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Inondations à Dakar : le gouvernement déclenche un plan d’urgence et annonce des secours aux sinistrés.

Les fortes pluies enregistrées durant le week-end des 3 et 4 octobre 2026 ont provoqué d’importantes inondations à Dakar et dans plusieurs localités du Sénégal. Routes submergées, déplacements fortement perturbés et habitations envahies par les eaux : la situation a conduit les autorités à renforcer leur dispositif d’intervention. Lundi 5 octobre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a annoncé le déclenchement du plan d’urgence régional de Dakar et la mise en place de mesures d’assistance aux populations touchées.

Des cumuls de pluie importants paralysent plusieurs secteurs

Selon les données de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), les précipitations ont atteint des niveaux particulièrement élevés dans plusieurs zones de la région de Dakar. Rufisque a enregistré 142 millimètres de pluie, contre 138 millimètres à Dakar-Yoff, 90 millimètres à Guédiawaye et 72 millimètres à Mbao. Ces volumes ont contribué à la saturation de plusieurs secteurs et à la multiplication des difficultés de circulation.

Depuis dimanche soir, des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des rues inondées et des axes routiers difficilement praticables. Dans plusieurs quartiers, les déplacements sont devenus particulièrement compliqués, affectant les activités professionnelles et économiques ainsi que les trajets quotidiens des habitants.

À Rufisque et dans d’autres zones de la banlieue dakaroise, des riverains ont témoigné de l’ampleur des difficultés. Certains automobilistes ont dû modifier leurs itinéraires, tandis que des habitants ont signalé des infiltrations et des inondations dans leurs domiciles.

Le gouvernement active un dispositif d’urgence

Face à la situation, le Premier ministre a présidé, lundi 5 octobre, une réunion d’urgence avec les ministres et responsables des services concernés. À l’issue de cette rencontre, il a annoncé le déclenchement du plan d’urgence régional de Dakar, afin d’assurer une surveillance continue et de coordonner les interventions sur le terrain.

Plusieurs zones sensibles ont été identifiées, notamment certains axes autoroutiers, les abords de l’hôpital Philippe Maguilen Senghor et la zone de captage. Les autorités entendent également anticiper les éventuelles perturbations de la distribution d’eau et d’électricité.

Pour rétablir progressivement la mobilité, des opérations de dégagement doivent se poursuivre dans les secteurs les plus affectés. Un comité de veille a par ailleurs été institué pour suivre l’évolution de la situation et accompagner les interventions des services mobilisés.

Le chef du gouvernement a également annoncé la mise à disposition des ressources financières nécessaires aux opérations urgentes, avec des instructions adressées au ministère des Finances pour accélérer le déblocage des fonds.

Une aide annoncée pour les familles sinistrées

L’assistance aux populations touchées constitue un autre volet du dispositif gouvernemental. Ahmadou Al Aminou Lô a demandé au ministère chargé de la Famille et des Solidarités de prendre les dispositions nécessaires pour secourir les ménages en difficulté, notamment par la distribution d’eau et de nourriture.

Ces mesures interviennent alors que plusieurs familles font face à des dégâts matériels et à des conditions de vie dégradées. Le bilan provisoire communiqué par le ministère de l’Intérieur fait également état de pertes en vies humaines et de blessés à Dakar et à Matam, sans fournir de décompte détaillé dans cette première communication.

La rentrée scolaire à Dakar en question

Les conséquences des inondations pourraient également affecter le calendrier scolaire. Le Premier ministre a demandé au ministre de l’Éducation nationale d’évaluer la situation dans les zones concernées et, si nécessaire, de proposer un report de la rentrée à Dakar si les eaux ne se retirent pas suffisamment.

Cette éventualité dépendra de l’évolution des conditions sur le terrain et de la possibilité d’assurer la sécurité des élèves, des enseignants et du personnel éducatif.

