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Conakry face à l’épreuve des premières pluies : le gouvernement en alerte sur l’assainissement.

Une visite de terrain pour évaluer l’urgence
Au lendemain des premières précipitations ayant remis en lumière les difficultés chroniques d’insalubrité dans la capitale, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu, mardi 5 mai 2026, au ministère en charge de l’Assainissement. Cette visite avait pour objectif de dresser un état des lieux précis du secteur, sous la conduite du ministre Aboubacar Camara, et d’évaluer les mesures déjà engagées face à une situation qui se dégrade à chaque saison des pluies.

Gestion des déchets : un défi structurel persistant
Au cœur des échanges, la problématique de la gestion des déchets, considérée comme l’un des principaux points de fragilité du système urbain de Conakry. Les autorités ont notamment évoqué la fermeture progressive de la décharge de Daresalam, longtemps critiquée pour ses impacts environnementaux, ainsi que la mise en service d’un site de transfert à Manéah. Cette infrastructure vise à améliorer la chaîne de collecte et de traitement des ordures, dans une logique de modernisation du dispositif existant.

Prévenir les inondations : une course contre la montre
À l’approche de la pleine saison des pluies, l’accent est mis sur le curage des caniveaux, une opération jugée prioritaire pour limiter les risques d’inondations. Chaque année, plusieurs quartiers de la capitale sont affectés par la montée des eaux, aggravée par l’obstruction des réseaux d’évacuation par les déchets solides.

Sur le terrain, les premiers signes sont déjà visibles : routes submergées, amas d’ordures transportés par les eaux de ruissellement et nuisances olfactives persistantes. Autant d’indicateurs qui illustrent les limites du système actuel et l’ampleur des efforts à fournir.

Vers une réforme du secteur ?
Face à ces défis, le gouvernement affiche sa volonté de renforcer les moyens alloués à l’assainissement et d’explorer des solutions durables. Parmi les pistes envisagées figurent la réduction des déchets plastiques, l’optimisation de la collecte et une meilleure mobilisation des ressources techniques et financières.

Reste désormais à traduire ces orientations en actions concrètes et visibles pour les populations, premières affectées par une insalubrité devenue récurrente dans la capitale guinéenne.

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Conakry accueille le WADME 2026 : le droit minier et énergétique au cœur des enjeux de développement.

Une rencontre stratégique au croisement du droit, de l’énergie et des investissements
La capitale guinéenne abrite, depuis le 1er mai 2026, la quatrième édition du Week-end africain du droit minier et de l’énergie (WADME). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de personnalités du secteur juridique et minier.

Pendant trois jours, Conakry se positionne comme un espace panafricain de réflexion et d’échanges autour des enjeux liés à la gouvernance des ressources naturelles et énergétiques.

Des thématiques au cœur des transformations économiques africaines
Les travaux réunissent experts, juristes, décideurs publics et acteurs économiques autour de problématiques structurantes. Les discussions portent notamment sur la gouvernance des ressources minières et énergétiques, les opérations de fusions-acquisitions dans les industries extractives, la régulation du marché électrique ouest-africain, ainsi que les implications fiscales et sociales des projets miniers.

L’intelligence artificielle dans la transformation des métiers du droit et la place de l’Afrique dans la Zone de libre-échange continentale figurent également parmi les axes majeurs abordés.

Un appel au renforcement de la sécurité juridique
Dans son allocution, le président du comité d’organisation, Sékou Traoré, a salué la forte mobilisation des participants et insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité juridique dans les secteurs stratégiques. Selon lui, la stabilité du cadre normatif constitue un levier essentiel pour accompagner le développement économique du continent.

De son côté, le représentant de l’Institut de formation et d’expertise juridique, Momoya Sylla, a rappelé le rôle central des juristes africains dans les négociations relatives à l’exploitation des ressources naturelles, soulignant la vocation du WADME comme cadre de production de solutions concrètes.

Une dynamique panafricaine autour des enjeux extractifs
Le bâtonnier Mamadou Souaré Diop a, pour sa part, mis en avant la dimension interdisciplinaire du forum et la participation de délégations venues de plusieurs pays africains, renforçant ainsi sa portée continentale.

Intervenant au nom du gouvernement, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, est revenu sur les réformes engagées depuis 2021 dans le secteur extractif, évoquant notamment le projet Simandou 2040, la création de la Nimba Mining Company et la digitalisation du cadastre minier. Il a également insisté sur les efforts de transformation locale et de renforcement des capacités.

