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À Dakar, l’ANSTS place la sécurité alimentaire et nutritionnelle au cœur des priorités nationales.

« Construire une souveraineté alimentaire durable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au nom de la dignité ». C’est autour de cette thématique que l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) a consacré sa séance académique solennelle, tenue mardi 21 juillet à Dakar, sous la présidence effective du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

À travers cette rencontre, l’institution scientifique entend replacer la question alimentaire au cœur des enjeux de souveraineté nationale et de développement. Pour l’ANSTS, la souveraineté alimentaire ne saurait en effet se limiter à la capacité d’un pays à accroître sa production agricole. Elle renvoie également à la possibilité pour chaque nation de définir et de maîtriser son propre système alimentaire, de réduire sa dépendance extérieure et de garantir à ses populations une alimentation suffisante, saine et accessible.

Un enjeu de souveraineté et de sécurité nationale

Présentant le contexte et les fondements de cette séance académique, le professeur Bhen Sikina Toguebaye, secrétaire adjoint du Secrétariat perpétuel de l’ANSTS, a souligné l’importance croissante de la souveraineté alimentaire dans l’élaboration des politiques publiques.

Selon lui, pour les pays en développement, cette ambition doit se traduire par la construction d’un système alimentaire durable, capable de renforcer l’autonomie nationale tout en s’appuyant sur les potentialités propres à chaque pays.

Cette problématique revêt une importance particulière dans un environnement international marqué par les crises géopolitiques, les effets du changement climatique et les perturbations récurrentes des chaînes d’approvisionnement. Ces facteurs ont rappelé la vulnérabilité des pays dépendants des importations alimentaires et renforcé la nécessité de développer des systèmes de production plus résilients.

Le Sénégal se trouve ainsi face à un paradoxe : malgré ses ressources agricoles, pastorales, halieutiques et forestières, le pays demeure fortement dépendant des importations pour couvrir une partie de ses besoins alimentaires. Dans le même temps, différentes formes de malnutrition persistent, faisant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle un défi à la fois économique, social et sanitaire.

La recherche scientifique au cœur de la stratégie nationale

Face à ces défis, le gouvernement a fait de la souveraineté alimentaire l’une de ses priorités stratégiques, notamment à travers la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2025-2034.

Cette orientation vise à engager une transformation structurelle du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. Elle repose notamment sur la valorisation des productions locales, le développement de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi que sur une meilleure coordination des politiques publiques.

Pour l’ANSTS, la réussite de cette ambition passe nécessairement par une mobilisation accrue de l’expertise scientifique nationale. La recherche doit ainsi contribuer à améliorer la productivité, renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique et favoriser l’émergence de chaînes de valeur capables de créer davantage de richesses et d’emplois au niveau local.

Tirer les leçons des expériences passées

Au-delà des orientations actuelles, le professeur Toguebaye a également appelé à tirer les enseignements des politiques menées depuis l’indépendance. Les différentes initiatives en faveur de l’autosuffisance alimentaire ont, selon lui, été confrontées à des difficultés liées notamment à la fragmentation des politiques publiques et aux ruptures dans la continuité des programmes.

Ces expériences constituent toutefois un acquis sur lequel il est désormais possible de bâtir une nouvelle dynamique. Celle-ci devrait reposer sur davantage de cohérence, de continuité et d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques.

L’objectif est de dépasser les réponses ponctuelles pour inscrire la souveraineté alimentaire dans une stratégie de long terme, intégrant l’ensemble des dimensions de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation, en passant par la transformation, le stockage et la distribution.

L’ANSTS veut contribuer à éclairer la décision publique

En consacrant sa séance académique solennelle à cette question, l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal entend mettre son expertise au service des politiques publiques.

Les réflexions engagées à Dakar doivent ainsi permettre de formuler des recommandations susceptibles d’accompagner les autorités dans la construction d’un système alimentaire plus résilient, inclusif et durable.

À travers cette démarche, l’ANSTS rappelle que la souveraineté alimentaire constitue désormais un enjeu multidimensionnel, à la croisée de la sécurité nationale, de la stabilité économique, de la santé publique et de la dignité humaine. Dans cette perspective, la science, la recherche et l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels pour permettre au Sénégal de renforcer durablement son autonomie alimentaire et de mieux répondre aux besoins de ses populations.

