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Union africaine : Mahmoud Ali Youssouf appelle à transformer les frontières en espaces d’intégration et de prospérité

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a plaidé pour une gestion des frontières africaines axée sur la coopération, la sécurité et le développement partagé. Il s’exprimait à l’ouverture de la troisième édition du Forum d’Abidjan sur les frontières, en Côte d’Ivoire, placée sous le thème : « Les populations aux frontières : culture, sécurité et intégration ».

Dans son allocution, il a salué l’engagement du président ivoirien, Alassane Ouattara, en faveur des ambitions de développement du continent, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il a également souligné que le respect de la souveraineté des États pouvait aller de pair avec une intégration culturelle, économique et commerciale renforcée.

Mahmoud Ali Youssouf a mis en avant le rôle des communautés transfrontalières, liées par des langues, des traditions et un patrimoine communs. Ces liens constituent, selon lui, un levier pour accélérer l’intégration africaine et soutenir la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pour concrétiser cette ambition, il préconise le développement des corridors transfrontaliers, la modernisation des postes-frontières et la simplification des procédures administratives afin de faciliter la circulation des personnes et des marchandises.

Le responsable africain a toutefois rappelé que ces zones restent confrontées à des menaces telles que le terrorisme, les trafics illicites et la criminalité organisée. Il a appelé à renforcer la coopération entre les États pour améliorer la coordination des réponses sécuritaires.

Il a enfin exhorté les pays membres à ratifier la Convention de Niamey de 2014 sur la coopération transfrontalière et le Protocole de 2018 relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement.

Pour le président de la Commission de l’UA, l’enjeu est de faire des frontières non plus des lignes de séparation, mais des espaces de rapprochement, d’échanges et de prospérité partagée, au service des populations et de l’intégration du continent.

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Union africaine : Mahmoud Ali Youssouf appelle à accélérer les réformes pour renforcer l’autonomie du continent

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a réuni le 14 octobre, au siège de l’organisation à Addis-Abeba, les représentants permanents de dix pays de la région australe. Au centre des échanges : l’autonomie financière de l’institution, le renforcement de la place de l’Afrique dans les instances internationales et l’amélioration des mécanismes continentaux de paix et de sécurité.

L’Union africaine entend poursuivre sa transformation pour devenir une organisation plus efficace, plus réactive et davantage maîtresse de ses ressources. Lors de cette réunion consultative avec les membres du Comité permanent des représentants (PRC) de la région australe, Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé la nécessité d’aligner les réformes institutionnelles sur les ambitions de l’Agenda 2063 et les aspirations des populations africaines.

Les dix pays représentés étaient l’Angola, le Botswana, l’Eswatini, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe.

L’autonomie financière, une priorité stratégique

Parmi les principaux chantiers abordés figure le renforcement des ressources propres de l’organisation. Mahmoud Ali Youssouf a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer l’application du prélèvement de 0,2 % sur les importations éligibles, un mécanisme destiné à réduire la dépendance de l’UA aux financements extérieurs et à garantir des ressources plus prévisibles pour ses programmes.

Le président de la Commission a appelé les États membres à accélérer la mise en œuvre de leurs engagements financiers collectifs. Cette démarche s’accompagne de réformes portant sur la budgétisation axée sur les résultats, la maîtrise des dépenses et la rationalisation administrative.

L’objectif est d’améliorer la gestion des ressources, de renforcer la responsabilité institutionnelle et de rendre les résultats des politiques menées plus mesurables. Pour l’organisation continentale, la mobilisation de financements durables constitue un levier essentiel pour concrétiser les priorités définies dans l’Agenda 2063.

Accroître l’influence de l’Afrique sur la scène internationale

La réunion a également porté sur la nécessité de renforcer la voix africaine dans les instances mondiales de décision. Mahmoud Ali Youssouf a évoqué plusieurs initiatives visant à améliorer la position du continent, notamment le lancement de l’Agence africaine de notation de crédit et les efforts destinés à corriger les représentations cartographiques mondiales qui déforment les dimensions de l’Afrique.

