WhatsApp Image 2026 09 02 at 20 25 03 scaled 2550x1434 1 360x320

Renforcement des relations bilatérales entre Banjul et Conakry : le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA reçoit son homologue gambien S.E Adama BARROW.

Le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a reçu, ce mercredi 2 septembre 2026 au Palais Mohammed V, son homologue gambien, Son Excellence Adama BARROW, en visite officielle en République de Guinée.
Cette visite, placée sous le signe de la fraternité, de l’amitié et du renforcement de la coopération bilatérale, traduit la volonté commune des deux Chefs d’État de consolider davantage les relations historiques qui unissent la République de Guinée et la République de Gambie.
Après les honneurs protocolaires, les Présidents Mamadi DOUMBOUYA et Adama BARROW ont eu un entretien en tête-à-tête consacré aux relations entre Conakry et Banjul, ainsi qu’aux perspectives de coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment dans les domaines des infrastructures, de la sécurité, des transports, de l’énergie et de la culture, entre autres.
Les échanges ont permis aux deux dirigeants de réaffirmer la profondeur des liens historiques et humains qui unissent les peuples guinéen et gambien et de souligner la nécessité de traduire davantage cette proximité en actions concrètes au service du développement et du bien-être des populations.
Le Président Mamadi DOUMBOUYA a, à cette occasion, rappelé que la Guinée et la Gambie partagent, au-delà de leur proximité géographique, une histoire, des valeurs et des liens de fraternité qui constituent un socle solide pour l’approfondissement de leur partenariat.
Le Président Adama BARROW s’est, pour sa part, félicité de la qualité de l’accueil qui lui a été réservé ainsi que de la disponibilité de son homologue guinéen. Il a notamment salué la promptitude avec laquelle le Président Mamadi DOUMBOUYA a répondu favorablement à son initiative de tenir cette rencontre à Conakry.
À l’issue de l’entretien entre les deux Chefs d’État, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont donné lecture d’un communiqué conjoint faisant ressortir les principaux points abordés au cours des discussions.
Les échanges ont notamment porté sur le renforcement des relations bilatérales, la situation des ressortissants des deux pays, les questions liées à l’intégration régionale ainsi que les enjeux de paix et de stabilité dans la sous-région.
Sur le plan économique, les deux parties ont exprimé leur volonté d’explorer de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans le secteur de l’énergie, afin d’identifier des opportunités de partenariat mutuellement bénéfiques.
La présence, au sein des délégations, de responsables des secteurs diplomatique, énergétique et minier, ainsi que de hauts responsables civils et militaires, témoigne de l’importance accordée par les deux États à l’élargissement et à la diversification de leur coopération.
Sur les questions sous-régionales, les Présidents Mamadi DOUMBOUYA et Adama BARROW ont réaffirmé leur attachement aux idéaux d’intégration régionale ainsi qu’à la consolidation de la paix et de la stabilité.
Les deux Chefs d’État ont convenu de poursuivre les concertations et de maintenir des échanges réguliers afin de renforcer davantage les relations d’amitié et de fraternité entre la République de Guinée et la République de Gambie.
Dans cette dynamique, le Président Adama BARROW a adressé une invitation officielle au Président Mamadi DOUMBOUYA à effectuer une visite en République de Gambie. Le Chef de l’État guinéen a accepté cette invitation, dont la date sera fixée d’un commun accord par voie diplomatique.
Le communiqué conjoint, établi en français et en anglais, a ensuite été signé par les deux parties, consacrant les conclusions de cette rencontre au sommet.
Cette visite officielle du Président Adama BARROW à Conakry marque ainsi une nouvelle étape dans le raffermissement des relations entre la Guinée et la Gambie.
Elle aura permis aux deux Chefs d’État de réaffirmer leur convergence de vues sur plusieurs questions d’intérêt commun, mais également leur détermination à donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.
Fondées sur une histoire partagée, une proximité géographique et des liens humains profondément enracinés, les relations entre la Guinée et la Gambie s’inscrivent désormais dans une volonté renouvelée de construire des partenariats plus étroits, plus diversifiés et davantage orientés vers les intérêts des deux peuples.
Au terme de cette séquence diplomatique au Palais Mohammed V, le Président Adama BARROW et la délégation qui l’accompagnait ont quitté Conakry le même jour, après une visite officielle ayant permis de réaffirmer la solidité de l’axe Conakry-Banjul et la volonté commune des deux États d’en renforcer les perspectives.

DCI-PRG

Images 39 360x320

Forum de Porto : le Président Mamadi Doumbouya parmi les dirigeants africains attendus pour présider les travaux.

