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Sénégal : Ousmane Sonko serre la vis sur les dépenses publiques.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé, vendredi 4 avril 2026, une série de mesures destinées à rationaliser les finances de l’État, avec en première ligne la limitation des missions officielles à l’étranger.

Des déplacements désormais strictement encadrés

Cette décision a été rendue publique lors d’une communication gouvernementale axée sur la gestion budgétaire, dans un contexte marqué par la hausse des prix du pétrole et des tensions croissantes sur les finances publiques.

Le chef du gouvernement a précisé que les missions à l’international seront désormais « strictement limitées aux besoins essentiels », appelant à une utilisation plus rigoureuse et plus efficiente des ressources de l’État.

Dans cette optique, les déplacements jugés non indispensables pour les ministres et les hauts responsables administratifs sont suspendus. L’objectif est de réduire significativement les dépenses liées aux voyages officiels, notamment les coûts de transport aérien, d’hébergement et de logistique.

Une réponse à un contexte économique sous pression

À travers cette mesure, Ousmane Sonko entend renforcer la discipline budgétaire et adapter la gouvernance économique du Sénégal à un environnement international instable, marqué par la volatilité des prix de l’énergie.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus globale de maîtrise des dépenses publiques engagée par les autorités, avec pour objectif de préserver les équilibres macroéconomiques tout en maintenant les priorités de développement.

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Sénégal : Ousmane Sonko réaffirme ses priorités lors de son séjour en Casamance.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est attendu à Dakar ce lundi 23 mars, au terme d’un séjour en Casamance où il a pris part aux célébrations de la Korité. À Ziguinchor, sa ville d’origine, le chef du gouvernement a profité de cette occasion pour adresser ses vœux à la nation et revenir sur plusieurs dossiers stratégiques.

Souveraineté nationale : une ligne assumée

Intervenant au lendemain de la prière marquant la fin du Ramadan, Ousmane Sonko a réaffirmé son attachement à la souveraineté du pays, notamment sur le plan économique et politique. Il a réagi à l’annonce d’une possible révision de certains financements étrangers, évoquée par Cécile Neven, dans un contexte de tensions autour de la législation sénégalaise.

Le Premier ministre a adopté un ton ferme, indiquant que le Sénégal pourrait lui-même demander la fin de certains partenariats financiers, affirmant la volonté des autorités de privilégier des choix conformes aux aspirations nationales.

Justice : appel à une accélération des procédures

Sur le plan judiciaire, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’accélérer la reddition des comptes. Sans citer explicitement de responsables, il a dénoncé la persistance de dysfonctionnements et de dossiers en suspens.

Le chef du gouvernement a appelé à une application rigoureuse et équitable de la justice, estimant que la confiance des citoyens dépend de la capacité des institutions à traiter efficacement les affaires en attente, quel que soit le statut des personnes concernées.

Casamance : entre sécurité et dialogue

Évoquant la situation en Casamance, région marquée par des opérations militaires visant à démanteler des cultures illicites, notamment de cannabis, Ousmane Sonko s’est dit ouvert à une approche combinant fermeté et dialogue. Il a notamment évoqué la possibilité d’engager des discussions avec certains groupes impliqués dans ces activités, dans une logique de stabilisation durable.

Relance des infrastructures : réouverture annoncée de l’aéroport de Ziguinchor

Enfin, le Premier ministre a annoncé la réouverture de l’aéroport de Aéroport de Ziguinchor d’ici la fin du mois d’avril, après des travaux de rénovation. Cette infrastructure stratégique devrait contribuer à désenclaver davantage la région et à soutenir son développement économique.

À travers cette prise de parole, Ousmane Sonko réaffirme les axes prioritaires de l’action gouvernementale, entre souveraineté, justice et développement territorial, dans un contexte de fortes attentes au sein de l’opinion publique.

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Emploi au Sénégal : les leviers d’Ousmane Sonko pour accélérer l’insertion des jeunes

Face à l’urgence du chômage, notamment chez les jeunes, le gouvernement sénégalais entend intensifier ses actions pour favoriser l’insertion professionnelle et stimuler la création d’opportunités économiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment présenté plusieurs axes stratégiques visant à répondre à ce défi majeur pour le pays.