Sur le volet des partenariats extérieurs, il a appelé à une plus grande transparence et à une évaluation concrète des retombées des investissements. Les projets soutenus dans le cadre d’initiatives telles que la stratégie européenne Global Gateway devraient notamment contribuer au développement des infrastructures, à l’amélioration de la connectivité et au renforcement de l’intégration régionale.

Cette approche vise à favoriser des partenariats dont les résultats peuvent être vérifiés et qui répondent aux priorités de développement définies par les pays africains.

Paix et sécurité : renforcer les réponses portées par l’Afrique

Les enjeux de paix et de sécurité ont constitué un autre volet majeur des discussions. Le président de la Commission a plaidé pour la modernisation de l’Architecture africaine de paix et de sécurité et le renforcement des mécanismes de prévention des conflits et de diplomatie préventive.

Il a notamment souligné les progrès réalisés vers l’opérationnalisation de la Force africaine en attente, à travers l’élaboration d’un cadre juridique accepté par les communautés économiques régionales. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un financement prévisible des opérations de soutien à la paix et de renforcer l’appropriation de ces dispositifs par les États membres.

Sur le règlement des crises, Mahmoud Ali Youssouf a rappelé l’importance du dialogue et de la diplomatie, privilégiant les solutions négociées aux confrontations prolongées. Il a par ailleurs exprimé sa reconnaissance au président kényan William Ruto pour ses efforts en faveur des réformes de l’Union africaine.

Climat, santé et capacités institutionnelles au programme

Les échanges ont également mis en lumière les défis transfrontaliers liés aux changements climatiques, à l’insécurité alimentaire et aux urgences sanitaires. Les participants ont souligné l’importance d’une réponse continentale coordonnée, reposant notamment sur la prévention, la préparation, la surveillance et le renforcement des mécanismes d’intervention d’urgence, en particulier pour protéger les communautés les plus vulnérables.

Le renforcement des capacités de l’Union africaine a également été examiné. Parmi les pistes évoquées figure la mise à disposition d’experts par les États membres afin de combler les déficits de compétences au sein de l’institution. Ces dispositifs devront toutefois éviter les doublons et préserver des responsabilités administratives clairement définies.

À l’issue de la rencontre, les représentants permanents de la région australe ont salué le leadership de Mahmoud Ali Youssouf et réaffirmé leur soutien aux efforts de réforme.

Au-delà des engagements exprimés, le défi pour l’Union africaine sera de traduire ces orientations en résultats concrets : disposer de financements plus autonomes, renforcer ses capacités d’action et accroître l’influence du continent dans la gouvernance mondiale.

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L’Union africaine lance l’AfCRA, une nouvelle agence de notation dédiée au continent.

L’Union africaine a officiellement lancé, mercredi à Port-Louis, l’Agence africaine de notation de crédit (AfCRA). Cette nouvelle institution entend renforcer la capacité du continent à produire ses propres analyses financières et à mieux intégrer les réalités économiques africaines dans l’évaluation du risque de crédit.

La cérémonie s’est tenue en présence du président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. Pour l’organisation panafricaine, la création de l’AfCRA constitue une nouvelle étape dans la construction d’une architecture financière africaine davantage adaptée aux spécificités du continent.

L’agence aura pour mission de fournir aux investisseurs africains et internationaux des évaluations indépendantes du risque de crédit et des analyses économiques fondées sur des données et une expertise liées aux réalités des marchés africains. L’objectif est notamment de réduire certains déficits d’information qui peuvent affecter la perception des économies du continent.

L’enjeu est important pour les États comme pour les entreprises. Les notations souveraines jouent en effet un rôle dans les conditions d’accès aux marchés de capitaux et peuvent influencer le coût du financement. En développant une expertise spécialisée sur les économies africaines, l’AfCRA entend donc proposer une lecture complémentaire des risques et des perspectives économiques du continent.

