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Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.

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Sénégal : S.E le Président Diomaye Faye ouvre une séquence de consultations politiques avec d’anciens Premiers ministres.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a lancé, ce jeudi 21 mai, une vaste série de consultations politiques au Palais de la République, en recevant plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre des préparatifs de la Journée nationale du dialogue.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté affichée du chef de l’État d’instaurer un climat de concertation autour des grands enjeux nationaux, dans un contexte politique encore marqué par les tensions des dernières années.

Une diversité de profils réunie autour des enjeux nationaux

Au fil de la journée, le président sénégalais a échangé avec plusieurs figures ayant occupé les plus hautes responsabilités gouvernementales, parmi lesquelles Aminata Touré, Abdoul Mbaye, Amadou Ba, Sidiki Kaba ainsi que Mamadou Lamine Loum.

Selon la présidence sénégalaise, les échanges ont principalement porté sur la situation économique du pays, les questions sécuritaires et les défis institutionnels auxquels le Sénégal est confronté, dans un environnement régional et international jugé particulièrement sensible.

Par cette démarche, l’exécutif semble vouloir s’appuyer sur l’expérience d’anciens responsables d’État issus de sensibilités politiques parfois opposées, afin d’élargir les cadres de réflexion autour des priorités nationales.

Une Journée du dialogue repensée en raison de la Tabaski

Traditionnellement organisée le 28 mai, la Journée nationale du dialogue prendra cette année une forme différente. En raison de la proximité de la Tabaski, les autorités ont choisi d’étaler les consultations sur plusieurs jours plutôt que d’organiser une rencontre unique et centralisée.

Ce format plus souple vise, selon l’entourage présidentiel, à favoriser des discussions approfondies avec différentes composantes de la vie politique et institutionnelle sénégalaise.

Un signal d’apaisement dans un climat politique encore fragile

Au-delà de l’aspect institutionnel, cette séquence apparaît également comme un geste politique fort. Depuis son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye cherche à définir une méthode de gouvernance mêlant promesse de rupture, ouverture politique et volonté d’apaisement.

En réunissant autour de lui d’anciens Premiers ministres issus de courants divers, le chef de l’État envoie le signal d’une gouvernance fondée sur l’écoute et la concertation, à un moment où une partie de l’opinion reste attentive aux orientations du nouveau pouvoir.

Dans les cercles proches de la présidence, on insiste notamment sur l’idée que certaines questions stratégiques dépassent les clivages partisans et nécessitent des échanges élargis entre acteurs politiques, anciens responsables gouvernementaux et institutions de la République.

D’autres consultations attendues dans les prochains jours

La présidence sénégalaise a indiqué que cette série d’audiences devrait se poursuivre dans les jours à venir avec d’autres personnalités politiques, représentants institutionnels et acteurs de la société nationale.

Cette dynamique pourrait ainsi préfigurer une nouvelle approche du dialogue politique au Sénégal, dans un contexte où les attentes autour de la stabilité institutionnelle et du climat démocratique demeurent particulièrement fortes.

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Africa Forward 2026 : à Nairobi, Bassirou Diomaye Faye place l’économie bleue au cœur du développement africain.

En marge du sommet Africa Forward 2026 organisé à Nairobi, au Kenya, du 10 au 13 mai, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a pris part, ce 12 mai, à une table ronde de haut niveau consacrée à l’économie bleue, l’un des temps forts du Forum des affaires Afrique-France.

Le Chef de l’État sénégalais a co-présidé cette rencontre stratégique aux côtés du Premier ministre de Maurice, dans un contexte où les enjeux liés à la préservation des ressources marines et au développement durable occupent une place croissante dans les politiques économiques africaines.

Concilier protection de l’environnement et aspirations des populations

Au cours de son intervention, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre les impératifs environnementaux et les besoins économiques des populations africaines.

Le président sénégalais a rappelé que la lutte pour la préservation de la planète ne pouvait être dissociée des réalités sociales et économiques auxquelles sont confrontés les États africains.

Selon lui, les politiques environnementales doivent intégrer les aspirations légitimes des populations à la prospérité, à l’emploi et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

L’économie bleue présentée comme un levier stratégique de transformation

Pour le Chef de l’État, l’économie bleue représente désormais un axe prioritaire de développement pour les pays africains disposant d’importantes ressources maritimes et fluviales.

