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68ᵉ anniversaire de l’indépendance : Mamadi Doumbouya met la souveraineté et la jeunesse au cœur de son adresse à la nation.

À la veille de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le président Mamadi Doumbouya s’est adressé à la nation, jeudi 1er octobre 2026. Son discours a porté sur plusieurs priorités, parmi lesquelles la souveraineté nationale, le développement économique, la jeunesse et la cohésion nationale.

Simandou 2040 présenté comme un levier de souveraineté économique

Le programme Simandou 2040 a occupé une place importante dans l’intervention présidentielle. Mamadi Doumbouya l’a présenté non seulement comme un projet lié à l’exploitation minière, mais comme un programme de transformation économique et sociale.

Selon le chef de l’État, l’exploitation des ressources du Simandou doit s’accompagner du développement d’infrastructures et d’investissements dans les secteurs sociaux et dans la formation. Il a notamment cité la construction d’écoles, d’hôpitaux, de routes et d’industries, ainsi que la formation d’ingénieurs, de techniciens et d’entrepreneurs à travers l’initiative Simandou Academy.

Le président a ainsi associé la valorisation des ressources minières au développement du capital humain, en insistant sur la nécessité que les richesses extraites du sous-sol contribuent à créer des perspectives durables pour les générations futures.

La défense du territoire réaffirmée

La question de la souveraineté nationale a également occupé une place centrale dans l’adresse présidentielle. Mamadi Doumbouya a renouvelé son engagement à défendre l’intégrité territoriale de la Guinée et à préserver les ressources appartenant à l’État.

Il a notamment déclaré qu’il continuerait à défendre « chaque mètre carré » du territoire national et a affirmé qu’il ne céderait rien de ce qui appartient au peuple guinéen.

Cette position s’inscrit dans le fil conducteur de son discours, consacré à l’indépendance, à la souveraineté et à la capacité de la Guinée à maîtriser ses ressources et ses choix de développement.

La jeunesse présentée comme une richesse nationale

Autre axe majeur de l’adresse : la place accordée à la jeunesse. Le président a présenté l’intelligence, l’énergie et la volonté des jeunes comme des ressources essentielles pour l’avenir du pays.

S’adressant directement à cette frange de la population, il a reconnu les difficultés et les incertitudes auxquelles certains jeunes sont confrontés, notamment ceux qui choisissent la migration au péril de leur vie. Il les a invités à envisager leur avenir en Guinée et à participer au développement national.

Le chef de l’État a également appelé les jeunes à privilégier le travail, l’excellence, l’ordre et la discipline, estimant que la construction du pays nécessite leur engagement et leurs compétences.

Cette place accordée à la jeunesse correspond au thème retenu pour la célébration du 68ᵉ anniversaire : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : notre jeunesse ».

L’unité nationale mise en avant

Le président a également consacré une partie de son discours à la cohésion nationale. Il a appelé les Guinéens à construire une République sans distinction liée à l’origine, à la région, aux opinions ou aux convictions.

« La République de Guinée n’appartient à aucun clan ; elle appartient à tous les Guinéens », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, Mamadi Doumbouya a insisté sur l’importance du vivre-ensemble, de la paix et de la solidarité, qu’il présente comme des conditions nécessaires à la consolidation de la nation.

Travail, justice et solidarité

Dans la dernière partie de son adresse, le chef de l’État a également appelé les citoyens à s’appuyer sur la devise nationale : « Travail, Justice, Solidarité ».

Il a présenté le travail comme une condition du développement, la justice comme une base de la paix et la solidarité comme un principe nécessaire à l’inclusion.

À travers cette adresse à la veille du 2 octobre, Mamadi Doumbouya a donc articulé la commémoration de l’indépendance autour de plusieurs thèmes : la défense de la souveraineté, la transformation des ressources minières, la formation de la jeunesse et le renforcement de l’unité nationale.

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À l’ONU, S.E Mamadi Doumbouya présente Simandou 2040 comme un moteur de transformation de la Guinée.

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a présenté, mercredi 23 septembre 2026 à New York, le programme Simandou 2040 comme l’un des principaux leviers de transformation économique de la Guinée. S’exprimant devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État a défendu une stratégie de développement reposant sur la valorisation des ressources nationales et l’adaptation des politiques publiques aux réalités du pays.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie économique

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a présenté Simandou 2040 comme une stratégie dépassant le seul secteur minier. Selon le président guinéen, le programme doit contribuer à transformer durablement l’économie en soutenant notamment les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’industrie, l’éducation et la santé.