L’agence ne se substituera toutefois pas aux principales agences internationales de notation. Elle devra fonctionner comme une institution complémentaire, fondée sur l’indépendance, la transparence et le respect des normes internationales. Sa crédibilité dépendra notamment de sa capacité à maintenir une méthodologie rigoureuse, y compris lorsque les évaluations sont défavorables aux États ou aux entreprises concernés.

Selon l’Union africaine, seuls 32 des 55 pays du continent disposent actuellement d’une notation auprès des trois principales agences internationales. L’AfCRA ambitionne ainsi d’élargir la couverture des émetteurs africains et de contribuer à faciliter leur accès aux marchés de capitaux.

Lors de la cérémonie, Mahmoud Ali Youssouf a également insisté sur la nécessité pour les États africains de poursuivre les efforts en matière de discipline budgétaire, de transparence, de gestion macroéconomique et de soutenabilité de la dette. Pour lui, le renforcement des capacités africaines en matière de notation doit aller de pair avec l’amélioration des fondamentaux économiques.

Le projet de création de l’AfCRA remonte à 2018, lorsque son principe avait été approuvé par l’Union africaine. Son cadre institutionnel, sa gouvernance et sa méthodologie ont ensuite été développés sous l’égide du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP).

Le choix de Maurice pour accueillir le siège de l’agence s’inscrit dans la stratégie visant à tirer parti de l’environnement financier et réglementaire de l’île ainsi que de ses connexions avec les marchés africains et internationaux. Des implantations régionales sont également envisagées afin d’assurer une présence plus large sur le continent.

Avec l’AfCRA, l’Union africaine cherche ainsi à renforcer la capacité des économies africaines à produire leurs propres données et analyses financières. Au-delà de la notation, l’objectif affiché est de permettre au continent de mieux faire entendre ses réalités économiques dans les marchés internationaux et de contribuer à la mobilisation de financements nécessaires à son développement.

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Tensions entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte : l’Union africaine appelle au dialogue.

La Commission de l’Union africaine (UA) a exprimé, jeudi 1er octobre 2026, sa préoccupation face à la montée des tensions entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte. Dans un communiqué, l’organisation continentale a appelé les trois États à faire preuve de retenue et à privilégier les voies diplomatiques afin de préserver la paix et la stabilité régionales.

L’UA appelle à éviter toute nouvelle escalade

La Commission de l’UA a exhorté Addis-Abeba, Asmara et Le Caire à s’abstenir de toute action ou déclaration susceptible d’aggraver les tensions. Elle estime que la préservation de la stabilité régionale nécessite notamment de maintenir ouverts les canaux de communication entre les trois pays.

L’organisation panafricaine encourage ainsi les parties à recourir aux mécanismes diplomatiques existants et au dialogue pacifique pour traiter leurs différends, conformément aux principes de l’Acte constitutif de l’Union africaine.

Des canaux diplomatiques à préserver

Pour l’UA, le maintien du dialogue constitue un élément central dans la prévention d’une nouvelle dégradation des relations entre les trois États.

La Commission invite donc les gouvernements concernés à privilégier les échanges diplomatiques et les mécanismes pacifiques de règlement des différends plutôt que les initiatives susceptibles d’accentuer les tensions.

Cette prise de position intervient alors que la situation dans la Corne de l’Afrique demeure suivie de près par l’organisation continentale. Quelques jours auparavant, le président de la Commission de l’UA avait déjà appelé à la retenue et à une désescalade immédiate face à la montée des tensions dans le nord de l’Éthiopie.

L’Union africaine se dit prête à accompagner la désescalade

La Commission de l’Union africaine a également indiqué être disposée à soutenir les efforts visant à réduire les tensions entre les trois pays.

Elle précise que cette éventuelle implication se ferait en consultation avec les États concernés, avec pour objectifs de favoriser la désescalade, de maintenir le dialogue et de contribuer à un règlement pacifique des différends.

À travers cet appel, l’UA réaffirme ainsi son rôle dans la prévention des conflits et la promotion du règlement pacifique des différends sur le continent. La préservation des relations diplomatiques entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte apparaît comme un enjeu important pour la stabilité de la Corne de l’Afrique et de l’espace régional du bassin du Nil.