La Guinée met en avant la solidité de son cadre juridique
Présidant la cérémonie, le Garde des Sceaux a souligné le rôle du WADME comme vitrine du cadre juridique guinéen. Selon lui, cette initiative contribue à renforcer la confiance des investisseurs internationaux en mettant en avant la stabilité et la lisibilité du dispositif légal du pays.

Il a insisté sur la capacité de la Guinée à accompagner les grands projets structurants grâce à un environnement juridique en constante évolution.

Un levier pour l’attractivité et le développement durable
À travers cette quatrième édition, la Guinée entend consolider sa position dans les débats africains sur la gouvernance des ressources naturelles. Le WADME s’impose ainsi comme un cadre de dialogue entre experts et décideurs, destiné à renforcer la crédibilité du système juridique et à favoriser l’attraction d’investissements au service du développement durable.

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Infrastructures : cinq nouveaux ponts pour désengorger Conakry.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans l’amélioration de la mobilité urbaine avec l’inauguration de cinq ouvrages majeurs dans la capitale. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présidé ce mercredi la cérémonie officielle de mise en service des ponts de Kassonyah, Kakimbo, Demoudoula, Kiroty et Kissosso.

Organisée au pied du pont de Kakimbo, la cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux citoyens, illustrant l’importance stratégique de ces infrastructures pour le développement urbain et économique de Conakry.

Un levier pour fluidifier la circulation et désenclaver les quartiers

Ces nouveaux ponts s’inscrivent dans une réponse concrète aux défis croissants de congestion dans la capitale. Leur mise en service vise à améliorer significativement la circulation, en facilitant les connexions entre plusieurs zones clés.

Les infrastructures permettront notamment de renforcer la liaison entre Ratoma et Kipé, de faciliter les déplacements entre Nongo et Lambanyi, d’améliorer l’accès entre Kissosso et Entag, de fluidifier le trafic entre Demoudoula et Cosa, ainsi que d’optimiser l’axe stratégique reliant le Km36 à Coyah.

Un projet structurant inscrit dans une vision de long terme

Porté par le ministère des Infrastructures, ce programme bénéficie d’un financement du Royaume des Pays-Bas et s’inscrit dans la dynamique du Programme Simandou 2040, qui place les infrastructures au cœur de la transformation économique du pays.

Lors de la cérémonie, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a souligné la portée symbolique de ces réalisations, évoquant « une vision en action » et des engagements concrétisés au service des populations.

Modernisation urbaine et impact socio-économique

Au-delà de leur fonction de désengorgement, ces ouvrages devraient contribuer à améliorer la qualité de vie des habitants, à réduire les temps de trajet et à soutenir les activités économiques locales.

À travers ces réalisations, les autorités guinéennes réaffirment leur ambition de doter le pays d’infrastructures modernes, durables et inclusives, capables d’accompagner la croissance urbaine et de répondre aux besoins d’une population en constante expansion.

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Conakry : lancement d’un complexe cinématographique pour relancer l’industrie culturelle.

La capitale guinéenne franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement culturel. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé à la pose de la première pierre du « Cinéma Center de Guinée », sur le site de l’ancien Cinéma Liberté, situé au cœur de Kaloum.

Ce projet structurant vise à redonner un nouvel élan au secteur cinématographique national, tout en contribuant à la modernisation de l’offre culturelle à Conakry.

Un partenariat international pour une infrastructure moderne

Porté en partenariat avec une entreprise chinoise, le futur complexe ambitionne de répondre aux standards internationaux en matière de production et de diffusion cinématographique.

Représentant la société partenaire, Cao Pei a indiqué que l’infrastructure, dont la livraison est prévue dans un délai de deux ans, intégrera des technologies de pointe. Le projet devrait également favoriser le renforcement des échanges culturels entre la Guinée et la Chine, dans une logique de coopération bilatérale.

Une renaissance culturelle et un levier économique

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a salué un « acte de renaissance culturelle ». Il a rappelé l’héritage cinématographique de la Guinée, des premières œuvres comme Mouramani à l’expérience de Syli-Cinéma, tout en mettant en avant les perspectives économiques liées à ce projet.

Le futur centre comprendra notamment des salles de projection, des studios de production, des espaces muséaux ainsi que des zones commerciales. Il devrait générer de nombreuses opportunités d’emplois, en particulier pour les jeunes.

Une vision portée au plus haut niveau de l’État

Clôturant la cérémonie, le Premier ministre a inscrit cette initiative dans la dynamique impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. Il a appelé à une implication accrue du secteur privé pour accompagner cette nouvelle phase de développement économique et culturel.