Il a également mis en avant plusieurs projets qu’il associe à cette dynamique, notamment le développement du mégaprojet Simandou, la construction de plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées ainsi que la réalisation d’infrastructures scolaires et sanitaires.

Sur le volet industriel, le chef de l’État a évoqué la construction de trois raffineries d’alumine et d’une raffinerie d’or, présentée dans son discours comme la plus importante du continent en matière de capacité de production. Ces investissements sont, selon lui, destinés à renforcer la transformation locale des ressources et à accroître leur contribution à l’économie nationale.

Miser sur les compétences et l’emploi des jeunes

La question de la jeunesse a également occupé une place importante dans le discours présidentiel. Mamadi Doumbouya a notamment cité Simandou Academy, une initiative destinée à développer des formations en adéquation avec les besoins du marché du travail.

À travers ce dispositif, le gouvernement entend renforcer les compétences professionnelles des jeunes et favoriser leur insertion dans les secteurs liés aux transformations économiques en cours, ainsi que l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le président guinéen a ainsi présenté le développement des compétences comme un complément nécessaire aux investissements dans les infrastructures et l’industrie.

Une vision du développement fondée sur les réalités nationales

Au-delà des projets économiques, Mamadi Doumbouya a défendu une approche du développement reposant sur l’adaptation des modèles institutionnels et économiques aux contextes propres à chaque pays.

« Lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État guinéen a également fait référence à son précédent passage à la tribune de l’ONU, trois ans auparavant. Il a expliqué vouloir cette fois présenter des éléments relatifs à la trajectoire suivie par la Guinée et aux choix effectués depuis son arrivée au pouvoir.

Il a notamment évoqué l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation du cycle électoral direct, dont le financement est, selon lui, assuré par le Trésor public guinéen.

Pour un partenariat renouvelé avec l’Afrique

Sur le plan international, Mamadi Doumbouya a appelé à une évolution des relations entre l’Afrique et ses partenaires. Il a plaidé pour des partenariats reposant sur le respect des souverainetés nationales et une logique de « co-construction gagnant-gagnant ».

Le président guinéen a cité plusieurs expériences de pays d’Asie et du Proche-Orient qui, selon lui, ont adapté des expériences internationales à leurs propres réalités nationales. Il a estimé que les pays africains pouvaient également s’inspirer de ces trajectoires tout en construisant leurs propres modèles.

La Guinée veut renforcer son rôle international

En conclusion de son intervention, Mamadi Doumbouya a assuré que la Guinée entendait poursuivre sa coopération avec la communauté internationale tout en défendant ses intérêts nationaux.

Il a présenté son pays comme un « partenaire fiable, ouvert et engagé », attaché au respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

À travers ce discours, le président guinéen a ainsi placé Simandou 2040 au centre de sa présentation de la stratégie de transformation économique du pays, tout en défendant une vision plus large fondée sur la valorisation des ressources, le développement des infrastructures, la formation des jeunes et le renforcement des partenariats internationaux.

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Assemblée générale de l’ONU : S.E Mamadi Doumbouya prend part à l’ouverture de la 81e session à New York

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a participé, mardi 22 septembre 2026 à New York, à l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Aux côtés de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, le dirigeant guinéen prend part à ce rendez-vous diplomatique annuel qui réunit les représentants des États membres de l’Organisation des Nations Unies. La session constitue un cadre majeur de dialogue sur les principales questions internationales et les enjeux auxquels sont confrontés les États.

Une session placée sous le signe de la confiance et de l’action

La 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies qui apportent des résultats pour tous. »

Cette orientation met l’accent sur la nécessité de renforcer la confiance dans le système multilatéral et de permettre aux institutions internationales d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains.

Durant la semaine de haut niveau, les dirigeants et délégations doivent notamment échanger sur les questions liées à la paix et à la sécurité internationales, au développement durable, au changement climatique ainsi qu’à la coopération entre les États.

Les nouveaux enjeux au cœur des échanges

Les discussions portent également sur des sujets émergents qui prennent une place croissante dans les relations internationales. Parmi eux figurent la gouvernance de l’intelligence artificielle, les transformations technologiques et les moyens de renforcer la coopération multilatérale face aux mutations économiques, environnementales et géopolitiques.