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Intégration africaine : UNE DÉLÉGATION OUEST-AFRICAINE PLAIDE À DAKAR POUR LA RATIFICATION DE PLUSIEURS TEXTES DE L’UNION AFRICAINE.

Une délégation du Groupe régional de l’Afrique de l’Ouest du Parlement panafricain (PAP) a été reçue, mercredi 30 septembre 2026, à l’Assemblée nationale du Sénégal. Conduite par l’Honorable Lazare Yao Yao, la mission s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la coopération entre le Parlement panafricain et les institutions parlementaires nationales.

Au centre des échanges figurait notamment la ratification du Protocole révisé du Parlement panafricain, ainsi que d’autres instruments juridiques et politiques de l’Union africaine (UA). La délégation entend ainsi encourager une mobilisation accrue des États membres autour de ces textes et favoriser leur mise en œuvre au niveau national.

Renforcer le rôle du Parlement panafricain

Lors de l’audience, le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes d’intégration africaine, de démocratie et de consolidation de la paix.

Il a également souligné l’importance d’un meilleur suivi des recommandations et résolutions adoptées par le Parlement panafricain. Pour lui, le renforcement des liens entre le PAP et les parlements nationaux constitue un levier important pour assurer une meilleure traduction des décisions continentales dans les politiques nationales.

La délégation ouest-africaine a, pour sa part, mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la ratification du Protocole révisé du PAP. Les discussions ont également porté sur plusieurs autres instruments de l’Union africaine, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

Une mobilisation autour des instruments de l’Union africaine

Pour Lazare Yao Yao, l’adhésion effective des États membres aux différents instruments de l’UA demeure essentielle pour faire progresser les objectifs d’intégration et de gouvernance sur le continent.

La mission vise ainsi à renforcer la sensibilisation des parlements nationaux sur les textes adoptés au niveau continental et à encourager leur appropriation par les institutions nationales.

Les échanges ont également permis d’aborder les relations entre le Parlement panafricain et les assemblées nationales. El Malick Ndiaye a appelé à une coopération plus étroite entre les deux niveaux parlementaires, ainsi qu’à une implication accrue des députés nationaux dans la promotion et l’application des engagements pris au sein de l’Union africaine.

Le Sénégal plaide pour un PAP davantage outillé

Le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale a par ailleurs plaidé en faveur de la consolidation du cadre institutionnel et juridique du Parlement panafricain. Il a également souligné la nécessité de renforcer les moyens mis à la disposition de cette institution afin de lui permettre d’exercer pleinement ses missions.

À l’issue de l’audience, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est venu à la rencontre de la délégation. Il a réaffirmé l’engagement du Parlement sénégalais en faveur de l’unité africaine et de l’intégration continentale.

Abordant la question des traités et accords soumis à ratification, il a indiqué que ces textes sont examinés et votés par l’Assemblée nationale dans les meilleurs délais, conformément aux procédures prévues par la législation sénégalaise.

La paix et la stabilité au cœur des préoccupations

Les discussions ont également porté sur les enjeux liés à la paix et à la stabilité en Afrique. Ousmane Sonko a appelé à poursuivre et à renforcer les efforts visant à consolider la paix dans les différents États du continent.

Cette mission du Groupe régional de l’Afrique de l’Ouest intervient dans une dynamique de rapprochement entre le Parlement panafricain et les institutions parlementaires nationales. Elle traduit la volonté de renforcer le dialogue interparlementaire et de favoriser une meilleure appropriation, au niveau des États, des engagements pris dans le cadre de l’Union africaine.

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Le Parlement panafricain en mission à Dakar pour accélérer la ratification des instruments de l’UA

Le Groupe régional de l’Afrique de l’Ouest du Parlement panafricain (PAP) entame, du 28 septembre au 1er octobre 2026 à Dakar, une mission de plaidoyer auprès des institutions sénégalaises. L’objectif est de favoriser l’accélération de la ratification de plusieurs instruments juridiques de l’Union africaine.

