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Conakry se prépare à accueillir la finale régionale de « Questions pour un Champion ».

Le ministre Mourana Soumah reçoit les organisateurs de Nimba Cultura et l’animateur Julien Lepers

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, a accordé une audience aux promoteurs de Nimba Cultura, accompagnés de l’animateur français Julien Lepers, figure emblématique de l’émission « Questions pour un Champion », actuellement en séjour à Conakry dans le cadre de la grande finale régionale de cette compétition de culture générale.

Cette rencontre a permis aux organisateurs de présenter les grandes lignes de l’événement prévu le 7 juin prochain dans la capitale guinéenne et d’inviter officiellement le ministre à prendre part à cette célébration du savoir et de l’excellence intellectuelle.

Une compétition sous-régionale dédiée à l’excellence

La finale régionale réunira des candidats venus de six pays d’Afrique de l’Ouest : la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Togo et le Bénin. L’événement ambitionne de mettre en lumière les talents intellectuels de la sous-région tout en favorisant les échanges culturels entre les jeunes participants.

À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent promouvoir la culture générale, encourager l’apprentissage et valoriser le mérite comme levier de réussite individuelle et collective.

La présence de Julien Lepers, personnalité incontournable du paysage audiovisuel francophone, confère une dimension particulière à cette édition, appelée à rassembler de nombreux passionnés de connaissances et de compétition intellectuelle.

La Guinée comme carrefour du savoir et de la culture

Au cours des échanges, le ministre Mourana Soumah a salué une initiative qu’il considère comme un outil de promotion de l’excellence et du rayonnement culturel. Il a souligné l’importance de multiplier les espaces dédiés à la connaissance, à l’émulation intellectuelle et à la valorisation des compétences des jeunes générations.

Pour les autorités, l’organisation d’un tel rendez-vous à Conakry contribue également à renforcer l’image de la Guinée comme terre d’accueil des grands événements culturels et éducatifs de la sous-région.

Un rendez-vous attendu par les passionnés de culture générale

Au-delà de la compétition, cette finale régionale se veut un moment de partage, de découverte et de célébration du savoir. Elle offre aux participants l’opportunité de démontrer leurs connaissances tout en favorisant le dialogue entre les différentes cultures représentées.

À quelques jours de l’événement, les organisateurs espèrent faire de cette édition une vitrine de l’excellence académique et intellectuelle ouest-africaine, tout en renforçant l’intérêt des jeunes pour la culture générale et l’apprentissage.

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Serhou Guirassy accueilli en héros à Conakry après son sacre européen.

L’international guinéen Serhou Guirassy est arrivé à Conakry dans la soirée du lundi 18 mai 2026, quelques jours après avoir remporté le prestigieux Soulier d’or de la Ligue des champions de l’UEFA 2024-2025.

À sa descente d’avion, l’attaquant du Borussia Dortmund a reçu un accueil triomphal de la part des autorités sportives et des supporters venus nombreux célébrer l’exploit historique du buteur du Syli National.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, ainsi que des responsables de la Fédération guinéenne de football, figuraient parmi les personnalités présentes pour accueillir le joueur.

Un exploit historique pour le football guinéen

Sous les applaudissements et les chants des supporters, Serhou Guirassy est apparu avec son trophée en main, symbole d’une saison exceptionnelle sur la scène européenne.

Avec 13 réalisations en Ligue des champions, l’attaquant guinéen a terminé meilleur buteur de la compétition, à égalité avec le Brésilien Raphinha du FC Barcelone.

L’Anglais Harry Kane, attaquant du Bayern Munich, a quant à lui terminé derrière avec 11 buts.

Au-delà du Soulier d’or, Serhou Guirassy a également établi un nouveau record en devenant le joueur africain ayant inscrit le plus grand nombre de buts sur une seule saison de Ligue des champions sous les couleurs du Borussia Dortmund.

« Revenir au pays est une manière de remercier le peuple »

Visiblement ému par l’accueil réservé à son arrivée à Conakry, le joueur a tenu à exprimer sa gratitude envers les supporters guinéens.

Selon lui, ce retour au pays représente avant tout une manière de remercier le peuple guinéen pour son soutien constant tout au long de son parcours.

Serhou Guirassy a également souligné la portée symbolique de cette distinction, rappelant sa fierté d’être le premier joueur guinéen à remporter le Soulier d’or de la Ligue des champions.

L’attaquant a précisé que cette visite en Guinée poursuivait plusieurs objectifs, notamment la présentation officielle du trophée, des activités liées à sa fondation ainsi que des rencontres avec ses proches et les supporters.