Pour la Guinée, la participation du président Mamadi Doumbouya à cette session inscrit le pays dans les échanges internationaux consacrés à ces différentes problématiques. La présence du chef de l’État à New York intervient ainsi dans le cadre des activités diplomatiques de la Guinée au sein de l’Organisation des Nations Unies.

La semaine de haut niveau offre par ailleurs aux dirigeants présents l’occasion de tenir des rencontres bilatérales et d’échanger avec leurs homologues sur des questions d’intérêt commun.

À travers cette 81e session, l’Assemblée générale de l’ONU poursuit ainsi ses discussions sur l’adaptation du multilatéralisme aux réalités actuelles et sur la recherche de réponses collectives aux défis internationaux.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya regagne Conakry après une visite d’État en Côte d’Ivoire.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a regagné Conakry ce lundi 14 septembre 2026, au terme d’une visite d’État effectuée en Côte d’Ivoire. Ce déplacement, placé sous les thèmes de l’unité, de la paix et du panafricanisme, a été consacré au renforcement des relations entre Conakry et Abidjan.

À son arrivée à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré, le chef de l’État a été accueilli par les principales autorités civiles et militaires. Des membres du gouvernement, des institutions républicaines, de la Présidence ainsi que des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales accréditées en Guinée étaient également présents.

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Conakry : Mamadi Doumbouya inspecte le BATA et la décharge de Dar es Salam.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a effectué, samedi 29 août 2026, une visite de terrain à Conakry, marquée par deux étapes majeures : le camp Alpha Yaya Diallo et la décharge de Dar es Salam.

Au Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), le chef de l’État a été accueilli par les honneurs militaires avant de s’entretenir avec les responsables de cette unité commandée par le général de brigade Saa Alphonse Touré. La visite lui a permis de s’informer sur le moral des troupes ainsi que sur leurs conditions de vie et de travail.

La tournée s’est poursuivie à Dar es Salam, où le président s’est rendu auprès des familles touchées par le drame survenu sur le site. Il a également suivi l’évolution des opérations de fermeture et de libération de l’emprise de la décharge.

Selon les autorités, les populations concernées ont fait l’objet de mesures d’indemnisation afin de faciliter leur relogement. L’objectif est désormais d’assainir et de réaménager le site pour lui donner une nouvelle vocation.

À terme, un parc citoyen pourrait y être aménagé, dans le cadre de la politique d’assainissement et d’embellissement de Conakry. Une transformation destinée à faire de cet ancien site d’insalubrité un nouvel espace de vie pour les populations.

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Transition énergétique : Mamadi Doumbouya fixe le cadre d’action de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie

Dans un décret rendu public ce samedi 15 août 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement défini le statut, les attributions ainsi que l’organisation administrative de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME). Cette décision marque un tournant stratégique pour la gestion et l’optimisation des ressources énergétiques en Guinée.
Un statut juridique d’autonomie sous tutelle ministérielle
L’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME) est désormais structurée sous la forme d’un établissement public administratif (EPA). À ce titre, elle bénéficie de la personnalité morale et d’une autonomie financière. Sur le plan institutionnel, l’AME évoluera sous une double tutelle :

  • Tutelle technique : Le Ministère en charge de l’Énergie.
  • Tutelle financière : Le Ministère en charge des Finances.

Une feuille de route axée sur l’efficacité et la régulation
Au cœur de ce décret, l’AME se voit confier la mise en œuvre globale de la politique gouvernementale en matière d’efficacité énergétique. Ses missions s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :

  • Réglementation et certification : Définir les normes, performances et exigences minimales d’étiquetage, tout en gérant l’attribution, le recouvrement et le retrait des labels et certificats de performance énergétique.
  • Contrôle et audits : Assurer la conformité des installations, équipements et bâtiments publics ou privés, et promouvoir ou superviser les audits énergétiques obligatoires et volontaires.
  • Gestion des données : Collecter, analyser et diffuser les indicateurs et bilans énergétiques nationaux.
  • Incitations et finance verte : Proposer des régimes de subventions, des mesures fiscales adaptées, et participer à la politique tarifaire. L’agence est également chargée de canaliser les financements climatiques, fonds verts et mécanismes carbone.
  • Accompagnement et sensibilisation : Appuyer les collectivités, entreprises et institutions dans leurs projets d’efficacité énergétique, former les acteurs du secteur et développer le marché des sociétés de services énergétiques.

