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Journée des droits des femmes : les collaboratrices de UMS mobilisées à Boké et Conakry.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée exceptionnellement le 15 avril 2026 au lieu du 8 mars, les collaboratrices du groupe UMS ont mené plusieurs actions solidaires à Boké et à Conakry. Une mobilisation qui s’inscrit dans une tradition désormais bien ancrée au sein de l’entreprise, faisant de cette date un moment privilégié d’engagement social.

Une tradition d’actions concrètes au service des communautés

Depuis plusieurs années, les femmes de UMS marquent cette journée par des initiatives de proximité en faveur de structures locales. Ces actions visent à répondre à des besoins concrets, tout en renforçant les liens entre l’entreprise et les communautés.

L’édition 2026 n’a pas dérogé à cette dynamique, avec deux opérations distinctes, pensées pour avoir un impact direct sur les bénéficiaires.

À Boké : un soutien à l’Association des Personnes Handicapées

Dans la région de Boké, l’initiative a été dédiée à l’Association des Personnes Handicapées de Boké (APHAB), une organisation regroupant entre 100 et 150 membres.

L’action a consisté en une distribution de denrées alimentaires de première nécessité, destinée à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Bien que l’association soit basée dans le quartier Tamarancy, la remise des dons s’est déroulée au musée de Boké, choisi pour sa capacité à accueillir l’ensemble des participants dans un cadre accessible et adapté.

À Conakry : un appui à l’éducation des jeunes filles

Dans la capitale, Conakry, l’intervention a ciblé l’École Saint Joseph de Cluny, un établissement reconnu pour son rôle dans l’éducation et l’encadrement des jeunes filles.

Les dons ont porté sur des serviettes hygiéniques, des produits d’entretien et du matériel d’hygiène. Cette contribution vise à améliorer les conditions sanitaires et à favoriser un environnement d’apprentissage plus sain pour les élèves.

Un engagement inscrit dans la durée

À travers ces initiatives, les collaboratrices de UMS réaffirment leur volonté de contribuer activement au développement social des territoires où l’entreprise est implantée. Cette démarche repose sur des valeurs de solidarité, d’inclusion et de responsabilité sociétale.

Le directeur général du groupe, Mohamed Bennani, a salué cet engagement, soulignant que ces actions illustrent concrètement les valeurs portées par l’entreprise et son implication auprès des communautés locales.

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Conakry en liesse pour le retour triomphal des championnes du monde de handball

La capitale guinéenne a vibré, ce dimanche 12 avril 2026, au rythme d’un exploit sportif historique. Conakry a réservé un accueil triomphal aux sélections nationales féminines de handball, sacrées championnes du monde de l’IHF Trophy intercontinental en Bulgarie.

Un accueil populaire à la hauteur de l’exploit

À leur arrivée à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré International Airport, peu avant 22h GMT, les joueuses ont été accueillies en véritables héroïnes. Une foule compacte, composée de supporters, d’autorités et de passionnés de sport, a transformé ce moment en une célébration nationale, marquée par une ferveur rarement observée.

Un doublé historique sur la scène mondiale

Sur le plan sportif, la performance est tout simplement exceptionnelle. En l’espace de quelques heures, les équipes cadette (U17) et junior (U19) ont toutes deux décroché le titre mondial, une première dans l’histoire de la compétition.

Les cadettes ont surclassé le Venezuela (44-21), concluant un parcours sans défaite, tandis que les juniors ont dominé le Canada (47-27), confirmant la suprématie guinéenne sur le tournoi .

Ce doublé inédit fait de la Guinée la première nation à remporter simultanément les titres U17 et U19 de l’IHF Trophy, consacrant l’émergence d’une génération exceptionnelle .

Une génération talentueuse et prometteuse

Au-delà des scores, c’est la qualité du jeu qui a impressionné les observateurs. Discipline tactique, efficacité offensive et cohésion collective ont été les marqueurs d’un handball moderne, porté par des joueuses talentueuses comme Diaraye Soumah.

Invaincues tout au long de la compétition, les Guinéennes ont dominé leurs adversaires avec autorité, confirmant la montée en puissance du handball féminin national sur la scène internationale .

