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Sénégal : l’UNIS poursuit son offensive judiciaire contre la présidence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

Dans une ordonnance rendue en référé, le juge de la Cour suprême a déclaré irrecevable la requête introduite par l’UNIS, qui sollicitait la suspension de l’acte ayant consacré l’installation du leader de Pastef à la présidence de l’Assemblée nationale. Cette décision laisse ainsi Ousmane Sonko en fonction, dans l’attente d’un éventuel examen du dossier sur le fond.

L’UNIS conteste une décision limitée à la procédure

Loin d’y voir une défaite définitive, l’UNIS estime que l’ordonnance du juge des référés ne répond pas aux questions de fond soulevées par son recours. Dans un communiqué, le mouvement affirme que la décision porte uniquement sur la recevabilité de la procédure d’urgence et ne préjuge en rien de la légalité de l’installation du président de l’Assemblée nationale.

Selon ses responsables, plusieurs interrogations juridiques demeurent quant à la régularité du processus ayant conduit à l’accession d’Ousmane Sonko à la tête de l’hémicycle. Ils considèrent que seule une décision sur le fond permettra d’apporter une réponse définitive aux griefs formulés.

Un recours maintenu devant les chambres réunies de la Cour suprême

Déterminée à poursuivre son action, l’UNIS annonce le maintien de son recours principal et sollicite l’examen du dossier par les chambres réunies de la Cour suprême.

Le mouvement estime qu’une décision collégiale de la plus haute juridiction du pays offrirait une clarification juridique durable sur les questions soulevées et permettrait de lever les incertitudes entourant cette affaire, devenue l’un des principaux contentieux institutionnels de ces derniers mois.

Un dossier révélateur de la judiciarisation du débat politique

Cette nouvelle étape judiciaire s’inscrit dans un contexte de judiciarisation croissante de la vie politique sénégalaise. Depuis plusieurs années, les juridictions sont régulièrement appelées à se prononcer sur des différends relatifs aux élections, aux institutions ou à l’interprétation des textes régissant le fonctionnement de l’État.

Ce recours illustre ainsi le rôle de plus en plus central de la justice dans l’arbitrage des conflits politiques, alors que le paysage institutionnel sénégalais connaît d’importantes recompositions.

Deux lectures opposées d’un même dossier

Pour les responsables de l’UNIS, l’affaire dépasse largement la personne d’Ousmane Sonko. Ils estiment que le litige soulève des questions essentielles liées au respect des procédures institutionnelles, à la sécurité juridique et à l’équilibre des pouvoirs au sein des institutions de la République.

À l’inverse, les partisans du président de l’Assemblée nationale considèrent que la décision rendue en référé conforte la régularité du processus ayant conduit à son installation et renforce la légitimité de son élection à la tête du Parlement.

Une bataille judiciaire appelée à se poursuivre

En attendant qu’une éventuelle décision intervienne sur le fond, Ousmane Sonko demeure pleinement en exercice à la présidence de l’Assemblée nationale.

Toutefois, la volonté affichée par l’UNIS de poursuivre les procédures devant la Cour suprême laisse présager un prolongement de ce bras de fer judiciaire. Au-delà de ses implications politiques, l’issue de cette affaire pourrait contribuer à préciser la jurisprudence sénégalaise en matière de contrôle des actes institutionnels et de règlement des contentieux relatifs au fonctionnement des pouvoirs publics.

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Sénégal : le procès civil entre Ousmane Sonko et Mame Mbaye Niang renvoyé au 22 juillet.

Le bras de fer judiciaire entre le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, et l’ancien ministre Mame Mbaye Niang connaît un nouveau rebondissement. Le tribunal de grande instance de Dakar a décidé de renvoyer au 22 juillet prochain l’examen du procès civil qui oppose les deux hommes autour du paiement de dommages et intérêts de 200 millions de francs CFA.

