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“Jubbanti Koom” : le Sénégal opte pour une thérapie budgétaire made in Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé le 1er août dernier, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique et social inédit, à la hauteur des défis structurels que traverse le pays. Ce plan, baptisé “Jubbanti Koom”, symbolise une volonté claire : reconquérir la souveraineté économique du Sénégal, sans recourir à de nouveaux emprunts extérieurs.

Une stratégie de rupture maîtrisée

Doté d’un budget estimé à 4 600 milliards FCFA sur 3 ans, le plan repose sur une promesse audacieuse : mobiliser 90 % de ces ressources localement, via la rationalisation fiscale, l’élargissement de l’assiette, la suppression de certaines exonérations et la lutte contre la corruption.

« Ce plan n’est pas une austérité. C’est une réforme responsable et souveraine », a déclaré Sonko dans un ton sobre mais déterminé.

Objectif : un déficit public maîtrisé

L’objectif est clair : ramener le déficit budgétaire de 12 % à 3 % du PIB d’ici 2027, tout en continuant à investir dans les secteurs sociaux et productifs. Une performance budgétaire que le FMI et les bailleurs observeront de près.

Un pari politique autant qu’économique

Ce plan s’inscrit dans le discours de rupture porté par le Président Diomaye Faye : sortir des logiques d’endettement à tout prix, renforcer la redevabilité publique, et bâtir un modèle économique plus juste. Mais il pose aussi des défis : la capacité à mobiliser rapidement les ressources internes, à éviter les blocages syndicaux liés à la rigueur, et à maintenir la croissance.

Jubbanti Koom” est bien plus qu’un plan économique : c’est une vision politique du développement, une tentative de repositionner l’État comme pilote stratégique, et non comme simple relais d’une économie globalisée.

Reste à savoir si cette volonté de réformes profondes résistera aux épreuves du temps, des pressions sociales et des réalités budgétaires.

Annalyse

Le plan Jubbanti Koom, littéralement « redresser la Nation » en wolof, incarne la rupture voulue par le tandem Diomaye Faye – Sonko : sortir le Sénégal de sa dépendance chronique aux financements extérieurs, restaurer la transparence dans la gestion publique et stimuler une croissance plus équitable.

Les piliers du plan :

  1. Souveraineté budgétaire :

    • Financement à 90 % par ressources internes

    • Aucune dette extérieure nouvelle contractée

    • Rationalisation des dépenses

  2. Assainissement et justice fiscale :

    • Élargissement de l’assiette fiscale

    • Lutte contre les exonérations injustifiées et l’évasion fiscale

    • Nouvelles taxes ciblées (tabac, jeux en ligne, visas)

  3. Réduction du déficit public :

    • Objectif : ramener le déficit de 12 % du PIB à 3 % d’ici 2027

    • Contrôle strict des dépenses publiques

  4. Relance de l’investissement productif :

    • Soutien accru à l’agriculture, à l’industrie locale, aux PME

    • Orientation des ressources vers des projets à impact réel

  5. Gouvernance participative :

    • Élaboration concertée avec les acteurs sociaux, économiques et institutionnels

    • Création d’un Haut Conseil de suivi du plan

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Sénégal – Le Premier ministre Ousmane Sonko dévoile un Plan national de redressement économique

Le gouvernement sénégalais a franchi une étape cruciale vers la refondation économique du pays. Ce jeudi matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté en Conseil interministériel le Plan national de redressement économique (PNRE), une initiative ambitieuse visant à restaurer la stabilité macroéconomique, la transparence budgétaire et la confiance des partenaires financiers.

Un contexte marqué par des révélations troublantes

Cette annonce intervient dans un contexte tendu, marqué par la découverte de plusieurs milliards de francs CFA de dettes non comptabilisées sous le régime précédent, dénoncées par la Cour des comptes et évoquées dans un rapport confidentiel transmis au FMI. Ce déséquilibre budgétaire, qualifié de « dette cachée », a provoqué la suspension provisoire du programme d’appui du FMI, et inquiète les marchés financiers.

