Le président nigérien Abdourahamane Tiani a présidé, le jeudi 22 octobre 2026 à Niamey, la cérémonie solennelle de rentrée judiciaire 2026-2027 des cours et tribunaux. Placée sous le thème « Le rôle de la justice dans l’affirmation de la souveraineté nationale », la rencontre a réuni le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), des représentants du gouvernement, des acteurs judiciaires ainsi que des délégations du Burkina Faso et du Mali, membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Dans son intervention, le chef de l’État a appelé les magistrats et les professionnels du droit à jouer un rôle plus actif dans la défense des intérêts du Niger. Il a présenté l’exercice de la justice au nom du peuple nigérien comme une expression de la souveraineté nationale, en insistant sur la nécessité d’adapter l’action judiciaire aux enjeux politiques, économiques et internationaux du pays.
Le discours présidentiel s’est articulé autour de trois dimensions : la souveraineté intérieure, la défense des intérêts économiques et la représentation du Niger dans les contentieux internationaux. Abdourahamane Tiani a notamment encouragé les professionnels du droit à développer leur expertise afin de défendre les intérêts de l’État devant les juridictions internationales et de faciliter le recouvrement des réparations financières qui lui sont accordées.
Le chef de l’État a également évoqué les moyens nécessaires au fonctionnement de l’institution judiciaire. Il a réaffirmé la volonté des autorités de renforcer les ressources humaines, matérielles et technologiques du secteur, malgré les contraintes économiques et financières auxquelles le pays est confronté.
Enfin, Abdourahamane Tiani a appelé les acteurs judiciaires à inscrire leur action dans la dynamique de la « Refondation », en privilégiant les intérêts supérieurs de la Nation plutôt que les considérations corporatistes ou idéologiques.
Cette rentrée judiciaire ouvre ainsi l’année 2026-2027 sur des attentes importantes concernant la contribution de la justice à la souveraineté nationale. La mise en œuvre de ces orientations devra également s’accompagner d’une justice accessible aux citoyens et du respect des garanties fondamentales liées à l’exercice de la fonction judiciaire.

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