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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.

La capitale sénégalaise, Dakar, accueille depuis ce lundi 20 avril 2026 la 10ᵉ édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique. Pendant deux jours, responsables politiques, experts et partenaires internationaux se réunissent pour débattre des défis sécuritaires majeurs auxquels le continent est confronté.

La cérémonie d’ouverture doit être présidée par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, confirmant l’importance stratégique de ce rendez-vous dans l’agenda diplomatique africain.

Un contexte marqué par de profondes recompositions sécuritaires

Cette édition anniversaire intervient dans un environnement régional en pleine mutation. Le retrait progressif des forces françaises du Sahel redessine les équilibres sécuritaires, obligeant les États de la région à repenser leurs dispositifs de défense et de coopération.

Parallèlement, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest fait face à des tensions internes qui fragilisent sa capacité à coordonner efficacement les réponses aux crises.

Une menace sécuritaire en expansion vers les zones côtières

L’un des enjeux majeurs abordés lors de ce forum concerne l’extension des groupes jihadistes vers les pays côtiers du golfe de Guinée. Cette évolution traduit un déplacement progressif des foyers d’instabilité vers des régions jusque-là relativement épargnées, suscitant de nouvelles préoccupations en matière de sécurité régionale.

Face à ces dynamiques, les États sont appelés à adapter leurs stratégies et à renforcer leur coopération pour contenir des menaces désormais transnationales et complexes.

Un cadre de réflexion stratégique pour le continent

Le Forum de Dakar s’impose comme une plateforme de dialogue incontournable pour repenser les approches sécuritaires en Afrique. Les échanges visent notamment à promouvoir des solutions concertées, à renforcer les mécanismes de coopération régionale et à anticiper les évolutions des menaces.

Dans un contexte de recomposition géopolitique et de diversification des risques, cette rencontre intervient à un moment clé pour l’avenir de la sécurité sur le continent africain.

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Football africain : Patrice Motsepe en visite à Dakar dans un climat de tensions.

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a effectué une visite officielle à Dakar ce mercredi, dans un contexte marqué par les récentes décisions de l’instance concernant le Sénégal.

Des échanges avec les autorités du football sénégalais

Au cours de son séjour, Patrice Motsepe a tenu plusieurs réunions avec les responsables du football national afin d’aborder les dossiers en cours, dans un climat sensible lié aux contentieux récents impliquant le Sénégal.

Ces échanges visaient notamment à apaiser les tensions et à renforcer le dialogue entre la CAF et les instances sportives sénégalaises.

Une visite symbolique à l’île de Gorée

En marge de ses activités officielles, le président de la CAF s’est rendu à l’Île de Gorée, lieu emblématique de mémoire, marquant une étape symbolique de sa visite dans la capitale sénégalaise.

Une audience avec le chef de l’État

Patrice Motsepe a également été reçu par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue institutionnel visant à consolider les relations entre la CAF et les autorités sénégalaises.

Une communication pour clore la visite

La visite s’est achevée par une conférence de presse, au cours de laquelle le dirigeant de la CAF a réaffirmé sa volonté de promouvoir l’unité et la coopération au sein du football africain, dans un contexte où les enjeux de gouvernance et de crédibilité restent au cœur des préoccupations.

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Football africain : Patrice Motsepe attendu à Dakar dans un contexte de tensions post-CAN.

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, est attendu ce mercredi à Dakar dans le cadre d’une tournée régionale consacrée au développement du football africain.

Une visite au plus haut niveau de l’État

Selon Abdoulaye Thiam, président de l’Association nationale de la presse sportive sénégalaise, le dirigeant de la CAF doit rencontrer le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall.

Cette étape sénégalaise s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la coopération avec les fédérations nationales et à soutenir le développement des infrastructures et des compétitions sur le continent.

Une tournée sur fond de contentieux autour de la CAN 2025

La visite de Patrice Motsepe intervient dans un climat encore marqué par les tensions liées à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Initialement remportée sur le terrain par le Sénégal, la rencontre avait été requalifiée en faveur du Maroc par le jury d’appel de la CAF, qui avait déclaré les Lions forfaits sur tapis vert (3-0).

Contestant cette décision, le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport, ouvrant un contentieux juridique toujours en cours.