Les piliers du plan de redressement

Le Premier ministre a exposé cinq axes majeurs du PNRE :

  1. Assainissement des finances publiques

    • Audit généralisé des comptes de l’État

    • Rationalisation des dépenses courantes

    • Révision des contrats publics jugés non prioritaires

  2. Renforcement de la transparence

    • Publication des marchés publics en open data

    • Création d’un portail citoyen de suivi budgétaire

    • Réactivation de l’Inspection générale d’État (IGE)

  3. Relance de l’investissement productif

    • Financement prioritaire des secteurs à fort impact (agriculture, énergie, infrastructures locales)

    • Allègements fiscaux ciblés pour les PME innovantes

  4. Lutte contre la corruption et l’impunité

    • Procédures judiciaires ouvertes sur des cas de gestion frauduleuse

    • Renforcement du rôle de l’OFNAC et du Parquet financier

  5. Dialogue économique national

    • Consultation des acteurs économiques, syndicats et société civile

    • Feuille de route concertée pour une croissance durable et équitable

Une volonté de rupture

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko a martelé :

“Nous ne pouvons construire un avenir économique solide sur les ruines d’un système de prédation. Ce plan n’est pas une manœuvre politique, c’est une obligation historique.”

Il a également invité le secteur privé à s’inscrire dans la dynamique de redressement, en promettant plus de clarté, d’efficacité et d’équité dans la gestion des fonds publics.

Une réaction attendue du FMI et des partenaires

Le PNRE sera soumis dans les prochains jours aux services du Fonds Monétaire International, qui avait exprimé des réserves sur la soutenabilité de la dette du pays. Les partenaires bilatéraux (UE, BAD, Banque mondiale) ont salué l’initiative mais attendent sa mise en œuvre concrète, notamment la transparence sur les données financières.

Le Plan national de redressement économique du Sénégal marque une tentative sérieuse de tourner la page d’une gestion décriée et de rebâtir un climat de confiance, tant au niveau national qu’international. Mais au-delà des discours, c’est dans l’application rigoureuse et le suivi citoyen que se jouera la crédibilité de cette réforme.

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Sénégal : le Premier ministre Ousmane Sonko reçoit le directeur général de Bpifrance lors du forum Inspire & Connect à Dakar

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a reçu ce week-end à Dakar Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, en marge de la tenue du forum économique Inspire & Connect. Cet événement majeur, qui a réuni plus de 1000 acteurs économiques venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie, avait pour objectif de promouvoir la co-industrialisation, les investissements croisés et les partenariats Sud-Sud et franco-africains.

Une rencontre axée sur la co-industrialisation et le financement de l’innovation

Au cœur des échanges entre le Premier ministre sénégalais et le patron de la banque publique d’investissement française : les opportunités de coopération économique entre la France et le Sénégal, notamment dans les domaines de l’industrialisation, de l’innovation, du soutien aux PME et de la transition énergétique.

Bpifrance, qui accompagne depuis plusieurs années les entreprises françaises dans leur internationalisation, s’intéresse de près aux potentiels de croissance du marché africain. Le Sénégal, avec ses ambitions industrielles réaffirmées dans le Plan d’action prioritaire ajusté et accéléré (PAP2A), constitue une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique de l’Ouest.

Le forum Inspire & Connect, plateforme de synergies économiques

Organisé à Dakar, le forum Inspire & Connect s’est imposé comme un carrefour de dialogue entre investisseurs, dirigeants d’entreprise, start-ups et institutions publiques. L’édition 2025 a mis en avant la nécessité de repenser les modèles de coopération économique, dans une logique de production partagée, de montée en compétence et de souveraineté industrielle régionale.

Plusieurs panels ont abordé des thèmes clés : la co-localisation industrielle, le financement de l’innovation en Afrique, les chaînes de valeur durables, ou encore l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Une dynamique de coopération renforcée

La visite de Nicolas Dufourcq à Dakar s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens économiques franco-sénégalais, en misant sur des partenariats équilibrés et innovants. Le Premier ministre Ousmane Sonko a salué l’initiative du forum, soulignant l’importance pour les pays africains de prendre part activement aux dynamiques industrielles mondiales, tout en protégeant leurs intérêts et en valorisant leurs savoir-faire.

