
Union africaine : Mahmoud Ali Youssouf salue l’accord entre Washington et Téhéran et appelle à sa mise en œuvre intégrale.
L’Union africaine voit dans cet accord une opportunité de stabilisation régionale et mondiale
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre un terme à plusieurs mois de confrontation et de tensions au Moyen-Orient. Dans une déclaration rendue publique lundi, le responsable africain a estimé que cette avancée diplomatique représente une étape importante en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité internationales.
L’Union africaine a appelé les différentes parties à respecter pleinement les engagements pris et à poursuivre les efforts de dialogue afin de consolider les acquis de cet accord et d’éviter toute résurgence des tensions dans une région stratégique pour l’équilibre mondial.
Un accord destiné à mettre fin à plusieurs mois de conflit
Annoncé par Washington et Téhéran, l’accord prévoit un arrêt des hostilités ainsi que l’ouverture d’une nouvelle phase de négociations destinée à traiter les questions les plus sensibles, notamment celles liées au programme nucléaire iranien. Les discussions doivent se poursuivre au cours des prochaines semaines afin de parvenir à un règlement plus durable des différends entre les deux pays.
Le texte prévoit également la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde pour le transport des hydrocarbures. Cette mesure est perçue comme un signal positif pour les marchés internationaux et pour les économies dépendantes des échanges énergétiques mondiaux.
Une cérémonie officielle de signature est attendue à Genève dans les prochains jours afin de formaliser les engagements pris par les deux parties.
Une initiative saluée par la communauté internationale
L’annonce de cet accord a suscité des réactions favorables au sein de plusieurs organisations et capitales à travers le monde. Les Nations Unies ont notamment salué une avancée significative vers une résolution pacifique du conflit, tandis que plusieurs acteurs régionaux ont souligné l’importance de préserver la stabilité du Golfe et la sécurité des routes commerciales internationales.
Pour l’Union africaine, cette évolution diplomatique dépasse le seul cadre du Moyen-Orient. Les crises dans cette région ont souvent des répercussions directes sur les économies africaines, notamment à travers les fluctuations des prix du pétrole, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et l’impact sur le commerce international.
Des enjeux majeurs pour les économies africaines
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran avait entraîné une forte instabilité géopolitique depuis son déclenchement en février 2026. La fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures, avait alimenté les inquiétudes des marchés et accru les risques de perturbations économiques à l’échelle mondiale.
Pour de nombreux pays africains, particulièrement dépendants des importations énergétiques, une désescalade durable pourrait contribuer à réduire les pressions sur les coûts de l’énergie et à améliorer les perspectives économiques.
Le dialogue comme priorité diplomatique
À travers cette prise de position, la Commission de l’Union africaine réaffirme son attachement aux solutions négociées dans la gestion des crises internationales. L’organisation panafricaine considère que le dialogue, la médiation et la coopération multilatérale demeurent les instruments les plus efficaces pour prévenir les conflits et favoriser une paix durable.
L’Union africaine espère désormais que les engagements annoncés seront traduits en actes et que cette dynamique permettra d’ouvrir une nouvelle phase de stabilité dans une région dont les évolutions continuent d’avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières.

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