Une fierté nationale et un signal fort

Ce succès dépasse le cadre sportif. Il symbolise une avancée majeure pour le sport guinéen et renforce la visibilité du pays à l’échelle mondiale.

Présent à l’accueil, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a salué « une performance exceptionnelle » qui démontre que la Guinée peut briller au plus haut niveau, au-delà des disciplines traditionnellement dominantes.

Avec ce doublé historique, la Guinée s’impose désormais comme une nation montante du handball mondial, portée par une jeunesse talentueuse et ambitieuse.

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Conakry : un sommet régional pour désamorcer les tensions aux frontières du fleuve Mano.

Réunis ce lundi 16 mars 2026 au Palais Mohammed V de Conakry, les présidents Mamadi Doumbouya, Julius Maada Bio et Joseph Nyumah Boakai ont franchi une étape importante dans la gestion des différends frontaliers qui agitent l’espace du fleuve Mano. Cette rencontre tripartite, élargie à la Côte d’Ivoire, représentée par sa ministre des Affaires étrangères Nialé Kaba au nom du président Alassane Ouattara, marque un tournant vers une approche collective et apaisée.

Une réponse concertée aux tensions frontalières

Au cœur des discussions figuraient les incidents signalés ces derniers mois dans certaines zones frontalières entre la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Face à ces tensions, les chefs d’État ont privilégié une stratégie fondée sur le dialogue politique, la négociation bilatérale et le recours aux mécanismes régionaux de prévention et de règlement des conflits.

Les dirigeants ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux du droit international, notamment la souveraineté des États, l’intégrité territoriale et le bon voisinage. Ils ont insisté sur la nécessité d’un règlement pacifique des différends, dans un contexte régional où la stabilité reste un enjeu majeur pour la sécurité et le développement.

Renforcement de la coopération sécuritaire sur le terrain

Au-delà des déclarations de principe, des mesures concrètes ont été actées. Les trois pays se sont engagés à intensifier leur coopération sécuritaire à travers l’organisation de patrouilles conjointes le long des frontières, le partage de renseignements et la mise en place de canaux de communication rapide entre les forces déployées.

Parallèlement, les services techniques en charge des questions frontalières ont reçu instruction d’accélérer les travaux de délimitation et de démarcation. L’objectif est de lever les zones d’ambiguïté susceptibles d’alimenter les tensions locales et de prévenir de nouveaux incidents.

Allègement du dispositif militaire guinéen : un signal d’apaisement

Dans la continuité de ces engagements, l’état-major général des armées de la Guinée a annoncé un allègement progressif du dispositif militaire le long des frontières à partir du 17 mars 2026. Cette décision, hautement symbolique, traduit une volonté de désescalade après plusieurs semaines de vigilance renforcée.

Dans son communiqué, l’armée guinéenne a salué le calme et le sens du civisme des populations riveraines, tout en rendant hommage au professionnalisme des forces de défense et de sécurité. Elle a toutefois réaffirmé sa détermination à garantir la protection du territoire national, en appui aux initiatives diplomatiques engagées par les autorités.

Vers une relance de la coopération au sein de l’Union du fleuve Mano

Ce sommet s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la paix dans la région. Les chefs d’État ont convenu de convoquer, dans un délai d’un mois, une réunion de Union du fleuve Mano afin de relancer les mécanismes de coopération en matière de sécurité et de développement.

Créée pour favoriser l’intégration et la stabilité entre pays voisins, cette organisation apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour accompagner les efforts de prévention des conflits et promouvoir un développement partagé.

Une désescalade progressive en perspective

Entre engagements politiques et mesures opérationnelles, le sommet de Conakry ouvre la voie à une décrispation progressive dans une zone historiquement sensible. En misant sur la concertation et la coopération, les États riverains du fleuve Mano entendent restaurer la confiance et poser les bases d’une stabilité durable.

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Conakry accueille un sommet régional sur les tensions frontalières en Afrique de l’Ouest.