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Dakar renforce son dispositif de propreté avec 2 000 bacs à ordures à l’approche des JOJ 2026.

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la Ville de Dakar accélère ses actions en faveur de la salubrité urbaine. Le maire Abass Fall a officiellement lancé, mardi 14 juillet, l’opération « Zéro déchet », une initiative destinée à améliorer durablement la gestion des déchets et à offrir une capitale plus propre avant cet événement sportif historique.

À cette occasion, la municipalité a remis à la Société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged) un important lot d’équipements comprenant 2 000 bacs à ordures de 660 litres, dont 1 000 seront directement exploités par l’entreprise, ainsi que 3 000 sacs à sable destinés à renforcer les opérations de propreté dans l’ensemble du département de Dakar.

Un dispositif renforcé pour une capitale prête à accueillir le monde

La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de plusieurs autorités, dont Cécile Faye, secrétaire générale du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), qui a salué cette initiative comme un appui majeur aux préparatifs de l’événement.

Selon elle, cette dotation constitue un renforcement significatif du dispositif de gestion des déchets, notamment dans les zones donnant accès aux sites de compétition ainsi que dans les principaux espaces publics appelés à accueillir les visiteurs, les délégations et les athlètes.

Les JOJ Dakar 2026, premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain, représentent un enjeu majeur pour l’image du Sénégal, faisant de la qualité du cadre de vie et de la propreté urbaine des priorités pour les autorités.

Une répartition sur l’ensemble du territoire dakarois

Le maire Abass Fall a précisé que les nouveaux équipements seront déployés dans toutes les communes de la capitale. Chaque 19 communes de Dakar bénéficiera de 20 bacs à ordures, tandis que des dotations spécifiques seront également attribuées aux établissements scolaires ainsi qu’aux lieux de culte.

À travers cette opération, l’édile entend faire de Dakar une ville plus propre, plus attractive et plus agréable à vivre, en s’inspirant des standards observés dans les grandes métropoles internationales.

Les JOJ 2026 comme catalyseur des politiques environnementales

Pour le Comité d’organisation des Jeux, cette initiative dépasse le simple cadre de la gestion des déchets. Elle traduit une volonté de placer la protection de l’environnement et la qualité des espaces publics au cœur des préparatifs de l’événement.

Cécile Faye a souligné que cette mobilisation témoigne de l’engagement de la municipalité en faveur des populations, mais également de la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse. Elle a rappelé que la propreté de Dakar contribuera directement à l’image que le Sénégal projettera auprès des milliers de visiteurs attendus à l’occasion de cette compétition internationale.

Avec l’opération « Zéro déchet », la Ville de Dakar affiche ainsi son ambition de conjuguer développement urbain, protection de l’environnement et excellence organisationnelle, afin de faire des JOJ 2026 une vitrine du savoir-faire sénégalais et africain.

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Économie sociale et solidaire : Dakar veut accélérer l’adoption de cadres juridiques à l’échelle africaine.

Dix pays africains sont actuellement engagés dans l’élaboration de législations dédiées à l’économie sociale et solidaire (ESS), une dynamique que le 2ᵉ Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) entend accompagner. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar, cet événement réunira gouvernements, institutions régionales, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ESS sur le continent.

Un forum au service de la structuration de l’ESS en Afrique

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le président du comité d’organisation du FORA’ESS, Malick Diop, a indiqué que cette deuxième édition aura pour ambition d’accompagner plusieurs États africains dans la mise en place de cadres juridiques et institutionnels capables de structurer durablement l’économie sociale et solidaire.

Selon lui, l’objectif est de doter les pays africains d’outils législatifs favorisant le développement des coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et autres structures de l’économie solidaire, considérées comme des leviers importants de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.

L’Union africaine au cœur des échanges

Les travaux bénéficieront de la participation de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union africaine, qui a adopté en 2025 une stratégie décennale consacrée au développement de l’économie sociale et solidaire.

Des représentants de l’organisation continentale prendront part aux discussions avec les ministres africains en charge du secteur afin d’examiner les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et de renforcer la coopération entre les États.

