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Pétrole : le Nigeria dépasse son quota de l’OPEP et enregistre son meilleur niveau de production depuis 2020.

Le Nigeria confirme son redressement dans le secteur pétrolier. En juin 2026, le premier producteur africain a enregistré une production moyenne de 1,735 million de barils par jour (bpj) de pétrole brut et de condensats, signant ainsi un quatrième mois consécutif de progression. Cette performance permet au pays de dépasser d’environ 4 % le quota de 1,5 million de barils par jour fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Ces résultats traduisent les efforts engagés par Abuja pour relancer durablement son industrie pétrolière, pilier essentiel de l’économie nationale et principale source de recettes d’exportation.

Une production de brut au plus haut depuis plus de six ans

Selon les statistiques publiées par la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC), la production de pétrole brut s’est établie à 1,56 million de barils par jour en juin, tandis que les condensats ont représenté environ 180 000 barils par jour.

Le régulateur souligne que ce niveau de production de pétrole brut constitue le meilleur résultat enregistré depuis avril 2020, soit un record sur 74 mois. En intégrant les condensats, la production totale a même atteint 1,89 million de barils par jour, rapprochant le Nigeria de son objectif stratégique de franchir à nouveau le seuil des 2 millions de barils quotidiens.

Une progression continue depuis le début de l’année

Les données officielles mettent en évidence une dynamique de croissance régulière. La production totale est passée de 1,483 million de barils par jour en février à 1,546 million en mars, avant d’atteindre 1,663 million en avril, 1,700 million en mai, puis 1,735 million en juin, soit une hausse mensuelle de 2,2 %.

Cette évolution témoigne du redressement progressif de l’industrie pétrolière nigériane après plusieurs années marquées par des difficultés opérationnelles, des actes de sabotage sur les infrastructures et des vols de pétrole.

Des infrastructures plus stables et une meilleure efficacité opérationnelle

La NUPRC attribue cette amélioration à plusieurs facteurs, notamment la stabilité des activités sur les principaux champs pétroliers, la réduction des perturbations sur les pipelines et une meilleure disponibilité des installations de production.

Dans son rapport, l’institution estime que cette progression reflète les efforts des opérateurs pour améliorer leurs performances et renforcer la fiabilité des infrastructures énergétiques.

« La croissance soutenue enregistrée en juin témoigne de l’engagement constant des opérateurs à améliorer l’efficacité opérationnelle, à préserver l’intégrité des actifs et à renforcer la fiabilité de la production », souligne le régulateur.

Bonny et Forcados en tête des terminaux de production

Parmi les principaux terminaux pétroliers du pays, Bonny conserve sa première place avec une production moyenne de 318 280 barils par jour, contre 293 880 barils le mois précédent.

Il est suivi de Forcados, qui affiche 306 360 barils par jour, en progression par rapport aux 289 900 barils enregistrés en mai.

Le terminal de Qua Iboe a produit 164 730 barils par jour, en léger recul sur un mois, tandis qu’Escravos a porté sa production à 138 030 barils quotidiens. Bonga complète le classement avec une moyenne de 103 660 barils par jour, confirmant la stabilité de ses opérations.

Abuja vise une relance durable du secteur pétrolier

Cette nouvelle hausse conforte les ambitions des autorités nigérianes, qui souhaitent accroître durablement la production nationale afin de soutenir les finances publiques, renforcer les recettes d’exportation et consolider la place du Nigeria comme premier producteur de pétrole du continent africain.

À travers les réformes engagées dans le secteur énergétique et les investissements destinés à sécuriser les infrastructures, Abuja espère poursuivre cette dynamique et retrouver, à moyen terme, des niveaux de production supérieurs à 2 millions de barils par jour.

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Libye : Les revenus pétroliers atteignent 9,4 milliards de dollars au premier semestre 2025, selon la Banque centrale.

La Libye continue de tirer profit de son principal levier économique. Selon un rapport publié ce mois-ci par la Banque centrale libyenne, les revenus générés par les exportations de pétrole ont atteint 9,4 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année 2025. Un chiffre qui confirme le rôle central du secteur pétrolier dans l’économie du pays, malgré un contexte politique et sécuritaire encore fragile.

Une performance stable malgré les incertitudes

D’après les données officielles, cette performance s’inscrit dans la continuité de la reprise amorcée depuis 2022, après plusieurs années de perturbations dues aux conflits internes et à l’instabilité institutionnelle. Le niveau de production s’est maintenu autour de 1,2 million de barils par jour, soutenu par un environnement de prix relativement favorable sur les marchés internationaux.

La Banque centrale précise que les recettes pétrolières représentent plus de 95 % des recettes publiques, soulignant la forte dépendance du budget national à l’or noir. Ces revenus permettent notamment de financer les salaires des fonctionnaires, les subventions étatiques et certaines dépenses sociales essentielles.

Des défis persistants pour la gouvernance et la transparence

Malgré ces résultats positifs, les institutions libyennes peinent toujours à mettre en place un système de gestion budgétaire unifié. La répartition des revenus pétroliers reste un sujet de tension entre les autorités basées à Tripoli et les entités administratives de l’est du pays.

Plusieurs observateurs appellent à une meilleure transparence dans la gestion des revenus pétroliers, ainsi qu’à une réforme structurelle pour diversifier l’économie libyenne. Des efforts sont en cours, mais demeurent insuffisants face aux enjeux sociaux et aux besoins de reconstruction.