Miser sur la formation et l’adéquation avec le marché du travail

L’un des principaux leviers identifiés par le gouvernement repose sur le renforcement de la formation professionnelle. L’objectif est d’adapter les compétences des jeunes aux besoins réels du marché du travail, notamment dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’industrie, le numérique et les services.

Selon le Premier ministre, il est essentiel de réduire le décalage entre les formations disponibles et les attentes des entreprises, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.

Encourager l’entrepreneuriat et l’auto-emploi

Au-delà de l’emploi salarié, l’exécutif sénégalais souhaite également promouvoir l’entrepreneuriat comme un moteur de création d’emplois. Des dispositifs d’accompagnement, de financement et de formation devraient être renforcés pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs.

Cette orientation vise à encourager l’auto-emploi et à favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises capables de dynamiser l’économie locale.

Mobiliser les secteurs stratégiques de l’économie

Le gouvernement mise également sur le développement de secteurs à fort potentiel pour générer de nouveaux emplois. L’agriculture, l’économie numérique, l’industrialisation et les projets liés aux ressources naturelles figurent parmi les domaines prioritaires.

Ces secteurs sont perçus comme des moteurs capables de créer des opportunités durables et d’absorber une partie importante de la main-d’œuvre.

Une priorité nationale pour le développement

Pour Ousmane Sonko, la question de l’emploi est au cœur du développement économique et social du Sénégal. L’amélioration de l’insertion professionnelle constitue ainsi un pilier central des politiques publiques visant à réduire la précarité et à renforcer la stabilité économique.

Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une demande croissante d’emplois, la réussite de ces réformes sera déterminante pour l’avenir économique du pays.

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Renégociation des contrats miniers : un tournant stratégique pour la gouvernance des ressources au Sénégal

La décision de l’État du Sénégal de ne pas renouveler les trois concessions minières exploitées par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) marque une étape importante dans la redéfinition de la politique nationale de gestion des ressources naturelles. Cette orientation s’inscrit dans le cadre plus large du processus de réévaluation des contrats stratégiques engagé par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Au-delà d’une simple décision administrative, cette mesure révèle une volonté politique affirmée : rééquilibrer les rapports entre l’État et les opérateurs industriels afin d’assurer une meilleure valorisation des ressources nationales.

Un secteur clé de l’économie sénégalaise

Le phosphate constitue depuis plusieurs décennies l’un des piliers de l’industrie extractive sénégalaise. Exploité principalement par les Industries Chimiques du Sénégal, ce minerai joue un rôle central dans la production d’acide phosphorique et d’engrais, produits largement utilisés dans l’agriculture mondiale.

Les réserves du pays placent le Sénégal parmi les acteurs importants de cette filière en Afrique de l’Ouest. Toutefois, malgré ce potentiel, les retombées économiques pour l’État ont souvent fait l’objet de débats, notamment en ce qui concerne les conditions fiscales, les redevances minières et la gouvernance des concessions.

La renégociation des contrats apparaît ainsi comme une tentative de corriger les déséquilibres historiques et d’adapter les accords aux nouvelles ambitions économiques du pays.

Une volonté de souveraineté économique

La non-reconduction des concessions minières des ICS traduit une orientation stratégique plus large : renforcer la souveraineté économique sur les ressources naturelles.

Plusieurs objectifs semblent guider cette démarche :

  • améliorer la part de revenus captée par l’État dans l’exploitation des ressources ;

  • renforcer la transparence dans la gestion des contrats miniers ;

  • favoriser une transformation locale plus poussée des matières premières ;

  • créer davantage de valeur ajoutée pour l’économie nationale.

Cette approche s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays africains qui cherchent à passer d’un modèle extractif à un modèle industriel, où les ressources naturelles servent de levier pour le développement d’industries locales.


Les enjeux industriels et agricoles

La filière phosphatière possède un potentiel stratégique considérable, notamment dans la production d’engrais. Dans un contexte mondial marqué par des tensions sur les marchés agricoles et par la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire, la maîtrise de cette chaîne de valeur devient un enjeu majeur.