Par ailleurs, les prévisions météorologiques appellent à la vigilance. L’ANACIM a signalé une probabilité élevée de nouvelles précipitations dans plusieurs régions du pays jusqu’au 14 octobre. Les autorités doivent donc maintenir leur dispositif de surveillance et adapter les interventions en fonction de l’évolution des conditions météorologiques.

Alors que les opérations d’assistance et de dégagement se poursuivent, les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des dégâts, répondre aux besoins des sinistrés et rétablir progressivement la circulation dans les secteurs les plus touchés.

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Santé : un projet de centre de thérapie par cellules souches de 10 millions de dollars annoncé à Dakar.

Le Sénégal pourrait franchir une nouvelle étape dans le développement de son offre de soins spécialisés. La société égyptienne Safe Call Bank envisage d’investir 10 millions de dollars dans la construction d’un centre thérapeutique consacré aux cellules souches à Dakar. Le projet a été présenté, dimanche 4 octobre 2026, au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, lors de son séjour à El-Alamein, en Égypte.

La proposition a été exposée par le Dr Hisham Issa, directeur général de l’entreprise égyptienne. Selon les informations communiquées, Safe Call Bank prévoit de financer la réalisation de cette infrastructure sur fonds propres. Aucun calendrier précis de construction ou de mise en service n’a toutefois été annoncé.

Dakar ciblée pour accueillir des patients de la sous-région

Le futur établissement devrait accueillir des patients sénégalais, mais également des personnes venant d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. À travers cette initiative, les promoteurs entendent rapprocher les soins spécialisés des populations de la région et réduire la nécessité pour certains patients de se rendre à l’étranger pour bénéficier de traitements spécifiques.

Si le projet se concrétise, il pourrait contribuer à diversifier l’offre médicale disponible au Sénégal et à renforcer l’attractivité de Dakar dans le domaine des soins spécialisés. Il s’inscrit également dans une dynamique de coopération économique entre le Sénégal et l’Égypte, qui explorent plusieurs possibilités de partenariat dans différents secteurs.

Les enjeux médicaux des thérapies par cellules souches

Les cellules souches suscitent un intérêt important dans la recherche biomédicale en raison de leur capacité à se différencier en plusieurs types de cellules. Certaines applications médicales sont déjà établies, tandis que d’autres font encore l’objet de recherches et d’essais cliniques.

Leur utilisation dépend notamment de la pathologie concernée, du type de cellules employé et des données scientifiques disponibles. Toutes les thérapies présentées comme fondées sur les cellules souches ne disposent donc pas du même niveau de validation médicale. La mise en place d’un centre spécialisé devra s’accompagner d’exigences rigoureuses en matière d’autorisation, de sécurité des traitements, de qualification des équipes et de suivi des patients.

À ce stade, les informations rendues publiques ne précisent pas les maladies qui seront prises en charge dans le futur établissement, les traitements qui y seront proposés ni les modalités de contrôle médical et réglementaire prévues.

Un projet au service des ambitions sanitaires du Sénégal

Au-delà de son volet médical, cet investissement annoncé s’inscrit dans l’ambition de positionner le Sénégal comme un pôle régional de santé capable d’attirer des capitaux privés, des technologies et des compétences spécialisées.

L’implantation d’infrastructures de pointe pourrait contribuer au renforcement des capacités nationales et à une meilleure prise en charge des patients dans la sous-région. Ses retombées dépendront toutefois de la concrétisation du projet, de son accessibilité financière et de la qualité des services proposés.

Pour le Sénégal, l’enjeu sera ainsi de transformer cette annonce d’investissement en une infrastructure opérationnelle, répondant aux normes médicales en vigueur et aux besoins réels des populations.

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Le navire-hôpital chinois « Ji Xiang Fang Zhou » attendu à Dakar pour une campagne de soins gratuits

Le navire-hôpital de la Marine chinoise « Ji Xiang Fang Zhou » fera escale au Port autonome de Dakar du 24 septembre au 1er octobre 2026. Cette présence sera marquée par une campagne de consultations et de soins médicaux gratuits au bénéfice de patients préalablement identifiés par les services compétents du ministère sénégalais de la Santé.

Selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), les consultations médicales se dérouleront du 25 au 30 septembre. Elles seront organisées quotidiennement du 25 au 29 septembre, tandis que la matinée du 30 septembre sera consacrée à la prise en charge médicale des patients.

Des bénéficiaires sélectionnés en amont

La campagne ne sera pas ouverte à l’inscription libre du public. La DIRPA indique que les bénéficiaires ont été identifiés et sélectionnés en amont par les structures sanitaires compétentes du ministère de la Santé.

Cette organisation vise à assurer une prise en charge des patients orientés vers le dispositif médical mis en place à bord du navire durant son séjour à Dakar.

Une escale inscrite dans la coopération sino-sénégalaise

Cette escale s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et la Chine, notamment dans le domaine de la santé et de l’action médicale.

Au-delà de sa dimension sanitaire, la présence du « Ji Xiang Fang Zhou » à Dakar illustre la poursuite des échanges entre les deux pays dans le cadre de leur coopération militaire et humanitaire. Les missions médicales constituent en effet l’un des volets de l’action internationale des navires-hôpitaux chinois.

Conçu pour participer à des opérations médicales, humanitaires et de coopération sanitaire, le « Ji Xiang Fang Zhou » intervient dans différents contextes liés à l’assistance médicale et aux échanges internationaux.

Son escale à Dakar du 24 septembre au 1er octobre 2026 devrait ainsi renforcer, sur le terrain, les liens de coopération entre les deux pays tout en offrant une prise en charge médicale gratuite aux patients retenus pour cette campagne.

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Intelligence artificielle : Dakar au cœur des réflexions sur sa régulation en Afrique francophone.

Comment encadrer les nouvelles technologies sans freiner l’innovation ? Cette question est au cœur d’un atelier régional consacré à la régulation de l’intelligence artificielle en Afrique francophone, ouvert mercredi 16 septembre à l’Assemblée nationale du Sénégal, à Dakar.

Prévue jusqu’au 18 septembre, la rencontre réunit des parlementaires du Sénégal, du Bénin, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire, ainsi que des experts et des acteurs du numérique et de l’innovation.

Organisé en partenariat avec NIYEL, l’atelier intervient alors que ces technologies occupent une place croissante dans les administrations publiques, les services aux citoyens et les activités économiques. Cette évolution pose de nouveaux défis aux législateurs, appelés à adapter les cadres juridiques aux transformations en cours.

Protéger les droits tout en favorisant l’innovation

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du président de l’Assemblée nationale, la quatrième vice-présidente, Mbéne Faye, a mis en avant le potentiel de ces outils pour accompagner le développement. Elle a toutefois souligné les enjeux liés à la protection des droits, des données personnelles et à la souveraineté numérique.

Elle a ainsi appelé à une implication accrue des parlementaires afin de mettre en place des règles capables de protéger l’intérêt général tout en créant un environnement favorable à l’innovation.

L’objectif est notamment de prévenir les risques liés aux nouveaux usages sans imposer des contraintes susceptibles de limiter le développement des solutions technologiques.

Les Parlements africains appelés à renforcer leur expertise

Le président de la Commission de la Culture et de la Communication, Aliou Sène, a insisté sur la nécessité pour les Parlements africains de mieux maîtriser les enjeux liés à ces évolutions technologiques.

Cette expertise doit permettre aux législateurs d’anticiper les mutations à venir et de concevoir des réglementations adaptées aux réalités économiques, sociales et institutionnelles du continent.

Il a également plaidé pour une approche africaine fondée sur la coopération régionale, la protection des citoyens et le soutien à l’innovation.

Comparer les expériences pour mieux légiférer

Les travaux permettent aux participants de confronter les dispositifs existants dans leurs différents pays. Les échanges portent notamment sur les points de convergence, les insuffisances des cadres actuels et les besoins en matière de législation.