Selon plusieurs observateurs, cette rencontre entre les autorités sénégalaises et la direction de Bpifrance ouvre la voie à de nouvelles opportunités d’investissement dans les secteurs stratégiques du pays, notamment l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les infrastructures et le numérique.

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Forum de Tianjin : Ousmane Sonko défend une Afrique souveraine et actrice de son développement.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a livré un message fort lors de son intervention, mercredi 25 juin 2025, au Forum économique mondial d’été à Tianjin, en Chine. Devant un auditoire international composé de dirigeants politiques, d’investisseurs et de représentants d’organisations internationales, il a défendu une vision audacieuse pour l’avenir de l’Afrique, appelant à une transformation structurelle du continent.

Dans un discours empreint de fermeté et de clarté, M. Sonko a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de rompre avec les modèles économiques basés sur l’exportation brute de ses ressources naturelles. Il a plaidé pour une industrialisation maîtrisée, le développement des chaînes de valeur locales et une souveraineté économique assumée.

« L’Afrique doit cesser d’être un simple réservoir de matières premières. Elle doit devenir un acteur stratégique dans l’économie mondiale, avec des partenaires qui la respectent et croient en son potentiel », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre sénégalais a également dénoncé les déséquilibres persistants dans les relations commerciales internationales, appelant à plus d’équité, de transfert de technologie et à des investissements qui soutiennent réellement les ambitions africaines. Il a par ailleurs mis en avant les réformes économiques en cours au Sénégal, centrées sur l’innovation, l’agriculture, la souveraineté énergétique et la montée en compétence de la jeunesse.

Ce plaidoyer intervient dans un contexte de repositionnement diplomatique du Sénégal, qui entend jouer un rôle moteur dans les dynamiques régionales et africaines. Le Forum de Tianjin représente ainsi une plateforme de choix pour affirmer cette ambition sur la scène internationale.

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Visite officielle en Chine : Ousmane Sonko débute son déplacement à Hangzhou

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a entamé ce lundi une visite officielle en Chine. Première étape de ce déplacement diplomatique : la ville de Hangzhou, un centre économique et technologique majeur de la côte est du pays. Cette visite marque un moment important dans la redéfinition des relations stratégiques entre Dakar et Pékin.

À Hangzhou, Ousmane Sonko a été accueilli par des responsables chinois et a visité plusieurs infrastructures de pointe, notamment dans les domaines du numérique, de l’innovation technologique et de l’économie verte. Il a également eu des échanges avec des chefs d’entreprise, notamment dans les secteurs de la logistique, de l’énergie et de l’industrie manufacturière.

Cette étape vise à explorer des opportunités de coopération dans des domaines clés pour le développement économique du Sénégal. Le chef du gouvernement a exprimé sa volonté de construire des partenariats reposant sur le transfert de compétences, l’investissement productif et la création d’emplois locaux. Dans ses interventions, Ousmane Sonko a souligné l’importance d’un partenariat « équilibré, respectueux des priorités africaines et porteur de transformations concrètes ».

La visite se poursuivra dans les prochains jours à Pékin, où plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau sont prévues, notamment avec des membres du gouvernement chinois. Des protocoles d’accord dans les secteurs de l’agriculture, de la formation professionnelle, des infrastructures et de la santé pourraient être signés à cette occasion.


Une nouvelle dynamique de coopération

La Chine est un partenaire économique majeur du Sénégal depuis de nombreuses années, notamment dans les infrastructures, les technologies et les échanges commerciaux. Mais cette visite pourrait inaugurer une nouvelle phase, plus orientée vers la souveraineté économique, l’industrialisation locale et la montée en compétences des ressources humaines sénégalaises.

Le choix de la Chine comme première grande destination en Asie depuis sa nomination confirme l’ambition d’Ousmane Sonko de diversifier les partenariats du Sénégal, tout en consolidant des alliances stratégiques dans un monde multipolaire.