Collectivités locales et partenaires financiers mobilisés

Le programme du forum prévoit plusieurs séquences stratégiques. Une séance plénière sera consacrée au rôle des collectivités territoriales, appelées à devenir des acteurs majeurs du développement de l’ESS à travers leurs politiques locales.

Une autre plénière réunira les partenaires techniques et financiers afin d’explorer les solutions destinées à améliorer le financement des initiatives portées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et à renforcer leur accompagnement.

Plus de 2 500 participants attendus à Dakar

Le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a annoncé que le forum accueillera plus de 2 500 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’Europe.

Plus de vingt ministres en charge de l’économie sociale et solidaire participeront également aux travaux, qui s’articuleront autour de 23 ateliers thématiques consacrés aux enjeux de gouvernance, de financement, d’innovation sociale, de formation et de coopération régionale.

Le Sénégal veut consolider son leadership continental

Pour Dr Alioune Dione, l’organisation de cette rencontre internationale confirme la place croissante du Sénégal comme référence africaine en matière d’économie sociale et solidaire.

Le ministre a rappelé que le pays s’est progressivement doté d’un dispositif institutionnel complet comprenant un ministère dédié, une loi d’orientation, un décret d’application ainsi que plusieurs mécanismes de financement et d’accompagnement des acteurs du secteur.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large consistant à faire du Sénégal un véritable pôle continental de l’économie sociale et solidaire.

Vers un Observatoire africain de l’ESS

Parmi les principales perspectives attendues à l’issue du forum figure la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Cette structure aurait pour mission de renforcer la production de données fiables, d’assurer le suivi des politiques publiques, de mesurer l’impact des initiatives engagées et de favoriser le partage des bonnes pratiques entre les États africains.

À travers cette nouvelle édition du FORA’ESS, les organisateurs espèrent ainsi faire de l’économie sociale et solidaire un pilier majeur des stratégies africaines de développement inclusif, de création d’emplois et de réduction des inégalités.

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Dakar : l’artiste Sayon Camara reçue en audience à l’Ambassade de Guinée

Une rencontre de courtoisie autour des préparatifs de la fête de l’indépendance du 2 octobre 2026

L’icône de la musique guinéenne, Sayon Camara, accompagnée de sa délégation, a effectué ce mardi 30 juin une visite de courtoisie à l’Ambassade de Guinée au Sénégal, où elle a été reçue par l’ambassadeur, Son Excellence Mandjou Djoubaté.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs des festivités commémorant la fête de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre 2026 à Dakar. À cette occasion, les échanges ont porté sur l’organisation artistique et culturelle de l’événement, qui ambitionne de mettre en valeur le patrimoine musical guinéen et de renforcer les liens entre la diaspora et la représentation diplomatique.

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Selon les informations issues de l’audience, le choix de l’artiste Sayon Camara a été retenu pour assurer l’animation culturelle de cette célébration, dans une volonté d’offrir au public une programmation à la fois festive et représentative de la richesse artistique guinéenne.

À l’issue de la rencontre, l’artiste a exprimé sa satisfaction et sa gratitude pour la confiance placée en elle. Elle a remercié l’ensemble du personnel diplomatique pour l’accueil et a réaffirmé son engagement à contribuer au rayonnement de la célébration du 2 octobre 2026 à Dakar, sous l’impulsion de l’Ambassadeur Mandjou Djoubaté.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture guinéenne à l’étranger et de mobilisation de la communauté autour des grandes dates symboliques du pays.

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Transport aérien : Air Transat inaugure la première liaison directe entre Montréal et Dakar.

Air Transat a officiellement lancé, le 18 juin 2026, sa nouvelle liaison directe entre Montréal et Dakar, marquant une étape importante dans le développement de sa présence sur le continent africain. Cette ouverture intervient quelques semaines après l’inauguration de la desserte Montréal–Agadir, au Maroc, et confirme la volonté de la compagnie canadienne de renforcer sa connectivité avec l’Afrique.

Le premier vol a atterri à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à Diass, sous les regards des autorités sénégalaises et canadiennes venues célébrer l’événement. Cette nouvelle route constitue une avancée majeure dans les échanges entre les deux pays et ouvre une nouvelle perspective pour les voyageurs, les étudiants, les entrepreneurs et les membres des diasporas établies de part et d’autre de l’Atlantique.