Apaiser les tensions et préparer les échéances à venir

Avant de poursuivre sa tournée au Maroc, Patrice Motsepe a réaffirmé sa volonté de promouvoir l’unité entre les fédérations africaines. Il a insisté sur les liens historiques entre les deux nations, rappelant que le football doit rester un vecteur de rassemblement.

Cette tournée diplomatique intervient à un moment stratégique, alors que les regards sont déjà tournés vers les grandes échéances internationales, notamment la Coupe du monde de football 2026.

À Dakar, cette visite est perçue comme une tentative d’apaisement, mais aussi comme une opportunité de consolider les relations entre la CAF et les autorités sénégalaises dans un contexte de fortes attentes autour de la gouvernance du football africain.

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Candidature de Macky Sall à l’ONU : Dakar prend ses distances.

Le gouvernement sénégalais affirme ne pas avoir été associé à la démarche portant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. La précision a été apportée par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un entretien accordé au quotidien Sud Quotidien.

Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, l’exécutif a découvert l’information par voie de presse le 2 mars, avant d’en recevoir confirmation par la représentation permanente du Sénégal à New York. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de la transmission d’une lettre émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations unies, relative à la candidature de l’ancien chef de l’État.

Une initiative portée par le Burundi au nom de l’Union africaine

La démarche a été initiée par le Burundi, dirigé par le président Évariste Ndayishimiye, qui assure également la présidence en exercice de l’Union africaine. Toutefois, Cheikh Niang insiste sur un point : le gouvernement du Sénégal n’a pas été associé à cette initiative telle que formulée dans la correspondance adressée aux instances onusiennes.

Le ministre précise en outre que la question n’a pas fait l’objet de discussions officielles lors du dernier sommet de l’Union africaine tenu en février, ni d’un quelconque endossement formel par les chefs d’État et de gouvernement du continent.

Une « double liberté » diplomatique

Pour autant, le chef de la diplomatie rappelle les principes encadrant ce type de candidature au sein du système onusien. Toute personnalité estimant remplir les critères requis est libre de se porter candidate, et tout État membre conserve le droit souverain de proposer le profil de son choix.

Cheikh Niang évoque ainsi une « double liberté », à la fois individuelle et nationale, conforme aux usages diplomatiques en vigueur aux Nations unies. Cette précision vise à replacer la candidature dans son cadre institutionnel, sans pour autant valider ou invalider l’initiative.

Le soutien du Sénégal toujours en suspens

La position officielle de Dakar n’est, à ce stade, pas arrêtée. Le ministre révèle que Macky Sall a adressé une lettre sollicitant le soutien de sa candidature au président Bassirou Diomaye Faye.

Toutefois, aucune décision n’a encore été prise. La demande demeure à l’examen, et le délai de dépôt des candidatures n’est pas encore expiré. « Nous verrons, à l’expiration de ce délai, quelle suite sera réservée à cette demande », indique le ministre.

Dans ce dossier à forte portée diplomatique, le Sénégal adopte donc une posture de réserve stratégique, évitant pour l’heure tout engagement formel dans une course internationale où les équilibres politiques et régionaux demeurent déterminants.

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Visite de Bassirou Diomaye Faye au Congo : Dakar et Brazzaville redéfinissent leur partenariat stratégique.

Énergie, sécurité alimentaire et médiation régionale au cœur des échanges

La visite officielle du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en République du Congo, les 2 et 3 février, s’inscrit dans une dynamique qui dépasse largement le cadre des relations fraternelles historiques entre Dakar et Brazzaville. À travers cette séquence diplomatique, les deux pays ont affiché leur volonté de faire évoluer un héritage politique ancien vers un partenariat économique et stratégique adapté aux enjeux contemporains du continent.

Reçu avec les honneurs par son homologue Denis Sassou N’Guesso, le chef de l’État sénégalais a clairement exprimé son ambition de transformer des liens forgés à l’époque coloniale en une coopération moderne, structurée et mutuellement bénéfique, reposant sur des intérêts économiques concrets et une vision africaine partagée.

Le gaz au centre d’un rapprochement énergétique

Premier axe majeur des discussions, la coopération énergétique occupe une place centrale dans le rapprochement entre les deux capitales. Devenu un nouvel acteur gazier sur la scène internationale depuis 2025, le Sénégal entend tirer parti de l’expérience du Congo, producteur pétrolier de longue date, dans la gestion des ressources extractives et la structuration d’une industrie énergétique durable.

