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Vaccination : l’UNICEF mobilise la jeunesse africaine avec le réseau « Génération Zéro Polio »

Face aux défis persistants de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, l’UNICEF a lancé « Génération Zéro Polio », un réseau de cinq jeunes leaders francophones chargés de renforcer le plaidoyer en faveur de l’immunisation et d’accompagner les efforts d’éradication de la poliomyélite. Cette initiative intervient alors que la région concentre près d’un tiers des enfants « zéro dose » dans le monde, c’est-à-dire n’ayant reçu aucun vaccin de routine.

Faire de la jeunesse un acteur clé de la santé publique

À travers ce nouveau réseau, l’UNICEF entend placer les jeunes au cœur des politiques de santé publique afin de rapprocher les besoins des communautés des décisions prises aux niveaux national, régional et international.

Les membres de « Génération Zéro Polio » participeront à des campagnes de sensibilisation, soutiendront les opérations de vaccination et contribueront à élaborer des stratégies de communication visant à renforcer la confiance des populations envers les vaccins, tout en luttant contre la désinformation.

Pour Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, l’engagement des jeunes constitue un levier essentiel pour atteindre les enfants encore exclus des services de vaccination.

« Des millions d’enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ne reçoivent toujours pas les vaccins dont ils ont besoin. Leur voix, leur créativité et leur capacité de mobilisation sont essentielles pour atteindre les enfants qui restent privés de services vitaux », a-t-il déclaré.

Une couverture vaccinale encore insuffisante

Les dernières estimations conjointes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UNICEF montrent que la couverture vaccinale mondiale poursuit sa progression. En 2025, 90 % des nourrissons ont reçu au moins une dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC), tandis que 85 % ont bénéficié des trois doses recommandées.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, les résultats demeurent toutefois préoccupants. Les taux de vaccination restent inférieurs aux niveaux enregistrés avant la pandémie de Covid-19 et peinent à progresser.

La région compte encore près de six millions d’enfants insuffisamment vaccinés, dont quatre millions n’ont reçu aucune dose de vaccin. La couverture de la troisième dose du vaccin DTC plafonne à 71 %, loin de l’objectif de 90 % fixé par le Programme pour la vaccination à l’horizon 2030.

La poliomyélite reste une menace sanitaire

Malgré les progrès accomplis dans plusieurs pays, la circulation de variants du poliovirus demeure une source de préoccupation pour les autorités sanitaires.

Depuis le début de l’année, 56 cas de poliomyélite ont été recensés en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment au Cameroun, en République centrafricaine, au Tchad, en République démocratique du Congo, au Niger et au Nigéria.

Selon l’UNICEF, cette situation s’explique en grande partie par les conflits, les déplacements de populations, l’insécurité et les difficultés d’accès à certaines zones, qui compliquent les campagnes de vaccination et fragilisent les systèmes de santé.

Cinq jeunes ambassadeurs pour porter la voix des communautés

Le réseau « Génération Zéro Polio » réunit cinq jeunes engagés originaires du Cameroun, du Niger, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo et du Tchad.

Leur mission sera de promouvoir la vaccination au sein des communautés, de combattre les fausses informations sur les vaccins et de représenter les préoccupations de la jeunesse dans les forums régionaux et internationaux consacrés à la santé publique.

À travers cette initiative, l’UNICEF ambitionne de former une nouvelle génération de leaders capables d’influencer les politiques publiques, de renforcer la confiance dans les programmes de vaccination et d’accélérer l’élimination de la poliomyélite en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les défis sanitaires demeurent importants malgré les progrès enregistrés ces dernières années.

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EPICON25 : Conakry accueille la grande réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination d’Afrique de l’Ouest.

La capitale guinéenne abrite depuis ce lundi 24 novembre 2025 la réunion annuelle des directeurs du Programme élargi de vaccination (PEV) des pays d’Afrique de l’Ouest, un événement régional majeur baptisé EPICON25. Plus de 200 participants venus de 17 pays du bloc épidémiologique ouest-africain prennent part à ces assises qui se poursuivront jusqu’au 27 novembre.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des réunions précédemment organisées dans d’autres régions du continent, notamment en Afrique de l’Est, australe et centrale, dans le but de renforcer la coordination et l’harmonisation des stratégies vaccinales.

Un espace stratégique d’évaluation et de planification

EPICON25 offre une plateforme essentielle pour examiner les performances des programmes nationaux, évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination et partager les meilleures pratiques entre pays voisins, avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

Les échanges portent sur :

  • l’analyse des données de couverture vaccinale ;

  • l’état d’avancement des campagnes de vaccination ;

  • la surveillance des maladies épidémiques ;

  • les innovations pour améliorer l’accès aux vaccins.

Un agenda centré sur les priorités régionales et mondiales

L’édition 2025 accorde une attention particulière :

  • aux priorités de l’Agenda d’action 2025–2026 de l’initiative Immunisation 2030 (IA2030) ;

  • ainsi qu’aux quatre axes stratégiques définis par GAVI, notamment la couverture équitable, la durabilité des systèmes, l’introduction de nouveaux vaccins et la préparation aux épidémies.

Ces orientations permettront d’accompagner les États dans la consolidation de leurs programmes nationaux, tout en répondant aux défis persistants tels que l’accès géographique, les ruptures de stock, la désinformation ou encore les difficultés logistiques.

Un rendez-vous qui confirme la montée en puissance de la Guinée

La tenue d’EPICON25 à Conakry est perçue comme une reconnaissance des avancées du pays en matière de vaccination. La Guinée a en effet affiché une progression notable de sa couverture vaccinale, passant de 47 % à 63 % en une année, grâce aux réformes engagées dans la chaîne de froid, à la disponibilité accrue des vaccins et à l’introduction récente du vaccin contre le paludisme.

Une dynamique régionale pour renforcer la santé publique

Au-delà du bilan technique, EPICON25 marque une volonté collective de renforcer la coopération sanitaire entre les pays ouest-africains face aux risques épidémiologiques persistants, dans un contexte où les systèmes de santé doivent continuellement s’adapter aux crises et innovations.

Les conclusions attendues le 27 novembre devraient orienter les actions prioritaires pour 2026 et consolider la résilience vaccinale dans toute la sous-région.

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Conakry accueille une rencontre régionale sur les Programmes élargis de vaccination en Afrique.

Des responsables de santé venus de seize pays africains, ainsi que de l’Algérie, se réunissent à Conakry du 24 au 28 novembre 2025 pour une session de travail consacrée à l’évaluation des Programmes élargis de vaccination (PEV) dans la sous-région.
Pendant cinq jours, les directeurs nationaux des PEV examineront l’état d’avancement des politiques vaccinales, analyseront les progrès réalisés et identifieront les priorités pour renforcer la vaccination systématique.

Cette rencontre régionale vise également à favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays participants, dans un contexte où la prévention des maladies évitables par la vaccination demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique.

La tenue de cet événement à Conakry marque une reconnaissance des efforts fournis par la Guinée ces derniers mois. Le pays est en effet parvenu à améliorer significativement sa couverture vaccinale, passée de 47 % à 63 % en un an.
Une progression rendue possible grâce à la modernisation de la chaîne de froid, au renforcement de la disponibilité des vaccins et à l’introduction du vaccin contre le paludisme dans le programme national.

Les travaux de Conakry devraient permettre de dégager de nouvelles orientations et de consolider les stratégies régionales afin de garantir un accès élargi et équitable à la vaccination pour les populations africaines.