Cette nouvelle audience porte sur une procédure engagée par Mame Mbaye Niang pour obtenir l’annulation d’une mutation immobilière qu’il juge frauduleuse. L’ancien ministre estime qu’Ousmane Sonko aurait transféré un bien immobilier situé à Dakar au nom de membres de sa famille afin d’empêcher son éventuelle saisie par la justice.

Un contentieux hérité de l’affaire pour diffamation

L’affaire trouve son origine dans le procès en diffamation qui avait opposé les deux responsables politiques en 2023. À l’issue de cette procédure, Ousmane Sonko avait été condamné à verser 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Mame Mbaye Niang.

Estimant que cette condamnation n’a toujours pas été exécutée, l’ancien ministre cherche aujourd’hui à faire reconnaître ses droits sur un bien immobilier appartenant à l’actuel dirigeant du parti Pastef. Selon lui, la mutation de la propriété aurait été réalisée dans le but d’organiser son insolvabilité et d’empêcher toute mesure de recouvrement.

Une villa au cœur de la procédure

D’après les éléments présentés devant la justice, le litige concerne une villa située dans la cité Keur Gorgui à Dakar. Mame Mbaye Niang soutient que le droit sur ce bien aurait été transféré au profit de proches d’Ousmane Sonko pour soustraire l’immeuble à une éventuelle saisie judiciaire.

Les avocats de l’ancien ministre demandent donc l’annulation de cette opération afin que le bien puisse être utilisé dans le cadre du recouvrement des sommes qui lui sont dues.

Du côté de la défense d’Ousmane Sonko, les accusations sont contestées. Les conseils du président de l’Assemblée nationale ont demandé un délai supplémentaire pour répondre aux arguments déposés par la partie adverse, ce qui a conduit le tribunal à reporter l’audience au 22 juillet.

Un dossier à forte portée politique

Au-delà de son aspect civil, cette affaire conserve une importante dimension politique. Elle oppose deux figures majeures de la scène politique sénégalaise et constitue l’un des derniers épisodes d’un contentieux qui a profondément marqué la vie publique du pays ces dernières années.

Le rendez-vous du 22 juillet pourrait donc être déterminant pour la suite de cette procédure, alors que la justice devra se prononcer sur la validité de la mutation immobilière contestée et sur les moyens de recouvrement des 200 millions de francs CFA réclamés par Mame Mbaye Niang.

Source : LeSoleil

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle.
C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel.

Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure

Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique.
Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays.

Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko

Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif.

Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel

Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique.
C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total :

  • La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle.
  • La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais.

Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à venir.

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Réforme constitutionnelle au Sénégal : un nouvel équilibre institutionnel sur fond de rivalité entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

L’adoption par l’Assemblée nationale d’une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre constitue l’un des événements politiques les plus marquants depuis l’alternance de 2024 au Sénégal. Présentée par ses promoteurs comme une étape vers un meilleur équilibre des institutions, cette réforme intervient toutefois dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux principales figures de l’exécutif : le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko.

Au-delà des dispositions juridiques qu’elle introduit, cette révision constitutionnelle reflète une recomposition du rapport de forces au sommet de l’État et ouvre une nouvelle séquence politique dont les conséquences pourraient durablement influencer la gouvernance du pays.

Une réforme dans un contexte de recomposition du pouvoir

Le climat politique sénégalais a profondément évolué ces dernières semaines. Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature à la fin du mois de mai, suivi de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, a modifié l’architecture du pouvoir au sein de la majorité.

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye demeure le chef de l’État, Ousmane Sonko dispose désormais d’un levier institutionnel majeur à la tête d’un Parlement largement dominé par les députés du Pastef.

Dans ce contexte, la réforme constitutionnelle apparaît comme un élément supplémentaire de cette redistribution des responsabilités institutionnelles.

Un recul assumé de l’hyperprésidentialisme

Depuis l’indépendance, le Sénégal fonctionne selon un régime marqué par une forte concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République.

La réforme adoptée vise à corriger cet héritage institutionnel en renforçant plusieurs contre-pouvoirs.