Le Président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, figure parmi les cinq Chefs d’État africains sélectionnés pour parrainer et présider les travaux du Forum international de l’Organisation africaine du secteur privé, prévu les 8 et 9 octobre 2026 à Porto, au Portugal.

L’information a été révélée dans un reportage diffusé ce mardi 31 août 2026 à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), à l’occasion de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, et une délégation du Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence économique en Afrique (FOGECA).

Conduite par son président, Amadou Diagne, la délégation séjourne actuellement à Conakry pour remettre au chef de l’État une invitation officielle à prendre part à cet événement consacré au développement du secteur privé africain.

Selon les organisateurs, le choix du président guinéen repose sur plusieurs critères liés à la gouvernance économique, à la discipline financière et à l’attractivité des investissements. Des indicateurs qui auraient permis à la Guinée de se distinguer parmi les pays africains retenus pour cette distinction.

« Le président de la République de Guinée, pour ce qu’il représente pour la Guinée et pour l’Afrique, notamment pour le secteur privé africain, ne pouvait être ignoré. Sur la base de plusieurs indicateurs, cinq chefs d’État ont été choisis pour parrainer cet événement et en être les invités d’honneur. Hier, j’ai rencontré le président Félix Tshisekedi, aujourd’hui je suis en Guinée et je poursuis cette mission », a déclaré Amadou Diagne, président du FOGECA.

À travers cette initiative, les acteurs économiques africains entendent promouvoir le partenariat entre les secteurs public et privé et renforcer les mécanismes favorisant l’émergence économique du continent.

Source : GuinéeNews.

WhatsApp Image 2026 08 26 at 19 58 51 scaled 2550x1434 1 360x320

Modernisation de Conakry : Le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA visite les chantiers de l’hôpital Ignace Deen, l’ancienne maison centrale de Coronthie et la cité chemins de fer

De l’hôpital Ignace Deen à l’ancienne Maison centrale de Coronthie, en passant par la Cité des Chemins de fer et le Camp Almamy Samory TOURÉ, le Chef de l’État a effectué ce mercredi 26 août 2026 une visite de terrain consacrée aux grands chantiers et espaces stratégiques de Conakry. Une tournée placée sous le signe du constat, de l’écoute et surtout de l’action.
Conakry est en train de changer de visage. Et pour s’en convaincre, il suffit désormais de regarder les chantiers qui redessinent progressivement certains des espaces les plus emblématiques de la capitale.
Ce mercredi, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a choisi de se rendre lui-même sur le terrain pour mesurer l’état d’avancement de plusieurs opérations de transformation engagées dans la capitale.
Pas de visite protocolaire. Pas de longs détours. S.E Mamadi DOUMBOUYA est allé directement à la rencontre des réalités du terrain, avec une préoccupation centrale : voir ce qui avance, comprendre ce qui bloque et donner les instructions nécessaires pour accélérer.

Première étape : l’hôpital national Ignace Deen.
Au cœur de Kaloum, cet établissement historique constitue l’un des symboles du système hospitalier guinéen. Mais ses infrastructures, héritées d’une autre époque, ne correspondent plus aux exigences d’une capitale moderne et à la croissance des besoins de la population.
Sur place, le Président Mamadi DOUMBOUYA s’est enquis de la situation du site, a écouté les responsables et pris connaissance des dispositions engagées pour sa transformation.
Des mesures ont permis la démolition des batiments concernés, étape préalable à la modernisation et à la reconstruction de cet espace hospitalier stratégique.
L’objectif est clair : faire émerger une infrastructure sanitaire moderne, fonctionnelle et capable de répondre durablement aux besoins des populations.
Car moderniser Conakry, ce n’est pas seulement construire des routes ou réaménager des espaces. C’est aussi offrir aux citoyens des infrastructures publiques dignes d’une capitale en pleine transformation.

Quelques instants plus tard, le Chef de l’État s’est rendu sur le site de l’ancienne Maison centrale de Conakry.
Construite à l’époque coloniale, cette prison historique était devenue, au fil des décennies, une infrastructure en décalage avec l’évolution de la ville et les impératifs d’une capitale moderne.
Aujourd’hui, ses murs ont disparu.
La démolition de l’ancienne Maison centrale ouvre ainsi une nouvelle page pour cet espace stratégique situé au cœur de Kaloum. Sa démolition s’inscrit dans une vision plus large de réorganisation urbaine et de modernisation des infrastructures de la capitale.
Le constat du Président est sans ambiguïté : les opérations engagées doivent être conduites avec méthode, célérité et cohérence.