Les présidents Mamadi Doumbouya de la Guinée, Joseph Boakai du Liberia et Julius Maada Bio de la Sierra Leone se réunissent ce lundi à Conakry dans le cadre d’un sommet jugé déterminant pour tenter d’apaiser les tensions frontalières qui opposent ces trois pays d’Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents récents le long des frontières communes, notamment entre la Guinée et la Sierra Leone, ainsi qu’entre la Guinée et le Liberia, selon un communiqué publié par la présidence guinéenne.

Des tensions frontalières récurrentes dans une zone stratégique

Les différends frontaliers dans cette région ne sont pas nouveaux. Cependant, les tensions se sont accentuées ces derniers mois dans certaines zones sensibles riches en ressources naturelles.

En 2025, plusieurs incidents ont été signalés entre les forces de sécurité de la Guinée et celles de la Sierra Leone. Parallèlement, des frictions ont également été observées entre les autorités guinéennes et celles du Liberia, notamment autour de territoires contestés et de l’exploitation de ressources minières dans les zones frontalières.

Ces événements ont alimenté les inquiétudes quant à un risque d’escalade susceptible de fragiliser davantage la stabilité dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.

La CEDEAO en médiateur, avec l’appui de la Côte d’Ivoire

Face à cette situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris l’initiative de faciliter le dialogue entre les trois États concernés.

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, participe à la rencontre en qualité de facilitateur et de témoin. Son implication vise à renforcer les efforts de médiation régionale et à favoriser la recherche d’un compromis durable entre les parties.

Des discussions centrées sur les frontières et la coopération sécuritaire

Les échanges devraient porter principalement sur la clarification de la délimitation des frontières, la gestion concertée des ressources naturelles situées dans les zones contestées, ainsi que le renforcement des mécanismes de coopération sécuritaire.

Les dirigeants espèrent parvenir à un accord-cadre susceptible de désamorcer les tensions et de restaurer la confiance entre les États voisins. La présence de la CEDEAO et l’implication de la Côte d’Ivoire sont perçues comme un signal fort en faveur d’une approche collective de résolution des différends.

Un rendez-vous décisif pour la stabilité régionale

Au-delà des questions frontalières, ce sommet est considéré par plusieurs observateurs comme une opportunité importante pour consolider la paix et la coopération dans une région confrontée à de multiples défis sécuritaires et économiques.

Le succès de cette rencontre dépendra toutefois de la capacité des dirigeants à privilégier le dialogue, à faire des concessions mutuelles et à traduire leurs engagements en mesures concrètes.

Dans un contexte régional déjà fragilisé, l’issue de ce sommet pourrait ainsi constituer un tournant pour la stabilité et la coopération entre ces trois pays voisins d’Afrique de l’Ouest.

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Journée internationale des droits des femmes : AGL Guinée et Conakry Terminal célèbrent leurs collaboratrices.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les entreprises AGL Guinée et Conakry Terminal ont organisé une rupture collective du jeûne en l’honneur de leurs collaboratrices. L’événement s’est tenu dans un complexe hôtelier de la capitale guinéenne, réunissant des employées issues de plusieurs services et directions du groupe.

Cette initiative s’inscrivait à la fois dans l’esprit de solidarité du mois de Ramadan et dans la dynamique de célébration du 8 mars, journée dédiée à la promotion des droits et du leadership des femmes.

Mettre en lumière le rôle des femmes dans le secteur portuaire et logistique

La rencontre avait pour objectif de rendre hommage à l’engagement des femmes qui contribuent quotidiennement à la performance et au dynamisme des activités portuaires et logistiques en Guinée.

Collaboratrices administratives, techniciennes et responsables de services ont ainsi partagé un moment d’échanges et de convivialité, favorisant la cohésion interne et le partage d’expériences professionnelles.

Au-delà de la dimension symbolique, cette rencontre a également permis de souligner la place croissante des femmes dans un secteur traditionnellement dominé par les hommes, notamment dans les métiers liés à la logistique et aux opérations portuaires.

Un engagement affirmé en faveur de l’épanouissement professionnel des femmes

Lors de la rencontre, le directeur de AGL Guinée, Ibrahima Diallo, a salué la contribution déterminante des collaboratrices au développement des activités du groupe.