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Ousmane Sonko en Guinée : cap sur une nouvelle dynamique régionale.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle en Guinée ce samedi, marquant l’une de ses premières sorties diplomatiques majeures depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Reçu par le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales dans un contexte régional en mutation. Alors que la CEDEAO est confrontée à des remises en question internes, notamment avec le retrait annoncé de plusieurs pays membres, cette visite s’inscrit dans une volonté commune de bâtir une coopération plus autonome et plus solidaire entre nations africaines.

Un échange stratégique autour de la souveraineté et de la sécurité

Au cœur des discussions figurent des sujets majeurs tels que la coopération économique, la sécurité sous-régionale et la souveraineté politique. Fidèle à son discours panafricaniste, Ousmane Sonko a souligné la nécessité d’une intégration régionale basée sur la souveraineté collective et le respect mutuel entre États. La rencontre avec le président Doumbouya a permis d’esquisser les contours d’une alliance plus forte entre Dakar et Conakry, notamment sur les questions d’autosuffisance économique, de défense commune et de réforme des institutions régionales. Ce déplacement marque un tournant dans la diplomatie sénégalaise, désormais résolument tournée vers une Afrique plus unie et plus affirmée sur la scène internationale.

Bassirou Diomaye Faye

Dialogue national 2025 : Le Sénégal ouvre une nouvelle page de son histoire politique

Dans son discours d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé la promesse d’un renouveau démocratique profond, formulée durant sa campagne présidentielle. Il a appelé à des échanges francs, inclusifs et tournés vers l’intérêt général, déclarant :

“Ce dialogue n’est pas une formalité politique, c’est un contrat de refondation. Il engage chacun de nous à penser un État plus juste, plus souverain, plus participatif.”

Les axes abordés incluent :

  • La réforme des institutions (équilibre des pouvoirs, renforcement du Parlement, du Conseil constitutionnel, etc.) ;

  • Le système électoral et le financement des partis ;

  • La transparence et la lutte contre l’impunité ;

  • La gouvernance territoriale et les droits citoyens ;

  • Le rôle de l’armée, de la justice et des médias dans la construction démocratique.

Une large participation… mais quelques absents notables

La salle du CICAD a réuni :

  • Des représentants de partis politiques (notamment du camp présidentiel et de l’opposition modérée),

  • Des acteurs de la société civile,

  • Des chefs religieux et coutumiers,

  • Des organisations syndicales, patronales et de jeunesse,

  • Des universitaires et intellectuels.

Cependant, des voix critiques se sont fait entendre en amont. Le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’APR (ex-parti au pouvoir) ont décliné l’invitation, évoquant des “zones d’ombre” dans l’organisation et des “intentions unilatérales” dans les conclusions à venir.

Une méthode consultative et itérative

Le gouvernement a assuré que le dialogue se tiendra jusqu’au 4 juin, selon un format participatif et thématique, avec des commissions sectorielles, des restitutions quotidiennes et un rapport final public.

Un comité d’observation, incluant des représentants religieux, des juristes indépendants et des observateurs internationaux, est chargé de veiller à la régularité et à la neutralité des débats.

Enjeux : restaurer la confiance et poser les fondations de la “troisième République”

Pour de nombreux analystes, ce Dialogue national est une fenêtre d’opportunité historique pour :

  • Sortir des logiques de confrontations héritées des régimes précédents,

  • Restaurer la confiance entre l’État et les citoyens,

  • Moderniser des institutions souvent jugées obsolètes ou manipulables,

  • Réaffirmer la souveraineté populaire dans les choix de société.

Mais la réussite du dialogue dépendra de la sincérité du processus, de la traduction des conclusions en actes concrets, et de la capacité à inclure les forces réfractaires sans exclusion ni récupération politique.

Un moment fondateur ou un simple symbole ?

Le Dialogue national est lancé. Reste à voir s’il sera le socle d’une “troisième République sénégalaise” plus équitable, plus inclusive et plus souveraine… ou s’il se limitera à une tentative de consensus politique sans lendemain.

Le peuple sénégalais, attentif et exigeant, observe.