La tournée présidentielle s’est ensuite poursuivie à la Cité Chemin de fer, autre site majeur appelé à connaître une profonde transformation.
Le lieu porte encore les stigmates des bouleversements provoqués par l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Coronthie, survenue en décembre 2023.
Mais au-delà des traces du passé, c’est désormais l’avenir qui se dessine.
La reconfiguration de cet espace participe à une ambition plus vaste : réorganiser certains secteurs stratégiques de Conakry, améliorer le cadre de vie et créer des espaces adaptés aux nouvelles exigences urbaines.
À chaque étape, le Chef de l’État s’est attaché à obtenir des réponses précises et à apprécier directement la réalité des travaux.

Dernière étape de cette journée de terrain : le Camp Almamy Samory TOURÉ.
Changement de décor, mais pas de méthode.
En sa qualité de chef suprême des Armées, le Président Mamadi DOUMBOUYA a échangé avec la haute hiérarchie militaire ainsi que le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale.
Dans une atmosphère empreinte de convivialité, les échanges ont porté sur les réalités quotidiennes des forces de défense et les préoccupations liées à l’accomplissement de leur mission au service de la Nation.

De l’hôpital Ignace Deen à l’ancienne Maison centrale, de la Cité des Chemins de fer au Camp Almamy Samory TOURÉ, la journée présidentielle aura été avant tout une journée de terrain.
Une journée durant laquelle le Chef de l’État a observé, écouté, interrogé et instruit.
Son message aux équipes chargées des différents chantiers est clair : accélérer, lever les contraintes et faire aboutir les projets dans les meilleurs délais.
Car à Conakry, les transformations ne se mesurent plus seulement aux plans et aux annonces. Elles se lisent désormais dans le paysage : des murs qui tombent, des emprises qui se libèrent, des chantiers qui s’ouvrent et des espaces appelés à retrouver une nouvelle vocation.
Une nouvelle Conakry se dessine. Et le Président Mamadi DOUMBOUYA entend en suivre personnellement chaque étape.

Source : DCI-PRG

IMG 0880 1024x683 1 360x320

Guinée : Son Excellence Mamadi Doumbouya officialise la signature électronique.

​Le président Mamadi Doumbouya, a pris ce mercredi 19 août 2026 un décret fixant les modalités d’application de l’article 1003 du Code civil guinéen. Ce texte encadre l’usage de la signature électronique pour garantir la sécurité juridique et la fiabilité des échanges numériques au sein des administrations publiques, du secteur privé et entre particuliers.

​Le présent décret a pour objet de fixer les modalités d’application des dispositions de l’article 1003 du Code civil de la République de Guinée relatif à la signature électronique.

Il vise à renforcer la sécurité et la fiabilité des échanges électroniques au sein de l’administration publique, des entreprises privées et entre particuliers.

​Article 2 : Définitions

​Au sens du présent décret, on entend par :
​Signature électronique : Un mécanisme juridique permettant de garantir l’intégrité d’un document électronique et l’authentification de son auteur, tout en favorisant sa sécurité et sa fiabilité.

​Prestataire de services de certification électronique : Une entité agréée par l’autorité compétente de l’État, chargée de la délivrance des certificats électroniques.

​Article 3 : Champ d’application

​Le présent décret s’applique à tous les actes juridiques électroniques et documents numériques nécessitant une authentification par signature électronique, notamment :
​Les documents administratifs et formulaires électroniques émis par l’administration publique ;
​Les actes et documents électroniques émis par les acteurs du secteur privé ;
​Les actes et documents électroniques émis entre particuliers ;
​Les actes et documents électroniques émis entre particuliers et professionnels.

​Article 4 : Valeur juridique et critères de validité

​Une signature électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, à condition qu’elle identifie la personne dont elle émane et qu’elle soit établie et conservée dans les conditions définies par la loi et le présent décret.

​Pour être valide, la signature doit répondre aux critères suivants :

​Authentique : L’identité du signataire doit être clairement mentionnée sur l’acte de manière certaine.

​Infalsifiable : Elle doit être apposée de manière à éviter toute possibilité de falsification.

​Non réutilisable : Elle doit rendre impossible toute réutilisation sur un autre acte et fait partie intégrante du document signé.

​Inaltérable : L’acte signé doit être insusceptible de toute modification ultérieure.

​Irrévocable : La signature mentionnée sur l’acte est irrévocable par son auteur.

​Article 5 : Agrément des prestataires de services de certification

​Toute personne désireuse d’exercer des prestations de services de certification électronique en République de Guinée doit être agréée par l’autorité compétente.
​Les conditions d’agrément prennent en compte la conformité aux standards internationaux de sécurité, de fiabilité et de confidentialité des données.