À travers ce projet, les autorités entendent repositionner Kaloum comme un pôle culturel majeur et offrir au cinéma guinéen des infrastructures à la hauteur de ses ambitions, dans un contexte de valorisation des

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Conakry, ville créative de l’UNESCO : un programme déclaré d’utilité publique en Guinée.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officiellement déclaré d’utilité publique le programme « Conakry, ville créative de l’UNESCO en littérature », à travers un décret lu au journal de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne le 26 avril 2026.

Cette mesure couvre une période d’un an, allant du 23 avril 2026 au 23 avril 2027, et s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer le rôle de la culture dans le développement national.

Une initiative ancrée dans le réseau des villes créatives

Le programme s’intègre dans la dynamique du réseau des villes créatives de l’UNESCO, qui vise à promouvoir la culture et les industries créatives comme moteurs de croissance durable, d’inclusion sociale et de rayonnement international.

À travers cette reconnaissance, les autorités guinéennes entendent consolider la place de Conakry comme un centre de référence pour la création littéraire en Afrique de l’Ouest.

Mobilisation des acteurs du livre et des industries culturelles

Selon les dispositions du décret, les principaux acteurs de la chaîne du livre seront mobilisés tout au long de la période couverte. Éditeurs, auteurs, institutions culturelles et professionnels du secteur sont ainsi appelés à unir leurs efforts pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives innovantes.

L’objectif est de dynamiser les industries créatives liées à la littérature, tout en favorisant l’accès au livre, la production intellectuelle et la valorisation du patrimoine culturel.

La culture comme levier de développement

En déclarant ce programme d’utilité publique, les autorités guinéennes confirment leur ambition de faire de la culture un pilier stratégique du développement. Cette orientation s’inscrit dans une approche plus large visant à renforcer la souveraineté culturelle, stimuler l’économie créative et offrir de nouvelles opportunités aux acteurs du secteur.

À terme, cette initiative pourrait contribuer à structurer davantage l’écosystème du livre en Guinée et à accroître son influence sur la scène culturelle régionale et internationale.

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Conakry célèbre le livre : ouverture solennelle de la 18e édition des « 72 Heures du Livre ».

La capitale guinéenne a vibré, dans la nuit du jeudi 23 avril 2026, au rythme de la culture et du savoir, à l’occasion du lancement officiel de la 18e édition des « 72 Heures du Livre ». Organisée au lac Gbassikolo, cette cérémonie d’ouverture a rassemblé autorités publiques, diplomates, professionnels du livre et un large public, confirmant le statut de cet événement comme l’un des rendez-vous culturels majeurs du pays.

Une ouverture entre solennité et performances artistiques

La soirée a débuté par une interprétation solennelle de l’hymne national, portée par Soul Bang’s, accompagné des prytanées militaires. L’ambiance s’est ensuite enrichie de prestations artistiques animées par Kandia Kouyaté et ses collaborateurs, offrant au public un moment mêlant tradition et modernité.

Un événement « mythique » au service du savoir

Prenant la parole, la commissaire générale, Aïcha Kaporo Soumah, a salué la mobilisation des autorités et partenaires, avant de rappeler la longévité et la portée de cette initiative culturelle. Soulignant que « 18 ans, ce n’est pas 18 jours », elle a qualifié les « 72 Heures du Livre » d’événement « mythique » dans le paysage culturel guinéen.

Elle a également mis en avant le thème de cette édition, consacré à la jeunesse et au numérique, qu’elle considère comme un levier de transformation capable de démocratiser l’accès au savoir et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations. Un hommage appuyé a été rendu au fondateur de l’événement, Sansy Kaba Diakité, pour son engagement en faveur de la promotion du livre.

Conakry, une ville engagée pour la culture et la lecture

De son côté, la gouverneure de la ville de Conakry, M’mahawa Sylla, a exprimé sa fierté d’accueillir cette nouvelle édition dans une capitale dont le rayonnement culturel ne cesse de s’affirmer. Elle a rappelé que Conakry, désignée capitale mondiale du livre en 2017, figure désormais parmi les villes créatives de l’UNESCO dans le domaine de la littérature.

Insistant sur le rôle du livre comme vecteur de connaissance et d’ouverture, elle a réaffirmé l’ambition de positionner Conakry comme une référence africaine en matière de promotion de la lecture.

Le numérique, un levier pour élargir l’accès au savoir

Représentant le système des Nations Unies, le coordinateur résident a souligné la portée symbolique de cet événement, organisé le 23 avril, date de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Il a évoqué les défis persistants liés à l’accès au livre, notamment dans les zones reculées, tout en mettant en avant les opportunités offertes par le numérique pour élargir la diffusion du savoir.

