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Sénégal : l’ancien président Macky Sall attendu à Dakar le 17 juillet pour une rencontre annoncée avec S.E Bassirou Diomaye Faye.

L’ancien président sénégalais Macky Sall est attendu à Dakar le 17 juillet 2026, où il devrait être reçu en audience par le président de la République, SE Bassirou Diomaye Faye, selon des informations relayées par son entourage. Si elle est confirmée, cette rencontre constituerait l’un des premiers échanges officiels de haut niveau entre les deux hommes depuis l’alternance politique de 2024.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite pourrait revêtir une dimension à la fois politique et diplomatique, dans un contexte où l’ancien chef de l’État poursuit plusieurs initiatives sur la scène internationale.

Un déplacement en préparation

Selon un message adressé à plusieurs proches collaborateurs de Macky Sall, les modalités de son accueil ainsi que le programme détaillé de son séjour au Sénégal seront communiqués dans les prochains jours.

Les responsables de son camp politique devraient également examiner cette visite lors d’une prochaine réunion de leurs instances dirigeantes, alors que ce retour ponctuel de l’ancien président suscite déjà de nombreuses attentes.

Une rencontre à forte portée symbolique

Si elle se concrétise, l’audience entre Macky Sall et S.E Bassirou Diomaye Faye marquera une étape importante dans les relations entre l’ancien président et son successeur.

Depuis la transmission du pouvoir en avril 2024, les rapports entre les nouvelles autorités et l’ancien régime ont été suivis de près par les observateurs politiques. Une rencontre officielle entre les deux dirigeants pourrait ainsi être interprétée comme un signal de continuité institutionnelle et de dialogue républicain, dans un contexte marqué par de profondes recompositions du paysage politique sénégalais.

Une dimension diplomatique en toile de fond

Selon plusieurs sources concordantes, ce déplacement intervient également alors que Macky Sall poursuit des démarches en vue d’une éventuelle candidature à une haute fonction au sein du système des Nations unies.

Dans cette perspective, le soutien officiel des autorités sénégalaises pourrait constituer un élément déterminant. En matière de candidatures internationales, l’appui de l’État d’origine demeure généralement un levier diplomatique important.

Fort du réseau de relations qu’il a développé au cours de ses douze années à la tête du Sénégal, l’ancien président multiplie depuis plusieurs mois les consultations avec différents dirigeants et partenaires internationaux afin de renforcer cette démarche.

Une visite suivie avec attention

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par la présidence sénégalaise sur la tenue de cette audience ni sur les sujets qui pourraient être abordés.

L’annonce de ce déplacement alimente toutefois les commentaires dans les milieux politiques dakarois, où les relations entre Macky Sall et les nouvelles autorités restent au cœur de nombreuses analyses.

Les prochains jours devraient permettre de préciser les contours de cette visite, ainsi que les éventuelles implications politiques et diplomatiques qu’elle pourrait avoir pour le Sénégal et pour les ambitions internationales de l’ancien chef de l’État.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye saisit le Conseil constitutionnel pour contester la révision de la Constitution.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a engagé une nouvelle étape dans le débat institutionnel en saisissant officiellement le Conseil constitutionnel d’un recours en inconstitutionnalité contre la loi n°18/2026 portant révision de la Constitution. Le chef de l’État conteste la régularité de la procédure ayant conduit à l’adoption de ce texte par l’Assemblée nationale, estimant que les exigences constitutionnelles n’auraient pas été respectées.

Cette démarche place désormais le Conseil constitutionnel au cœur d’un dossier majeur pour les institutions sénégalaises, dans un contexte où les réformes constitutionnelles suscitent une attention particulière sur la scène politique nationale.

Une requête déposée au nom du chef de l’État

D’après le récépissé établi par le greffe du Conseil constitutionnel, la requête a été enregistrée le 6 juillet 2026 à 11h40 sous le numéro 6/C/26.

Le recours a été déposé par Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, agissant pour le compte du président de la République.

Dans sa lettre de transmission, Bassirou Diomaye Faye a demandé que l’affaire soit examinée selon la procédure d’urgence prévue par l’alinéa 5 de l’article 17 de la loi organique régissant le Conseil constitutionnel. Le chef de l’État sollicite ainsi une décision dans un délai de huit jours.