​Article 6 : Obligations des prestataires

​Les prestataires de services de certification électronique sont tenus de mettre en œuvre tous les moyens et technologies garantissant :
​La sécurité de la création et de la vérification des signatures électroniques ;
​La protection des données à caractère personnel des signataires ;
​La traçabilité des opérations de certification.
​Remarque : Les solutions de signature électronique doivent se conformer aux normes techniques et de sécurité définies par arrêté conjoint du ministère en charge des Télécommunications et de l’Économie numérique et du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme.

​Article 7 : Autorité compétente

​L’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE) est désignée comme l’autorité compétente pour l’agrément, le contrôle, la supervision et l’audit des prestataires de services de certification électronique.
​Elle est la seule entité habilitée à délivrer la certification attestant de la capacité des prestataires à fournir des services conformes aux normes de sécurité en vigueur.

​Article 8 : Obligation de conservation

​Toute personne physique ou morale détentrice d’une signature électronique a l’obligation de conserver les supports d’archivage pour une durée minimale de 10 ans à compter de la date d’émission de la signature.

​Article 9 : Sanctions

​Toute violation des dispositions du Code civil et du présent décret expose ses auteurs aux sanctions prévues par la législation en vigueur, notamment en matière de cybercriminalité et de protection des données à caractère personnel.

​Toute falsification, altération ou utilisation frauduleuse d’une signature électronique sera punie conformément aux lois de la République.

​Article 10 : Dispositions finales
​Le présent décret, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature. Il sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Source : Guinée360.

IMG 0880 1024x683 1 360x320

Administration publique : Son Excellence Mamadi Doumbouya remanie le corps des secrétaires généraux.

Dans le sillage du récent remaniement ministériel, le président Mamadi Doumbouya, a procédé ce mardi 18 août 2026 par décret à un vaste redéploiement des secrétaires généraux.

Voici l’intégralité du décret portant nomination des Secrétaires généraux :

Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Mme Irène-Marie Hadji-Mahlis

Secrétaire général du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : M. Mohamed Siké Camara

Secrétaire général du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile : M. Moustapha Kobélé Keïta

Secrétaire général du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens Établis à l’Étranger : M. Abdoulaye Youla

Secrétaire général du Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget : M. Amed Tidiane Touré (économiste)

Secrétaire général du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement : M. Kabélé Soumah

Secrétaire général du Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique : M. N’Faly Sylla (précédemment conseiller principal au ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation)

Secrétaire général du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale : Mme Ramatoulaye Camara (précédemment secrétaire générale du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat)

Secrétaire général du Ministère des Mines et de la Géologie : M. Aboubacar Kourouma

Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture : M. Oumar Barry

Secrétaire général du Ministère de l’Élevage : Mme Halimatou Sirandiou Diallo

Secrétaire général du Ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime : M. Morlaye Soumah

Secrétaire général du Ministère de l’Industrie et du Commerce : M. Bamba Oliano (précédemment secrétaire général du ministère du Commerce)

Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Dr Facinet Conté

Secrétaire général du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Julien Bongono (précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi)

Secrétaire général du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : M. Youssouf Boundou Sylla (précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation)

Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique : Dr Mory Keïta

Secrétaire général du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités : M. Saa Kossa Touré (précédemment secrétaire général du ministère des Infrastructures)

Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse : Mme Bintou Douno (précédemment secrétaire générale du ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME)

Secrétaire général du Ministère des Sports : M. Mohamed Billy Kaba (précédemment secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports)

Secrétaire général du Ministère des Infrastructures : Dr Mamadou Touré (précédemment secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget)

Secrétaire général du Ministère des Transports : M. Mohamed Bakayoko

Secrétaire général du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation : M. Souleymane Bah

Secrétaire général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable : Dr Karim Samoura

Secrétaire général du Ministère de l’Énergie : M. Moussa Koulibaly

Secrétaire général du Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : M. Bachir Camara (précédemment secrétaire général du ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures)

Secrétaire général du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire : M. Ahmed Sékou Keïta (précédemment chef de cabinet du ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime)

Secrétaire général adjoint du Gouvernement : Mme Serebe Keïta

Secrétaire général adjoint des Affaires Religieuses : M. Elhadj Ibrahima Ousmane Bah

775260628 1603386754694279 7865088308219886435 n 360x320

Guinée : de retour de congé, Son Excellence Mamadi Doumbouya reprend immédiatement les dossiers de l’État.

