Conakry — 6 janvier 2026
Dans un climat politique chargé d’attentes et de symboles, la République de Guinée se prépare à vivre un moment institutionnel majeur : la cérémonie d’investiture de Mamadi Doumbouya, président élu, programmée le 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cet événement marquera l’entrée officielle en fonction du chef de l’État pour un mandat de sept ans, conformément à la nouvelle Constitution adoptée en 2025.
Un contexte électoral et constitutionnel décisif
Après des années de transition politique impulsée par le coup d’État de 2021, la Guinée a organisé le 28 décembre 2025 sa première élection présidentielle depuis cette période. La Cour suprême a validé les résultats finaux, attribuant à Mamadi Doumbouya une victoire écrasante avec 86,72 % des voix — un résultat qui, malgré des critiques sur l’environnement politique, consacre formellement sa légitimité électorale.
Ce scrutin s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 2025, qui étend notamment la durée du mandat présidentiel à sept ans renouvelables, et réorganise certaines institutions de l’État.
Le rituel de la prise de fonction : sens, serment et souveraineté
L’investiture n’est pas une simple formalité administrative. En Guinée, elle incarne la continuité républicaine et la légitimité constitutionnelle. Avant d’être installé dans ses fonctions, le président élu devra prêter serment devant la plus haute juridiction en exercice, la Cour suprême — la Cour constitutionnelle n’étant pas encore opérationnelle.
Ce serment, riche de sens civique et solennel, engage le président à :
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respecter et faire respecter la Constitution et les lois de la République ;
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exercer loyalement ses fonctions dans l’intérêt supérieur de la nation ;
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préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale ;
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défendre l’intégrité du territoire et l’indépendance du pays.
Ces engagements publics s’inscrivent dans une tradition républicaine vieille de plusieurs décennies, tout en réaffirmant la volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans l’éthique, l’ordre et le service du peuple.
Organisation protocolaire : disciplines, diplomatie et visibilité
La cérémonie, placée sous haute vigilance protocolaire et sécuritaire, mobilise l’État dans sa totalité. Outre les autorités nationales — membres du gouvernement, parlementaires, hauts magistrats —, une forte délégation de représentants étrangers est attendue, soulignant l’importance diplomatique de cet événement pour la Guinée et sa stature sur la scène africaine et internationale.
Le choix du stade de Nongo, vaste et emblématique, témoigne de la volonté de faire de cette investiture un moment de rassemblement national, accessible, symbolique et visible, qui dépasse la simple sphère institutionnelle pour toucher le cœur des citoyens.
Un rendez‑vous avec l’avenir
Cette investiture, plus qu’un passage de relais, se pose comme un moment de vérité pour la Guinée. Elle scelle la fin de la phase transitoire et ouvre une période nouvelle, marquée par des défis économiques, sociaux et sécuritaires. Dans ses premiers discours publics, Mamadi Doumbouya a appelé à l’unité nationale et au développement, promettant une Guinée plus stable et prospère.
Pour les observateurs comme pour les citoyens, le 17 janvier 2026 n’est pas seulement une date sur un calendrier : c’est une promesse réaffirmée d’ordre constitutionnel, de responsabilité collective et d’ambition nationale.

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