Selon lui, leur professionnalisme, leur capacité d’adaptation et leur engagement constituent des atouts essentiels pour la performance de l’entreprise. Il a également réaffirmé la volonté du groupe de continuer à promouvoir un environnement de travail favorable à l’épanouissement et à la progression professionnelle des femmes.

La soirée a été ponctuée de témoignages et de moments d’échanges, illustrant les valeurs de solidarité, de respect et de cohésion partagées à la fois par la célébration du Ramadan et par la Journée internationale des droits des femmes.

Des entreprises engagées dans la responsabilité sociétale

À travers cette initiative, AGL Guinée et Conakry Terminal réaffirment leur engagement en faveur de la promotion du leadership féminin, de l’égalité des chances et du développement de parcours professionnels inclusifs.

Acteur majeur de la logistique, du transport et du transit en Guinée, AGL Guinée accompagne les flux commerciaux et les opérations portuaires à l’échelle nationale et sous-régionale.

Sa filiale Conakry Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port Autonome de Conakry, joue un rôle stratégique dans la fluidité des échanges commerciaux du pays.

Engagées dans une démarche de responsabilité sociétale, les deux entreprises multiplient chaque année les initiatives solidaires et les actions en faveur du développement social et économique des communautés locales.

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Décès de l’Ayatollah Khamenei Guide suprême iranien : l’ambassade d’Iran ouvre un registre de condoléances à Conakry.

La représentation diplomatique de la Iran en Conakry a annoncé, dans un communiqué officiel publié le 3 mars 2026, le décès de Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique. Une disparition que l’ambassade qualifie de « profonde tristesse » et qu’elle présente comme consécutive à une « agression aérienne » survenue le 28 février.

Une perte majeure pour le monde musulman

Dans sa note diplomatique, l’ambassade évoque une épreuve d’une grande ampleur pour la communauté musulmane, soulignant l’influence religieuse et politique du Guide suprême iranien, figure centrale du système institutionnel de la République islamique depuis plusieurs décennies.

Face à cette disparition, la mission diplomatique iranienne en Guinée a décidé d’organiser un hommage officiel afin de permettre aux autorités religieuses et aux fidèles de témoigner leur solidarité.

Un appel à la mobilisation des autorités religieuses

Les imams, les responsables de mosquées ainsi que l’ensemble des croyants sont invités à prendre part à ce moment de recueillement. L’ambassade entend ainsi associer la communauté religieuse locale à cet hommage, dans un esprit de communion et de solidarité.

Ouverture d’un livre de condoléances

Un registre de condoléances sera mis à disposition au siège de l’ambassade, situé à la Cité ministérielle, sur la Corniche Nord à Donka, selon le calendrier suivant :

  • Jeudi 5 mars 2026 : de 14h00 à 17h00

  • Vendredi 6 mars 2026 : de 08h00 à 12h00

Des circonstances dénoncées par Téhéran

Le communiqué, signé par les services diplomatiques iraniens, dénonce fermement les conditions de cette disparition, imputées à une opération militaire étrangère. Cette prise de position intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une recrudescence des affrontements et des rivalités géopolitiques au Moyen-Orient.

Au-delà de l’hommage, cette annonce souligne également les répercussions internationales de la disparition d’une figure majeure de la scène politique et religieuse iranienne.

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Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Conakry après plusieurs semaines d’absence.

Après plusieurs semaines passées hors du territoire national, le président de la transition guinéenne, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, s’apprête à regagner Conakry. L’annonce a été faite par son conseiller personnel, Thierno Mamadou Bah, lors d’une intervention sur Radio France Internationale, mettant un terme aux nombreuses spéculations entourant son absence.

Selon cette source officielle, le retour du chef de l’État est prévu pour le vendredi 6 mars 2026.

Une absence liée à des contraintes d’agenda et de récupération

Face aux interrogations persistantes, les autorités ont tenu à rassurer l’opinion publique. Thierno Mamadou Bah a expliqué que cette période d’éloignement s’inscrivait dans un contexte de forte sollicitation liée aux responsabilités présidentielles, nécessitant un temps de récupération.

Il a ainsi balayé les rumeurs relatives à l’état de santé du président, évoquant une situation maîtrisée et sans motif d’inquiétude.