Conformément aux dispositions finales du décret, les détails spécifiques de l’organisation interne de l’AME seront élaborés par le Directeur général puis soumis à l’approbation du Conseil d’administration.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire dès le 3 août.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a convoqué les députés de l’Assemblée nationale en session extraordinaire à compter du vendredi 3 août 2026 à 10 heures, selon un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce mercredi 29 juillet 2026.

D’après le texte, cette convocation vise à assurer la continuité de l’action législative durant la période des vacances parlementaires. À cette occasion, les élus seront appelés à examiner plusieurs textes jugés prioritaires.

L’ordre du jour de cette session extraordinaire portera principalement sur deux points. Il s’agit, d’une part, de l’examen et de la ratification des ordonnances récemment prises et transmises par le gouvernement.

D’autre part, les députés devront se prononcer sur le projet de loi d’habilitation autorisant le président de la République à légiférer par ordonnances dans les matières relevant du domaine de la loi pendant les vacances parlementaires.

Cette habilitation, si elle est adoptée, couvrira la période allant de l’entrée en vigueur de la loi jusqu’au 5 octobre 2026.
Conformément aux dispositions du décret présidentiel, la session extraordinaire prendra fin dès l’épuisement de son ordre du jour.

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Sommet de la CEDEAO : Mamadi Doumbouya appelle à une refondation de l’organisation et critique la politique des sanctions.

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a marqué les esprits lors de sa première participation à une Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis son élection à la magistrature suprême. À l’ouverture de la 69ᵉ session ordinaire de l’organisation, tenue ce dimanche à Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone, le chef de l’État guinéen a livré un discours offensif appelant à une profonde réorientation des priorités de l’institution régionale.

Devant ses homologues ouest-africains, S.E Mamadi Doumbouya a remis en question l’approche adoptée par la CEDEAO face aux crises politiques, estimant que le recours aux sanctions économiques pénalise avant tout les populations civiles sans apporter de réponse durable aux difficultés auxquelles sont confrontés les États concernés.

« Les sanctions ne sont pas la solution »

Sans citer explicitement un pays, le président guinéen a dénoncé une pratique qu’il juge devenue systématique au sein de l’organisation sous-régionale.

Selon lui, les sanctions devraient demeurer une mesure exceptionnelle et non constituer le premier réflexe face aux crises institutionnelles.

« Les sanctions ne sont pas la solution. Notre sous-région a trop souvent choisi la sanction comme premier réflexe quand elle devait être le dernier recours », a déclaré S.E Mamadi Doumbouya.

Le chef de l’État a estimé que ces mesures produisent avant tout des conséquences sociales et économiques qui affectent directement les citoyens.

« La sanction frappe d’abord les enfants dans les salles de classe, les femmes dans les marchés, les hommes dans les champs et les ateliers. Elle prive les hôpitaux des médicaments de première nécessité », a-t-il affirmé.

Pour lui, une organisation régionale ne saurait atteindre ses objectifs en fragilisant les populations qu’elle est censée protéger.

« Une communauté qui, pour corriger un État, appauvrit un peuple, s’éloigne de l’esprit même qui a présidé à sa création. »

Remettre l’intégration économique au cœur du projet communautaire

Au-delà de sa critique des sanctions, S.E Mamadi Doumbouya a invité les dirigeants ouest-africains à revenir à la vocation première de la CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration économique, la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le développement partagé.

À ses yeux, les priorités de l’organisation doivent désormais être recentrées sur l’investissement, la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Recentrons-nous sur l’essentiel. Faisons de l’économie, de l’investissement productif et du bien-être de nos populations le cœur battant de notre action commune », a-t-il lancé.

Le président guinéen a insisté sur le fait qu’une communauté régionale forte se mesure moins à sa capacité de sanction qu’à son aptitude à créer des opportunités de prospérité pour l’ensemble de ses membres.

« Une communauté forte n’est pas celle qui sait le mieux sanctionner ses membres. C’est celle qui sait le mieux les faire prospérer ensemble. »

Une réforme des institutions adaptée aux réalités des États

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a également plaidé pour une réforme du fonctionnement de la CEDEAO, estimant que les réponses apportées aux crises doivent être adaptées aux réalités spécifiques de chaque pays.