Il a toutefois souligné que cette dynamique devait reposer sur trois piliers essentiels : la protection des écosystèmes, le progrès économique et une répartition plus équitable des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles.

Cette approche s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux valoriser leurs espaces maritimes, tout en faisant face aux défis du changement climatique, de la surexploitation des ressources halieutiques et de la pression démographique.

Le Sénégal alerte sur la surpêche et la dégradation des ressources naturelles

Bassirou Diomaye Faye a également mis en garde contre les conséquences de la surpêche, de la pêche illicite et de la pression croissante exercée sur les nappes phréatiques.

Face à ces défis, le président sénégalais a plaidé pour une modernisation du secteur halieutique à travers le développement de l’aquaculture et une meilleure structuration des activités de pêche.

Il a aussi évoqué la nécessité de réformes foncières adaptées, de l’organisation des coopératives agricoles et de la mise en place de dispositifs modernes de conservation post-récolte afin de limiter les pertes et d’améliorer les revenus des producteurs.

Tourisme vert et emplois durables au centre de la stratégie sénégalaise

Le Chef de l’État a enfin mis en avant le potentiel du tourisme vert comme moteur de croissance durable et de création d’emplois.

Selon lui, la valorisation responsable des ressources naturelles peut permettre à la fois de préserver les écosystèmes et de générer des opportunités économiques pour les populations locales.

À travers cette prise de parole à Nairobi, le Sénégal entend ainsi défendre une vision du développement conciliant croissance économique, souveraineté alimentaire, protection de l’environnement et inclusion sociale.

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Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part au sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai.

Cette rencontre internationale marque le lancement d’un nouveau cadre de dialogue entre l’Afrique et la France. Elle réunira plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières, investisseurs et acteurs économiques autour des principaux défis liés au développement du continent africain.

Au cœur des discussions figurent notamment les questions du financement des économies africaines, de la paix, de la sécurité, ainsi que de la souveraineté économique et politique des États africains dans un contexte mondial en pleine recomposition.

À travers sa participation, le Sénégal entend défendre une vision d’une Afrique plus affirmée dans ses choix stratégiques, capable de mobiliser des partenariats équilibrés pour soutenir son développement durable et renforcer son autonomie économique.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye accélère les réformes sociales et économiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mercredi 6 mai 2026 un Conseil des ministres marqué par plusieurs orientations stratégiques autour du dialogue social, de la relance économique, de l’emploi, de la prévention des inondations et de la modernisation de l’administration publique.

Dans un contexte économique et social exigeant, le chef de l’État a appelé le gouvernement à renforcer la cadence des réformes et à accélérer la mise en œuvre des engagements pris en faveur des populations.

Dialogue social : le chef de l’État exige des réponses rapides aux syndicats

Quelques jours après la réception des cahiers de doléances transmis par les centrales syndicales, le président de la République a demandé au gouvernement d’examiner avec diligence les revendications exprimées par les différents secteurs professionnels.

Le chef de l’État a salué les avancées enregistrées dans le cadre du dialogue social, notamment l’adoption des projets de Code du travail et de Code de sécurité sociale. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des engagements contenus dans le Pacte de stabilité sociale.

Dans cette dynamique, plusieurs priorités ont été fixées au gouvernement, parmi lesquelles :

  • l’accélération de la mise en œuvre de la nouvelle politique nationale de l’emploi ;
  • la poursuite des réformes liées aux retraites et au système de rémunération ;
  • la préparation de la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du Travail, relative à la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel.

Relance économique : le Sénégal veut renforcer son secteur privé

Sur le plan économique, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé un moteur central de la croissance nationale.

Le chef de l’État a particulièrement insisté sur l’initiative « SunuChampions », destinée à accompagner l’émergence d’entreprises nationales compétitives et capables de soutenir la souveraineté économique du pays.

Parmi les mesures annoncées figurent :

  • la finalisation, d’ici juin 2026, d’une loi sur le patriotisme économique ;
  • la réforme du Code des douanes et du Code des impôts afin d’améliorer le climat des affaires ;
  • la poursuite de la digitalisation des services administratifs pour simplifier les procédures et renforcer l’efficacité de l’administration.

Le président a également évoqué la nécessité d’apurer progressivement la dette intérieure, de relancer les activités du secteur des BTP et de renforcer les mécanismes de financement de l’économie.