Les échanges ont notamment porté sur un renforcement de la coopération entre les compagnies nationales PETROSEN et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), avec pour objectif de partager les expertises, améliorer la gouvernance du secteur et renforcer la valeur ajoutée locale. Pour Dakar, Brazzaville représente un partenaire stratégique capable d’accompagner la montée en puissance de son secteur gazier.

Accélérer l’intégration économique et agricole

La visite a également mis en lumière l’urgence d’une intégration économique accrue entre les deux pays, et plus largement au sein du continent africain. Les présidents Faye et Sassou N’Guesso ont évoqué la nécessité de développer de nouveaux corridors agricoles et commerciaux, afin de renforcer les échanges intra-africains et d’améliorer la sécurité alimentaire.

Dans un contexte de forte dépendance aux importations de céréales, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de promouvoir une production agricole locale plus compétitive, soutenue par des infrastructures adaptées et des mécanismes de coopération régionale. Cette approche s’inscrit dans la recherche d’une plus grande souveraineté alimentaire africaine, devenue un enjeu stratégique majeur.

Une diplomatie de médiation et de dialogue régional

Au-delà des considérations économiques, la visite du président sénégalais a revêtu une dimension diplomatique et politique affirmée. Bassirou Diomaye Faye a endossé un rôle de médiateur régional, dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des États du Sahel (AES).

Fort de la relation de confiance entretenue avec Brazzaville, Dakar souhaite contribuer à l’émergence de solutions africaines aux crises régionales, notamment sur les dossiers sensibles liés à l’AES et à la Guinée-Bissau. Le Sénégal défend, dans cette démarche, une approche fondée sur le dialogue, la solidarité africaine et le principe de non-ingérence, tout en privilégiant la stabilité et la coopération régionale.

Vers un partenariat repensé

Cette visite officielle marque ainsi une étape importante dans le repositionnement diplomatique et économique du Sénégal sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. En s’appuyant sur des partenariats africains stratégiques, Dakar entend consolider sa place dans les grands équilibres régionaux, tout en contribuant à la construction d’une coopération sud-sud plus pragmatique et tournée vers le développement.

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Pollution plastique : le navire Plastic Odyssey fait escale à Dakar pour renforcer les solutions locales.

Après plusieurs étapes en Méditerranée et en Afrique du Nord, notamment au Liban, en Égypte, en Tunisie et au Maroc, le navire-laboratoire Plastic Odyssey a accosté à Dakar le 26 janvier. Cette escale sénégalaise, particulièrement symbolique, marque l’un des temps forts de l’expédition mondiale entamée il y a trois ans pour lutter concrètement contre la pollution plastique. Une conférence de lancement s’est tenue à l’Institut français de Dakar, en présence d’acteurs institutionnels, diplomatiques et de la société civile.

Dakar, cœur stratégique de l’aventure Plastic Odyssey

Si Dakar figure parmi les étapes majeures de cette tournée internationale, c’est parce que la capitale sénégalaise occupe une place centrale dans l’histoire du projet. C’est en effet à Dakar qu’a été implantée Plastic Odyssey Factories, la filiale opérationnelle du programme. À partir de cette base, des unités locales de recyclage sont conçues, adaptées aux réalités des territoires et déployées dans plusieurs pays, faisant du Sénégal un hub régional de l’innovation environnementale.

Cette escale vise ainsi à partager les enseignements accumulés au fil du tour du monde, à renforcer les partenariats locaux et à amplifier les actions de terrain au profit de la jeunesse, des entrepreneurs et des organisations de la société civile.

Trois semaines de sensibilisation, de formation et d’actions concrètes

Du 26 janvier au 16 février, Plastic Odyssey déploiera à Dakar un programme dense mêlant ateliers de sensibilisation, formations techniques, tables rondes avec des experts, rencontres avec des élèves et échanges avec l’écosystème sénégalais engagé dans la lutte contre la pollution plastique. À bord du navire, des machines de recyclage « low-tech » seront également construites et présentées, illustrant des solutions accessibles, reproductibles et adaptées aux contextes locaux.

Malgré les efforts consentis par l’État sénégalais, notamment à travers la loi n°2020-04 du 8 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des plastiques sur l’environnement, la pollution plastique demeure une problématique majeure. « Le Sénégal produit plus de 250 000 tonnes de déchets plastiques par an, dont à peine 30 000 tonnes sont recyclées, soit environ 10 % », a rappelé Ibrahima Diagne, conseiller technique en hydraulique, assainissement et environnement auprès du Premier ministre.