Selon lui, les nouvelles technologies ne supplantent pas le livre, mais en renforcent au contraire l’impact, à condition d’accompagner cette transition par des investissements adaptés.

La jeunesse au cœur de la stratégie nationale

Président d’honneur de cette édition, Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence, a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans le développement du pays. Il a rappelé qu’un investissement durable dans l’éducation, la culture et le savoir constitue un préalable essentiel à toute transformation structurelle.

Il a, à ce titre, évoqué les initiatives gouvernementales telles que le programme Simandou 2040 et Simandou Académie, qui placent le capital humain au cœur des priorités nationales.

À travers cette nouvelle édition, les « 72 Heures du Livre » confirment leur vocation : faire du livre un instrument de transmission, d’émancipation et de développement, au service des générations présentes et futures.

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Conakry et Bissau resserrent leurs liens autour d’une mémoire partagée et d’ambitions communes.

En visite de travail et d’amitié à Conakry, le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Ilídio Té Vieira, a été reçu en audience ce mercredi 22 avril 2026 au Palais Mohammed V par le Président de la République de Guinée, le Général Mamadi Doumbouya. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de relance et de consolidation des relations bilatérales entre les deux pays, unies par une histoire commune et des enjeux de développement convergents.

Une reconnaissance appuyée du rôle historique de la Guinée

Au cœur des échanges, la mémoire de la lutte pour l’indépendance de la Guinée-Bissau a occupé une place centrale. Porteur d’un message du Président bissau-guinéen, Ilídio Té Vieira a tenu à exprimer la profonde gratitude de son pays envers la Guinée, dont l’engagement a été déterminant dans le processus de libération.

« La Guinée a joué un rôle très important pour la libération de notre pays. C’est une contribution que nous ne pouvons pas oublier. Le peuple guinéen a consenti d’importants sacrifices, allant jusqu’au don de son sang », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi un devoir de mémoire et de reconnaissance au nom de la nation bissau-guinéenne.

Le chef du gouvernement a également salué le leadership du Président Mamadi Doumbouya, tout en lui adressant ses félicitations pour son accession à la magistrature suprême.

Une coopération bilatérale appelée à se densifier

Conduisant une importante délégation gouvernementale, Ilídio Té Vieira a été introduit auprès du Chef de l’État guinéen par le Premier ministre Amadou Oury Bah. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération entre Conakry et Bissau, avec une volonté affirmée de structurer davantage les partenariats dans plusieurs secteurs clés.

Parmi les domaines identifiés figurent notamment les ressources naturelles, l’énergie, l’éducation, la culture et le sport. La Guinée-Bissau manifeste un intérêt particulier pour l გამოცდილ de la Guinée dans la valorisation de ses richesses minières, en particulier autour du projet stratégique de Simandou, considéré comme l’un des plus grands gisements de fer au monde.

« Nous sommes venus avec une forte délégation pour travailler avec nos homologues guinéens sur des secteurs prioritaires. L’objectif est de partager les expériences et de renforcer notre coopération dans une logique gagnant-gagnant », a précisé le Premier ministre bissau-guinéen.

Vers une coopération Sud-Sud renforcée

Au-delà des échanges sectoriels, les deux parties ont insisté sur la nécessité de bâtir une coopération Sud-Sud plus structurée, capable de soutenir durablement le développement économique et la stabilité régionale. Cette approche repose sur une meilleure coordination des politiques publiques et un partage accru d’expertises entre États voisins.

De son côté, le Président Mamadi Doumbouya a mis en avant les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée en faveur du renforcement de l’intégration sous-régionale et a instruit le Premier ministre Amadou Oury Bah de travailler en étroite collaboration avec son homologue bissau-guinéen afin de traduire ces orientations en actions concrètes.

Cette visite officielle marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation des relations entre Conakry et Bissau, fondées à la fois sur une histoire partagée et une ambition commune de développement.

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Guinée – CPI : Conakry réaffirme son engagement dans le procès du 28 septembre 2009.

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne.

Le principe de complémentarité au cœur des échanges

Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus.

Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne.

Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne

La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.

Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation.

Une coopération internationale sous surveillance

En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national.

À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la Guinée.