Parmi les principales innovations figurent l’élargissement des prérogatives du Parlement, le renforcement de son pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale, l’accès aux informations relatives aux contrats stratégiques, notamment dans le secteur des ressources naturelles, ainsi qu’un rôle accru du Premier ministre dans la définition et la conduite des politiques publiques.

Les auteurs du texte estiment que ces évolutions permettront d’instaurer une gouvernance davantage fondée sur l’équilibre institutionnel, la transparence et la responsabilité politique.

Cette orientation correspond d’ailleurs aux engagements portés depuis plusieurs années par le Pastef, qui dénonçait régulièrement les dérives de l’hyperprésidentialisme et plaidait pour une modernisation des institutions.

Une réforme aux fortes implications politiques

Si les arguments institutionnels occupent une place centrale dans les débats, de nombreux observateurs soulignent que le calendrier de cette réforme lui confère également une dimension politique majeure.

Son adoption intervient au moment où les divergences entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko deviennent de plus en plus visibles.

Pour plusieurs analystes, le renforcement du Parlement bénéficie indirectement à Ousmane Sonko, désormais président de l’institution et disposant d’une majorité confortable pour orienter l’agenda législatif.

La nouvelle architecture institutionnelle pourrait ainsi faire de l’Assemblée nationale un véritable centre de décision politique, renforçant l’influence de son président dans la conduite des affaires publiques.

Cette évolution intervient alors que Sonko demeure l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays et conserve une forte capacité de mobilisation au sein de la majorité présidentielle.

Le président Diomaye Faye face à un nouveau défi

Dans ce contexte, le chef de l’État se retrouve confronté à un défi inédit : préserver son autorité tout en composant avec un Parlement renforcé et dirigé par son principal allié politique devenu, de fait, un acteur institutionnel incontournable.

En évoquant la possibilité de soumettre la réforme à référendum, Bassirou Diomaye Faye semble vouloir replacer le débat sur le terrain de la légitimité populaire plutôt que dans la seule arène parlementaire.

Une telle initiative lui permettrait de réaffirmer son rôle de garant des institutions tout en sollicitant directement l’arbitrage des citoyens.

Cette stratégie comporte toutefois une part d’incertitude. Une consultation populaire pourrait rapidement dépasser le seul cadre constitutionnel pour devenir un test politique portant sur les équilibres internes du pouvoir.

Une opposition fragilisée mais attentive

Face à cette réforme, les partis d’opposition disposent d’une marge de manœuvre limitée au sein d’une Assemblée largement acquise au Pastef.

Le boycott d’une partie des débats parlementaires illustre cette faiblesse institutionnelle.

Néanmoins, l’ancien camp présidentiel pourrait tenter de tirer profit des tensions actuelles en se présentant comme le défenseur de la stabilité des institutions face aux divisions de la majorité.

Plusieurs organisations de la société civile ont également exprimé leurs réserves, estimant qu’une réforme aussi structurante aurait gagné à faire l’objet d’un processus plus inclusif associant l’ensemble des forces politiques et sociales du pays.

Une nouvelle phase pour la démocratie sénégalaise

Au-delà de la confrontation politique du moment, cette réforme ouvre une réflexion plus large sur l’évolution du régime sénégalais.

Deux scénarios semblent désormais se dessiner.

Le premier verrait l’émergence d’un système institutionnel plus équilibré, où le Parlement exercerait pleinement ses missions de contrôle et où le Premier ministre disposerait de responsabilités renforcées, dans le respect des principes démocratiques.

Le second pourrait conduire à une coexistence plus conflictuelle entre un président de la République et un président de l’Assemblée nationale disposant chacun d’une forte légitimité politique et de bases d’influence distinctes.

L’histoire institutionnelle montre que ce type de configuration peut favoriser l’équilibre des pouvoirs lorsqu’elle repose sur une coopération durable. À l’inverse, lorsque les rivalités personnelles prennent le dessus, elle peut devenir une source de blocages institutionnels.