De la gestion des déchets à l’économie circulaire

Selon M. Diagne, la loi repose sur deux piliers : l’interdiction de certains plastiques et la promotion de l’économie circulaire. « Mais il reste encore beaucoup à faire pour garantir une véritable économie circulaire et réduire durablement les déchets plastiques », a-t-il reconnu, saluant la contribution de Plastic Odyssey et de sa filiale Plastic Odyssey Factories. Il a également souligné la volonté des autorités, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, de changer de paradigme en passant « de la gestion des déchets à l’économie des déchets », dans la perspective d’un Sénégal zéro déchet.

Des micro-usines de recyclage au service des territoires

Pour la France, partenaire clé du projet, cette escale consacre le Sénégal comme un acteur majeur de la lutte contre la pollution plastique. « Sensibiliser ne suffit plus. Il faut agir, structurer, former et créer des solutions pérennes. C’est exactement ce que propose Plastic Odyssey », a déclaré Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal.

Elle a rappelé que le projet Sunu Plastic, soutenu par l’ambassade de France à hauteur d’environ 656 millions de FCFA, a permis le déploiement de micro-usines de recyclage low-tech exploitées par des entrepreneurs sénégalais. Installées dans des conteneurs, ces unités transforment les déchets plastiques en produits utiles tels que pavés, tuiles, poubelles ou tuyaux, répondant aux besoins des collectivités locales. Quatre micro-usines sont déjà opérationnelles à Saint-Louis, Kédougou, Kidira et Gandon, avec d’autres en perspective.

Une prise de conscience née à Dakar

Pour Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey, le projet trouve ses racines à Dakar. « Tout est parti d’ici, en 2016, lorsque j’ai découvert, depuis mon bateau, des montagnes de déchets plastiques sur une plage autrefois parmi les plus belles du pays », a-t-il confié. Une image fondatrice qui a donné naissance à une initiative aujourd’hui internationale, mais dont le Sénégal demeure l’un des piliers stratégiques.

Avec cette escale, Dakar s’affirme plus que jamais comme un laboratoire d’innovations environnementales et un acteur clé dans la construction de solutions durables face à un défi mondial.

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Dakar accueillera la 16ᵉ Biennale de l’Art africain contemporain en novembre–décembre 2026.

La 16ᵉ édition de la Biennale de l’Art africain contemporain se tiendra à Dakar du 19 novembre au 19 décembre 2026, a annoncé le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Cet événement majeur s’inscrit dans la dynamique culturelle exceptionnelle de l’année 2026, marquée par une succession de rendez-vous internationaux structurants pour l’image et l’attractivité du Sénégal.

Un rendez-vous artistique de portée mondiale

Reconnue comme l’un des grands événements de l’agenda artistique international, la Biennale de Dakar constitue depuis plusieurs décennies une plateforme de référence pour la création africaine contemporaine et celle des diasporas. Elle offre un espace d’expression, de dialogue et de visibilité aux artistes du continent, tout en mettant en lumière la diversité, la richesse et l’innovation des pratiques artistiques africaines.

À travers expositions, performances, rencontres professionnelles et débats intellectuels, la Biennale contribue activement à la structuration du marché de l’art africain et au renforcement des échanges culturels entre l’Afrique et le reste du monde.

Dakar, capitale culturelle africaine affirmée

La tenue régulière de la Biennale a largement participé au rayonnement de Dakar comme capitale culturelle africaine, faisant de la ville un carrefour incontournable des arts contemporains. L’édition 2026 entend consolider cette position, en accueillant des artistes, commissaires, critiques, collectionneurs et institutions venus des cinq continents.

Le ministère de la Culture souligne que cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ), organisés la même année à Dakar, et s’intègre pleinement à la vision d’une ville créative, ouverte sur le monde et tournée vers la jeunesse.

Une ambition culturelle et stratégique

Selon les autorités culturelles, toutes les dispositions sont prises pour assurer le succès de cette 16ᵉ édition, tant sur le plan organisationnel qu’artistique. La Biennale s’inscrit ainsi dans la politique de rayonnement, de diplomatie et de souveraineté culturelle du Sénégal, qui fait de la culture un levier stratégique de développement, d’attractivité et de cohésion sociale.

À l’horizon 2026, Dakar se prépare donc à redevenir, pendant un mois, l’épicentre de la création artistique africaine contemporaine, confirmant son statut de ville-monde de la culture africaine.

