Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi 23 avril 2026 la signature d’un accord entérinant le retrait de Kosmos Energy et de PETROSEN de la licence du bloc gazier offshore de Cayar, connu sous le nom de Yakaar-Teranga.
Selon le chef du gouvernement, cet accord a été conclu sans contrepartie financière pour l’État sénégalais, qu’il présente comme une avancée significative dans la gestion des ressources naturelles du pays.
Vers une licence entièrement détenue par l’État sénégalais
Le retrait des partenaires actuels doit encore être formalisé par arrêté ministériel. À l’issue de ce processus, une nouvelle licence sera attribuée exclusivement à PETROSEN, qui assurera seule l’exploitation du gisement.
Considéré comme l’un des plus importants projets gaziers du Sénégal, Yakaar-Teranga constitue un enjeu stratégique majeur pour l’indépendance énergétique et le développement économique du pays.
Une décision inscrite dans une relecture des contrats extractifs
Dans sa déclaration, Ousmane Sonko est revenu sur les conditions initiales d’attribution du bloc, remontant à la présidence de Macky Sall. Il a évoqué des procédures qu’il juge insuffisamment transparentes, notamment lors de l’implication de l’homme d’affaires Frank Timis.
Le Premier ministre inscrit cette décision dans une démarche plus large de révision des contrats liés aux ressources naturelles, avec pour objectif de mieux défendre les intérêts nationaux. Il a ainsi affirmé la volonté des autorités de renégocier, voire de récupérer, les actifs jugés défavorables à l’État.
Une stratégie affirmée de souveraineté économique
Le chef du gouvernement a salué l’implication du ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, ainsi que celle du directeur général de PETROSEN, Alioune Gueye, dans la conduite de ce dossier.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique portée par les nouvelles autorités sénégalaises, qui entendent renforcer le contrôle national sur les ressources extractives. D’autres révisions contractuelles sont d’ores et déjà annoncées dans le secteur, traduisant une volonté de rééquilibrage au profit de l’État.

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