Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a reçu, mardi 21 avril 2026 à Conakry, une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), conduite par son procureur général adjoint, Mame Mandiaye Niang. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du procès relatif au Massacre du 28 septembre 2009, actuellement en cours devant la justice guinéenne.
Le principe de complémentarité au cœur des échanges
Au cours des discussions, le représentant de la CPI a rappelé la centralité du principe de complémentarité, fondement des relations entre la Cour et les juridictions nationales. Depuis l’ouverture d’un examen préliminaire en 2009, la CPI a privilégié une approche consistant à laisser à la Guinée la responsabilité première de juger les faits, tout en assurant un suivi étroit du processus.
Ce mécanisme implique que les autorités judiciaires nationales restent en première ligne dans la conduite des poursuites, la CPI n’intervenant qu’en cas de défaillance ou d’insuffisance des procédures engagées au niveau interne.
Un test pour la crédibilité de la justice guinéenne
La rencontre intervient dans un contexte où les autorités guinéennes poursuivent les audiences liées à ce dossier emblématique, considéré comme l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.
Au-delà de l’enjeu judiciaire, ce procès constitue un test majeur pour la crédibilité du système judiciaire guinéen et pour sa capacité à répondre aux attentes des victimes, en matière de vérité, de justice et de réparation.
Une coopération internationale sous surveillance
En réaffirmant son attachement à la dynamique judiciaire en cours, la Cour pénale internationale souligne l’importance d’une coopération efficace avec les autorités nationales. Cette collaboration vise à garantir que les procédures respectent les standards internationaux, tout en consolidant l’ancrage de la justice au niveau national.
À travers ce dialogue, Conakry et la CPI entendent maintenir une trajectoire commune vers l’aboutissement d’un procès équitable, dans un dossier à forte portée historique et symbolique pour la Guinée.

Burkina Faso
Cameroun
Gambie
Guinée
Mali
Mauritanie
Niger
Nigéria
Sénégal
Tchad