L’adoption de cette réforme dépasse ainsi largement le cadre d’une simple modification constitutionnelle. Elle marque l’ouverture d’une nouvelle séquence politique dont dépendra, en grande partie, l’évolution des institutions sénégalaises dans les années à venir.

Plus qu’un débat juridique, c’est désormais la capacité du tandem Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko à préserver son unité politique tout en partageant l’exercice du pouvoir qui constitue l’un des principaux enjeux de la vie politique sénégalaise.

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Sénégal : la bataille des pouvoirs est lancée.

Le Sénégal vit une nouvelle séquence de tensions au sommet de l’État. Réunie ce 29 juin, l’Assemblée nationale examine une réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Pastef, et son président, Ousmane Sonko, dans un contexte de rupture désormais ouverte avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Officiellement, le texte vise à « rééquilibrer » les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Mais au-delà des arguments institutionnels, cette révision constitutionnelle apparaît comme le premier grand affrontement politique entre les deux figures qui avaient incarné ensemble l’alternance de 2024.

La proposition entend limiter plusieurs prérogatives présidentielles. Le chef de l’État ne pourrait plus diriger un parti politique ni une coalition partisane. L’élaboration du programme gouvernemental devrait désormais se faire en concertation avec le Premier ministre, qui récupérerait également des pouvoirs de nomination jusque-là réservés à la présidence.

Le Parlement sortirait également renforcé. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis, avec la possibilité d’auditionner toute personnalité jugée utile à leurs travaux. L’Assemblée serait aussi systématiquement informée des conventions d’investissement liées aux ressources naturelles, un domaine particulièrement sensible dans un pays qui s’apprête à exploiter ses ressources pétrolières et gazières.

Pour les proches de Ousmane Sonko, il s’agit d’un pas vers la fin de l’« hyperprésidentialisme » qui caractérise traditionnellement les institutions sénégalaises. Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, l’analyse est radicalement différente. Ils dénoncent une tentative de transfert de pouvoir au profit du Parlement et, indirectement, de son président.

La coalition présidentielle a ainsi demandé le retrait du texte, estimant que des modifications aussi profondes de l’architecture institutionnelle devraient être soumises à référendum après une large consultation nationale. Plusieurs organisations de la société civile ont également appelé à davantage de transparence et d’inclusivité dans le processus.

Avec 130 députés sur 165, le Pastef dispose toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de faire adopter le texte. Reste ensuite l’étape décisive : celle de la promulgation. Selon la Constitution, le président de la République pourrait choisir de soumettre la réforme à référendum plutôt que de la promulguer directement.

Au-delà des débats juridiques, cette réforme révèle surtout une réalité politique nouvelle : un an après leur accession commune au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent désormais engagés dans un bras de fer qui pourrait redessiner durablement l’équilibre des institutions sénégalaises.

Source : LesNouvellesd’Afrique 

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Ousmane Sonko élu président de Pastef lors du premier congrès national du parti.

Ousmane Sonko a été élu président de Pastef-Les Patriotes à l’issue du premier congrès national de la formation politique, organisé à Diamniadio, près de Dakar. Ce rendez-vous historique, qui a réuni des délégués venus de l’ensemble du Sénégal ainsi que de la diaspora, marque une nouvelle étape dans l’évolution du parti fondé en 2014.

Selon les résultats proclamés par la commission électorale du congrès, Ousmane Sonko a recueilli l’intégralité des suffrages exprimés, soit 589 voix sur 589 procès-verbaux validés sur les 598 attendus. Aucun vote blanc n’a été enregistré et le taux de participation a atteint 98,5 %, illustrant la forte mobilisation des congressistes.

Un congrès fondateur pour la formation au pouvoir

Au-delà de l’élection de son nouveau président, ce premier congrès national constitue un moment charnière pour Pastef. Les participants étaient appelés à renouveler les instances dirigeantes du parti et à définir les orientations stratégiques qui guideront son action dans les années à venir.

Cette rencontre intervient dans un contexte politique particulier, marqué par une recomposition des équilibres au sommet de l’État sénégalais. Ces dernières semaines, plusieurs changements institutionnels majeurs ont redéfini les rôles des principales figures du pouvoir.