Une première historique pour l’aviation canadienne en Afrique de l’Ouest

Assurée à bord d’un Airbus A321LR, la liaison sera exploitée à raison de deux vols hebdomadaires, les mercredis et samedis, jusqu’au 21 octobre 2026.

Cette desserte revêt une portée particulière puisqu’elle devient la première liaison aérienne directe opérée par une compagnie canadienne entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest. Une avancée qui témoigne du potentiel croissant des relations économiques, culturelles et humaines entre le Sénégal et le Canada.

Pour les responsables d’Air Transat, cette ouverture répond à une demande réelle de mobilité et vient renforcer les liens entre deux pays unis par une importante communauté sénégalaise installée au Canada, particulièrement au Québec.

Un levier pour les échanges économiques, éducatifs et culturels

Lors de la cérémonie d’accueil du vol inaugural, plusieurs intervenants ont souligné la portée stratégique de cette nouvelle connexion aérienne.

Les représentants canadiens ont mis en avant une initiative tournée vers l’avenir, destinée à soutenir le développement des échanges commerciaux, universitaires et culturels entre les deux pays. Cette liaison est perçue comme un outil facilitant les partenariats institutionnels, les investissements et les projets de coopération dans de nombreux secteurs.

Les autorités québécoises ont notamment insisté sur la dimension humaine de cette nouvelle route, appelée à rapprocher davantage les populations et à encourager la circulation des talents, des étudiants et des entrepreneurs.

Dakar consolide son rôle de hub régional

Pour les gestionnaires de l’Aéroport international Blaise Diagne, l’arrivée d’Air Transat renforce le positionnement stratégique de Dakar comme plateforme régionale de connectivité entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Cette nouvelle liaison devrait contribuer à accroître les flux de voyageurs internationaux tout en favorisant le développement du transport d’affaires et du tourisme. Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du secteur aérien sénégalais et dans l’ambition du pays de devenir un carrefour incontournable des échanges internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une opportunité pour le tourisme sénégalais

Les acteurs du tourisme sénégalais voient également dans cette desserte un levier important pour accroître l’attractivité de la destination Sénégal sur le marché nord-américain.

L’amélioration de la connectivité aérienne est considérée comme un facteur essentiel de croissance du secteur touristique, en facilitant l’accès au pays pour les visiteurs canadiens et les voyageurs en provenance d’autres régions du continent américain.

Les professionnels du secteur espèrent que cette liaison s’inscrira durablement dans le paysage aérien et contribuera à soutenir les ambitions du Sénégal en matière de développement touristique.

Une dimension humaine et académique

Le vol inaugural transportait également plusieurs jeunes Sénégalais participant à des programmes de formation et d’échanges au Canada, notamment dans les domaines de l’environnement et de la préservation des écosystèmes marins et côtiers.

Leur présence à bord illustre la dimension humaine de cette nouvelle connexion aérienne, qui dépasse largement le cadre commercial pour devenir un outil de rapprochement entre les peuples et de renforcement de la coopération académique.

Une liaison stratégique dans un contexte international dynamique

L’ouverture de cette route intervient dans un contexte particulier marqué par l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Cette nouvelle liaison pourrait ainsi faciliter les déplacements liés aux événements sportifs, économiques, culturels et universitaires prévus dans les mois à venir.

Au-delà du transport aérien, cette desserte directe entre Montréal et Dakar apparaît comme un instrument stratégique destiné à renforcer les échanges entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest, tout en consolidant les liens historiques, économiques et humains qui unissent les deux pays.

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Dakar accueille un atelier régional sur la lutte contre les ransomwares et la criminalité liée aux cryptomonnaies.

Les travaux de l’Atelier régional sur les ransomwares et les cryptomonnaies ont officiellement débuté le 16 juin 2026 à Dakar, au Sénégal. Cette rencontre de haut niveau est organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers son Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité, avec le soutien du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi du Département d’État des États-Unis.

Prévu du 16 au 18 juin, cet atelier réunit des experts, magistrats, enquêteurs, régulateurs financiers et spécialistes de la cybersécurité de plusieurs pays africains autour d’un objectif commun : renforcer les capacités nationales et régionales de prévention, de détection et de répression de la cybercriminalité.