À peine rentré à Conakry après quelques jours de congé annuel en Grèce, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rapidement repris son agenda institutionnel. Quelques heures seulement après son arrivée, le chef de l’État a présidé un Conseil extraordinaire des ministres élargi, donnant le coup d’envoi à une nouvelle séquence de travail gouvernemental.

Cette reprise intervient après une courte période de repos et traduit la volonté affichée de la présidence de maintenir le suivi des principaux dossiers nationaux sans délai.

Une reprise placée sous le signe des responsabilités institutionnelles

Le Conseil extraordinaire a notamment été marqué par la prestation de serment de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Devant le président de la République et les membres du gouvernement, la nouvelle ministre a officiellement pris ses fonctions conformément aux exigences institutionnelles. Cette cérémonie constitue une étape importante dans l’installation de la nouvelle responsable à la tête d’un département stratégique pour l’administration territoriale et la décentralisation.

Au-delà de cet acte solennel, la réunion a également permis d’examiner plusieurs dossiers liés aux priorités du gouvernement et de définir les orientations nécessaires à la poursuite de l’action publique.

Le 2 octobre déjà au centre des préparatifs

Parmi les échéances évoquées figure la prochaine célébration de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre 2026.

La Guinée commémorera à cette occasion le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 2 octobre 1958.

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ».

Cette thématique entend établir un lien entre la mémoire de l’indépendance et les perspectives d’avenir du pays, avec une attention particulière accordée à la jeunesse guinéenne.

La jeunesse au cœur du message

À travers ce thème, les autorités souhaitent mettre en avant le rôle des jeunes dans la transformation économique et sociale du pays. Éducation, entrepreneuriat, innovation, création d’emplois et participation à la vie nationale figurent parmi les enjeux associés à cette orientation.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur de la prochaine fête nationale intervient également dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer les dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle et du développement des compétences.

Une transition immédiate entre repos et action

Le retour du chef de l’État aura donc été suivi d’une reprise rapide des activités officielles. Du retour à Conakry à la présidence du Conseil extraordinaire des ministres, Mamadi Doumbouya a retrouvé en quelques heures les principaux dossiers de l’agenda gouvernemental.

Cette reprise intervient alors que plusieurs chantiers restent prioritaires pour les autorités, notamment les réformes institutionnelles, le développement des infrastructures, la transformation économique et la préparation des prochaines échéances nationales.

Après quelques jours de congé, le président guinéen renoue ainsi avec le rythme de l’action gouvernementale, dans une période où les attentes restent importantes autour de la mise en œuvre des projets et des engagements annoncés par les autorités.

Images 39 360x320

Son Excellence Mamadi Doumbouya : un mandat marqué par les réformes, les grands chantiers et une pause au sommet de l’État

À la tête de la Guinée depuis septembre 2021, S.E Mamadi Doumbouya a engagé une transformation profonde de l’appareil d’État, entre réformes institutionnelles, grands projets économiques et volonté affichée de moderniser les infrastructures. Après plusieurs années marquées par un agenda politique et gouvernemental particulièrement dense, le président guinéen s’est récemment accordé un congé annuel, une parenthèse qui intervient dans un contexte où son action reste au centre de l’attention nationale.

Une présidence marquée par la refondation de l’État

Depuis son arrivée au pouvoir à la suite du changement politique de septembre 2021, S.E Mamadi Doumbouya a placé la refondation de l’État au cœur de son projet. La transition a notamment été accompagnée d’une réorganisation de plusieurs institutions publiques, d’un renforcement du contrôle de l’action administrative et d’un discours centré sur la modernisation de la gouvernance.

Le processus a également conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la mise en place de nouvelles institutions, marquant l’entrée du pays dans une nouvelle séquence politique.

Parallèlement, les autorités ont mis l’accent sur la réalisation d’infrastructures et sur la transformation de secteurs considérés comme stratégiques pour l’économie nationale.

Simandou 2040, un projet structurant

L’un des principaux axes de l’action présidentielle reste le programme Simandou 2040, présenté comme une stratégie de transformation économique et sociale à long terme.

Au-delà de l’exploitation du minerai de fer de Simandou, le programme entend favoriser le développement des infrastructures, des transports, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie et de la formation.

La construction et la modernisation d’infrastructures liées au projet, notamment dans les domaines portuaire, ferroviaire et industriel, constituent ainsi un volet majeur de la politique économique engagée sous Mamadi Doumbouya.

L’ambition affichée est de faire des ressources minières un levier de développement dépassant la seule activité extractive, en favorisant davantage de retombées économiques sur le territoire national.