Conduite par Lazare Yao Yao, président du Groupe régional ouest-africain du PAP, la délégation réunit six parlementaires issus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Sénégal et de la Sierra Leone.

Le Protocole de Malabo au centre du plaidoyer

Le principal dossier de cette mission concerne le Protocole révisé relatif au Parlement panafricain, adopté à Malabo en 2014. Son entrée en vigueur doit permettre au PAP d’évoluer vers une institution parlementaire dotée de pouvoirs législatifs, au-delà de son rôle actuellement principalement consultatif.

La délégation entend notamment sensibiliser les parlementaires sénégalais sur l’importance de la ratification de cet instrument et sur le rôle que peuvent jouer les parlements nationaux dans son processus d’adoption.

Plusieurs instruments africains concernés

Le plaidoyer ne se limite toutefois pas au Protocole de Malabo. Il porte également sur la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ainsi que sur le protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement.

Les instruments consacrés aux droits des personnes handicapées, au droit à une nationalité et à l’éradication de l’apatridie figurent également parmi les textes concernés par la mission.

Des instruments liés à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), notamment dans les domaines de l’investissement et du commerce numérique, font également partie des sujets de discussion.

Des rencontres avec les institutions sénégalaises

La mission doit débuter lundi 28 septembre à l’Assemblée nationale avec une rencontre entre la délégation du PAP et les députés sénégalais membres de l’institution panafricaine. Cette première séance doit permettre de coordonner les actions de plaidoyer.

D’autres échanges sont prévus avec la Commission des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur ainsi qu’avec les différents groupes parlementaires. La délégation doit également rencontrer plusieurs départements ministériels et institutions nationales concernés par les instruments faisant l’objet du plaidoyer.

Des entretiens avec les autorités exécutives sénégalaises figurent par ailleurs au programme prévisionnel, sous réserve de confirmation.

Accélérer la mise en œuvre des engagements africains

À travers cette mission, le Parlement panafricain cherche à renforcer le dialogue avec les institutions nationales et à encourager la progression des procédures de signature, de ratification et de transposition des instruments de l’Union africaine dans les législations nationales.

Cette démarche s’inscrit dans le rôle du PAP, organe de l’Union africaine créé pour favoriser la participation des peuples africains et contribuer à la mise en œuvre des objectifs d’intégration du continent.

À Dakar, les échanges doivent ainsi porter sur plusieurs dossiers liés à la gouvernance, aux droits humains, à la libre circulation et à l’intégration économique, avec l’objectif de rapprocher les engagements continentaux de leur application au niveau national.

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Union africaine : les Union africainefemmes placées au cœur de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix.

L’Union africaine entend renforcer la participation des femmes dans les efforts de prévention des conflits, de consolidation de la paix et de renforcement de la résilience sur le continent. Cette orientation est portée par le Plan stratégique 2026-2028 consacré à l’agenda « Femmes, paix et sécurité » (WPS).

Un nouveau cadre stratégique pour l’agenda WPS

Le plan a été lancé lors d’une cérémonie présidée par Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, représentant le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf.

À travers ce document, l’organisation continentale souhaite renforcer l’intégration de l’agenda WPS dans ses politiques, programmes et mécanismes liés à la paix et à la sécurité.

Pour Selma Malika Haddadi, les questions relatives aux femmes, à la paix et à la sécurité ne doivent pas être considérées comme une responsabilité supplémentaire pour l’Union africaine. Elles doivent plutôt être intégrées aux missions déjà menées par l’organisation en matière de prévention des conflits, de consolidation de la paix et de renforcement de la résilience des sociétés.

Reconnaître le rôle des femmes dans la paix

La vice-présidente de la Commission de l’UA a insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte le leadership et l’expérience des femmes dans les processus de paix et de prévention des conflits.

