
Guinée : la première Assemblée nationale de la Ve République entre en fonction, une nouvelle étape institutionnelle franchie.
La Guinée a franchi, ce vendredi, une étape majeure dans la mise en œuvre de la Ve République avec l’installation officielle des 147 députés de la dixième législature. Réunis pour leur première session au Palais du Peuple, les élus ont inauguré les travaux de la nouvelle Assemblée nationale, appelée à incarner le pouvoir législatif dans le cadre des institutions issues de la nouvelle Constitution.
Cette séance inaugurale marque l’aboutissement d’une séquence institutionnelle engagée avec l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale et ouvre une nouvelle phase de la vie politique guinéenne, placée sous le signe de la consolidation des institutions républicaines.
Une cérémonie solennelle en présence des plus hautes autorités de l’État
L’installation des parlementaires s’est déroulée en présence d’un large éventail de personnalités civiles, militaires et diplomatiques, témoignant de l’importance de cet événement pour la République.
Ont notamment pris part à la cérémonie le Premier ministre, chef du Gouvernement, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, d’anciens membres du Conseil national de la transition (CNT), des hauts responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants des organisations internationales, des missions diplomatiques accréditées en Guinée ainsi que des autorités religieuses.
Cette forte mobilisation institutionnelle illustre la volonté des pouvoirs publics d’accompagner l’entrée en fonction des nouvelles institutions prévues par la Constitution.
Ibrahima Abé Sylla dirige la séance inaugurale
Conformément aux usages parlementaires, la première réunion de la législature a été présidée par le doyen d’âge, l’honorable Ibrahima Abé Sylla, chargé de conduire les travaux jusqu’à l’élection du président de l’Assemblée nationale et à la mise en place du bureau de l’institution.
Cette étape protocolaire constitue un passage obligatoire avant le démarrage effectif des activités parlementaires.
Dansa Kourouma, seul candidat en lice pour le perchoir
L’élection du président de l’Assemblée nationale représente le principal enjeu de cette session inaugurale.
À ce stade, une seule candidature a été officiellement enregistrée pour le perchoir : celle du Dr Dansa Kourouma. En l’absence d’un autre prétendant déclaré, celui-ci apparaît comme le favori pour accéder à la présidence de l’institution, sauf revirement de dernière minute.
Son éventuelle élection permettra de finaliser la mise en place des organes dirigeants de la nouvelle Assemblée et d’engager pleinement les travaux parlementaires de cette première législature de la Ve République.
Une Assemblée investie de missions stratégiques
Avec son installation officielle, la nouvelle représentation nationale est désormais appelée à exercer les prérogatives que lui confère la Constitution.
Les députés auront pour mission d’adopter les lois, de contrôler l’action du Gouvernement, d’évaluer les politiques publiques et de participer à l’élaboration du cadre législatif nécessaire à la mise en œuvre des grandes réformes engagées par les autorités.
Dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels, le Parlement est appelé à jouer un rôle central dans le renforcement de la gouvernance démocratique et dans l’accompagnement des politiques publiques destinées à accélérer le développement du pays.
L’ouverture d’un nouveau chapitre pour la Ve République
L’installation de cette première Assemblée nationale constitue l’un des actes fondateurs de la Ve République guinéenne.
Alors que les attentes des citoyens restent fortes en matière de consolidation de l’État de droit, de transparence dans la gestion publique, de contrôle démocratique et d’efficacité de l’action gouvernementale, cette nouvelle législature devra s’affirmer comme un acteur majeur de la vie institutionnelle.
En donnant officiellement le coup d’envoi des travaux parlementaires, la Guinée ouvre ainsi une nouvelle page de son histoire politique, avec l’ambition de renforcer durablement ses institutions et d’accompagner les transformations engagées au service du développement national.

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