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Retour triomphal des Lions de la Téranga : Dakar célèbre ses champions d’Afrique.

Les champions d’Afrique ont regagné le sol sénégalais dans une ambiance d’exception. L’avion transportant l’équipe nationale du Sénégal a atterri dans la nuit, aux environs de minuit, à l’Aéroport international Blaise Diagne, marquant le début d’un accueil populaire et officiel à la hauteur de l’exploit continental réalisé par les Lions de la Téranga.

À leur descente d’appareil, les joueurs ont été accueillis par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, des députés et de nombreux supporters mobilisés malgré l’heure tardive. Un tapis rouge avait été spécialement déroulé pour honorer les nouveaux rois du football africain.

Moment fort de la cérémonie, le capitaine Kalidou Koulibaly a présenté le trophée continental au chef de l’État et au Premier ministre. Ces derniers ont ensuite salué le sélectionneur Pape Thiaw, les joueurs et l’ensemble de la délégation officielle, saluant une victoire construite sur la discipline, l’engagement et la qualité du jeu.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa profonde fierté et rappelé la promesse tenue par les Lions :

« Ils nous ont rendus fiers en respectant l’engagement pris avant leur départ. Lorsque je leur ai remis le drapeau national, ils m’ont assuré qu’ils reviendraient avec la coupe. Ils l’ont fait avec courage, héroïsme et un football de grande qualité. »

Après les honneurs officiels, les joueurs ont rejoint leur bus pour partager leur bonheur avec les supporters massés aux abords de l’aéroport. Peu avant 2 heures du matin, une première parade s’est élancée sous les chants, les drapeaux et les acclamations d’une foule en liesse.

Les Lions ont ensuite rallié Diamniadio peu après 2 heures du matin, où feux d’artifice et ferveur populaire ont illuminé la nuit, malgré le froid et l’heure avancée.

La célébration se poursuivra ce jour avec une grande parade populaire prévue à 11 heures à Dakar. Le cortège partira de la Patte d’Oie et traversera notamment l’EMG, Castor, le boulevard Bourguiba, la Maison Senghor et la Corniche, avant de rejoindre le Palais présidentiel de Dakar, où se tiendra la réception officielle en l’honneur des champions d’Afrique, sous la présidence du chef de l’État.

Une journée historique s’annonce pour le Sénégal, uni autour de ses Lions, désormais entrés un peu plus dans la légende du football africain.

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Duel de corridors : Dakar-Bamako vs Dakar-Conakry, quel axe domine l’économie sous-régionale ?

Le Sénégal, de par sa position géographique de façade maritime, joue un rôle de pivot pour ses voisins enclavés ou en quête de diversification logistique. Si l’axe vers Bamako est historique, celui vers Conakry monte en puissance. Voici une comparaison de leurs performances et de leurs enjeux.

1. Dakar-Bamako : Le leader incontesté

Le corridor Dakar-Bamako n’est pas seulement une route, c’est une artère vitale. Avec une hausse de 15 % de ses exportations en 2026, il confirme son hégémonie.

  • Le volume : Environ 60 % à 70 % du commerce extérieur du Mali transite par le Sénégal. C’est un flux massif de camions (plus de 1 000 par jour) transportant du ciment, des hydrocarbures et des denrées alimentaires.

  • L’avantage : Une habitude de coopération douanière très ancrée et un port de Dakar (PAD) qui dispose de terminaux dédiés aux marchandises maliennes.

  • Le défi : La saturation de la route nationale et la nécessité de relancer le transport ferroviaire (Dakar-Bamako-Fervoir) pour réduire les coûts et l’usure des routes.

2. Dakar-Conakry : Le challenger en pleine mutation

Longtemps délaissé à cause de l’état des infrastructures, l’axe Dakar-Conakry connaît un renouveau grâce à la construction de la route transafricaine et des ponts stratégiques.

  • Le volume : Nettement inférieur à celui du Mali, mais en progression constante. Le commerce concerne surtout les produits agricoles, le commerce de détail et les matériaux de construction.

  • L’avantage : Un potentiel immense dans le cadre de la ZLECAF (Zone de Libre-Échange Continentale Africaine). La Guinée, riche en ressources minières, est un partenaire stratégique pour les industries sénégalaises de transformation.

  • Le défi : Des barrières administratives encore nombreuses et un relief plus accidenté qui complique le transport lourd par rapport aux plaines maliennes.