Selon lui, les mécanismes régionaux gagneraient à privilégier une approche différenciée plutôt qu’un traitement uniforme des situations politiques.

« On ne soigne pas le paludisme et le cancer avec le même remède. Chaque mal appelle son traitement. Chaque situation appelle sa réponse », a-t-il expliqué.

Cette approche, selon le président guinéen, permettrait à l’organisation de renforcer son efficacité tout en tenant davantage compte des contextes nationaux.

La place des militaires dans l’histoire de la CEDEAO

Abordant la question de la gouvernance régionale, Mamadi Doumbouya a rappelé que les dirigeants militaires ont également contribué à la construction de la CEDEAO.

Il a souligné que, parmi les quinze chefs d’État ayant fondé l’organisation en 1975, dix étaient issus des forces armées.

Pour le président guinéen, cette réalité historique démontre que l’appartenance à l’institution militaire ne saurait constituer un motif d’exclusion du processus de décision au sein de la communauté régionale.

« Leur uniforme ne saurait constituer leur exclusion de la vie et de la gestion de notre communauté. Ils ne sont ni plus ni moins que les enfants du peuple », a-t-il déclaré.

Répondre aux attentes concrètes des populations

En conclusion de son allocution, Mamadi Doumbouya a appelé les dirigeants ouest-africains à concentrer leurs efforts sur les préoccupations quotidiennes des citoyens plutôt que sur les divergences politiques.

Selon lui, les populations attendent avant tout des résultats concrets en matière de développement économique, d’infrastructures, d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

« Nos peuples n’attendent pas de nous des communiqués. Ils attendent de l’eau, des routes, des usines, de l’énergie, des marchés ouverts et des emplois pour leur jeunesse », a conclu le président guinéen.

Par cette première intervention à la tribune de la CEDEAO en tant que président élu, Mamadi Doumbouya a exposé la vision de la Guinée pour l’avenir de l’organisation : une communauté davantage tournée vers le dialogue, le développement économique, la solidarité régionale et la prospérité partagée, dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à de profondes mutations sécuritaires, politiques et économiques.

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Souveraineté économique : le Président Mamadi Doumbouya scelle la fin de l’exportation de l’or brut en Guinée

C’est un virage historique et hautement stratégique que vient d’amorcer la République de Guinée. Sous l’impulsion du Président de la République, le Chef de l’État Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, le pays s’engage de manière irréversible dans l’industrialisation et la transformation locale de ses ressources minières, en mettant officiellement fin à l’exportation de son or brut.
Vendredi 19 juin 2026, le Palais présidentiel a été le théâtre d’une rencontre décisive. Le Chef de l’État a réuni autour d’une même table les plus hauts responsables sécuritaires et économiques du pays (notamment les ministres de la Présidence, des Mines, de la Sécurité, ainsi que le haut commandement de la gendarmerie et la direction des douanes) face aux acteurs majeurs du secteur aurifère : compagnies industrielles, semi-industrielles, artisans et responsables des comptoirs d’achat.
Le message délivré par le Président de la République a été d’une clarté absolue : la Guinée ne sera plus le simple fournisseur de matières premières des usines du reste du monde.

De la bauxite à l’or : une vision globale de transformation

Cette réforme majeure n’est pas un fait isolé, mais la suite logique d’une doctrine économique amorcée dès le 8 avril 2022. À cette époque, le Président Doumbouya avait sommé les compagnies minières de respecter leurs engagements en construisant des infrastructures de transformation de la bauxite. Un pari qui porte aujourd’hui ses fruits avec la construction en cours de trois raffineries d’alumine sur le territoire guinéen.
Désormais, c’est au secteur aurifère de basculer dans cette nouvelle ère. L’ambition nationale est de créer la richesse, former les compétences et générer l’emploi directement en Guinée.

