En Guinée, une étape décisive du processus de transition politique est attendue pour le 28 juin 2025. À cette date, le projet de nouvelle Constitution sera officiellement remis au Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, marquant un tournant dans la refondation institutionnelle engagée depuis le changement de régime en septembre 2021.
Ce projet est le fruit du travail du Conseil national de la transition (CNT) et d’experts constitutionnalistes mobilisés au cours de plusieurs mois de consultations, d’ateliers techniques et de contributions issues de diverses couches sociales, politiques et institutionnelles du pays. Il vise à poser les bases d’un nouvel ordre constitutionnel plus inclusif, plus représentatif et davantage adapté aux réalités guinéennes.
Selon des sources proches du CNT, la future Constitution met l’accent sur la bonne gouvernance, l’indépendance de la justice, l’équilibre des pouvoirs ainsi que la protection des droits et libertés fondamentaux. Elle devrait également renforcer les mécanismes de contrôle démocratique et consacrer des principes de transparence dans la gestion des affaires publiques.
La remise officielle du document au chef de l’État constituera un moment symbolique et politique fort, en prélude à l’organisation d’un référendum constitutionnel, dont la date n’a pas encore été annoncée. Celui-ci permettra aux citoyens guinéens de se prononcer sur l’adoption de cette nouvelle loi fondamentale.
Dans un contexte de transition toujours scruté par la communauté internationale, cette avancée est perçue comme un signal de volonté de retour à l’ordre constitutionnel, dans le respect de la feuille de route adoptée par les autorités de la transition et leurs partenaires.

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