Des recommandations et des feuilles de route sont attendues à l’issue de la rencontre. Elles devraient contribuer à renforcer les capacités des Parlements à accompagner la gouvernance des technologies émergentes.

Au-delà des législations nationales, cette rencontre de Dakar traduit la volonté de renforcer le dialogue parlementaire africain face à des innovations appelées à transformer durablement les économies, les administrations et les sociétés.

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À Dakar, l’ANSTS place la sécurité alimentaire et nutritionnelle au cœur des priorités nationales.

« Construire une souveraineté alimentaire durable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au nom de la dignité ». C’est autour de cette thématique que l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a consacré sa séance académique solennelle, tenue mardi 21 juillet à Dakar, sous la présidence effective du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

À travers cette rencontre, l’institution scientifique entend replacer la question alimentaire au cœur des enjeux de souveraineté nationale et de développement. Pour l’ANSTS, la souveraineté alimentaire ne saurait en effet se limiter à la capacité d’un pays à accroître sa production agricole. Elle renvoie également à la possibilité pour chaque nation de définir et de maîtriser son propre système alimentaire, de réduire sa dépendance extérieure et de garantir à ses populations une alimentation suffisante, saine et accessible.

Un enjeu de souveraineté et de sécurité nationale

Présentant le contexte et les fondements de cette séance académique, le professeur Bhen Sikina Toguebaye, secrétaire adjoint du Secrétariat perpétuel de l’ANSTS, a souligné l’importance croissante de la souveraineté alimentaire dans l’élaboration des politiques publiques.

Selon lui, pour les pays en développement, cette ambition doit se traduire par la construction d’un système alimentaire durable, capable de renforcer l’autonomie nationale tout en s’appuyant sur les potentialités propres à chaque pays.

Cette problématique revêt une importance particulière dans un environnement international marqué par les crises géopolitiques, les effets du changement climatique et les perturbations récurrentes des chaînes d’approvisionnement. Ces facteurs ont rappelé la vulnérabilité des pays dépendants des importations alimentaires et renforcé la nécessité de développer des systèmes de production plus résilients.

Le Sénégal se trouve ainsi face à un paradoxe : malgré ses ressources agricoles, pastorales, halieutiques et forestières, le pays demeure fortement dépendant des importations pour couvrir une partie de ses besoins alimentaires. Dans le même temps, différentes formes de malnutrition persistent, faisant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle un défi à la fois économique, social et sanitaire.

La recherche scientifique au cœur de la stratégie nationale

Face à ces défis, le gouvernement a fait de la souveraineté alimentaire l’une de ses priorités stratégiques, notamment à travers la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2025-2034.

Cette orientation vise à engager une transformation structurelle du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. Elle repose notamment sur la valorisation des productions locales, le développement de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi que sur une meilleure coordination des politiques publiques.

Pour l’ANSTS, la réussite de cette ambition passe nécessairement par une mobilisation accrue de l’expertise scientifique nationale. La recherche doit ainsi contribuer à améliorer la productivité, renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique et favoriser l’émergence de chaînes de valeur capables de créer davantage de richesses et d’emplois au niveau local.

Tirer les leçons des expériences passées

Au-delà des orientations actuelles, le professeur Toguebaye a également appelé à tirer les enseignements des politiques menées depuis l’indépendance. Les différentes initiatives en faveur de l’autosuffisance alimentaire ont, selon lui, été confrontées à des difficultés liées notamment à la fragmentation des politiques publiques et aux ruptures dans la continuité des programmes.

Ces expériences constituent toutefois un acquis sur lequel il est désormais possible de bâtir une nouvelle dynamique. Celle-ci devrait reposer sur davantage de cohérence, de continuité et d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques.

L’objectif est de dépasser les réponses ponctuelles pour inscrire la souveraineté alimentaire dans une stratégie de long terme, intégrant l’ensemble des dimensions de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation, en passant par la transformation, le stockage et la distribution.