Une nouvelle séquence politique après son départ de la Primature

Le 22 mai dernier, Ousmane Sonko a quitté ses fonctions de Premier ministre à la suite d’une décision du président Bassirou Diomaye Faye. Quelques jours plus tard, il a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale, renforçant ainsi son poids institutionnel au sein du paysage politique sénégalais.

Cette réorganisation a alimenté les débats sur les rapports entre les deux figures emblématiques de Pastef, alors que des divergences sont apparues sur certaines orientations liées à la conduite de l’action publique et à l’organisation du pouvoir. Malgré ces différences, les deux responsables continuent d’affirmer leur appartenance commune au parti et leur engagement en faveur du projet politique porté par Pastef.

Pastef redéfinit sa place dans l’architecture du pouvoir

Le congrès s’est tenu quelques jours après la mise en place du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo. Bien que disposant d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, Pastef a choisi de ne pas intégrer cette nouvelle équipe gouvernementale.

Ousmane Sonko avait justifié cette position par des désaccords portant notamment sur le rôle de la majorité parlementaire dans les institutions et sur certaines orientations politiques. Il avait toutefois insisté sur la nécessité de préserver la stabilité du pays et privilégié le dialogue avec le chef de l’État plutôt qu’une logique de confrontation.

De mouvement politique à organisation structurée

À l’approche du congrès, Ousmane Sonko avait présenté cette rencontre comme une étape essentielle dans la maturation de Pastef. Selon lui, le parti doit désormais franchir un nouveau cap organisationnel afin de consolider son implantation et d’adapter son fonctionnement aux responsabilités liées à l’exercice du pouvoir.

Son élection à la présidence du parti lui confère désormais la direction politique officielle de Pastef à un moment où la formation cherche à clarifier son positionnement entre majorité parlementaire, influence institutionnelle et stratégie politique à long terme.

Les travaux du congrès doivent se poursuivre avec l’examen des textes d’orientation et l’adoption de plusieurs résolutions destinées à encadrer l’action future du parti sur les plans politique, organisationnel et programmatique.

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Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.

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Cohabitation au sommet : Pastef ne participera pas au prochain gouvernement, annonce Ousmane Sonko

Moins d’une semaine après avoir pris les rênes de l’Assemblée nationale, le leader des Patriotes frappe un grand coup politique. Ousmane Sonko a annoncé que sa formation, le Pastef, ne figurerait pas dans la prochaine équipe ministérielle en cours de constitution à la présidence. Une décision majeure qui redessine brutalement l’exercice du pouvoir au Sénégal.

C’est un pavé dans la mare qui vient doucher les espoirs d’un consensus gouvernemental rapide. À peine installé au perchoir de l’hémicycle après son départ de la Primature, le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a formellement acté le retrait de son parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), des consultations pour la formation du prochain gouvernement.

Le Comité exécutif de la formation politique a d’ailleurs enfoncé le clou à travers des directives strictes répercutées dans ses rangs : le parti exige des orientations programmatiques claires avant toute forme de collaboration avec l’exécutif. Pour s’assurer du respect rigoureux de cette consigne, la direction a prévenu que tout militant ou cadre qui choisirait de participer individuellement à la future équipe ministérielle « aura agi à titre strictement personnel », s’exposant de facto à une rupture de ban avec le parti.

« On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef »

Ce refus de participer à l’attelage gouvernemental s’accompagne d’une posture de cohabitation résolue et d’un avertissement sans frais envoyé directement au palais présidentiel. Lors de ses récentes prises de parole, Ousmane Sonko s’est montré particulièrement incisif à l’égard de la conduite actuelle du pouvoir exécutif, lançant une formule qui résonne déjà comme un slogan de résistance institutionnelle : « On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef ».