Des investissements dans les infrastructures et les services publics

Depuis plusieurs années, le gouvernement a également multiplié les projets dans les secteurs des infrastructures routières, de l’énergie, de l’eau, de la santé et de l’éducation.

Cette politique répond à un constat ancien : malgré l’importance de ses ressources naturelles, la Guinée demeure confrontée à d’importants déficits en matière d’infrastructures et d’accès aux services essentiels.

Le développement du réseau électrique, la construction et la réhabilitation d’axes routiers ainsi que les investissements dans les équipements publics figurent parmi les priorités régulièrement mises en avant par les autorités.

Guinée : Inauguration du projet intégré Simandou, un tournant historique pour le pays | Sahel Matin

Une politique économique davantage tournée vers la transformation locale

L’administration de S.E Mamadi Doumbouya insiste également sur la nécessité de renforcer la transformation locale des ressources guinéennes.

Dans le secteur minier, cette orientation s’accompagne d’une volonté de développer davantage les activités de transformation, de renforcer la réglementation et d’accroître les retombées économiques pour l’État.

La politique menée autour de l’or, de la bauxite et surtout du fer de Simandou s’inscrit dans cette logique : faire évoluer la Guinée d’une économie essentiellement exportatrice de matières premières vers une économie produisant davantage de valeur sur place.

Simandou 2040 : la Guinée offre un modèle africain pour une mondialisation réinventée | Financial Afrik

Une présidence qui reste toutefois confrontée à des défis

Le bilan de ces dernières années ne peut cependant être dissocié des difficultés auxquelles le pays reste confronté.

La question de l’emploi, particulièrement pour les jeunes, la diversification économique, l’accès à l’électricité, les infrastructures, le coût de la vie et l’amélioration des services publics demeurent des enjeux importants.

À cela s’ajoutent les interrogations liées au processus politique et institutionnel, notamment autour de la transition et de l’organisation des élections. Ces questions continuent d’alimenter le débat public et constituent un enjeu majeur pour la consolidation de la nouvelle architecture politique du pays.

Après plusieurs années d’activité, un congé annuel

C’est dans ce contexte que le président Mamadi Doumbouya s’est récemment accordé un congé annuel.

Son absence temporaire a suscité une attention particulière, notamment en raison de la communication institutionnelle qui l’a accompagnée. Le Cabinet civil de la Présidence a finalement annoncé son retour à Conakry ce vendredi 14 août 2026.

Cette période de repos intervient après plusieurs années d’exercice du pouvoir marquées par un agenda particulièrement chargé : déplacements officiels, suivi des grands projets, réunions gouvernementales, dossiers économiques et décisions institutionnelles.

Pour la présidence, ce congé relève d’une démarche normale dans l’exercice de la fonction. Il rappelle également qu’au-delà de l’intensité de la charge présidentielle, le chef de l’État doit pouvoir disposer de périodes de repos après plusieurs années d’activité.

Une pause qui ouvre une nouvelle séquence

Le retour de S.E Mamadi Doumbouya à Conakry intervient alors que plusieurs dossiers structurants restent sur la table. La poursuite de Simandou 2040, la modernisation des infrastructures, l’amélioration des conditions de vie et la consolidation du processus institutionnel devraient continuer à occuper une place centrale dans l’agenda gouvernemental.

Après près de cinq années depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’État aborde ainsi une nouvelle phase de sa présidence avec un bilan marqué à la fois par des investissements importants et par des défis encore considérables.

Son récent congé apparaît, dans ce contexte, comme une parenthèse dans un parcours présidentiel caractérisé par une forte mobilisation autour de la refondation, de la transformation économique et de la modernisation de la Guinée.

744739643 1477121114450134 4130959018477038047 n 360x320

Dernier adieu à Hadja Andrée TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA lui rend un ultime hommage.