Renforcer les capacités face aux nouvelles formes de criminalité numérique

Dans un contexte marqué par la multiplication des cyberattaques à l’échelle mondiale, les échanges portent principalement sur les ransomwares, ces logiciels malveillants utilisés pour bloquer l’accès à des systèmes informatiques en échange d’une rançon, ainsi que sur l’utilisation croissante des cryptomonnaies dans les circuits financiers illicites.

À travers des panels techniques, des études de cas, des exercices pratiques et des simulations multi-agences inspirées de scénarios réels, les participants travaillent à l’amélioration des mécanismes de coopération et des réponses opérationnelles face à ces menaces transnationales.

L’objectif est de permettre aux États africains de développer des stratégies coordonnées et durables afin de mieux protéger leurs institutions, leurs infrastructures critiques et leurs systèmes financiers.

Une forte représentation guinéenne

La Guinée participe activement à cette rencontre régionale à travers une délégation composée de représentants de plusieurs institutions stratégiques impliquées dans la lutte contre la criminalité économique et numérique.

La délégation comprend notamment Francis Kova Zomanigui, président de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mamadou Dian Diallo, conseiller à la CRIEF, Ibrahima Barry, inspecteur à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Boubacar Sidy Keïta, conseiller juridique de l’Agence nationale de la défense économique (ANDE), ainsi que Lansana Traoré, responsable de la communication au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Leur participation s’inscrit dans la continuité des formations spécialisées organisées à Conakry en 2024 et 2025 dans le cadre du Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité.

Une coopération régionale renforcée

Outre la Guinée, l’atelier rassemble des délégations venues du Sénégal, du Cameroun, du Togo et du Bénin. Les travaux visent à favoriser le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques et le renforcement de la coopération judiciaire et technique entre les pays participants.

Face à des cybercriminels qui opèrent désormais sans frontières, les organisateurs estiment que seule une approche collective permettra de répondre efficacement aux défis posés par les attaques numériques et les flux financiers illicites liés aux nouvelles technologies.

Cette rencontre illustre ainsi la volonté croissante des États africains de faire de la cybersécurité un pilier essentiel de la gouvernance, de la stabilité économique et de la protection des citoyens dans un environnement numérique en constante évolution.

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Présidence de la Commission de la CEDEAO : Dakar intensifie sa campagne diplomatique auprès des États de la région

Le Sénégal sollicite le soutien de la Guinée pour la candidature du général Birame Diop

Le Sénégal poursuit activement ses démarches diplomatiques en vue de l’élection du prochain président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans ce cadre, une délégation de haut niveau conduite par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Niang, a été reçue mercredi à Conakry par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah.

Cette mission s’inscrit dans une vaste tournée de consultations engagée par Dakar auprès des capitales ouest-africaines afin de mobiliser un large soutien autour de la candidature du général Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’organisation régionale.

Un message de Bassirou Diomaye Faye transmis aux autorités guinéennes

Selon les autorités guinéennes, les émissaires sénégalais étaient porteurs d’un message officiel du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, adressé au chef de l’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya.

Les échanges ont principalement porté sur les enjeux liés à la prochaine désignation du président de la Commission de la CEDEAO, une fonction stratégique chargée de coordonner la mise en œuvre des décisions de l’organisation et d’assurer le suivi de ses priorités politiques, économiques et sécuritaires.

À travers cette démarche, le Sénégal cherche à obtenir l’appui de la Guinée pour renforcer les chances de son candidat dans une compétition qui s’annonce déterminante pour l’avenir de l’institution régionale.

Une élection dans un contexte de recomposition régionale

Cette campagne diplomatique intervient à un moment charnière pour la CEDEAO. L’organisation est confrontée à d’importantes mutations géopolitiques marquées notamment par le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle configuration régionale oblige la CEDEAO à repenser certains équilibres institutionnels et à renforcer sa capacité de dialogue avec l’ensemble des États de la sous-région. Dans ce contexte, le choix du futur président de la Commission revêt une importance particulière, tant pour la stabilité de l’organisation que pour la conduite de ses réformes.

Les autorités sénégalaises considèrent ainsi que la candidature du général Birame Diop s’inscrit dans une volonté de consolider l’action communautaire et de contribuer à la préservation de la cohésion régionale face aux défis sécuritaires, économiques et politiques qui traversent l’Afrique de l’Ouest.