Une procédure parlementaire au cœur du recours

Le recours vise la procédure ayant abouti à l’adoption, le 29 juin 2026, de la loi n°18/2026 par l’Assemblée nationale.

Selon la présidence, la contestation ne porte pas sur le fond de la réforme constitutionnelle, mais sur la conformité de son processus d’adoption aux dispositions de la Constitution et aux règles encadrant les révisions constitutionnelles.

Pour appuyer son argumentation, la présidence a constitué un dossier particulièrement étoffé composé de seize pièces.

Un dossier juridique appuyé par de nombreuses pièces

Les documents transmis au Conseil constitutionnel comprennent notamment le texte de la loi contestée, les échanges de correspondance entre la présidence de la République et l’Assemblée nationale, les amendements proposés par le gouvernement ainsi que le discours prononcé par le ministre de la Justice lors de la séance plénière.

Le dossier comporte également les procès-verbaux des débats parlementaires, des enregistrements audio et vidéo des travaux de l’Assemblée nationale ainsi que plusieurs références jurisprudentielles.

Parmi celles-ci figurent une décision rendue en 1960 par le Conseil constitutionnel français ainsi que deux décisions antérieures du Conseil constitutionnel du Sénégal, dont celle du 15 février 2024, invoquées pour étayer les arguments développés par les requérants.

Une décision attendue sur la régularité de la révision constitutionnelle

Avec cette saisine, le Conseil constitutionnel est désormais appelé à déterminer si la procédure ayant conduit à l’adoption de la loi de révision constitutionnelle est conforme aux exigences de la Constitution sénégalaise.

La décision à intervenir, attendue dans le délai d’urgence demandé par le président de la République, pourrait avoir des conséquences importantes sur la poursuite du processus de révision constitutionnelle et contribuer à préciser la jurisprudence en matière de contrôle des procédures de modification de la Loi fondamentale.

Au-delà de ses implications juridiques, cette affaire constitue un nouveau test pour les institutions sénégalaises, appelées à arbitrer un débat portant sur le respect des règles constitutionnelles et l’équilibre des pouvoirs dans le processus législatif.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle.
C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel.

Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure

Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique.
Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays.

Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko

Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif.

Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel

Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique.
C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total :

  • La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle.
  • La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais.

Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à venir.

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Réforme constitutionnelle au Sénégal : un nouvel équilibre institutionnel sur fond de rivalité entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

L’adoption par l’Assemblée nationale d’une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre constitue l’un des événements politiques les plus marquants depuis l’alternance de 2024 au Sénégal. Présentée par ses promoteurs comme une étape vers un meilleur équilibre des institutions, cette réforme intervient toutefois dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux principales figures de l’exécutif : le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko.

Au-delà des dispositions juridiques qu’elle introduit, cette révision constitutionnelle reflète une recomposition du rapport de forces au sommet de l’État et ouvre une nouvelle séquence politique dont les conséquences pourraient durablement influencer la gouvernance du pays.

Une réforme dans un contexte de recomposition du pouvoir

Le climat politique sénégalais a profondément évolué ces dernières semaines. Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature à la fin du mois de mai, suivi de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, a modifié l’architecture du pouvoir au sein de la majorité.

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye demeure le chef de l’État, Ousmane Sonko dispose désormais d’un levier institutionnel majeur à la tête d’un Parlement largement dominé par les députés du Pastef.

Dans ce contexte, la réforme constitutionnelle apparaît comme un élément supplémentaire de cette redistribution des responsabilités institutionnelles.

Un recul assumé de l’hyperprésidentialisme

Depuis l’indépendance, le Sénégal fonctionne selon un régime marqué par une forte concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République.

La réforme adoptée vise à corriger cet héritage institutionnel en renforçant plusieurs contre-pouvoirs.

Parmi les principales innovations figurent l’élargissement des prérogatives du Parlement, le renforcement de son pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale, l’accès aux informations relatives aux contrats stratégiques, notamment dans le secteur des ressources naturelles, ainsi qu’un rôle accru du Premier ministre dans la définition et la conduite des politiques publiques.

Les auteurs du texte estiment que ces évolutions permettront d’instaurer une gouvernance davantage fondée sur l’équilibre institutionnel, la transparence et la responsabilité politique.

Cette orientation correspond d’ailleurs aux engagements portés depuis plusieurs années par le Pastef, qui dénonçait régulièrement les dérives de l’hyperprésidentialisme et plaidait pour une modernisation des institutions.