Une saison européenne exceptionnelle avec Dortmund

La campagne européenne 2024-2025 restera comme l’une des plus marquantes de la carrière de Serhou Guirassy.

Grâce à ses performances sous les couleurs du Borussia Dortmund, l’attaquant guinéen s’est imposé parmi les meilleurs buteurs du football européen, confirmant son statut de figure majeure du football africain actuel.

Son parcours est largement salué en Guinée, où il apparaît désormais comme l’un des symboles de la réussite du football national sur la scène internationale.

À travers cet exploit historique, Serhou Guirassy offre également une nouvelle visibilité au football guinéen et inspire toute une génération de jeunes sportifs à travers le continent africain.

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Conakry face à l’épreuve des premières pluies : le gouvernement en alerte sur l’assainissement.

Une visite de terrain pour évaluer l’urgence
Au lendemain des premières précipitations ayant remis en lumière les difficultés chroniques d’insalubrité dans la capitale, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu, mardi 5 mai 2026, au ministère en charge de l’Assainissement. Cette visite avait pour objectif de dresser un état des lieux précis du secteur, sous la conduite du ministre Aboubacar Camara, et d’évaluer les mesures déjà engagées face à une situation qui se dégrade à chaque saison des pluies.

Gestion des déchets : un défi structurel persistant
Au cœur des échanges, la problématique de la gestion des déchets, considérée comme l’un des principaux points de fragilité du système urbain de Conakry. Les autorités ont notamment évoqué la fermeture progressive de la décharge de Daresalam, longtemps critiquée pour ses impacts environnementaux, ainsi que la mise en service d’un site de transfert à Manéah. Cette infrastructure vise à améliorer la chaîne de collecte et de traitement des ordures, dans une logique de modernisation du dispositif existant.

Prévenir les inondations : une course contre la montre
À l’approche de la pleine saison des pluies, l’accent est mis sur le curage des caniveaux, une opération jugée prioritaire pour limiter les risques d’inondations. Chaque année, plusieurs quartiers de la capitale sont affectés par la montée des eaux, aggravée par l’obstruction des réseaux d’évacuation par les déchets solides.

Sur le terrain, les premiers signes sont déjà visibles : routes submergées, amas d’ordures transportés par les eaux de ruissellement et nuisances olfactives persistantes. Autant d’indicateurs qui illustrent les limites du système actuel et l’ampleur des efforts à fournir.

Vers une réforme du secteur ?
Face à ces défis, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer les moyens alloués à l’assainissement et d’explorer des solutions durables. Parmi les pistes envisagées figurent la réduction des déchets plastiques, l’optimisation de la collecte et une meilleure mobilisation des ressources techniques et financières.

Reste désormais à traduire ces orientations en actions concrètes et visibles pour les populations, premières affectées par une insalubrité devenue récurrente dans la capitale guinéenne.

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Conakry accueille le WADME 2026 : le droit minier et énergétique au cœur des enjeux de développement.

Une rencontre stratégique au croisement du droit, de l’énergie et des investissements
La capitale guinéenne abrite, depuis le 1er mai 2026, la quatrième édition du Week-end africain du droit minier et de l’énergie (WADME). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de personnalités du secteur juridique et minier.

Pendant trois jours, Conakry se positionne comme un espace panafricain de réflexion et d’échanges autour des enjeux liés à la gouvernance des ressources naturelles et énergétiques.

Des thématiques au cœur des transformations économiques africaines
Les travaux réunissent experts, juristes, décideurs publics et acteurs économiques autour de problématiques structurantes. Les discussions portent notamment sur la gouvernance des ressources minières et énergétiques, les opérations de fusions-acquisitions dans les industries extractives, la régulation du marché électrique ouest-africain, ainsi que les implications fiscales et sociales des projets miniers.

L’intelligence artificielle dans la transformation des métiers du droit et la place de l’Afrique dans la Zone de libre-échange continentale figurent également parmi les axes majeurs abordés.

Un appel au renforcement de la sécurité juridique
Dans son allocution, le président du comité d’organisation, Sékou Traoré, a salué la forte mobilisation des participants et insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité juridique dans les secteurs stratégiques. Selon lui, la stabilité du cadre normatif constitue un levier essentiel pour accompagner le développement économique du continent.

De son côté, le représentant de l’Institut de formation et d’expertise juridique, Momoya Sylla, a rappelé le rôle central des juristes africains dans les négociations relatives à l’exploitation des ressources naturelles, soulignant la vocation du WADME comme cadre de production de solutions concrètes.