L’ANSTS veut contribuer à éclairer la décision publique

En consacrant sa séance académique solennelle à cette question, l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal entend mettre son expertise au service des politiques publiques.

Les réflexions engagées à Dakar doivent ainsi permettre de formuler des recommandations susceptibles d’accompagner les autorités dans la construction d’un système alimentaire plus résilient, inclusif et durable.

À travers cette démarche, l’ANSTS rappelle que la souveraineté alimentaire constitue désormais un enjeu multidimensionnel, à la croisée de la sécurité nationale, de la stabilité économique, de la santé publique et de la dignité humaine. Dans cette perspective, la science, la recherche et l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour permettre au Sénégal de renforcer durablement son autonomie alimentaire et de mieux répondre aux besoins de ses populations.

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Dakar renforce son dispositif de propreté avec 2 000 bacs à ordures à l’approche des JOJ 2026.

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la Ville de Dakar accélère ses actions en faveur de la salubrité urbaine. Le maire Abass Fall a officiellement lancé, mardi 14 juillet, l’opération « Zéro déchet », une initiative destinée à améliorer durablement la gestion des déchets et à offrir une capitale plus propre avant cet événement sportif historique.

À cette occasion, la municipalité a remis à la Société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged) un important lot d’équipements comprenant 2 000 bacs à ordures de 660 litres, dont 1 000 seront directement exploités par l’entreprise, ainsi que 3 000 sacs à sable destinés à renforcer les opérations de propreté dans l’ensemble du département de Dakar.

Un dispositif renforcé pour une capitale prête à accueillir le monde

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs autorités, dont Cécile Faye, secrétaire générale du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), qui a salué cette initiative comme un appui majeur aux préparatifs de l’événement.

Selon elle, cette dotation constitue un renforcement significatif du dispositif de gestion des déchets, notamment dans les zones donnant accès aux sites de compétition ainsi que dans les principaux espaces publics appelés à accueillir les visiteurs, les délégations et les athlètes.

Les JOJ Dakar 2026, premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain, représentent un enjeu majeur pour l’image du Sénégal, faisant de la qualité du cadre de vie et de la propreté urbaine des priorités pour les autorités.

Une répartition sur l’ensemble du territoire dakarois

Le maire Abass Fall a précisé que les nouveaux équipements seront déployés dans toutes les communes de la capitale. Chaque 19 communes de Dakar bénéficiera de 20 bacs à ordures, tandis que des dotations spécifiques seront également attribuées aux établissements scolaires ainsi qu’aux lieux de culte.

À travers cette opération, l’édile entend faire de Dakar une ville plus propre, plus attractive et plus agréable à vivre, en s’inspirant des standards observés dans les grandes métropoles internationales.

Les JOJ 2026 comme catalyseur des politiques environnementales

Pour le Comité d’organisation des Jeux, cette initiative dépasse le simple cadre de la gestion des déchets. Elle traduit une volonté de placer la protection de l’environnement et la qualité des espaces publics au cœur des préparatifs de l’événement.

Cécile Faye a souligné que cette mobilisation témoigne de l’engagement de la municipalité en faveur des populations, mais également de la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse. Elle a rappelé que la propreté de Dakar contribuera directement à l’image que le Sénégal projettera auprès des milliers de visiteurs attendus à l’occasion de cette compétition internationale.

Avec l’opération « Zéro déchet », la Ville de Dakar affiche ainsi son ambition de conjuguer développement urbain, protection de l’environnement et excellence organisationnelle, afin de faire des JOJ 2026 une vitrine du savoir-faire sénégalais et africain.

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Économie sociale et solidaire : Dakar veut accélérer l’adoption de cadres juridiques à l’échelle africaine.