Tabaski et pèlerinage de Popenguine sous haute surveillance

À l’approche de la fête de la Tabaski, le gouvernement a été instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir un approvisionnement suffisant des marchés en moutons et en produits de première nécessité, à des prix accessibles pour les populations.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer :

  • la sécurité routière ;
  • la fluidité des transports ;
  • l’organisation logistique du pèlerinage marial de Popenguine.

Prévention des inondations : priorité à l’anticipation

Face aux risques récurrents d’inondations durant l’hivernage, le président de la République a demandé un état des lieux précis des actions engagées dans les zones exposées.

Il a appelé à accélérer la mise en œuvre du Programme national de gestion des inondations, avec un accent particulier sur les dispositifs de prévention et d’anticipation.

Énergie et administration : les priorités du Premier ministre

De son côté, le Premier ministre a mis en avant plusieurs enjeux stratégiques, notamment la sécurisation des documents administratifs à travers la mise en place d’un système national garantissant leur authenticité et leur traçabilité.

Il a également attiré l’attention sur les tensions internationales affectant le marché énergétique mondial, notamment les conséquences des crises au Moyen-Orient sur les prix du pétrole.

Pour limiter l’impact de cette conjoncture, le gouvernement entend miser sur :

  • la valorisation des ressources gazières nationales ;
  • le développement des énergies renouvelables ;
  • des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages.

Audit du secteur de l’électricité et suivi des grands projets

Le chef du gouvernement a également demandé un audit approfondi du secteur de l’électricité, notamment de SENELEC, afin d’améliorer les performances du système énergétique national.

Parmi les projets mis en avant lors du Conseil figurent :

  • la réouverture de l’aéroport de Ziguinchor ;
  • l’ouverture partielle de l’autoroute Mbour-Kaolack ;
  • l’inauguration du parc agro-industriel de Kolda.

Réformes institutionnelles et nominations

Le Conseil des ministres a enfin adopté plusieurs textes, dont un projet de loi portant sur l’entraide judiciaire avec Gambie.

Le gouvernement a également validé une réforme du système éducatif prévoyant la suppression du concours d’entrée en sixième.

Au titre des nominations, Tamsir Gueye a été désigné Directeur de l’administration générale et de l’équipement au ministère des Transports.

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À Vélingara, le président Bassirou Diomaye Faye met en lumière le rôle stratégique du coton.

En déplacement à Vélingara, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a marqué une étape significative de sa tournée économique par la visite de l’usine de la SODEFITEX. Cette séquence illustre l’importance accordée par les autorités à la filière cotonnière, considérée comme un levier majeur de développement territorial et de souveraineté économique au Sénégal.

Une filière structurante au cœur des économies rurales

Au cours de cette visite, le chef de l’État a souligné le rôle déterminant du coton dans l’économie nationale, en particulier dans les zones rurales. Forte de plus d’un demi-siècle d’existence, la filière s’est progressivement imposée comme un pilier structurant, contribuant à la stabilisation des revenus des producteurs, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’ancrage économique des territoires.

Les indicateurs témoignent de cette dynamique : plus de 16 000 producteurs encadrés, environ 20 000 hectares exploités et près d’un demi-million de personnes vivant directement ou indirectement de cette activité. À ces chiffres s’ajoutent entre 400 et 700 emplois directs selon les campagnes agricoles, dont près de 270 postes permanents, ainsi qu’une redistribution annuelle estimée à 3,5 milliards de francs CFA au bénéfice des acteurs ruraux.

Un levier de souveraineté économique et d’industrialisation

Au-delà des performances économiques, cette visite présidentielle traduit une orientation stratégique claire : promouvoir un modèle de développement fondé sur des filières à forte valeur ajoutée, au plus près des bassins de production. Dans cette perspective, la SODEFITEX apparaît comme un instrument clé de souveraineté économique, favorisant l’industrialisation locale et l’inclusion socio-économique, notamment des jeunes et des femmes.

La relance en cours de la filière ouvre également des perspectives encourageantes. Pour la campagne 2025-2026, la production est estimée à plus de 25 000 tonnes de coton graine et plus de 10 000 tonnes de coton fibre. À l’horizon 2030, les autorités visent un objectif de 100 000 tonnes, un cap ambitieux qui suppose le renforcement des capacités productives, industrielles et organisationnelles.