Elle estime que leur participation doit dépasser le cadre des engagements institutionnels pour se traduire par une implication concrète dans les mécanismes de décision et les initiatives destinées à renforcer la stabilité des sociétés africaines.

« Nous ne pouvons pas parler de manière crédible de la prévention des conflits, de la construction de la paix et du renforcement des sociétés résilientes sans reconnaître pleinement le leadership, les expériences et les contributions des femmes », a-t-elle déclaré.

Une responsabilité partagée

La mise en œuvre du plan repose également sur une mobilisation collective. L’Union africaine souhaite ainsi associer ses différents organes, les États membres, les organisations régionales, la société civile ainsi que les partenaires internationaux.

Cette approche vise à transformer les engagements pris en faveur de l’agenda WPS en actions concrètes et en résultats mesurables, notamment au bénéfice des femmes et des filles à travers le continent.

Renforcer la dimension genre dans les politiques de paix

Pour la période 2026-2028, le plan stratégique doit servir de cadre de référence pour améliorer l’intégration de la dimension genre dans les politiques africaines de paix et de sécurité.

L’Union africaine entend ainsi faire de la participation des femmes un élément durable de ses efforts de prévention des conflits, de construction de la paix et de résilience, en renforçant leur place dans les processus qui contribuent à la stabilité du continent.

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L’UA salue l’adoption de la résolution « Corriger la carte ».

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution portée par le Togo visant à promouvoir des représentations cartographiques plus fidèles aux superficies réelles des territoires. Le texte, soutenu par une large majorité d’États membres, a été salué par l’Union africaine, qui y voit une avancée dans la manière de représenter les réalités géographiques du continent africain.

Une large majorité en faveur du texte togolais

Présentée au nom du Groupe africain aux Nations unies, la résolution dite « Corriger la carte » a recueilli 164 voix favorables, contre une seule opposition et six abstentions. Les États-Unis ont été le seul pays à voter contre.

Le texte n’impose toutefois pas une nouvelle norme cartographique mondiale. Il recommande plutôt, lorsque la comparaison des superficies constitue un enjeu important, de privilégier des projections dites « à surfaces équivalentes », capables de mieux préserver les proportions réelles des territoires.

Parmi les projections citées figure notamment Equal Earth, conçue pour offrir une représentation plus proportionnelle des différentes régions du globe.

La projection de Mercator au cœur du débat

L’initiative togolaise s’inscrit dans un débat ancien sur les limites de la projection de Mercator. Développée au XVIᵉ siècle et particulièrement adaptée à la navigation, cette représentation du globe déforme progressivement les superficies à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur.

Les territoires situés aux latitudes élevées apparaissent ainsi visuellement beaucoup plus vastes qu’ils ne le sont réellement, tandis que les régions proches de l’équateur peuvent sembler relativement réduites.

L’Afrique constitue l’un des exemples les plus souvent cités pour illustrer cette distorsion. Avec une superficie d’environ 30,4 millions de kilomètres carrés, le continent est près de quatorze fois plus vaste que le Groenland, alors que certaines cartes utilisant la projection de Mercator peuvent donner l’impression d’une différence beaucoup moins importante.

La résolution ne remet cependant pas en cause l’utilisation de Mercator pour les applications auxquelles cette projection reste particulièrement adaptée, notamment la navigation maritime. Elle encourage plutôt le recours à d’autres représentations lorsque l’objectif est de comparer fidèlement la taille des territoires.

L’Union africaine salue une initiative portée par le Togo

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est félicité de l’adoption du texte et a salué le rôle joué par le Togo dans son élaboration et sa promotion auprès des États membres des Nations unies.

Il a également rendu hommage au président togolais Faure Essozimna Gnassingbé ainsi qu’au Groupe africain à New York, estimant que l’adoption de la résolution illustre la capacité des États africains à défendre collectivement une initiative sur la scène internationale.

Pour le responsable de l’organisation continentale, cette décision constitue une étape importante dans la prise en compte de données géographiques plus objectives dans les représentations internationales.