Une dynamique panafricaine autour des enjeux extractifs
Le bâtonnier Mamadou Souaré Diop a, pour sa part, mis en avant la dimension interdisciplinaire du forum et la participation de délégations venues de plusieurs pays africains, renforçant ainsi sa portée continentale.

Intervenant au nom du gouvernement, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, est revenu sur les réformes engagées depuis 2021 dans le secteur extractif, évoquant notamment le projet Simandou 2040, la création de la Nimba Mining Company et la digitalisation du cadastre minier. Il a également insisté sur les efforts de transformation locale et de renforcement des capacités.

La Guinée met en avant la solidité de son cadre juridique
Présidant la cérémonie, le Garde des Sceaux a souligné le rôle du WADME comme vitrine du cadre juridique guinéen. Selon lui, cette initiative contribue à renforcer la confiance des investisseurs internationaux en mettant en avant la stabilité et la lisibilité du dispositif légal du pays.

Il a insisté sur la capacité de la Guinée à accompagner les grands projets structurants grâce à un environnement juridique en constante évolution.

Un levier pour l’attractivité et le développement durable
À travers cette quatrième édition, la Guinée entend consolider sa position dans les débats africains sur la gouvernance des ressources naturelles. Le WADME s’impose ainsi comme un cadre de dialogue entre experts et décideurs, destiné à renforcer la crédibilité du système juridique et à favoriser l’attraction d’investissements au service du développement durable.

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Infrastructures : cinq nouveaux ponts pour désengorger Conakry.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans l’amélioration de la mobilité urbaine avec l’inauguration de cinq ouvrages majeurs dans la capitale. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présidé ce mercredi la cérémonie officielle de mise en service des ponts de Kassonyah, Kakimbo, Demoudoula, Kiroty et Kissosso.

Organisée au pied du pont de Kakimbo, la cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux citoyens, illustrant l’importance stratégique de ces infrastructures pour le développement urbain et économique de Conakry.

Un levier pour fluidifier la circulation et désenclaver les quartiers

Ces nouveaux ponts s’inscrivent dans une réponse concrète aux défis croissants de congestion dans la capitale. Leur mise en service vise à améliorer significativement la circulation, en facilitant les connexions entre plusieurs zones clés.

Les infrastructures permettront notamment de renforcer la liaison entre Ratoma et Kipé, de faciliter les déplacements entre Nongo et Lambanyi, d’améliorer l’accès entre Kissosso et Entag, de fluidifier le trafic entre Demoudoula et Cosa, ainsi que d’optimiser l’axe stratégique reliant le Km36 à Coyah.

Un projet structurant inscrit dans une vision de long terme

Porté par le ministère des Infrastructures, ce programme bénéficie d’un financement du Royaume des Pays-Bas et s’inscrit dans la dynamique du Programme Simandou 2040, qui place les infrastructures au cœur de la transformation économique du pays.

Lors de la cérémonie, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a souligné la portée symbolique de ces réalisations, évoquant « une vision en action » et des engagements concrétisés au service des populations.

Modernisation urbaine et impact socio-économique

Au-delà de leur fonction de désengorgement, ces ouvrages devraient contribuer à améliorer la qualité de vie des habitants, à réduire les temps de trajet et à soutenir les activités économiques locales.

À travers ces réalisations, les autorités guinéennes réaffirment leur ambition de doter le pays d’infrastructures modernes, durables et inclusives, capables d’accompagner la croissance urbaine et de répondre aux besoins d’une population en constante expansion.

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Conakry : lancement d’un complexe cinématographique pour relancer l’industrie culturelle.

La capitale guinéenne franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement culturel. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé à la pose de la première pierre du « Cinéma Center de Guinée », sur le site de l’ancien Cinéma Liberté, situé au cœur de Kaloum.

Ce projet structurant vise à redonner un nouvel élan au secteur cinématographique national, tout en contribuant à la modernisation de l’offre culturelle à Conakry.

Un partenariat international pour une infrastructure moderne

Porté en partenariat avec une entreprise chinoise, le futur complexe ambitionne de répondre aux standards internationaux en matière de production et de diffusion cinématographique.

Représentant la société partenaire, Cao Pei a indiqué que l’infrastructure, dont la livraison est prévue dans un délai de deux ans, intégrera des technologies de pointe. Le projet devrait également favoriser le renforcement des échanges culturels entre la Guinée et la Chine, dans une logique de coopération bilatérale.

Une renaissance culturelle et un levier économique

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a salué un « acte de renaissance culturelle ». Il a rappelé l’héritage cinématographique de la Guinée, des premières œuvres comme Mouramani à l’expérience de Syli-Cinéma, tout en mettant en avant les perspectives économiques liées à ce projet.