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Visite officielle d’Ousmane Sonko au Burkina Faso : vers un renforcement de la coopération sénégalo-burkinabè

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle très remarquée au Burkina Faso ce samedi 17 mai 2025. Reçu par le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de redéfinition des relations diplomatiques et stratégiques entre les deux pays voisins.

Un contexte régional marqué par les défis sécuritaires

La rencontre entre les deux dirigeants intervient dans un climat où les enjeux sécuritaires dans la région sahélo-sahélienne occupent une place centrale. Le Burkina Faso et le Sénégal partagent des frontières, des populations et des intérêts communs dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et les défis humanitaires.

Les deux chefs d’État ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération en matière de renseignement, de formation militaire, mais aussi dans la gestion des frontières et des déplacements de populations.

Vers une diplomatie africaine solidaire

Ousmane Sonko a salué la détermination du Burkina Faso dans la défense de sa souveraineté, affirmant que les peuples africains doivent être solidaires face aux ingérences extérieures. Le Premier ministre sénégalais a insisté sur la nécessité pour les nations africaines de bâtir ensemble des solutions endogènes aux problèmes du continent.

Cette visite marque une ouverture diplomatique importante entre Dakar et Ouagadougou, avec une vision partagée d’une intégration régionale réorientée vers les intérêts des peuples.

Des axes de coopération élargis

Outre les questions de sécurité, les discussions ont porté sur :

  • La relance de la coopération économique et commerciale,
  • Le renforcement de la connectivité terrestre et énergétique entre les deux pays,
  • Les partenariats en matière d’éducation, de formation professionnelle et de culture,
  • La gestion coordonnée des migrations et la libre circulation des personnes.

La visite d’Ousmane Sonko au Burkina Faso constitue un signal fort en faveur d’une diplomatie africaine résolument axée sur la coopération entre États souverains, la solidarité entre peuples et la redéfinition des partenariats stratégiques. Elle ouvre la voie à une nouvelle étape dans les relations sénégalo-burkinabè, sous le signe de l’engagement commun pour la paix, la sécurité et le développement du continent.

Bassirou Diomaye Faye

Sénégal : Dialogue national entre espoirs de refondation et scepticisme politique

À deux semaines de son ouverture officielle, le dialogue national du Sénégal prévu du 28 mai au 4 juin 2025 cristallise déjà tensions, attentes et interrogations. Annoncé comme un temps fort de concertation nationale, ce forum doit réunir partis politiques, société civile, institutions religieuses et acteurs économiques autour des réformes majeures envisagées par le nouveau pouvoir.

Mais entre soutiens enthousiastes, appels à la vigilance et réserves politiques, le débat s’intensifie dans l’espace public.

Un objectif affiché : refonder l’État

Le gouvernement, porté par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, présente ce dialogue comme un instrument de refondation démocratique et institutionnelle.

Les thèmes annoncés sont vastes :

  • Réformes institutionnelles (séparation des pouvoirs, réduction des privilèges)

  • Redéfinition du rôle des partis politiques

  • Révision du système électoral

  • Souveraineté économique et gestion des ressources naturelles

  • Justice, droits humains et mémoire nationale

Le président Faye a invité toutes les forces vives de la Nation à participer, dans une logique d’inclusion et d’ouverture.

Des réserves dans la classe politique

Plusieurs partis d’opposition et figures de l’ancien régime ont exprimé des doutes sur la sincérité du processus :

  • Certains dénoncent une initiative “à sens unique”, sans garanties de neutralité.

  • D’autres exigent des préalables comme la libération de certains détenus politiques ou la clarification du rôle du gouvernement dans l’agenda des réformes.

Des voix appellent à un format plus “indépendant”, piloté par une instance de consensus et non directement par le pouvoir exécutif.

Société civile : entre engagement et vigilance

Les organisations de la société civile, elles, plébiscitent globalement le principe du dialogue, mais insistent sur :

  • La nécessité d’une participation citoyenne réelle, au-delà des élites politiques ;

  • La transparence dans la conduite des débats ;

  • Des résultats concrets et contraignants, et non de simples résolutions symboliques.

Certains mouvements citoyens voient dans ce dialogue une occasion historique de faire entendre les demandes populaires sur des sujets tels que :

  • L’impunité des gouvernants,

  • La réforme foncière,

  • L’accès équitable aux ressources publiques.