Au-delà des cartes, une question de perception

Pour ses promoteurs, l’enjeu dépasse largement la seule technique cartographique. La manière dont les territoires sont représentés peut en effet influencer la perception que le public se fait de leur poids géographique et de leur importance relative.

L’Union africaine encourage ainsi les organisations internationales, les établissements d’enseignement, les éditeurs et les plateformes numériques à adopter progressivement des cartes utilisant des projections plus adaptées à la comparaison des superficies.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a résumé la portée symbolique de l’initiative en estimant que « corriger la carte » revient également à revoir la manière dont le monde est perçu.

L’adoption de cette résolution marque ainsi une étape dans le débat sur la représentation géographique du monde. Pour l’Union africaine, l’objectif est désormais de faire évoluer progressivement les pratiques afin que la représentation cartographique du continent corresponde davantage à ses dimensions réelles.

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OMS : la candidate du Qatar présente sa vision au président de la Commission de l’UA.

La conseillère du Premier ministre qatari chargée des affaires de santé publique et candidate au poste de directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Hanan Mohammed Al Kuwari, a présenté mercredi sa vision et ses priorités au président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf.

Lors d’un entretien à Addis-Abeba, Dr Al Kuwari a échangé avec le président de la Commission de l’UA sur les principaux défis de la santé mondiale, notamment le renforcement des systèmes sanitaires et la réponse aux urgences de santé publique.

La candidate qatarie a salué le rôle de l’UA dans l’amélioration de la sécurité sanitaire en Afrique et s’est félicitée de la participation de Mahmoud Ali Youssouf à la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, organisée à Addis-Abeba.

Les deux responsables ont également souligné la nécessité de renforcer les efforts en faveur de la souveraineté sanitaire et de la résilience de l’Afrique face aux crises sanitaires.

Mahmoud Ali Youssouf a, pour sa part, insisté sur l’importance d’une coopération stratégique accrue entre la Commission de l’UA et l’OMS afin de mieux soutenir les priorités sanitaires du continent.

Le président de la Commission de l’UA a enfin souhaité plein succès à Dr Al Kuwari dans sa candidature à la direction générale de l’OMS et pour sa campagne.

Source : APANews.

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L’Union africaine alerte sur la crise du financement de la santé.

Réunis en sommet extraordinaire à Accra, au Ghana, les dirigeants africains ont lancé un appel urgent en faveur d’un financement durable des systèmes de santé.

Ils estiment que la baisse de l’aide internationale, conjuguée à l’insuffisance des investissements nationaux, menace les progrès accomplis depuis plusieurs décennies dans la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose.

À cette occasion, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué les avancées enregistrées sur le continent, notamment une réduction de 40 % des nouvelles infections au VIH depuis 2010. Mais il a averti que ces acquis pourraient être remis en cause si les financements continuent de diminuer.

L’épidémie d’Ebola en RDC suscite de vives inquiétudes

Les préoccupations des participants ont été renforcées par l’aggravation de l’épidémie d’Ebola-Bundibugyo en République démocratique du Congo.

Le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a indiqué que le nombre de cas confirmés et de décès continue d’augmenter rapidement.

« La situation n’est pas bonne. Hier, on dénombrait 966 cas confirmés et décès. Aujourd’hui, nous en sommes à 1 031. Ces personnes meurent parce que nous n’avons ni vaccins, ni médicaments, ni financements », a-t-il déclaré.

Selon Jean Kaseya, cette flambée épidémique pourrait devenir l’une des plus graves jamais enregistrées sur le continent si des ressources supplémentaires ne sont pas mobilisées rapidement.

De son côté, la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, a rappelé que les inégalités d’accès aux soins et le sous-financement des systèmes de santé favorisent la propagation des pandémies.

Le sommet d’Accra, qui réunit ministres africains de la Santé, responsables d’institutions sanitaires et partenaires internationaux, se poursuit avec pour objectif de définir de nouveaux mécanismes de financement capables de garantir la résilience des systèmes de santé africains face aux crises futures.

Source : GuinéeNews.