Pour le Sénégal, l’enjeu ne se limite donc pas à l’exploitation minière. Il s’agit également de développer une industrie capable de transformer localement les phosphates en produits à forte valeur ajoutée, notamment des fertilisants destinés aux marchés africains.

Une telle stratégie pourrait contribuer à :

  • soutenir la productivité agricole régionale,

  • réduire la dépendance aux importations d’engrais,

  • et positionner le pays comme hub industriel dans la chaîne des intrants agricoles en Afrique de l’Ouest.

Trouver l’équilibre entre attractivité et souveraineté

La décision concernant les concessions des ICS soulève néanmoins une question essentielle : comment concilier souveraineté économique et attractivité pour les investisseurs internationaux ?

L’industrie minière nécessite des investissements lourds, des technologies spécialisées et une expertise technique souvent détenue par des partenaires internationaux. La capacité de l’État à instaurer un cadre contractuel équilibré sera donc déterminante.

Un environnement réglementaire clair, stable et transparent permettra de sécuriser les investissements tout en garantissant une meilleure redistribution de la richesse générée.

Vers une nouvelle doctrine de gestion des ressources

La renégociation des contrats miniers pourrait annoncer l’émergence d’une nouvelle doctrine de gouvernance des ressources naturelles au Sénégal. Cette doctrine reposerait sur trois piliers :

  1. La souveraineté économique, à travers un meilleur contrôle des ressources stratégiques.

  2. La création de valeur locale, via la transformation industrielle.

  3. La transparence et la redevabilité, pour garantir une gestion durable et équitable.

Si cette orientation se confirme, elle pourrait redéfinir durablement le rôle du secteur extractif dans l’économie nationale.

La décision de ne pas renouveler certaines concessions minières constitue un signal fort envoyé par l’État sénégalais. Elle reflète une volonté de réexaminer les modèles d’exploitation des ressources naturelles afin de mieux aligner les intérêts économiques nationaux avec les dynamiques industrielles futures.

Dans un contexte mondial où les ressources stratégiques deviennent de plus en plus déterminantes pour la souveraineté économique, le Sénégal semble vouloir ouvrir un nouveau chapitre : celui d’une gestion plus stratégique, plus équilibrée et plus ambitieuse de son patrimoine minier.

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Université sénégalaise : Ousmane Sonko annonce des réformes structurelles face à la crise de l’UCAD.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a affirmé devant l’Assemblée nationale la détermination de son gouvernement à engager « toutes les réformes nécessaires pour que l’université ne meure pas ». Cette déclaration intervient dans un contexte de crise profonde à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), confrontée à des difficultés structurelles, sociales et sécuritaires.

Une délocalisation à l’étude pour désengorger le campus

Parmi les pistes évoquées figure la délocalisation totale ou partielle de l’UCAD, institution phare de l’enseignement supérieur sénégalais. Cette option vise à répondre à la saturation du campus, qui accueille environ 25 000 étudiants dans des conditions jugées critiques.

Le chef du gouvernement insiste sur la nécessité de repenser en profondeur l’organisation de l’espace universitaire afin de garantir un environnement d’apprentissage plus sûr, mieux structuré et adapté à la croissance des effectifs.

Réouverture du campus et renforcement des mesures de sécurité

En amont de cette intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, a annoncé la réouverture du campus social à partir du 26 février, après plusieurs semaines de fermeture liées à des tensions récurrentes.

Un dispositif de sécurisation renforcé est également prévu, comprenant l’installation de systèmes de lutte contre les incendies, la mise en place de caméras de surveillance et un contrôle d’accès plus strict aux entrées du campus.

Ces mesures interviennent dans un climat particulièrement tendu, marqué par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, notamment après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, qui a suscité une vive émotion et relancé le débat sur la gestion sécuritaire des universités.

Vers une présence sécuritaire permanente

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé l’étude d’un projet de commissariat permanent au sein du campus social. L’objectif affiché est de « normaliser » la présence des forces de sécurité, en privilégiant une approche préventive et dissuasive, afin d’éviter les interventions jugées excessives observées ces derniers mois.