Un test politique pour le tandem Diomaye–Sonko

Ce dialogue national sera un test de maturité politique pour le nouveau régime.

S’il est conduit de manière ouverte, structurée et inclusive, il pourra :

  • Consolider la légitimité institutionnelle du pouvoir ;

  • Apaiser les clivages post-électoraux ;

  • Poser les bases d’une nouvelle architecture démocratique.

Mais à l’inverse, un dialogue biaisé ou mal perçu pourrait raviver les tensions, renforcer la méfiance et nuire à la dynamique de rupture prônée depuis l’alternance.

L’heure du choix collectif

Le dialogue national 2025 n’est pas seulement une rencontre politique. C’est une invitation à repenser le contrat social sénégalais.

La question n’est pas de savoir s’il faut dialoguer.

La vraie question est : comment dialoguer ? Avec qui ? Et pour aboutir à quoi ?

L’avenir démocratique du Sénégal pourrait bien se jouer dans cette séquence historique.

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Sénégal : Fonds Covid-19 : le grand déballage post-alternance

Un héritage empoisonné

Depuis l’alternance politique de mars 2024, la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait de la transparence budgétaire et de la justice financière un cheval de bataille. Dans ce contexte, la gestion des fonds de riposte contre la pandémie de Covid-19 revient sur le devant de la scène, révélant un véritable gouffre de mauvaise gouvernance.

Les premiers audits et enquêtes déclenchés par les nouvelles autorités laissent entrevoir un système de distribution opaque, de surfacturations, de primes douteuses, et de détournements à plusieurs niveaux de l’administration publique et d’agences partenaires.

Une manne financière sans contrôle suffisant

Entre 2020 et 2022, le Sénégal avait mobilisé plusieurs centaines de milliards de francs CFA pour faire face à la crise sanitaire. Ces fonds, issus du budget national, de dons internationaux et de facilités multilatérales (FMI, Banque mondiale, BAD), étaient destinés à :

  • Soutenir les ménages vulnérables

  • Approvisionner les structures sanitaires

  • Réhabiliter les hôpitaux

  • Protéger les emplois et relancer l’activité économique

Or, selon les éléments révélés depuis le début de l’année 2025, une grande partie de ces ressources n’aurait jamais atteint leurs bénéficiaires finaux, ou auraient été utilisées sans traçabilité claire.

Enquête en cours : l’heure des comptes a sonné

L’Inspection générale d’État (IGE), la Cour des comptes et plusieurs procureurs financiers sont désormais mobilisés. Des convocations ont été adressées à :

  • d’anciens ministres de la Santé et des Finances,

  • des directeurs d’agences publiques,

  • des fournisseurs privés liés à l’exécution des marchés d’urgence.

“L’argent destiné aux malades et aux familles en détresse ne peut pas disparaître sans conséquences. La justice doit passer.”, a déclaré un haut conseiller à la Primature.

L’opinion publique, quant à elle, exige que les responsabilités soient établies, que les fonds détournés soient récupérés, et que des sanctions soient prises pour tourner définitivement la page de l’impunité.

Un climat de défiance… mais aussi d’espoir

Ces révélations relancent le débat sur l’état de la gouvernance publique avant 2024. Elles renforcent aussi la légitimité de la démarche actuelle du nouveau pouvoir, qui veut refonder l’État sur des bases éthiques, fiscales et sociales solides.

Toutefois, les attentes sont immenses. Les citoyens veulent des résultats concrets, pas seulement des discours. Le traitement de ce dossier hautement symbolique pourrait donc devenir un test politique majeur pour le gouvernement Diomaye–Sonko.

De la crise sanitaire à la crise de confiance

Le scandale des fonds Covid-19 n’est pas qu’une affaire de chiffres. Il interroge la manière dont l’État protège (ou trahit) ses citoyens en période de crise. Il pose la question de la valeur morale des institutions publiques, et du prix de l’impunité dans une démocratie émergente.

La vérité doit désormais être dite. Et la justice, rendue.