Le futur centre comprendra notamment des salles de projection, des studios de production, des espaces muséaux ainsi que des zones commerciales. Il devrait générer de nombreuses opportunités d’emplois, en particulier pour les jeunes.

Une vision portée au plus haut niveau de l’État

Clôturant la cérémonie, le Premier ministre a inscrit cette initiative dans la dynamique impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. Il a appelé à une implication accrue du secteur privé pour accompagner cette nouvelle phase de développement économique et culturel.

À travers ce projet, les autorités entendent repositionner Kaloum comme un pôle culturel majeur et offrir au cinéma guinéen des infrastructures à la hauteur de ses ambitions, dans un contexte de valorisation des

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Conakry, ville créative de l’UNESCO : un programme déclaré d’utilité publique en Guinée.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officiellement déclaré d’utilité publique le programme « Conakry, ville créative de l’UNESCO en littérature », à travers un décret lu au journal de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne le 26 avril 2026.

Cette mesure couvre une période d’un an, allant du 23 avril 2026 au 23 avril 2027, et s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer le rôle de la culture dans le développement national.

Une initiative ancrée dans le réseau des villes créatives

Le programme s’intègre dans la dynamique du réseau des villes créatives de l’UNESCO, qui vise à promouvoir la culture et les industries créatives comme moteurs de croissance durable, d’inclusion sociale et de rayonnement international.

À travers cette reconnaissance, les autorités guinéennes entendent consolider la place de Conakry comme un centre de référence pour la création littéraire en Afrique de l’Ouest.

Mobilisation des acteurs du livre et des industries culturelles

Selon les dispositions du décret, les principaux acteurs de la chaîne du livre seront mobilisés tout au long de la période couverte. Éditeurs, auteurs, institutions culturelles et professionnels du secteur sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives innovantes.

L’objectif est de dynamiser les industries créatives liées à la littérature, tout en favorisant l’accès au livre, la production intellectuelle et la valorisation du patrimoine culturel.

La culture comme levier de développement

En déclarant ce programme d’utilité publique, les autorités guinéennes confirment leur ambition de faire de la culture un pilier stratégique du développement. Cette orientation s’inscrit dans une approche plus large visant à renforcer la souveraineté culturelle, stimuler l’économie créative et offrir de nouvelles opportunités aux acteurs du secteur.

À terme, cette initiative pourrait contribuer à structurer davantage l’écosystème du livre en Guinée et à accroître son influence sur la scène culturelle régionale et internationale.

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Conakry célèbre le livre : ouverture solennelle de la 18e édition des « 72 Heures du Livre ».

La capitale guinéenne a vibré, dans la nuit du jeudi 23 avril 2026, au rythme de la culture et du savoir, à l’occasion du lancement officiel de la 18e édition des « 72 Heures du Livre ». Organisée au lac Gbassikolo, cette cérémonie d’ouverture a rassemblé autorités publiques, diplomates, professionnels du livre et un large public, confirmant le statut de cet événement comme l’un des rendez-vous culturels majeurs du pays.

Une ouverture entre solennité et performances artistiques

La soirée a débuté par une interprétation solennelle de l’hymne national, portée par Soul Bang’s, accompagné des prytanées militaires. L’ambiance s’est ensuite enrichie de prestations artistiques animées par Kandia Kouyaté et ses collaborateurs, offrant au public un moment mêlant tradition et modernité.

Un événement « mythique » au service du savoir

Prenant la parole, la commissaire générale, Aïcha Kaporo Soumah, a salué la mobilisation des autorités et partenaires, avant de rappeler la longévité et la portée de cette initiative culturelle. Soulignant que « 18 ans, ce n’est pas 18 jours », elle a qualifié les « 72 Heures du Livre » d’événement « mythique » dans le paysage culturel guinéen.

Elle a également mis en avant le thème de cette édition, consacré à la jeunesse et au numérique, qu’elle considère comme un levier de transformation capable de démocratiser l’accès au savoir et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations. Un hommage appuyé a été rendu au fondateur de l’événement, Sansy Kaba Diakité, pour son engagement en faveur de la promotion du livre.

Conakry, une ville engagée pour la culture et la lecture

De son côté, la gouverneure de la ville de Conakry, M’mahawa Sylla, a exprimé sa fierté d’accueillir cette nouvelle édition dans une capitale dont le rayonnement culturel ne cesse de s’affirmer. Elle a rappelé que Conakry, désignée capitale mondiale du livre en 2017, figure désormais parmi les villes créatives de l’UNESCO dans le domaine de la littérature.