Une gestion des résidences universitaires remise en cause

Le ministre Daouda Ngom a dressé un constat préoccupant des conditions d’hébergement. Certaines chambres abriteraient jusqu’à 15 à 20 étudiants, tandis qu’environ 30 % des lits seraient attribués de manière irrégulière, en dehors des règles du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

Face à cette situation, une réforme du système de gestion des résidences universitaires apparaît indispensable pour restaurer l’équité et améliorer les conditions de vie des étudiants.

Bourses d’études : des dépenses en forte hausse

Sur la question des bourses, les autorités assurent qu’aucun retard n’est à signaler. Toutefois, le chevauchement des années académiques a conduit l’État à financer jusqu’à 16 mois de bourses, au lieu de 12 habituellement.

Cette situation a engendré une hausse significative des dépenses, atteignant environ 105 milliards de francs CFA, contre un budget initial estimé à 70 milliards.

Des réformes de fond pour sauver le système universitaire

Au-delà des mesures sécuritaires, Ousmane Sonko insiste sur la nécessité d’engager des réformes structurelles durables. Celles-ci visent notamment à stabiliser le calendrier académique, moderniser les infrastructures et garantir un cadre d’études propice à la réussite.

Pour le chef du gouvernement, l’enjeu dépasse la gestion de crise : il s’agit de refonder le système universitaire sénégalais afin d’en préserver la performance et la crédibilité à long terme.

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Ousmane Sonko en visite en Arabie saoudite après le Sommet de l’Union africaine.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche en début de soirée en Arabie saoudite, en provenance d’Addis-Abeba, où il avait pris part au 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

Cette visite intervient au terme d’une séquence diplomatique dense marquée par la participation du chef du gouvernement sénégalais aux travaux du sommet continental, consacrés notamment aux enjeux de paix, de gouvernance, d’intégration régionale et de développement durable dans le cadre de l’Agenda 2063.

Accueil officiel à Djeddah

À son arrivée à l’aéroport international Roi Abdulaziz de Djeddah, Ousmane Sonko a été accueilli par le prince Saud bin Jalawi, préfet de Djeddah, ainsi que par plusieurs responsables saoudiens.

Cet accueil protocolaire souligne l’importance accordée par les autorités du Royaume à cette visite, dans un contexte de consolidation des relations entre Dakar et Riyad.

Renforcement du partenariat entre Dakar et Riyad

Au cours du sommet d’Addis-Abeba, le Premier ministre représentait le président Bassirou Diomaye Faye, participant aux discussions stratégiques sur les priorités continentales.

L’étape saoudienne s’inscrit désormais dans une dynamique bilatérale plus large. Les relations entre le Sénégal et l’Arabie saoudite reposent sur des liens historiques et religieux solides, auxquels s’ajoutent des coopérations croissantes dans les domaines économique, énergétique et financier.

La visite du chef du gouvernement sénégalais devrait ainsi permettre d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements, de renforcer les échanges commerciaux et de consolider les partenariats stratégiques, dans un contexte international marqué par une reconfiguration des alliances et une compétition accrue pour les financements et les projets d’infrastructure en Afrique.

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Ousmane Sonko en mission diplomatique au Sommet de l’Union africaine.

Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part, les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, à la 39ᵉ session ordinaire de l’Union africaine.

Placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre a réuni les principaux dirigeants africains autour des enjeux liés au développement durable, à la gouvernance des ressources et à l’intégration continentale.

Des échanges bilatéraux au plus haut niveau

En marge des travaux officiels, le chef du gouvernement sénégalais a mené une intense activité diplomatique. Il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, afin d’évoquer les perspectives de coopération bilatérale et les dossiers d’intérêt commun.

Ousmane Sonko a également rencontré plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Ces échanges ont porté sur les priorités de développement du Sénégal, les enjeux de stabilité régionale et les dynamiques de coopération multilatérale dans un contexte international marqué par des tensions économiques et sécuritaires persistantes.

Dialogue avec les dirigeants africains et partenaires internationaux

Le Premier ministre s’est aussi entretenu avec le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Younes El-Menfi, ainsi qu’avec l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, aujourd’hui à la tête de sa fondation.