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Journée des droits des femmes : les collaboratrices de UMS mobilisées à Boké et Conakry.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée exceptionnellement le 15 avril 2026 au lieu du 8 mars, les collaboratrices du groupe UMS ont mené plusieurs actions solidaires à Boké et à Conakry. Une mobilisation qui s’inscrit dans une tradition désormais bien ancrée au sein de l’entreprise, faisant de cette date un moment privilégié d’engagement social.

Une tradition d’actions concrètes au service des communautés

Depuis plusieurs années, les femmes de UMS marquent cette journée par des initiatives de proximité en faveur de structures locales. Ces actions visent à répondre à des besoins concrets, tout en renforçant les liens entre l’entreprise et les communautés.

L’édition 2026 n’a pas dérogé à cette dynamique, avec deux opérations distinctes, pensées pour avoir un impact direct sur les bénéficiaires.

À Boké : un soutien à l’Association des Personnes Handicapées

Dans la région de Boké, l’initiative a été dédiée à l’Association des Personnes Handicapées de Boké (APHAB), une organisation regroupant entre 100 et 150 membres.

L’action a consisté en une distribution de denrées alimentaires de première nécessité, destinée à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Bien que l’association soit basée dans le quartier Tamarancy, la remise des dons s’est déroulée au musée de Boké, choisi pour sa capacité à accueillir l’ensemble des participants dans un cadre accessible et adapté.

À Conakry : un appui à l’éducation des jeunes filles

Dans la capitale, Conakry, l’intervention a ciblé l’École Saint Joseph de Cluny, un établissement reconnu pour son rôle dans l’éducation et l’encadrement des jeunes filles.

Les dons ont porté sur des serviettes hygiéniques, des produits d’entretien et du matériel d’hygiène. Cette contribution vise à améliorer les conditions sanitaires et à favoriser un environnement d’apprentissage plus sain pour les élèves.

Un engagement inscrit dans la durée

À travers ces initiatives, les collaboratrices de UMS réaffirment leur volonté de contribuer activement au développement social des territoires où l’entreprise est implantée. Cette démarche repose sur des valeurs de solidarité, d’inclusion et de responsabilité sociétale.

Le directeur général du groupe, Mohamed Bennani, a salué cet engagement, soulignant que ces actions illustrent concrètement les valeurs portées par l’entreprise et son implication auprès des communautés locales.

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Conakry en liesse pour le retour triomphal des championnes du monde de handball

La capitale guinéenne a vibré, ce dimanche 12 avril 2026, au rythme d’un exploit sportif historique. Conakry a réservé un accueil triomphal aux sélections nationales féminines de handball, sacrées championnes du monde de l’IHF Trophy intercontinental en Bulgarie.

Un accueil populaire à la hauteur de l’exploit

À leur arrivée à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré International Airport, peu avant 22h GMT, les joueuses ont été accueillies en véritables héroïnes. Une foule compacte, composée de supporters, d’autorités et de passionnés de sport, a transformé ce moment en une célébration nationale, marquée par une ferveur rarement observée.

Un doublé historique sur la scène mondiale

Sur le plan sportif, la performance est tout simplement exceptionnelle. En l’espace de quelques heures, les équipes cadette (U17) et junior (U19) ont toutes deux décroché le titre mondial, une première dans l’histoire de la compétition.

Les cadettes ont surclassé le Venezuela (44-21), concluant un parcours sans défaite, tandis que les juniors ont dominé le Canada (47-27), confirmant la suprématie guinéenne sur le tournoi .

Ce doublé inédit fait de la Guinée la première nation à remporter simultanément les titres U17 et U19 de l’IHF Trophy, consacrant l’émergence d’une génération exceptionnelle .

Une génération talentueuse et prometteuse

Au-delà des scores, c’est la qualité du jeu qui a impressionné les observateurs. Discipline tactique, efficacité offensive et cohésion collective ont été les marqueurs d’un handball moderne, porté par des joueuses talentueuses comme Diaraye Soumah.

Invaincues tout au long de la compétition, les Guinéennes ont dominé leurs adversaires avec autorité, confirmant la montée en puissance du handball féminin national sur la scène internationale .

Une fierté nationale et un signal fort

Ce succès dépasse le cadre sportif. Il symbolise une avancée majeure pour le sport guinéen et renforce la visibilité du pays à l’échelle mondiale.

Présent à l’accueil, le ministre des Sports, Cellou Baldé, a salué « une performance exceptionnelle » qui démontre que la Guinée peut briller au plus haut niveau, au-delà des disciplines traditionnellement dominantes.

Avec ce doublé historique, la Guinée s’impose désormais comme une nation montante du handball mondial, portée par une jeunesse talentueuse et ambitieuse.