Conakry réserve sa position

À l’issue de la rencontre, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a indiqué que la requête sénégalaise serait transmise au président Mamadi Doumbouya pour examen.

Aucune position officielle n’a toutefois été rendue publique par les autorités guinéennes concernant leur éventuel soutien à la candidature portée par Dakar.

Cette étape à Conakry illustre néanmoins l’importance accordée par le Sénégal à la recherche de consensus régionaux avant les prochaines échéances au sein de la CEDEAO. Elle témoigne également de l’intensification des consultations diplomatiques dans une sous-région où les questions d’intégration, de gouvernance et de sécurité demeurent au cœur des priorités politiques.

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Dakar accueille le FIPE-UEMOA 2026, un rendez-vous stratégique pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest.

La capitale sénégalaise s’apprête à devenir l’épicentre des réflexions sur le développement économique régional avec la tenue, du 24 au 26 juin 2026, du Forum International de la Presse Économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA). Placée sous le haut patronage du président de la Commission de l’UEMOA, cette rencontre ambitionne de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème économique ouest-africain autour d’une réflexion commune sur les leviers d’une croissance durable et inclusive.

Organisé autour du thème « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest », le forum se veut un espace de dialogue, de partage d’expériences et de mise en relation entre médias spécialisés, décideurs publics, institutions financières, investisseurs, entrepreneurs et partenaires au développement.

Une plateforme régionale au service de l’intégration économique

Portée par la Plateforme des Médias de l’UEMOA en partenariat avec la Commission de l’UEMOA, cette première édition bénéficie également du soutien de plusieurs institutions majeures de la sous-région, notamment la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).

À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent renforcer les synergies entre les différents acteurs du développement économique régional tout en valorisant le rôle stratégique de l’information économique dans les processus de transformation des États.

L’ambition affichée est de faire du FIPE-UEMOA un cadre permanent d’échanges capable de favoriser une meilleure compréhension des enjeux économiques, de promouvoir les opportunités d’investissement et de contribuer à une intégration plus efficace des économies ouest-africaines.

Le rôle clé des médias dans les dynamiques de développement

Au-delà des questions économiques, le forum entend mettre en lumière la place grandissante de la presse spécialisée dans l’accompagnement des politiques publiques et des réformes économiques.

Dans un environnement marqué par une accélération des mutations technologiques, financières et industrielles, les promoteurs du FIPE-UEMOA estiment qu’une presse économique forte, compétente et crédible constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité du débat public, renforcer la transparence et favoriser l’attractivité des économies africaines auprès des investisseurs.

Les organisateurs rappellent que l’espace UEMOA enregistre des performances économiques encourageantes, mais reste confronté à plusieurs défis structurels, notamment en matière d’infrastructures, de gouvernance, de compétitivité et de réduction des inégalités sociales.

Dans ce contexte, les médias économiques sont appelés à jouer un rôle accru dans l’analyse des politiques publiques, la vulgarisation des enjeux économiques et la promotion des initiatives porteuses de croissance.

Un programme riche autour des grands défis de la sous-région

Durant trois jours, les participants prendront part à un programme articulé autour de conférences, panels de haut niveau, ateliers de renforcement des capacités, expositions de projets innovants, rencontres d’affaires B2B et B2G ainsi que plusieurs tables rondes thématiques.

Les discussions porteront sur des sujets stratégiques pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest, notamment la gouvernance économique, l’attractivité des investissements, les partenariats public-privé, l’innovation technologique, la finance numérique, les villes intelligentes, l’intégration régionale, la transformation économique et les perspectives de développement à l’horizon 2040.

Cette diversité de thématiques reflète la volonté des organisateurs d’aborder les enjeux du développement sous un angle transversal, en associant les dimensions économiques, technologiques, institutionnelles et sociales.

Favoriser les partenariats et stimuler l’investissement régional

Le FIPE-UEMOA ambitionne également de devenir un catalyseur de partenariats entre les secteurs public et privé. En réunissant décideurs, institutions financières, investisseurs et entrepreneurs, le forum entend contribuer à la création d’opportunités concrètes d’affaires et d’investissement dans l’espace communautaire.