Dix pays africains sont actuellement engagés dans l’élaboration de législations dédiées à l’économie sociale et solidaire (ESS), une dynamique que le 2ᵉ Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) entend accompagner. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar, cet événement réunira gouvernements, institutions régionales, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ESS sur le continent.

Un forum au service de la structuration de l’ESS en Afrique

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le président du comité d’organisation du FORA’ESS, Malick Diop, a indiqué que cette deuxième édition aura pour ambition d’accompagner plusieurs États africains dans la mise en place de cadres juridiques et institutionnels capables de structurer durablement l’économie sociale et solidaire.

Selon lui, l’objectif est de doter les pays africains d’outils législatifs favorisant le développement des coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et autres structures de l’économie solidaire, considérées comme des leviers importants de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.

L’Union africaine au cœur des échanges

Les travaux bénéficieront de la participation de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union africaine, qui a adopté en 2025 une stratégie décennale consacrée au développement de l’économie sociale et solidaire.

Des représentants de l’organisation continentale prendront part aux discussions avec les ministres africains en charge du secteur afin d’examiner les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et de renforcer la coopération entre les États.

Collectivités locales et partenaires financiers mobilisés

Le programme du forum prévoit plusieurs séquences stratégiques. Une séance plénière sera consacrée au rôle des collectivités territoriales, appelées à devenir des acteurs majeurs du développement de l’ESS à travers leurs politiques locales.

Une autre plénière réunira les partenaires techniques et financiers afin d’explorer les solutions destinées à améliorer le financement des initiatives portées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et à renforcer leur accompagnement.

Plus de 2 500 participants attendus à Dakar

Le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a annoncé que le forum accueillera plus de 2 500 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’Europe.

Plus de vingt ministres en charge de l’économie sociale et solidaire participeront également aux travaux, qui s’articuleront autour de 23 ateliers thématiques consacrés aux enjeux de gouvernance, de financement, d’innovation sociale, de formation et de coopération régionale.

Le Sénégal veut consolider son leadership continental

Pour Dr Alioune Dione, l’organisation de cette rencontre internationale confirme la place croissante du Sénégal comme référence africaine en matière d’économie sociale et solidaire.

Le ministre a rappelé que le pays s’est progressivement doté d’un dispositif institutionnel complet comprenant un ministère dédié, une loi d’orientation, un décret d’application ainsi que plusieurs mécanismes de financement et d’accompagnement des acteurs du secteur.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large consistant à faire du Sénégal un véritable pôle continental de l’économie sociale et solidaire.

Vers un Observatoire africain de l’ESS

Parmi les principales perspectives attendues à l’issue du forum figure la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Cette structure aurait pour mission de renforcer la production de données fiables, d’assurer le suivi des politiques publiques, de mesurer l’impact des initiatives engagées et de favoriser le partage des bonnes pratiques entre les États africains.

À travers cette nouvelle édition du FORA’ESS, les organisateurs espèrent ainsi faire de l’économie sociale et solidaire un pilier majeur des stratégies africaines de développement inclusif, de création d’emplois et de réduction des inégalités.

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Dakar : l’artiste Sayon Camara reçue en audience à l’Ambassade de Guinée

Une rencontre de courtoisie autour des préparatifs de la fête de l’indépendance du 2 octobre 2026

L’icône de la musique guinéenne, Sayon Camara, accompagnée de sa délégation, a effectué ce mardi 30 juin une visite de courtoisie à l’Ambassade de Guinée au Sénégal, où elle a été reçue par l’ambassadeur, Son Excellence Mandjou Djoubaté.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs des festivités commémorant la fête de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre 2026 à Dakar. À cette occasion, les échanges ont porté sur l’organisation artistique et culturelle de l’événement, qui ambitionne de mettre en valeur le patrimoine musical guinéen et de renforcer les liens entre la diaspora et la représentation diplomatique.

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Selon les informations issues de l’audience, le choix de l’artiste Sayon Camara a été retenu pour assurer l’animation culturelle de cette célébration, dans une volonté d’offrir au public une programmation à la fois festive et représentative de la richesse artistique guinéenne.