La Guinée a rendu, ce dimanche 12 juillet 2026, un hommage solennel à Hadja Andrée TOURÉ, ancienne Première Dame de la République et veuve du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou TOURÉ, décédée le 8 juillet 2026. Les obsèques de l’ancienne Première Dame ont réuni les plus hautes autorités du pays, le corps diplomatique, les représentants des institutions nationales et internationales, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que de nombreux citoyens venus saluer la mémoire de cette figure de l’histoire nationale.
Conformément au programme officiel, la dépouille de la défunte est arrivée, samedi soir, à l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ. Les cérémonies d’obsèques se sont déroulées ce dimanche. Elles ont débuté au Palais du Peuple par un symposium d’hommage retraçant le parcours de Hadja Andrée TOURÉ, qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la Guinée. Ce symposium, présidé par le Premier ministre, Amadou Oury BAH, s’est tenu en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, des conseillers à la Présidence et de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des ministres venus du Mali.
Tour à tour, la famille, les proches et les autorités ont rendu un vibrant hommage et salué la mémoire de celle qui a partagé les combats fondateurs de l’indépendance et accompagné les grandes étapes de la construction de l’État guinéen. Par la voix des enfants et des petits-enfants de feue Hadja Andrée TOURÉ, le Chef de l’État a reçu des remerciements appuyés pour avoir honoré la mémoire et l’héritage de feu Ahmed Sékou TOURÉ et apporté une assistance soutenue à la défunte.
Prenant la parole au nom du Chef de l’État pour prononcer le discours d’hommage de la Nation, le Premier ministre a déclaré qu’avec cette disparition, la Guinée perd une figure marquante de son histoire commune. Il a présenté, au nom du Chef de l’État et du peuple de Guinée, les condoléances les plus émues à la famille éplorée. Il a par ailleurs invité tous les Guinéens à renforcer la cohésion nationale, à assumer leur histoire dans toute sa globalité et à s’unir autour de la patrie, conformément aux orientations du Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA.
À l’issue de cette cérémonie, clôturée par une procession funèbre, la prière mortuaire a été célébrée à la Mosquée Fayçal de Conakry par le grand imam, Elhadj Mamadou Saliou CAMARA, en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, du ministre directeur de cabinet de la Présidence, ainsi que de la haute hiérarchie militaire. La dépouille mortelle a ensuite pris la direction des Cases de Belle-Vue à travers un cortège funèbre qui a parcouru le trajet pour un dernier adieu du peuple de Guinée.
Aux Cases de Belle-Vue, résidence de la famille TOURÉ, les autorités civiles et militaires, les leaders religieux et coutumiers se sont retrouvés pour la cérémonie d’inhumation. Pour cette ultime étape, le Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, s’est déplacé en personne pour participer à l’inhumation de feue Hadja Andrée TOURÉ dans l’enceinte du domaine familial. Le Président Mamadi Doumbouya a donné le premier coup de pelle avant d’implorer la miséricorde divine en faveur de feue Hadja Andrée TOURÉ.
Dans une atmosphère de recueillement, les autorités ont renouvelé leurs condoléances à la famille biologique de la défunte ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée, en priant Dieu d’accueillir Hadja Andrée TOURÉ dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis éternel.

Source : presidence.gov.gn

727940807 1699025767882801 1889791946560745016 n 360x320

Guinée : S.E Mamadi Doumbouya impose le raffinage local de l’or avant toute exportation.

Le président de la transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier. Par un décret signé le mercredi 8 juillet 2026, le chef de l’État instaure une nouvelle réglementation de l’exportation de l’or, rendant désormais obligatoire le raffinage sur le territoire national de toute production aurifère destinée aux marchés internationaux.

Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique minière du pays. Elle vise à accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, renforcer le contrôle de la filière et améliorer les retombées économiques d’un secteur qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne.

Le raffinage local devient une obligation

Selon le décret, lu à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), aucun volume d’or extrait en Guinée ne pourra désormais être exporté sans avoir été préalablement traité dans une raffinerie agréée par l’État.

L’or destiné à l’exportation devra obligatoirement être présenté sous forme de lingots raffinés, certifiés et, lorsque cela est requis, numérotés. Chaque expédition devra être accompagnée de plusieurs documents officiels, notamment un certificat d’analyse, un certificat d’origine ainsi qu’une autorisation d’exportation délivrée par les autorités compétentes.

Le texte établit également une distinction claire entre l’or brut et l’or raffiné. Est considéré comme or brut tout métal extrait sous forme de minerai, de concentré, de doré ou d’alliage dont le degré de pureté est inférieur à 95,5 %. À l’inverse, l’or raffiné correspond à un métal présentant une pureté comprise entre 95 % et 99,99 %, certifiée par une raffinerie officiellement autorisée en Guinée.

Une réforme destinée à mieux valoriser les ressources nationales

À travers cette réforme, les autorités entendent favoriser la transformation locale des matières premières plutôt que leur exportation à l’état brut, une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique engagée par le gouvernement.

En encourageant le développement d’une industrie nationale du raffinage, l’exécutif ambitionne de créer davantage de valeur sur le territoire, de stimuler les investissements dans les infrastructures minières et de renforcer les recettes fiscales liées à l’exploitation de l’or.

Une chaîne d’exportation placée sous haute surveillance

Le décret redéfinit l’ensemble du dispositif de contrôle de la filière aurifère en précisant les responsabilités des différents intervenants.

