Visas d’immigration : la justice américaine suspend une mesure controversée de l’administration Trump.

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La justice américaine vient de porter un coup à une politique migratoire mise en place par l’administration de Donald Trump. Le 22 août, la juge fédérale Jeannette Vargas, du tribunal du district sud de New York, a invalidé la décision du département d’État suspendant la délivrance de visas d’immigration aux ressortissants de 75 pays, dont plusieurs États africains.

Une politique contestée devant la justice

Entrée en vigueur le 21 janvier 2026, cette mesure avait été justifiée par Washington par la volonté de limiter les risques liés à la dépendance des futurs immigrés aux dispositifs d’aide publique américains.

Plusieurs pays africains, dont le Nigeria, le Ghana, la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo, figuraient parmi les États concernés. La suspension avait notamment affecté des procédures de regroupement familial et d’immigration professionnelle.

La juge dénonce un blocage généralisé

Dans sa décision, Jeannette Vargas estime que le département d’État ne pouvait pas suspendre de manière générale les visas en se fondant sur la nationalité des demandeurs.

La magistrate rappelle que le droit américain prévoit un examen individuel des demandes de visa par les autorités consulaires. Selon elle, la politique contestée ne respectait pas ce cadre légal et excédait les pouvoirs accordés au secrétaire d’État Marco Rubio.

Une décision accueillie favorablement par les défenseurs des immigrés

Le jugement constitue un soulagement pour de nombreuses familles dont les démarches avaient été interrompues. L’action judiciaire avait notamment été engagée par des organisations de défense des immigrés, parmi lesquelles Catholic Legal Immigration Network (CLINIC) et African Communities Together, avec le soutien de demandeurs de visas et de citoyens américains.

La décision pourrait ainsi permettre la reprise de procédures jusque-là bloquées, même si ses effets concrets dépendront des suites judiciaires et d’éventuels recours de l’administration américaine.