Insistant sur le rôle du livre comme vecteur de connaissance et d’ouverture, elle a réaffirmé l’ambition de positionner Conakry comme une référence africaine en matière de promotion de la lecture.

Le numérique, un levier pour élargir l’accès au savoir

Représentant le système des Nations Unies, le coordinateur résident a souligné la portée symbolique de cet événement, organisé le 23 avril, date de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Il a évoqué les défis persistants liés à l’accès au livre, notamment dans les zones reculées, tout en mettant en avant les opportunités offertes par le numérique pour élargir la diffusion du savoir.

Selon lui, les nouvelles technologies ne supplantent pas le livre, mais en renforcent au contraire l’impact, à condition d’accompagner cette transition par des investissements adaptés.

La jeunesse au cœur de la stratégie nationale

Président d’honneur de cette édition, Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence, a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans le développement du pays. Il a rappelé qu’un investissement durable dans l’éducation, la culture et le savoir constitue un préalable essentiel à toute transformation structurelle.

Il a, à ce titre, évoqué les initiatives gouvernementales telles que le programme Simandou 2040 et Simandou Académie, qui placent le capital humain au cœur des priorités nationales.

À travers cette nouvelle édition, les « 72 Heures du Livre » confirment leur vocation : faire du livre un instrument de transmission, d’émancipation et de développement, au service des générations présentes et futures.

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Conakry et Bissau resserrent leurs liens autour d’une mémoire partagée et d’ambitions communes.

En visite de travail et d’amitié à Conakry, le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Ilídio Té Vieira, a été reçu en audience ce mercredi 22 avril 2026 au Palais Mohammed V par le Président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de relance et de consolidation des relations bilatérales entre les deux pays, unies par une histoire commune et des enjeux de développement convergents.

Une reconnaissance appuyée du rôle historique de la Guinée

Au cœur des échanges, la mémoire de la lutte pour l’indépendance de la Guinée-Bissau a occupé une place centrale. Porteur d’un message du Président bissau-guinéen, Ilídio Té Vieira a tenu à exprimer la profonde gratitude de son pays envers la Guinée, dont l’engagement a été déterminant dans le processus de libération.

« La Guinée a joué un rôle très important pour la libération de notre pays. C’est une contribution que nous ne pouvons pas oublier. Le peuple guinéen a consenti d’importants sacrifices, allant jusqu’au don de son sang », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi un devoir de mémoire et de reconnaissance au nom de la nation bissau-guinéenne.

Le chef du gouvernement a également salué le leadership du Président Mamadi Doumbouya, tout en lui adressant ses félicitations pour son accession à la magistrature suprême.

Une coopération bilatérale appelée à se densifier

Conduisant une importante délégation gouvernementale, Ilídio Té Vieira a été introduit auprès du Chef de l’État guinéen par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre Conakry et Bissau, avec une volonté affirmée de structurer davantage les partenariats dans plusieurs secteurs clés.

Parmi les domaines identifiés figurent notamment les ressources naturelles, l’énergie, l’éducation, la culture et le sport. La Guinée-Bissau manifeste un intérêt particulier pour l გამოცდილ de la Guinée dans la valorisation de ses richesses minières, en particulier autour du projet stratégique de Simandou, considéré comme l’un des plus grands gisements de fer au monde.

« Nous sommes venus avec une forte délégation pour travailler avec nos homologues guinéens sur des secteurs prioritaires. L’objectif est de partager les expériences et de renforcer notre coopération dans une logique gagnant-gagnant », a précisé le Premier ministre bissau-guinéen.

Vers une coopération Sud-Sud renforcée

Au-delà des échanges sectoriels, les deux parties ont insisté sur la nécessité de bâtir une coopération Sud-Sud plus structurée, capable de soutenir durablement le développement économique et la stabilité régionale. Cette approche repose sur une meilleure coordination des politiques publiques et un partage accru d’expertises entre États voisins.

De son côté, le Président Mamadi Doumbouya a mis en avant les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur du renforcement de l’intégration sous-régionale et a instruit le Premier ministre Amadou Oury Bah de travailler en étroite collaboration avec son homologue bissau-guinéen afin de traduire ces orientations en actions concrètes.

Cette visite officielle marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation des relations entre Conakry et Bissau, fondées à la fois sur une histoire partagée et une ambition commune de développement.

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Guinée – CPI : Conakry réaffirme son engagement dans le procès du 28 septembre 2009.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne.

Le principe de complémentarité au cœur des échanges

Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus.

Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne.

Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne

La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.

Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation.

Une coopération internationale sous surveillance

En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national.

À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la Guinée.