Cap sur la stabilité économique

Alors que des pourparlers politiques se poursuivent en vue d’élections nationales, les experts économiques estiment que la stabilité de la production pétrolière constitue un facteur clé pour la relance économique et le retour à une gouvernance plus cohérente. La Banque centrale plaide d’ailleurs pour une gestion coordonnée des ressources nationales, afin d’assurer une répartition équitable et durable des richesses.

Avec 9,4 milliards de dollars encaissés en six mois, la Libye dispose d’une opportunité pour consolider sa reprise économique, à condition que des réformes courageuses soient engagées et que l’unité institutionnelle soit rétablie.

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Un an après le début de l’exploitation du pétrole à Sangomar : le Sénégal dépasse les attentes et affirme sa souveraineté énergétique

Il y a un an, le 11 juin 2024, la société australienne Woodside Energy lançait officiellement l’exploitation pétrolière du champ offshore de Sangomar, marquant une étape décisive pour le secteur énergétique sénégalais. Grâce à son unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), installée au large des côtes, les premiers barils de brut étaient extraits des profondeurs de l’Atlantique.

Douze mois plus tard, le bilan dépasse largement les projections initiales. D’après un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production nationale a atteint 16,9 millions de barils en 2024, soit bien au-dessus des 11,7 millions prévus. Cette performance exceptionnelle s’est traduite par des recettes avoisinant les 950 millions de dollars (soit 595,5 milliards de francs CFA), illustrant l’importance économique de cette ressource pour le pays.

Le champ de Sangomar, situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises, repose sur un réseau de 12 puits en activité, connectés à la plateforme FPSO. Celle-ci assure une production stable de près de 100 000 barils par jour, destinés en grande partie aux marchés internationaux. Une nouveauté de taille a également marqué cette première année : le marché intérieur a pu bénéficier, pour la première fois, d’un approvisionnement en brut extrait localement. Ce tournant est salué par les autorités comme un pas important vers une plus grande autonomie énergétique.

La dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2025. En janvier, la production s’est élevée à 3,11 millions de barils, avant de se stabiliser à 2,70 millions en février, puis de repartir à la hausse avec 3,08 millions en mars et un record de 3,8 millions en avril, correspondant à quatre cargaisons destinées à l’export. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait franchir le cap des 30,5 millions de barils produits d’ici la fin de l’année, soit près du double du volume de 2024.

Au-delà des chiffres, ce premier anniversaire symbolise un tournant historique pour le pays. Le gouvernement souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente de cette manne pétrolière, affirmant sa volonté d’en faire un moteur de développement durable et de prospérité partagée pour l’ensemble de la population.

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Premiers Revenus du Pétrole au Sénégal : Une Analyse Détaillée

Depuis le démarrage de la production pétrolière au Sénégal en juin 2024, le pays a franchi une étape majeure dans son ambition de devenir un acteur significatif du secteur des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest. Les premières ventes de brut issues du champ de Sangomar ont généré un chiffre impressionnant de 595 milliards de francs CFA. Cependant, le revenu net effectif pour l’État sénégalais est bien inférieur à ce montant après déduction des coûts d’exploitation, des royalties et des parts des partenaires privés.

Production et Ventes de Pétrole : Les Chiffres Clés

Entre juin et septembre 2024, le Sénégal a extrait un total de 8,17 millions de barils de pétrole brut à partir du champ offshore de Sangomar. Cette production a atteint son pic en août et septembre, avec une moyenne de 3 millions de barils par mois. Au cours de cette période, huit cargaisons, représentant un volume total de 7,69 millions de barils, ont été exportées sur le marché international, rapportant un revenu global de 595 milliards de FCFA.

Répartition des Revenus : Qui Gagne Quoi ?

Le partage des revenus issus de la vente du pétrole suit un modèle établi par les accords de production entre l’État sénégalais et les sociétés exploitantes, notamment Woodside Energy et la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen). Voici la ventilation des revenus :

  1. Coûts d’exploitation et investissements (« cost oil ») : Une part importante des revenus sert à couvrir les investissements consentis par les compagnies exploitantes. Ces coûts sont estimés à environ 220 milliards de FCFA.
  2. Royalties et taxes : L’État sénégalais perçoit des redevances sur la production de pétrole, qui s’élèvent à 8% des revenus, soit environ 48 milliards de FCFA.
  3. Part de l’État sénégalais via Petrosen : En tant qu’actionnaire du projet, Petrosen bénéficie d’une part des revenus qui s’élève à 20%, soit 119 milliards de FCFA.
  4. Profit Oil : Après déduction des coûts, la part des profits revenant directement au Sénégal sous forme de dividendes et taxes s’élève à 99 milliards de FCFA.

Le Revenu Net pour le Sénégal

Au total, la somme nette revenant directement à l’État sénégalais, incluant les royalties, la part de Petrosen et le profit oil, est estimée à 266 milliards de FCFA sur les 595 milliards de revenus bruts générés.

Perspectives et Enjeux

Bien que ces premiers revenus représentent une avancée majeure pour l’économie sénégalaise, plusieurs défis subsistent. L’exploitation du pétrole implique des coûts élevés et une forte dépendance vis-à-vis du marché international. Le gouvernement devra veiller à une gestion rigoureuse des ressources pétrolières pour garantir un impact positif sur le développement économique et social du pays.

Par ailleurs, la transparence et la bonne gouvernance seront cruciales pour assurer une redistribution équitable des revenus, notamment dans les secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé et les infrastructures.

En conclusion, les premières ventes de pétrole marquent un tournant historique pour le Sénégal. Cependant, la répartition des richesses générées devra être scrutée de près afin de maximiser les bénéfices pour l’ensemble de la population. Avec une gestion efficace, ces ressources pourraient devenir un véritable levier de transformation économique pour le pays.