Une ambition tournée vers une prospérité durable

À travers cette immersion à Vélingara, le président de la République réaffirme la place centrale des filières agricoles dans la stratégie de transformation économique du Sénégal. La consolidation de la chaîne de valeur cotonnière apparaît ainsi comme un facteur déterminant pour impulser une croissance inclusive et durable, en lien étroit avec les réalités des territoires ruraux.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des Daaras dans le système éducatif.

À l’occasion de la Journée nationale des Daaras, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de la valorisation de l’enseignement coranique, pilier historique du système éducatif sénégalais.

Un héritage éducatif et culturel séculaire

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a souligné l’importance des Daaras dans la transmission des valeurs et des savoirs : « Depuis des siècles, les Daaras transmettent bien plus que des connaissances. Ils forment des consciences, inculquent une éthique et façonnent une vision du monde ».

Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de préserver un héritage éducatif profondément ancré dans la société sénégalaise, tout en l’adaptant aux mutations contemporaines.

Vers une modernisation encadrée du système des Daaras

Le président a mis en avant les conclusions des Assises nationales des Daaras, qui dessinent, selon lui, « une voie claire » reposant sur l’écoute des acteurs, l’ancrage territorial et une ambition collective partagée.

Dans cette perspective, l’État prévoit une série de réformes visant à :

  • améliorer les conditions d’apprentissage ;
  • renforcer le statut des maîtres coraniques ;
  • intégrer les Daaras dans la dynamique de refondation du système éducatif national.

Un enjeu de souveraineté éducative

Pour Bassirou Diomaye Faye, la valorisation des Daaras dépasse le cadre éducatif et s’inscrit dans une logique de souveraineté culturelle. « Il ne peut y avoir de souveraineté durable sans maîtrise de nos références éducatives », a-t-il affirmé.

Une vision ancrée dans les valeurs nationales

En conclusion, le chef de l’État a réitéré la volonté du Sénégal d’avancer « avec confiance et fidélité à ses valeurs », en plaçant les Daaras au cœur de sa vision éducative, culturelle et sociale pour les générations futures.

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Sénégal-Espagne : Bassirou Diomaye Faye renforce les partenariats économiques stratégiques.

Lors de sa visite officielle à Madrid, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a multiplié, hier, les audiences avec des acteurs économiques espagnols, dans le cadre d’une dynamique de renforcement des relations bilatérales. Les échanges ont porté sur des projets structurants, allant de la modernisation des infrastructures sanitaires à la consolidation du Sénégal comme hub régional de connectivité aérienne.

Des rencontres axées sur des projets structurants

Au cours de sa dernière journée de visite, Bassirou Diomaye Faye a reçu les dirigeants de Quantum Solutions, du groupe Indra, ainsi qu’une délégation de la Chambre de commerce de Fuerteventura. Selon la présidence sénégalaise, ces audiences s’inscrivent dans le cadre de l’initiative Alliance Africa Avanza, qui vise à favoriser le développement de partenariats stratégiques et l’investissement bilatéral entre le Sénégal et l’Espagne.

Quantum Solutions, cabinet spécialisé en conseil stratégique et en ingénierie de projets complexes, a été associé aux discussions autour de la reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, un projet phare destiné à offrir au Sénégal une infrastructure hospitalière moderne, conforme aux standards internationaux.

Pour sa part, le groupe Indra, leader européen dans les technologies de défense, les systèmes de transport et la transformation digitale, a échangé avec le chef de l’État sur des projets à fort impact. Parmi ceux-ci, le Hub Connect de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), dont l’objectif est de positionner le Sénégal comme un hub régional de connectivité aérienne, ainsi que le déploiement de solutions avancées dans les systèmes de défense et de sécurité.

Valoriser le rôle de la diaspora et l’attractivité économique

La rencontre avec la Chambre de commerce de Fuerteventura a permis d’explorer des opportunités concrètes de coopération territoriale, notamment dans les secteurs du tourisme, du commerce et de l’investissement, tout en mettant en valeur le rôle actif de la diaspora sénégalaise.

La présidence souligne que ces échanges traduisent une orientation claire de Bassirou Diomaye Faye : mobiliser des partenaires de référence, accélérer la mise en œuvre de projets structurants et renforcer l’attractivité du Sénégal dans des secteurs stratégiques à fort potentiel.

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Espagne : Bassirou Diomaye Faye à l’écoute de la diaspora sénégalaise.