À l’issue de la rencontre, l’artiste a exprimé sa satisfaction et sa gratitude pour la confiance placée en elle. Elle a remercié l’ensemble du personnel diplomatique pour l’accueil et a réaffirmé son engagement à contribuer au rayonnement de la célébration du 2 octobre 2026 à Dakar, sous l’impulsion de l’Ambassadeur Mandjou Djoubaté.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture guinéenne à l’étranger et de mobilisation de la communauté autour des grandes dates symboliques du pays.

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Transport aérien : Air Transat inaugure la première liaison directe entre Montréal et Dakar.

Air Transat a officiellement lancé, le 18 juin 2026, sa nouvelle liaison directe entre Montréal et Dakar, marquant une étape importante dans le développement de sa présence sur le continent africain. Cette ouverture intervient quelques semaines après l’inauguration de la desserte Montréal–Agadir, au Maroc, et confirme la volonté de la compagnie canadienne de renforcer sa connectivité avec l’Afrique.

Le premier vol a atterri à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à Diass, sous les regards des autorités sénégalaises et canadiennes venues célébrer l’événement. Cette nouvelle route constitue une avancée majeure dans les échanges entre les deux pays et ouvre une nouvelle perspective pour les voyageurs, les étudiants, les entrepreneurs et les membres des diasporas établies de part et d’autre de l’Atlantique.

Une première historique pour l’aviation canadienne en Afrique de l’Ouest

Assurée à bord d’un Airbus A321LR, la liaison sera exploitée à raison de deux vols hebdomadaires, les mercredis et samedis, jusqu’au 21 octobre 2026.

Cette desserte revêt une portée particulière puisqu’elle devient la première liaison aérienne directe opérée par une compagnie canadienne entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest. Une avancée qui témoigne du potentiel croissant des relations économiques, culturelles et humaines entre le Sénégal et le Canada.

Pour les responsables d’Air Transat, cette ouverture répond à une demande réelle de mobilité et vient renforcer les liens entre deux pays unis par une importante communauté sénégalaise installée au Canada, particulièrement au Québec.

Un levier pour les échanges économiques, éducatifs et culturels

Lors de la cérémonie d’accueil du vol inaugural, plusieurs intervenants ont souligné la portée stratégique de cette nouvelle connexion aérienne.

Les représentants canadiens ont mis en avant une initiative tournée vers l’avenir, destinée à soutenir le développement des échanges commerciaux, universitaires et culturels entre les deux pays. Cette liaison est perçue comme un outil facilitant les partenariats institutionnels, les investissements et les projets de coopération dans de nombreux secteurs.

Les autorités québécoises ont notamment insisté sur la dimension humaine de cette nouvelle route, appelée à rapprocher davantage les populations et à encourager la circulation des talents, des étudiants et des entrepreneurs.

Dakar consolide son rôle de hub régional

Pour les gestionnaires de l’Aéroport international Blaise Diagne, l’arrivée d’Air Transat renforce le positionnement stratégique de Dakar comme plateforme régionale de connectivité entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Cette nouvelle liaison devrait contribuer à accroître les flux de voyageurs internationaux tout en favorisant le développement du transport d’affaires et du tourisme. Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du secteur aérien sénégalais et dans l’ambition du pays de devenir un carrefour incontournable des échanges internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une opportunité pour le tourisme sénégalais

Les acteurs du tourisme sénégalais voient également dans cette desserte un levier important pour accroître l’attractivité de la destination Sénégal sur le marché nord-américain.

L’amélioration de la connectivité aérienne est considérée comme un facteur essentiel de croissance du secteur touristique, en facilitant l’accès au pays pour les visiteurs canadiens et les voyageurs en provenance d’autres régions du continent américain.

Les professionnels du secteur espèrent que cette liaison s’inscrira durablement dans le paysage aérien et contribuera à soutenir les ambitions du Sénégal en matière de développement touristique.