Parmi les autres interlocuteurs figurent le vice-président gambien Muhammad B. S. Jallow, le président angolais João Lourenço, ainsi que le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Sur le plan institutionnel et technique, Ousmane Sonko a échangé avec la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ainsi qu’avec l’économiste Jeffrey Sachs, président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies.

Coopération, développement durable et défis régionaux

Selon la Primature, l’ensemble de ces rencontres a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale, la mobilisation de financements pour le développement durable et la coordination des réponses aux défis régionaux, notamment en matière de sécurité, de résilience climatique et de croissance inclusive.

À travers cette séquence diplomatique dense, le Sénégal a cherché à consolider ses partenariats stratégiques et à affirmer son rôle dans les débats continentaux, à un moment où l’Agenda 2063 de l’Union africaine appelle à une accélération des réformes structurelles et à une meilleure coordination entre États et institutions internationales.

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Coopération Sénégal–Maroc : Ousmane Sonko inaugure le Forum économique de Casablanca.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, poursuit sa visite officielle au Maroc avec l’inauguration, à Casablanca, du Forum économique Maroc–Sénégal. Cette rencontre de haut niveau rassemble responsables publics, opérateurs économiques et investisseurs des deux pays, avec pour objectif de donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique sénégalo-marocain.

Organisé en marge de la quinzième session de la Haute Commission mixte, le Forum se veut un cadre privilégié d’échanges concrets entre acteurs économiques, afin de traduire les orientations politiques en projets structurants et créateurs de valeur. Il intervient dans un contexte de relations bilatérales anciennes, fondées sur une coopération dense et multisectorielle.

Dix-sept accords pour renforcer un partenariat multidimensionnel

À l’issue des travaux de la Haute Commission mixte, pas moins de 17 accords et protocoles d’accord ont été signés entre le Sénégal et le Maroc. Ces textes couvrent des domaines clés tels que la coopération économique et commerciale, les infrastructures, la sécurité routière, la formation professionnelle, ainsi que l’assistance technique et institutionnelle.

Ces nouveaux engagements viennent enrichir un corpus juridique déjà conséquent. Selon les autorités des deux pays, le cadre global de la coopération sénégalo-marocaine pourrait à terme dépasser 170 accords et conventions. Plusieurs d’entre eux devront toutefois être révisés ou actualisés afin de mieux répondre aux réalités économiques actuelles, aux enjeux de compétitivité et aux objectifs de transformation structurelle des économies.

Faire émerger des champions régionaux

Prenant la parole à Casablanca, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre institutionnel pour favoriser des partenariats économiques concrets. Il a notamment plaidé pour l’émergence de champions régionaux, capables de porter l’ambition économique du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés sous-régionaux et internationaux.

Dans cette perspective, le chef du gouvernement sénégalais a appelé à un accompagnement accru des grandes entreprises sénégalaises, en partenariat avec leurs homologues marocaines, reconnues pour leur expérience d’expansion en Afrique. Il a souligné que le Maroc constitue un partenaire stratégique de premier plan pour le Sénégal, tant en matière d’investissements que de transfert d’expertise.

Une ambition commune au service du développement

Au-delà des accords signés, le Forum économique Maroc–Sénégal illustre la volonté partagée des deux pays de bâtir un partenariat durable, pragmatique et orienté vers les résultats. Les autorités sénégalaises et marocaines entendent ainsi renforcer les échanges commerciaux, stimuler les investissements croisés et promouvoir une coopération gagnant-gagnant, au service de la croissance, de l’emploi et du bien-être des populations.

Cette étape casablancaise marque un temps fort de la visite d’Ousmane Sonko au Maroc, confirmant la place centrale qu’occupent les relations sénégalo-marocaines dans la stratégie diplomatique et économique des deux États.

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Coopération sénégalo-marocaine : Ousmane Sonko à Rabat pour relancer le partenariat stratégique.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé ce lundi matin à l’aéroport de Rabat-Salé, peu après 8 heures, pour une visite officielle de trois jours au Royaume du Maroc. Ce déplacement, prévu du 26 au 28 janvier, s’inscrit dans le cadre de la relance de la Haute Commission mixte de partenariat Sénégal–Maroc, qu’il coprésidera avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, venu personnellement l’accueillir à son arrivée.