La « Nimba Gold Refinery » : le fleuron de la souveraineté aurifère

Pour soutenir cette ambition, la Guinée s’appuie sur une infrastructure industrielle de pointe : la Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air (Conakry). Cette usine ultramoderne incarne le pivot de cette politique de transformation locale.
Dotée de technologies de dernière génération, la raffinerie affiche des caractéristiques techniques impressionnantes :

  • Une capacité industrielle hors norme : Le complexe peut traiter 2 000 kg d’or par jour, une capacité pouvant s’étendre à 4 000 kg en fonctionnement continu (24h/24), pour un traitement mensuel estimé à 520 tonnes.
  • Une technologie de pointe : Les lignes de production bénéficient d’une automatisation avancée limitant les pertes, de processus de récupération des métaux secondaires (comme l’argent) et d’un système de traçabilité numérique intégrale des lots.
  • Des standards mondiaux : L’usine produit des lingots d’or certifiés aux normes internationales tout en intégrant des systèmes de contrôle environnemental rigoureux pour minimiser les émissions toxiques.
Un levier économique pour les générations futures

Cette mutation industrielle s’inscrit en droite ligne avec les ambitions du programme national Simandou 2040, pensé pour propulser la Guinée au rang de puissance industrielle émergente.
En retenant la valeur ajoutée de l’or sur son sol, l’État guinéen ne vise pas seulement l’indépendance industrielle. Les retombées attendues touchent directement le quotidien des populations et la solidité de l’État : création de milliers d’emplois directs et indirects, stricte application du contenu local pour les sous-traitants, maximisation des recettes fiscales, et constitution de réserves d’or stratégiques et souveraines pour le pays.
En fermant définitivement la porte à l’exportation de son or brut, la Guinée prouve qu’elle a choisi de prendre son destin économique en main. Sous la direction du Général Mamadi Doumbouya, le cap vers une industrialisation nationale et irréversible est désormais solidement fixé.

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Tabaski 2026 : S.E Mamadi Doumbouya rejoint Kankan dans une atmosphère de recueillement et de communion.

À l’approche de la célébration de l’Aïd el-Kébir, la ville de Kankan retrouve l’effervescence des grands rassemblements religieux et familiaux. Carrefour historique de spiritualité et de traditions, la cité de Nabaya accueille depuis plusieurs jours des milliers de fidèles venus des différentes régions du pays ainsi que de la diaspora pour célébrer la Tabaski.

C’est dans ce contexte que le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, est arrivé à Kankan dans l’après-midi du lundi 25 mai 2026 afin d’y passer les festivités religieuses aux côtés de sa famille et des habitants de sa ville natale.

Un moment de recueillement à son arrivée

Dès son arrivée, le chef de l’État s’est rendu au cimetière de la ville dans une atmosphère marquée par la sobriété et le recueillement.

Devant la tombe de son défunt père, Mamadi Doumbouya a observé un moment de prière et de méditation, dans un geste chargé de symboles à quelques heures de cette importante fête musulmane.

Cette séquence, empreinte d’émotion et de spiritualité, a précédé son retour au domicile familial où de nombreux habitants s’étaient mobilisés pour accueillir le président de la transition.

Kankan au rythme des préparatifs de la Tabaski

À quarante-huit heures de l’Aïd el-Kébir, Kankan connaît une forte affluence liée au retour des ressortissants venus célébrer la fête dans leurs familles.

Dans les quartiers, les concessions et les grandes artères de la ville, les préparatifs battent leur plein dans une ambiance mêlant ferveur religieuse, retrouvailles familiales et attachement aux traditions.

La Tabaski demeure en effet l’un des temps forts du calendrier musulman en Guinée, particulièrement dans la région de Kankan où les rassemblements familiaux et communautaires occupent une place importante dans la vie sociale et culturelle.

Une ville transformée par les nouveaux aménagements

Au-delà des festivités religieuses, plusieurs visiteurs découvrent également une ville marquée par d’importantes transformations urbaines ces dernières années.

Routes modernisées, voiries réhabilitées, espaces publics réaménagés, renforcement de l’éclairage public et nouvelles infrastructures : Kankan affiche progressivement un nouveau visage, reflet des projets de modernisation engagés dans la région.

Ces changements contribuent à renforcer l’attractivité de la ville, considérée comme l’un des principaux centres historiques, culturels et religieux du pays.

Une fête placée sous le signe de la foi et de la solidarité

À l’approche de l’Aïd el-Kébir, l’atmosphère qui règne à Kankan reste dominée par les valeurs de solidarité, de partage et de communion qui accompagnent traditionnellement cette fête.

La présence de Mamadi Doumbouya dans sa ville natale ajoute une dimension particulière à ces célébrations, dans une région fortement attachée aux symboles familiaux, religieux et communautaires.

À quelques heures de la Tabaski, la cité de Nabaya poursuit ainsi ses préparatifs dans une ambiance mêlant spiritualité, ferveur populaire et rassemblement familial.