Une soirée de gala marquera par ailleurs l’événement avec la remise du Prix du Meilleur Média Économique de l’UEMOA, destiné à récompenser l’excellence journalistique et à encourager la production d’informations économiques de qualité dans la sous-région.

À travers cette première édition, les initiateurs espèrent poser les bases d’un rendez-vous de référence capable d’accompagner les ambitions économiques de l’Afrique de l’Ouest, tout en renforçant le rôle des médias dans la promotion de l’intégration régionale et du développement durable.

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Gaz : Dakar acte le retrait de partenaires étrangers du bloc Yakaar-Teranga.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi 23 avril 2026 la signature d’un accord entérinant le retrait de Kosmos Energy et de PETROSEN de la licence du bloc gazier offshore de Cayar, connu sous le nom de Yakaar-Teranga.

Selon le chef du gouvernement, cet accord a été conclu sans contrepartie financière pour l’État sénégalais, qu’il présente comme une avancée significative dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Vers une licence entièrement détenue par l’État sénégalais

Le retrait des partenaires actuels doit encore être formalisé par arrêté ministériel. À l’issue de ce processus, une nouvelle licence sera attribuée exclusivement à PETROSEN, qui assurera seule l’exploitation du gisement.

Considéré comme l’un des plus importants projets gaziers du Sénégal, Yakaar-Teranga constitue un enjeu stratégique majeur pour l’indépendance énergétique et le développement économique du pays.

Une décision inscrite dans une relecture des contrats extractifs

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko est revenu sur les conditions initiales d’attribution du bloc, remontant à la présidence de Macky Sall. Il a évoqué des procédures qu’il juge insuffisamment transparentes, notamment lors de l’implication de l’homme d’affaires Frank Timis.

Le Premier ministre inscrit cette décision dans une démarche plus large de révision des contrats liés aux ressources naturelles, avec pour objectif de mieux défendre les intérêts nationaux. Il a ainsi affirmé la volonté des autorités de renégocier, voire de récupérer, les actifs jugés défavorables à l’État.

Une stratégie affirmée de souveraineté économique

Le chef du gouvernement a salué l’implication du ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, ainsi que celle du directeur général de PETROSEN, Alioune Gueye, dans la conduite de ce dossier.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique portée par les nouvelles autorités sénégalaises, qui entendent renforcer le contrôle national sur les ressources extractives. D’autres révisions contractuelles sont d’ores et déjà annoncées dans le secteur, traduisant une volonté de rééquilibrage au profit de l’État.

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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille depuis ce lundi 20 avril 2026 la 10ᵉ édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Pendant deux jours, responsables politiques, experts et partenaires internationaux se réunissent pour débattre des défis sécuritaires majeurs auxquels le continent est confronté.

La cérémonie d’ouverture doit être présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, confirmant l’importance stratégique de ce rendez-vous dans l’agenda diplomatique africain.

Un contexte marqué par de profondes recompositions sécuritaires

Cette édition anniversaire intervient dans un environnement régional en pleine mutation. Le retrait progressif des forces françaises du Sahel redessine les équilibres sécuritaires, obligeant les États de la région à repenser leurs dispositifs de défense et de coopération.

Parallèlement, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des tensions internes qui fragilisent sa capacité à coordonner efficacement les réponses aux crises.

Une menace sécuritaire en expansion vers les zones côtières

L’un des enjeux majeurs abordés lors de ce forum concerne l’extension des groupes jihadistes vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Cette évolution traduit un déplacement progressif des foyers d’instabilité vers des régions jusque-là relativement épargnées, suscitant de nouvelles préoccupations en matière de sécurité régionale.

Face à ces dynamiques, les États sont appelés à adapter leurs stratégies et à renforcer leur coopération pour contenir des menaces désormais transnationales et complexes.

Un cadre de réflexion stratégique pour le continent

Le Forum de Dakar s’impose comme une plateforme de dialogue incontournable pour repenser les approches sécuritaires en Afrique. Les échanges visent notamment à promouvoir des solutions concertées, à renforcer les mécanismes de coopération régionale et à anticiper les évolutions des menaces.

Dans un contexte de recomposition géopolitique et de diversification des risques, cette rencontre intervient à un moment clé pour l’avenir de la sécurité sur le continent africain.