Une dimension humaine et académique

Le vol inaugural transportait également plusieurs jeunes Sénégalais participant à des programmes de formation et d’échanges au Canada, notamment dans les domaines de l’environnement et de la préservation des écosystèmes marins et côtiers.

Leur présence à bord illustre la dimension humaine de cette nouvelle connexion aérienne, qui dépasse largement le cadre commercial pour devenir un outil de rapprochement entre les peuples et de renforcement de la coopération académique.

Une liaison stratégique dans un contexte international dynamique

L’ouverture de cette route intervient dans un contexte particulier marqué par l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Cette nouvelle liaison pourrait ainsi faciliter les déplacements liés aux événements sportifs, économiques, culturels et universitaires prévus dans les mois à venir.

Au-delà du transport aérien, cette desserte directe entre Montréal et Dakar apparaît comme un instrument stratégique destiné à renforcer les échanges entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest, tout en consolidant les liens historiques, économiques et humains qui unissent les deux pays.

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Dakar accueille un atelier régional sur la lutte contre les ransomwares et la criminalité liée aux cryptomonnaies.

Les travaux de l’Atelier régional sur les ransomwares et les cryptomonnaies ont officiellement débuté le 16 juin 2026 à Dakar, au Sénégal. Cette rencontre de haut niveau est organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers son Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité, avec le soutien du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi du Département d’État des États-Unis.

Prévu du 16 au 18 juin, cet atelier réunit des experts, magistrats, enquêteurs, régulateurs financiers et spécialistes de la cybersécurité de plusieurs pays africains autour d’un objectif commun : renforcer les capacités nationales et régionales de prévention, de détection et de répression de la cybercriminalité.

Renforcer les capacités face aux nouvelles formes de criminalité numérique

Dans un contexte marqué par la multiplication des cyberattaques à l’échelle mondiale, les échanges portent principalement sur les ransomwares, ces logiciels malveillants utilisés pour bloquer l’accès à des systèmes informatiques en échange d’une rançon, ainsi que sur l’utilisation croissante des cryptomonnaies dans les circuits financiers illicites.

À travers des panels techniques, des études de cas, des exercices pratiques et des simulations multi-agences inspirées de scénarios réels, les participants travaillent à l’amélioration des mécanismes de coopération et des réponses opérationnelles face à ces menaces transnationales.

L’objectif est de permettre aux États africains de développer des stratégies coordonnées et durables afin de mieux protéger leurs institutions, leurs infrastructures critiques et leurs systèmes financiers.

Une forte représentation guinéenne

La Guinée participe activement à cette rencontre régionale à travers une délégation composée de représentants de plusieurs institutions stratégiques impliquées dans la lutte contre la criminalité économique et numérique.

La délégation comprend notamment Francis Kova Zomanigui, président de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mamadou Dian Diallo, conseiller à la CRIEF, Ibrahima Barry, inspecteur à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Boubacar Sidy Keïta, conseiller juridique de l’Agence nationale de la défense économique (ANDE), ainsi que Lansana Traoré, responsable de la communication au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Leur participation s’inscrit dans la continuité des formations spécialisées organisées à Conakry en 2024 et 2025 dans le cadre du Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité.

Une coopération régionale renforcée

Outre la Guinée, l’atelier rassemble des délégations venues du Sénégal, du Cameroun, du Togo et du Bénin. Les travaux visent à favoriser le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques et le renforcement de la coopération judiciaire et technique entre les pays participants.

Face à des cybercriminels qui opèrent désormais sans frontières, les organisateurs estiment que seule une approche collective permettra de répondre efficacement aux défis posés par les attaques numériques et les flux financiers illicites liés aux nouvelles technologies.

Cette rencontre illustre ainsi la volonté croissante des États africains de faire de la cybersécurité un pilier essentiel de la gouvernance, de la stabilité économique et de la protection des citoyens dans un environnement numérique en constante évolution.