Du côté des opérateurs économiques, seules les sociétés minières industrielles et semi-industrielles, les exploitants artisanaux agréés ainsi que les comptoirs d’achat autorisés pourront intervenir dans le circuit officiel.

Sur le plan institutionnel, plusieurs administrations seront chargées du contrôle et du suivi des opérations. Il s’agit notamment de l’Office guinéen d’expertise de l’or, du diamant et autres matières précieuses (OGE), de la Direction générale des douanes, de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), du Laboratoire national de la géologie ainsi que de la Brigade anti-fraude des matières précieuses.

Les autorités expliquent que cette nouvelle organisation doit permettre d’améliorer la traçabilité de l’or, de renforcer la transparence des transactions, d’assurer un meilleur rapatriement des devises issues des exportations et d’aligner la filière sur les standards internationaux de gouvernance.

Des exportations strictement encadrées

Le nouveau dispositif limite les opérations d’exportation aux sociétés minières industrielles, aux entreprises semi-industrielles, aux comptoirs agréés ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée dans le cadre de ses missions.

Chaque demande d’autorisation devra être accompagnée d’un dossier complet comprenant notamment le certificat d’origine, le certificat d’analyse délivré par la raffinerie, l’attestation de conformité établie par l’OGE, la facture commerciale, le contrat de vente ou d’achat, la déclaration en douane, la preuve de domiciliation bancaire, un engagement formel de rapatriement des devises ainsi que l’autorisation délivrée par le ministre en charge des Mines.

Une plateforme numérique pour assurer la traçabilité de l’or

L’une des principales innovations introduites par le décret réside dans la création d’une plateforme nationale de traçabilité de l’or.

Placée sous la supervision du ministère des Mines et de la Géologie, cette plateforme centralisera l’enregistrement des producteurs, la déclaration des volumes extraits, le suivi des mouvements d’or brut et la délivrance des certificats d’origine.

Le gouvernement entend ainsi disposer d’un système numérique permettant de suivre chaque étape du parcours de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Des exigences renforcées en matière de conformité

Le décret impose à l’ensemble des acteurs de la filière le respect des principes internationaux de diligence raisonnable.

Les opérateurs devront notamment se conformer aux exigences relatives à la traçabilité des minerais, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, aucune activité liée à l’achat, à la collecte, au transport, au traitement, au raffinage ou à l’exportation de l’or ne pourra être exercée sans agrément, licence ou autorisation délivrés conformément à la réglementation nationale.

Les raffineries guinéennes désormais prioritaires

En application de l’article 139 du Code minier, le décret instaure une obligation d’approvisionnement prioritaire des raffineries agréées implantées sur le territoire guinéen.

Les modalités de cette priorité seront définies par arrêté du ministre en charge des Mines, après avis conforme du Conseil des ministres.

Le texte précise toutefois que les sociétés minières et les comptoirs agréés demeurent propriétaires de leur production aurifère. Les raffineries interviennent uniquement comme prestataires de transformation, sauf disposition contractuelle contraire entre les parties.

Des sanctions sévères contre les contrevenants

Le nouveau cadre réglementaire prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales destiné à garantir le respect de ces nouvelles obligations.

Les contrevenants pourront notamment faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait de leurs autorisations, de la saisie des quantités d’or concernées ainsi que de la suspension de leurs autorisations d’exportation.

Le décret prévoit également que toute exportation d’or brut réalisée en violation de ces dispositions entraînera la confiscation de la marchandise au profit de l’État, sans préjudice des poursuites prévues par le Code minier, le Code des douanes et les autres textes applicables.

Une transition de trois mois avant l’entrée en vigueur complète

Afin de permettre aux opérateurs de s’adapter à cette nouvelle réglementation, le gouvernement instaure une période transitoire de 90 jours.

Durant cette phase, les exportations d’or brut continueront de s’effectuer selon les règles actuellement en vigueur. À l’issue de ce délai, le raffinage local deviendra une condition obligatoire pour toute exportation.

Le décret abroge enfin les dispositions antérieures incompatibles avec ce nouveau dispositif, notamment le décret D-2026-0212-PRG-SGG du 3 juillet 2026 relatif à la réglementation de la filière aurifère nationale.

Avec cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de transformer en profondeur la gouvernance de l’industrie aurifère. Au-delà du renforcement des mécanismes de contrôle, l’objectif est de faire de la transformation locale un levier de création de valeur, d’industrialisation et de souveraineté économique, dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux tirer profit de leurs ressources minières.