Un contexte marqué par un déficit de communication

Le chef de l’État guinéen avait quitté le pays à la mi-février pour prendre part au sommet de l’Union africaine. Toutefois, l’absence de communication officielle régulière sur son agenda et sa localisation avait alimenté les interrogations au sein de l’opinion.

Ce retour annoncé intervient donc dans un climat où les attentes restent fortes en matière de transparence institutionnelle et de communication publique, dans un pays engagé dans une transition politique sensible.

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Au port de Conakry, la logistique face à l’accélération du trafic

À l’initiative de Africa Global Logistics (AGL), une journée portes ouvertes s’est tenue ce lundi au sein de Conakry Terminal, principale plateforme de manutention de conteneurs du Port autonome de Conakry. Partenaires institutionnels, clients, opérateurs privés et représentants des transporteurs ont été conviés à cette rencontre destinée à faire le point sur les performances du terminal et à renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne logistique.

Dans un contexte de forte croissance économique, marqué notamment par l’essor du secteur minier et la hausse des importations, la pression sur les infrastructures portuaires s’intensifie. Opérateur de la délégation de service public pour les activités conteneurs et la manutention de véhicules, Conakry Terminal fait aujourd’hui face à un défi d’ampleur : absorber des volumes en avance de plusieurs années sur les prévisions initiales.

Des volumes records, en avance sur les projections

Selon son directeur général, Emmanuel Masson, le terminal traite en 2025 des flux initialement projetés pour 2030. Le trafic mensuel atteint désormais entre 45 000 et 50 000 EVP (équivalents vingt pieds), contre 32 000 à 35 000 auparavant. Une progression significative qui témoigne du dynamisme économique du pays, mais met également sous tension l’ensemble de l’écosystème portuaire.

« Conakry Terminal n’est rien tout seul », a rappelé le dirigeant, insistant sur la responsabilité collective des importateurs, industriels, transitaires, transporteurs et administrations, notamment douanières. Car si les capacités techniques évoluent, la fluidité dépend d’une coordination étroite entre tous les acteurs.

Investissements et réformes pour fluidifier les opérations

Pour répondre à cette montée en charge, plusieurs mesures structurantes ont été engagées. Sur le plan technique, le deuxième quai – le quai 10 – a été équipé de nouveaux moyens modernes de manutention, permettant d’accélérer les opérations navires et le traitement des conteneurs.

Parallèlement, l’ouverture récente de la circulation des poids lourds 24 heures sur 24 dans la commune de Kaloum constitue une avancée notable. Jusqu’alors limitée aux horaires administratifs, cette restriction freinait les enlèvements et rallongeait les délais. Depuis une dizaine de jours, les transporteurs peuvent récupérer leurs marchandises de manière continue, améliorant la cadence des sorties.

Le directeur général préfère évoquer un « défi » plutôt qu’une congestion structurelle. Néanmoins, l’allongement des délais d’importation peut engendrer des surcoûts logistiques, susceptibles d’être répercutés sur les prix des marchandises.

Un enjeu économique et social

Présent lors de la rencontre, Elhadj Aliou Chérif, président de la Chambre de commerce de la région de Conakry, a salué l’initiative d’AGL. Selon lui, cette immersion a permis aux opérateurs économiques de mieux appréhender les contraintes techniques et les efforts engagés pour moderniser l’outil portuaire.

Il a toutefois rappelé que la pression actuelle est directement liée à l’attractivité économique de Conakry, portée par les sociétés minières, les commerçants et les industriels, tous tributaires du port. Tout en remerciant les autorités pour la suspension temporaire des surestaries, il a appelé les opérateurs à accélérer l’enlèvement des conteneurs encore stationnés.

Des milliers d’unités demeurent en attente, contribuant à la rareté de certaines marchandises sur le marché intérieur et à la hausse des prix. La fluidité portuaire apparaît ainsi comme un enjeu social autant qu’économique, dans un pays où la dépendance aux importations reste forte.

Modernisation et coordination, clés de la compétitivité

Au terme de cette journée, un constat s’impose : la performance du port de Conakry repose sur un effort collectif et continu. Sous la supervision des autorités portuaires et gouvernementales, la modernisation des infrastructures doit s’accompagner d’une meilleure synchronisation des procédures et des acteurs.

