduite par son Directeur général, M. Mohammed Saif Al Suwaidi.

Des échanges autour d’axes stratégiques

Au cœur des discussions, les deux parties ont examiné les perspectives de collaboration entre le Fonds et le Gouvernement du Sénégal, en lien avec les priorités de la nouvelle vision politique et économique portée par l’exécutif sénégalais.

Cette rencontre a permis de mettre en avant des secteurs stratégiques d’investissement, notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et le développement durable, considérés comme essentiels pour accompagner la transformation structurelle du pays.

Un partenariat à renforcer

Le Fonds d’Abu Dhabi, déjà actif dans plusieurs projets en Afrique, a exprimé sa volonté de consolider son partenariat avec le Sénégal en finançant des initiatives à fort impact social et économique. De son côté, le Premier Ministre a insisté sur l’importance d’orienter les investissements vers des projets inclusifs et créateurs d’emplois, en phase avec les besoins des populations.

Une dynamique nouvelle

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une diplomatie économique proactive menée par le Sénégal, visant à mobiliser des partenaires financiers internationaux au service du développement. Elle traduit également la volonté du gouvernement d’aligner les coopérations avec la nouvelle Vision nationale, centrée sur la souveraineté, la transparence et l’efficacité des investissements.

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“Jubbanti Koom” : le Sénégal opte pour une thérapie budgétaire made in Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé le 1er août dernier, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique et social inédit, à la hauteur des défis structurels que traverse le pays. Ce plan, baptisé “Jubbanti Koom”, symbolise une volonté claire : reconquérir la souveraineté économique du Sénégal, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Une stratégie de rupture maîtrisée

Doté d’un budget estimé à 4 600 milliards FCFA sur 3 ans, le plan repose sur une promesse audacieuse : mobiliser 90 % de ces ressources localement, via la rationalisation fiscale, l’élargissement de l’assiette, la suppression de certaines exonérations et la lutte contre la corruption.

« Ce plan n’est pas une austérité. C’est une réforme responsable et souveraine », a déclaré Sonko dans un ton sobre mais déterminé.

Objectif : un déficit public maîtrisé

L’objectif est clair : ramener le déficit budgétaire de 12 % à 3 % du PIB d’ici 2027, tout en continuant à investir dans les secteurs sociaux et productifs. Une performance budgétaire que le FMI et les bailleurs observeront de près.

Un pari politique autant qu’économique

Ce plan s’inscrit dans le discours de rupture porté par le Président Diomaye Faye : sortir des logiques d’endettement à tout prix, renforcer la redevabilité publique, et bâtir un modèle économique plus juste. Mais il pose aussi des défis : la capacité à mobiliser rapidement les ressources internes, à éviter les blocages syndicaux liés à la rigueur, et à maintenir la croissance.

Jubbanti Koom” est bien plus qu’un plan économique : c’est une vision politique du développement, une tentative de repositionner l’État comme pilote stratégique, et non comme simple relais d’une économie globalisée.

Reste à savoir si cette volonté de réformes profondes résistera aux épreuves du temps, des pressions sociales et des réalités budgétaires.

Annalyse

Le plan Jubbanti Koom, littéralement « redresser la Nation » en wolof, incarne la rupture voulue par le tandem Diomaye Faye – Sonko : sortir le Sénégal de sa dépendance chronique aux financements extérieurs, restaurer la transparence dans la gestion publique et stimuler une croissance plus équitable.

Les piliers du plan :

  1. Souveraineté budgétaire :

    • Financement à 90 % par ressources internes

    • Aucune dette extérieure nouvelle contractée

    • Rationalisation des dépenses

  2. Assainissement et justice fiscale :

    • Élargissement de l’assiette fiscale

    • Lutte contre les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale

    • Nouvelles taxes ciblées (tabac, jeux en ligne, visas)

  3. Réduction du déficit public :

    • Objectif : ramener le déficit de 12 % du PIB à 3 % d’ici 2027

    • Contrôle strict des dépenses publiques

  4. Relance de l’investissement productif :

    • Soutien accru à l’agriculture, à l’industrie locale, aux PME

    • Orientation des ressources vers des projets à impact réel

  5. Gouvernance participative :

    • Élaboration concertée avec les acteurs sociaux, économiques et institutionnels

    • Création d’un Haut Conseil de suivi du plan

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Sénégal – Le Premier ministre Ousmane Sonko dévoile un Plan national de redressement économique

Le gouvernement sénégalais a franchi une étape cruciale vers la refondation économique du pays. Ce jeudi matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté en Conseil interministériel le Plan national de redressement économique (PNRE), une initiative ambitieuse visant à restaurer la stabilité macroéconomique, la transparence budgétaire et la confiance des partenaires financiers.

Un contexte marqué par des révélations troublantes

Cette annonce intervient dans un contexte tendu, marqué par la découverte de plusieurs milliards de francs CFA de dettes non comptabilisées sous le régime précédent, dénoncées par la Cour des comptes et évoquées dans un rapport confidentiel transmis au FMI. Ce déséquilibre budgétaire, qualifié de « dette cachée », a provoqué la suspension provisoire du programme d’appui du FMI, et inquiète les marchés financiers.

Les piliers du plan de redressement

Le Premier ministre a exposé cinq axes majeurs du PNRE :

  1. Assainissement des finances publiques

    • Audit généralisé des comptes de l’État

    • Rationalisation des dépenses courantes

    • Révision des contrats publics jugés non prioritaires

  2. Renforcement de la transparence

    • Publication des marchés publics en open data

    • Création d’un portail citoyen de suivi budgétaire

    • Réactivation de l’Inspection générale d’État (IGE)

  3. Relance de l’investissement productif

    • Financement prioritaire des secteurs à fort impact (agriculture, énergie, infrastructures locales)

    • Allègements fiscaux ciblés pour les PME innovantes

  4. Lutte contre la corruption et l’impunité

    • Procédures judiciaires ouvertes sur des cas de gestion frauduleuse

    • Renforcement du rôle de l’OFNAC et du Parquet financier

  5. Dialogue économique national

    • Consultation des acteurs économiques, syndicats et société civile

    • Feuille de route concertée pour une croissance durable et équitable

Une volonté de rupture

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko a martelé :

“Nous ne pouvons construire un avenir économique solide sur les ruines d’un système de prédation. Ce plan n’est pas une manœuvre politique, c’est une obligation historique.”

Il a également invité le secteur privé à s’inscrire dans la dynamique de redressement, en promettant plus de clarté, d’efficacité et d’équité dans la gestion des fonds publics.

Une réaction attendue du FMI et des partenaires

Le PNRE sera soumis dans les prochains jours aux services du Fonds Monétaire International, qui avait exprimé des réserves sur la soutenabilité de la dette du pays. Les partenaires bilatéraux (UE, BAD, Banque mondiale) ont salué l’initiative mais attendent sa mise en œuvre concrète, notamment la transparence sur les données financières.

Le Plan national de redressement économique du Sénégal marque une tentative sérieuse de tourner la page d’une gestion décriée et de rebâtir un climat de confiance, tant au niveau national qu’international. Mais au-delà des discours, c’est dans l’application rigoureuse et le suivi citoyen que se jouera la crédibilité de cette réforme.