En marge de sa visite officielle en Espagne, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré la communauté sénégalaise établie dans le pays. Une initiative qui s’inscrit dans la tradition diplomatique des autorités sénégalaises, consistant à maintenir un dialogue régulier avec leurs ressortissants vivant à l’étranger.

Une diaspora stratégique en Europe

La communauté sénégalaise en Espagne figure parmi les plus importantes du continent européen. Elle est particulièrement présente dans de grandes villes comme Madrid, Barcelone et Murcie, où elle joue un rôle économique et social significatif.

Des échanges centrés sur les préoccupations des expatriés

Ces rencontres offrent traditionnellement un cadre d’échange direct entre le chef de l’État et ses compatriotes de la diaspora. Elles permettent d’aborder des sujets clés tels que les transferts de fonds, les conditions de vie à l’étranger, les opportunités d’investissement au Sénégal, ainsi que les grandes orientations des politiques publiques.

À travers cette démarche, le président Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’importance stratégique de la diaspora sénégalaise, considérée comme un acteur essentiel du développement économique et du rayonnement international du pays.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur la production locale, l’économie solidaire et les infrastructures

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mars 2026 au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le président de la République a mis en avant plusieurs priorités stratégiques, notamment la promotion du « consommer local », le développement de l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures routières.

Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de renforcer la résilience économique du pays et de valoriser davantage les ressources nationales.

Renforcer la production nationale et promouvoir le consommer local

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’améliorer l’organisation des marchés agricoles afin d’accompagner les performances enregistrées ces dernières années dans le secteur. Pour Sénégal, l’enjeu consiste désormais à consolider les gains de production en structurant mieux les circuits de commercialisation et de transformation.

Selon le chef de l’État, l’augmentation de la production agricole doit s’accompagner d’une vision globale intégrant la modernisation des marchés, la transformation locale des produits et la promotion de la consommation nationale.

Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, tout en accélérant la mise en œuvre du programme national d’infrastructures de stockage et de conservation. Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce ont également été instruits de conclure des conventions de commercialisation afin de faciliter l’écoulement des productions à des prix rémunérateurs pour les producteurs.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la création d’un label de qualité « Sénégal », destiné à valoriser les produits locaux, ainsi que le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie Alimentaire afin d’améliorer la valorisation scientifique et technologique des céréales et des productions horticoles.

L’économie sociale et solidaire érigée en levier de développement territorial

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement la loi d’orientation encadrant ce secteur.

Le président a appelé à accélérer la mise en place des mécanismes prévus par ce cadre légal, notamment la création d’un fichier national de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de mieux structurer ce secteur qui regroupe coopératives, mutuelles et initiatives communautaires.

Le chef de l’État a également plaidé pour une mobilisation élargie autour d’un modèle de développement endogène reposant sur la participation conjointe des acteurs publics, du secteur privé, des institutions de microfinance, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il a souligné l’importance du Registre National Unique, outil central permettant d’identifier les ménages vulnérables et d’améliorer l’efficacité des programmes sociaux. Il a également demandé une meilleure articulation entre les dispositifs de protection sociale et les initiatives relevant de l’économie solidaire.

Le président a enfin annoncé la tenue, d’ici fin octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

Les infrastructures routières érigées en priorité nationale

Les infrastructures de transport ont également occupé une place importante dans les orientations présidentielles. Le chef de l’État a rappelé que la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes et pistes de production constituent des attentes fortes pour les populations comme pour les acteurs économiques.

Dans ce contexte, il a demandé une accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires et la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec la dynamique d’urbanisation et le développement des pôles économiques du pays.

Diplomatie : Dakar s’apprête à accueillir deux grands rendez-vous internationaux

Sur le plan diplomatique, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine.

Il a annoncé la tenue, les 18 et 19 avril 2026 à Dakar, de la Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal. Cette rencontre vise à renforcer la cohérence et l’efficacité de la politique étrangère du pays.

Dans la continuité de ces initiatives, la capitale sénégalaise accueillera également les 20 et 21 avril la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous majeur réunissant responsables politiques, experts et acteurs civils et militaires autour des enjeux de stabilité et de sécurité sur le continent.

Selon les autorités, ces deux événements contribueront à consolider le rôle diplomatique du Sénégal et à renforcer son positionnement comme acteur clé dans la promotion du dialogue et de la coopération en Afrique.