Dans un contexte de mutation rapide, l’amélioration de la logistique portuaire constitue un levier stratégique pour accompagner durablement la croissance guinéenne. Transformer la pression actuelle en opportunité de développement dépendra de la capacité de la communauté portuaire à agir en synergie.

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Conakry accueille les 37ᵉ Journées annuelles du Club des Dirigeants de Banques d’Afrique.

Les Journées annuelles du Club des Dirigeants de Banques et Établissements financiers d’Afrique ont officiellement débuté jeudi 12 février 2026 à Conakry. Cette 37ᵉ édition, qui s’achève le 13 février, est présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, et réunit de hauts responsables du secteur financier venus de plusieurs pays du continent.

Placée sous le thème « Le financement de l’économie africaine : Intelligence artificielle et réglementation au service de l’efficacité bancaire », la rencontre rassemble dirigeants de banques, régulateurs, experts financiers, décideurs publics et acteurs de l’innovation technologique. Dans un contexte marqué par un déficit structurel de financement des PME et une accélération des mutations numériques, les échanges visent à dégager des solutions concrètes pour renforcer l’efficacité, la résilience et l’inclusivité des systèmes bancaires africains.

L’intelligence artificielle, levier stratégique de transformation

Pour Sidi Mohamed Chérif, président de l’Association professionnelle des banques (APB) de Guinée, le choix du thème reflète une préoccupation centrale pour le continent. L’Afrique, a-t-il rappelé, fait face à des besoins massifs de financement pour soutenir sa croissance, accélérer son industrialisation et élargir l’inclusion financière.

Selon lui, les banques africaines ne peuvent plus se limiter à un rôle d’intermédiation classique : elles doivent devenir de véritables acteurs du développement économique. Dans cette perspective, l’intelligence artificielle apparaît comme un outil stratégique, capable d’optimiser l’évaluation des risques, d’améliorer la qualité du service et d’élargir l’accès au crédit.

Cette transformation, a-t-il toutefois souligné, doit s’inscrire dans des cadres réglementaires solides, garants de la stabilité financière, de la transparence et de la confiance des usagers.

Le responsable bancaire a également mis en avant l’évolution des indicateurs du secteur en Guinée. En l’espace de quatre ans, les financements à la clientèle seraient passés d’environ 2 milliards à plus de 4,8 milliards de dollars, tandis que les engagements de l’État auprès du système bancaire auraient progressé de 2 à 3,8 milliards de dollars. Des chiffres qu’il interprète comme le signe d’un engagement accru du secteur dans le financement de l’économie nationale.

Un déficit continental estimé à 330 milliards de dollars

Le président du Club et directeur général du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), Ngueto Tiraïna Yambaye, a pour sa part rappelé l’ampleur du défi à l’échelle continentale.

Les PME représentent environ 80 % des emplois et près de la moitié du PIB africain, mais elles n’accèdent qu’à moins de 20 % du crédit formel. Le déficit de financement dépasserait 330 milliards de dollars. Par ailleurs, près de 45 % des populations africaines demeurent en marge du système bancaire.

Dans ce contexte, l’intelligence artificielle ne relève pas d’un simple effet de mode, mais d’une nécessité opérationnelle. Grâce au scoring alternatif, à l’automatisation des प्रक्रés et à la gestion prédictive des risques, les institutions financières peuvent réduire leurs coûts, mieux détecter les fraudes et élargir leur base de clientèle, y compris dans le secteur informel. Chatbots bancaires, identification biométrique et exploitation de données non structurées figurent parmi les outils cités pour favoriser l’inclusion financière.

Mais l’innovation, a-t-il averti, doit impérativement s’accompagner de règles claires en matière de protection des données, d’éthique et de gouvernance des algorithmes. L’enjeu consiste à bâtir un cadre réglementaire adapté aux réalités africaines, capable d’encadrer l’innovation sans l’entraver.