Critère Corridor Dakar-Bamako Corridor Dakar-Conakry
Statut Mature et dominant Émergeant et prometteur
Principaux flux Ciment, Pétrole, Engrais Agroalimentaire, Commerce de détail
Infrastructures Routes bitumées (en réfection), Rail (en projet) Route côtière (en amélioration)
Croissance 2026 +15 % +6 % (estimation)
Dépendance Vitale pour le Mali Complémentaire pour la Guinée

 

Conclusion : Une complémentarité nécessaire

Le Sénégal a tout intérêt à ne pas choisir entre ces deux axes. Alors que le corridor de Bamako assure une stabilité de revenus grâce au volume, l’axe de Conakry offre une opportunité de diversification pour ne pas dépendre d’un seul marché.

L’avenir de la logistique sénégalaise réside dans sa capacité à devenir un hub multimodal capable de desservir aussi bien le Sahel que l’Afrique côtière.

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Corridor Dakar–Bamako : une résilience commerciale éprouvée malgré la crise sécuritaire.

Malgré un contexte sécuritaire et logistique fortement dégradé au Mali en 2025, les échanges commerciaux avec le Sénégal ont fait preuve d’une relative résilience. Selon une analyse de la Direction des prévisions et des études économiques (DPEE), les exportations sénégalaises, notamment pétrolières, ont enregistré une hausse significative sur les dix premiers mois de l’année.

Des exportations pétrolières en forte progression

Les exportations de produits pétroliers vers le Mali ont progressé de 15,3 % entre janvier et octobre 2025. Cette dynamique a été particulièrement marquée en septembre et octobre, avec des hausses qualifiées de « spectaculaires » de 94 % et 105,6 %. Ces performances traduisent la solidité des relations commerciales entre les deux pays, en dépit des contraintes sécuritaires.

Un corridor stratégique sous pression

La crise malienne s’est intensifiée à partir de septembre 2025 avec l’instauration d’un blocus sur plusieurs axes routiers stratégiques de l’Ouest du pays, notamment dans les régions de Kayes et de Nioro-du-Sahel. Ces zones constituent des points de passage essentiels pour le transit des marchandises en provenance du port de Dakar vers Bamako.

Les attaques répétées contre les camions-citernes et la montée de l’insécurité fragilisent le corridor Dakar–Bamako, axe vital du commerce régional. Le Mali demeure toutefois le premier client du Sénégal, représentant 26,5 % des exportations totales en 2024, pour une valeur estimée à 802,8 milliards de francs CFA.

Un excédent commercial en recul, mais toujours élevé

À fin octobre 2025, le Sénégal affiche un excédent commercial de 660,7 milliards de francs CFA vis-à-vis du Mali. Ce solde reste élevé, bien qu’en recul de 11,7 milliards par rapport à la même période en 2024. Cette dégradation modérée illustre les tensions croissantes pesant sur les échanges bilatéraux.

Des pertes logistiques et des risques économiques majeurs

La DPEE souligne que la crise a entraîné un engorgement logistique important au port de Dakar, avec environ 120 conteneurs bloqués quotidiennement. Les pertes économiques sont estimées à près de 15 milliards de francs CFA par mois.

À moyen terme, la diversification des corridors maliens vers d’autres ports de la sous-région — Nouakchott, Conakry ou Lomé — pourrait réduire les exportations sénégalaises de produits pétroliers, de ciment hydraulique et de denrées alimentaires. Cette situation menacerait directement les activités de raffinage, les cimenteries, ainsi que les revenus de milliers de transporteurs et de commerçants des régions de transit.

Pressions sociales et enjeux sécuritaires transfrontaliers

Le rapport anticipe également un déplacement accru de populations maliennes vers le Sénégal, notamment dans les régions frontalières de Tambacounda, Bakel et Kédougou. Cet afflux exercerait une pression supplémentaire sur des infrastructures sociales déjà fragiles, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’assainissement.

Dans les centres urbains, en particulier à Dakar, cette dynamique pourrait accentuer la tension sur le marché immobilier et contribuer à la hausse des loyers. La DPEE alerte par ailleurs sur les risques sécuritaires liés à la porosité de la frontière sénégalo-malienne, longue de plus de 400 kilomètres, favorisant les infiltrations terroristes, les trafics illicites et la migration irrégulière via les côtes sénégalaises vers les îles Canaries.