Pour le leader de la majorité parlementaire — largement acquise depuis le scrutin législatif —, il est hors de question de servir de faire-valoir ou de diluer l’identité et les promesses originelles du parti dans un compromis de façade. En se positionnant en dehors de l’appareil ministériel, Ousmane Sonko entend préserver la pureté de sa ligne politique tout en exerçant un droit de regard inflexible sur l’action publique.

L’Assemblée nationale érigée en bastion de contrôle

Cette décision éclaire d’un jour nouveau le discours d’investiture prononcé par Ousmane Sonko au perchoir, où il revendiquait la mise en place d’un « contre-pouvoir vigilant ». En privant le pouvoir exécutif du soutien direct de ses cadres au sein des ministères, le président de l’Assemblée nationale sanctuarise le pouvoir législatif.

L’hémicycle ne sera pas une simple chambre d’enregistrement, mais le véritable centre de gravité où seront examinés, validés ou bloqués les choix de l’exécutif. Pour le camp présidentiel de Bassirou Diomaye Faye, la tâche s’annonce complexe : la composition du futur gouvernement devra tenir compte de cette majorité parlementaire vigilante, sous peine de se heurter à un mur législatif lors du vote des lois de finances ou des réformes structurelles.

Le Sénégal entre ainsi de plain-pied dans une ère inédite de sa trajectoire démocratique. Le bras de fer feutré mais bien réel entre le perchoir et le palais présidentiel promet de redéfinir les équilibres institutionnels, sous le regard attentif d’une population qui attend de voir comment s’articulera cette cohabitation d’un genre nouveau.

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Sénégal : Ousmane Sonko promet d’éviter « un chaos institutionnel ».

Quelques minutes seulement après avoir repris officiellement son siège de député, Ousmane Sonko a été élu, ce mardi, président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

L’ancien Premier ministre succède ainsi à El Malick Ndiaye, qui avait annoncé sa démission dimanche dernier dans un contexte politique marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Une élection largement dominée par la majorité

Sans véritable surprise, Ousmane Sonko a obtenu une large majorité lors du vote parlementaire avec 132 voix sur 133 votants.

Le scrutin s’est toutefois déroulé sans la participation des députés de l’opposition, qui ont choisi de boycotter l’élection du nouveau président du Parlement.

Cette élection confirme le poids politique de la majorité issue du PASTEF au sein de l’hémicycle et marque une nouvelle étape dans la recomposition du pouvoir sénégalais.

Un retour au cœur du pouvoir institutionnel

Le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale intervient quelques jours après son départ du gouvernement, dans une séquence politique particulièrement suivie au Sénégal.

Figure centrale de la majorité au pouvoir et leader du PASTEF, il prend désormais la tête de l’institution parlementaire dans un contexte marqué par de nombreuses attentes autour du fonctionnement des institutions et des équilibres politiques internes.

Depuis le perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale a salué le travail accompli par son prédécesseur, rendant hommage aux réformes engagées ces derniers mois au sein du Parlement.

Un discours axé sur l’apaisement institutionnel

Dans sa première prise de parole en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a adopté un ton conciliant à l’égard des différentes sensibilités politiques représentées dans l’institution.

Le nouveau président du Parlement a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et de favoriser le dialogue politique.

« Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour créer un chaos institutionnel », a-t-il déclaré devant les députés.

Cette déclaration intervient alors que le Sénégal traverse une période politique sensible, marquée par des recompositions internes au pouvoir et de nombreuses interrogations sur les futurs équilibres institutionnels.

Une nouvelle séquence politique au Sénégal

Avec l’arrivée de Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, une nouvelle phase politique s’ouvre au Sénégal.

Son installation au perchoir renforce son rôle central dans l’architecture institutionnelle du pays, au moment où le pouvoir cherche à stabiliser la gouvernance et à maintenir une dynamique d’apaisement après plusieurs jours de fortes turbulences politiques.

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Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale.

À l’issue du vote des députés, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale.

Il a obtenu 132 voix en sa faveur. Il devient ainsi le 14e président de l’institution parlementaire, succédant à El Malick Ndiaye, qui a démissionné de son poste dimanche dernier.

Source : lesoleil.sn