Croissance, effet d’éviction et réformes structurelles en Guinée

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre Amadou Oury Bah a replacé les discussions dans le contexte macroéconomique guinéen. Il a évoqué une économie en forte croissance, avec des perspectives de taux à deux chiffres, tout en reconnaissant la persistance de déséquilibres structurels.

Il a notamment souligné le phénomène d’« effet d’éviction », résultant du niveau élevé des besoins de financement de l’État, qui mobilise une part importante des ressources bancaires au détriment du financement de l’économie réelle. Le gouvernement, a-t-il admis, devra ajuster sa stratégie pour réorienter davantage de flux vers le secteur productif.

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de diversifier l’économie, d’investir dans les infrastructures et le capital humain, et de renforcer les recettes intérieures afin de préserver les équilibres monétaires. La détention d’une monnaie nationale constitue, selon lui, un atout, à condition de respecter strictement les principes de gestion budgétaire et de politique monétaire.

Enfin, il a estimé que l’intelligence artificielle ne pourra produire des résultats tangibles sans un environnement fondé sur la confiance, la coopération et une meilleure circulation de l’information entre pouvoirs publics, banques et clients. L’enjeu, a-t-il conclu, est d’intégrer l’ensemble des acteurs économiques dans une dynamique de justice et d’efficacité, condition indispensable pour faire du système bancaire un véritable moteur de transformation structurelle.

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Guinée–Japon : cinquante ans de relations diplomatiques célébrés à Conakry.

La Guinée et le Japon ont célébré, le 12 février à Conakry, le cinquantième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, à l’occasion de la fête nationale japonaise. Dans les jardins de la résidence diplomatique, autorités guinéennes, diplomates et représentants d’organisations internationales ont marqué cet événement placé sous le signe du respect mutuel et du partenariat durable.

Le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement ainsi que de hauts responsables de l’administration ont pris part à la cérémonie, symboliquement ouverte par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.

Un partenariat consolidé autour du développement

Au-delà du protocole, cette célébration a mis en lumière un demi-siècle de coopération progressivement renforcée à travers des projets structurants. Dans son allocution, l’ambassadeur du Japon en Guinée, Kato Ryuichi, a rappelé la portée particulière de l’anniversaire impérial pour le peuple japonais, tout en soulignant la signification de cette réception organisée à Conakry.

Le diplomate a évoqué son immersion dans les réalités du pays durant ses trois années de mission, indiquant avoir parcouru une grande partie du territoire guinéen. Cette expérience lui a permis, selon ses propos, de mesurer à la fois la résilience des populations et les défis persistants liés aux inégalités de développement.

Éducation et industrialisation : priorités pour l’avenir

Se projetant vers les prochaines décennies, l’ambassadeur a identifié deux leviers majeurs pour la Guinée : la promotion industrielle et la formation des ressources humaines. L’investissement dans l’éducation a été présenté comme la pierre angulaire du développement à long terme, comparable aux fondations d’un édifice dont la solidité dépend des choix réalisés aujourd’hui.

Un message qui s’inscrit dans une vision partagée d’un partenariat orienté vers l’innovation, la montée en compétences et la création de valeur locale.

Une coopération diversifiée et appelée à s’élargir

Au nom du ministre des Affaires étrangères, la cheffe de cabinet Mariama Bailo Barry a transmis les félicitations des autorités guinéennes à l’Empereur du Japon, au nom du président Mamadi Doumbouya. Elle a rappelé que les relations entre Conakry et Tokyo reposent sur des principes de respect mutuel, de dialogue constant et d’engagement commun pour la paix et le développement durable.

Le Japon est considéré comme un partenaire fiable, intervenant dans des secteurs variés tels que les infrastructures, la santé, l’éducation, la pêche et le renforcement des capacités institutionnelles.

Les autorités guinéennes ont exprimé leur volonté d’approfondir cette coopération, notamment dans les domaines de l’industrialisation, de la technologie, de la transition énergétique et de l’agriculture moderne. L’expertise japonaise, conjuguée au potentiel économique et humain de la Guinée, est perçue comme un vecteur de perspectives partagées.

La réception a également mis à l’honneur la dimension culturelle du partenariat, avec la présentation de produits et de savoir-faire japonais, illustrant la diversité et la profondeur des échanges entre les deux nations.