Une visite au calendrier dense et hautement symbolique

Dès son premier jour à Rabat, le chef du gouvernement sénégalais entame un programme particulièrement soutenu. La matinée est marquée par une visite solennelle au Mausolée Mohammed V, haut lieu de mémoire du Royaume, avant une rencontre officielle avec Aziz Akhannouch.

Ce tête-à-tête entre les deux Premiers ministres ouvre la voie au lancement formel des travaux de la Haute Commission mixte, cadre institutionnel central de la coopération bilatérale, resté en veille pendant plusieurs années.

Des travaux sectoriels axés sur les priorités économiques et sociales

Les échanges se poursuivent par des travaux sectoriels réunissant les membres des deux gouvernements. Côté sénégalais, plusieurs ministres prennent part aux discussions, parmi lesquels Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.

Participent également Daouda Ngom, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’autres responsables gouvernementaux engagés dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’enseignement supérieur et l’investissement.

Une délégation sénégalaise élargie et stratégique

Au-delà des membres du gouvernement, la délégation sénégalaise comprend plusieurs directeurs généraux d’institutions majeures. Figurent notamment Wally Diouf Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar, Fadilou Keïta, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que Gagné Demba, directeur général de la SOMISEN.

S’y ajoutent Alioune Gueye de Petrosen Holding, Birome Hola Ba, directeur général du BOCSPP, et Bakary Séga Bathily, directeur général de APIX.

Vers une déclaration conjointe et de nouveaux accords

Les travaux de la Haute Commission mixte devraient déboucher sur l’adoption d’une déclaration conjointe réaffirmant la solidité du partenariat entre Dakar et Rabat, ainsi que sur la signature de plusieurs accords de coopération. Les allocutions de clôture d’Ousmane Sonko et d’Aziz Akhannouch viendront sceller cette session, présentée par les deux parties comme une étape majeure dans la redynamisation des relations sénégalo-marocaines.

Cette visite marque ainsi la volonté commune des deux pays de hisser leur coopération à un niveau plus stratégique, en phase avec les priorités économiques, diplomatiques et africaines partagées par Dakar et Rabat.

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Sénégal-Maroc : Ousmane Sonko réaffirme des liens solides après les incidents sportifs.

Dans une déclaration officielle visant à apaiser les tensions diplomatiques, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a réitéré la solidité des relations entre Dakar et Rabat. Cette prise de parole fait suite à des échanges avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, après les récents incidents impliquant des supporters sénégalais au Maroc.

Le gouvernement sénégalais a souligné que ces événements doivent être strictement considérés dans le cadre sportif, et qu’ils ne sauraient fragiliser les relations bilatérales historiques entre les deux pays.

Appel à la sérénité et lutte contre la désinformation

Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépassionner la situation, rappelant que les défis communs aux deux nations dépassent largement les aléas d’un match de football. Face à la diffusion rapide d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, le gouvernement sénégalais a mis en garde contre la désinformation, appelant les citoyens à la prudence et à la responsabilité dans leurs communications.

Suivi rapproché des ressortissants interpellés

Le Sénégal assure suivre de près la situation de ses ressortissants interpellés, en coopération étroite avec les autorités marocaines et les services consulaires. Cette coordination vise à garantir une résolution rapide et apaisée de l’incident, conformément aux instructions des chefs d’État des deux pays, le Président Bassirou Diomaye Faye et Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Relance de la Grande Commission mixte : un signal fort

Pour marquer la priorité stratégique accordée à la relation bilatérale, Dakar et Rabat ont confirmé la tenue de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte, programmée du 26 au 28 janvier à Rabat. Ce rendez-vous diplomatique, qui ne s’était pas tenu depuis 2013, devrait permettre de renforcer la coopération économique, culturelle et sécuritaire entre les deux nations, tout en consolidant un dialogue politique constructif et durable.

Cette approche diplomatique proactive souligne l’importance pour le Sénégal et le Maroc de séparer les enjeux sportifs des relations bilatérales, tout en garantissant la protection des citoyens et la stabilité des partenariats stratégiques.