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Bénin : Patrice Talon élu premier président du Sénat.

L’ancien président béninois Patrice Talon a été élu, jeudi 6 août 2026, président du Sénat, quelques mois après avoir quitté la magistrature suprême au profit de son successeur, Romuald Wadagni.

Réunis au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo, les sénateurs ont procédé à l’élection du premier Bureau de cette nouvelle institution, après la validation de son règlement intérieur par la Cour constitutionnelle.

Patrice Talon prend ainsi la tête de la deuxième chambre du Parlement béninois. Louis Vlavonou, ancien président de l’Assemblée nationale, a été élu premier vice-président, tandis qu’Alassane Séidou occupe le poste de rapporteur.

Installé officiellement le 30 juillet 2026, le Sénat entre ainsi pleinement en fonction avec cette première mandature historique.

Cette élection marque également le retour de Patrice Talon au premier plan de la vie institutionnelle béninoise, après la présidentielle du 12 avril 2026, remportée par son successeur Romuald Wadagni.

L’ancien président Thomas Boni Yayi siège également au sein de cette nouvelle institution, aux côtés de Patrice Talon.

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Bénin : Thomas Boni Yayi revient sur sa décision et annonce son entrée au Sénat.

L’ancien président béninois Thomas Boni Yayi a finalement décidé d’exercer son droit de siéger au Sénat, revenant ainsi sur sa position initiale, qui consistait à ne pas participer à cette nouvelle institution. Il justifie ce changement par l’évolution du contexte politique national et la nécessité, selon lui, de préserver des espaces de dialogue et de concertation.

Dans une déclaration adressée mercredi à ses compatriotes, l’ancien chef de l’État a rappelé qu’il s’était opposé à son entrée au Sénat dès l’introduction du projet de réforme instituant cette nouvelle chambre. Il avait alors exprimé des réserves sur le bien-fondé de la transformation du Parlement béninois en une institution bicamérale.

Depuis, le contexte politique a, selon lui, considérablement évolué. Boni Yayi évoque notamment l’installation d’un « Parlement monocolore » et la réduction des espaces de dialogue entre les différentes sensibilités politiques. Une situation qui, à ses yeux, rend désormais nécessaire la création de nouveaux cadres de concertation afin de contribuer à l’apaisement de la vie publique.

Une nouvelle institution au cœur du Parlement bicaméral

Le Sénat a été créé dans le cadre de la révision constitutionnelle adoptée en décembre 2025, faisant du Bénin un pays doté d’un Parlement bicaméral. La nouvelle chambre haute compte entre 25 et 30 membres, comprenant notamment des membres de droit, parmi lesquels d’anciens présidents de la République, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, sous réserve du respect des conditions prévues par la Constitution.

Pour Thomas Boni Yayi, cette nouvelle institution pourrait désormais jouer un rôle dépassant le simple cadre parlementaire. Il estime qu’elle pourrait devenir un espace de dialogue politique et contribuer à faire entendre les préoccupations des citoyens dans un contexte national marqué par de fortes tensions et une polarisation croissante du débat public.

Réaffirmant son attachement aux droits de l’Homme, aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à la sécurité, à la démocratie et à la paix, l’ancien président considère que le Sénat « pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple ».

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution »

S’appuyant sur les dispositions de l’article 113-3 de la Constitution, Boni Yayi a donc annoncé son intention d’exercer son droit de sénateur. « Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », a-t-il déclaré, tout en affirmant sa volonté de travailler avec les autres membres de la chambre haute.

L’ancien président dit vouloir contribuer à faire du Sénat un véritable espace au service de l’intérêt général et des aspirations des Béninois. Il appelle ainsi à utiliser cette nouvelle institution comme un outil de dialogue, de cohésion nationale et de recherche de solutions aux défis auxquels le pays est confronté.

Cette décision marque un changement de position notable pour Thomas Boni Yayi, qui entend désormais investir cette nouvelle fonction avec l’objectif affiché de contribuer à la décrispation du climat politique béninois.

En conclusion de son message, l’ancien chef de l’État a appelé ses compatriotes à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la justice, de la sécurité et de la démocratie, autant de principes qu’il présente comme essentiels à la stabilité et à l’avenir du Bénin.

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Bénin : les premières nominations au Sénat lancent la mise en place de la nouvelle chambre haute.

Le président Romuald Wadagni et le président de l’Assemblée nationale désignent les premiers membres de l’institution issue de la réforme constitutionnelle de 2025

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme institutionnelle. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres du 1er juillet, les premières nominations au Sénat, nouvelle chambre haute du Parlement instaurée par la révision constitutionnelle de 2025.

Ces désignations, effectuées par le président de la République, Romuald Wadagni, et le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, ouvrent la voie à l’installation progressive de cette institution, appelée à jouer un rôle central dans le fonctionnement du système parlementaire béninois.

Quatorze personnalités désignées

Dans le cadre des prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution, le chef de l’État a nommé dix personnalités appelées à siéger au Sénat. Il s’agit d’Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale a procédé à la désignation de quatre autres membres : Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko.

Ces quatorze personnalités viendront compléter les membres de droit prévus par la Constitution, parmi lesquels figurent les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.

Une institution née de la réforme constitutionnelle

La création du Sénat constitue l’une des principales innovations introduites par la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, avant sa promulgation le 17 décembre de la même année à travers la loi constitutionnelle n° 2025-20.

Cette réforme a instauré un Parlement bicaméral, modifiant en profondeur l’organisation institutionnelle du pays à quelques mois de l’élection présidentielle de 2026.

Le Sénat est désormais appelé à compléter le travail législatif de l’Assemblée nationale et à renforcer les mécanismes de contrôle et d’équilibre des institutions.

Un rôle de régulation et d’équilibre institutionnel

Selon les dispositions de la Constitution révisée, le Sénat a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique et institutionnelle. Il est également chargé de promouvoir l’unité nationale, de consolider la démocratie, de participer au maintien de la paix et de contribuer au renforcement de la sécurité publique.

Sur le plan législatif, la nouvelle chambre examinera les textes adoptés par l’Assemblée nationale et pourra demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception notamment des lois de finances, qui demeurent de la compétence exclusive de la chambre basse.

Avec ces premières nominations, les autorités béninoises posent les bases opérationnelles du Sénat, étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle et dans l’évolution du paysage institutionnel du pays.