Une réforme aux fortes implications politiques

Si les arguments institutionnels occupent une place centrale dans les débats, de nombreux observateurs soulignent que le calendrier de cette réforme lui confère également une dimension politique majeure.

Son adoption intervient au moment où les divergences entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko deviennent de plus en plus visibles.

Pour plusieurs analystes, le renforcement du Parlement bénéficie indirectement à Ousmane Sonko, désormais président de l’institution et disposant d’une majorité confortable pour orienter l’agenda législatif.

La nouvelle architecture institutionnelle pourrait ainsi faire de l’Assemblée nationale un véritable centre de décision politique, renforçant l’influence de son président dans la conduite des affaires publiques.

Cette évolution intervient alors que Sonko demeure l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays et conserve une forte capacité de mobilisation au sein de la majorité présidentielle.

Le président Diomaye Faye face à un nouveau défi

Dans ce contexte, le chef de l’État se retrouve confronté à un défi inédit : préserver son autorité tout en composant avec un Parlement renforcé et dirigé par son principal allié politique devenu, de fait, un acteur institutionnel incontournable.

En évoquant la possibilité de soumettre la réforme à référendum, Bassirou Diomaye Faye semble vouloir replacer le débat sur le terrain de la légitimité populaire plutôt que dans la seule arène parlementaire.

Une telle initiative lui permettrait de réaffirmer son rôle de garant des institutions tout en sollicitant directement l’arbitrage des citoyens.

Cette stratégie comporte toutefois une part d’incertitude. Une consultation populaire pourrait rapidement dépasser le seul cadre constitutionnel pour devenir un test politique portant sur les équilibres internes du pouvoir.

Une opposition fragilisée mais attentive

Face à cette réforme, les partis d’opposition disposent d’une marge de manœuvre limitée au sein d’une Assemblée largement acquise au Pastef.

Le boycott d’une partie des débats parlementaires illustre cette faiblesse institutionnelle.

Néanmoins, l’ancien camp présidentiel pourrait tenter de tirer profit des tensions actuelles en se présentant comme le défenseur de la stabilité des institutions face aux divisions de la majorité.

Plusieurs organisations de la société civile ont également exprimé leurs réserves, estimant qu’une réforme aussi structurante aurait gagné à faire l’objet d’un processus plus inclusif associant l’ensemble des forces politiques et sociales du pays.

Une nouvelle phase pour la démocratie sénégalaise

Au-delà de la confrontation politique du moment, cette réforme ouvre une réflexion plus large sur l’évolution du régime sénégalais.

Deux scénarios semblent désormais se dessiner.

Le premier verrait l’émergence d’un système institutionnel plus équilibré, où le Parlement exercerait pleinement ses missions de contrôle et où le Premier ministre disposerait de responsabilités renforcées, dans le respect des principes démocratiques.

Le second pourrait conduire à une coexistence plus conflictuelle entre un président de la République et un président de l’Assemblée nationale disposant chacun d’une forte légitimité politique et de bases d’influence distinctes.

L’histoire institutionnelle montre que ce type de configuration peut favoriser l’équilibre des pouvoirs lorsqu’elle repose sur une coopération durable. À l’inverse, lorsque les rivalités personnelles prennent le dessus, elle peut devenir une source de blocages institutionnels.

L’adoption de cette réforme dépasse ainsi largement le cadre d’une simple modification constitutionnelle. Elle marque l’ouverture d’une nouvelle séquence politique dont dépendra, en grande partie, l’évolution des institutions sénégalaises dans les années à venir.

Plus qu’un débat juridique, c’est désormais la capacité du tandem Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko à préserver son unité politique tout en partageant l’exercice du pouvoir qui constitue l’un des principaux enjeux de la vie politique sénégalaise.

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Sénégal : la bataille des pouvoirs est lancée.

Le Sénégal vit une nouvelle séquence de tensions au sommet de l’État. Réunie ce 29 juin, l’Assemblée nationale examine une réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Pastef, et son président, Ousmane Sonko, dans un contexte de rupture désormais ouverte avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Officiellement, le texte vise à « rééquilibrer » les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Mais au-delà des arguments institutionnels, cette révision constitutionnelle apparaît comme le premier grand affrontement politique entre les deux figures qui avaient incarné ensemble l’alternance de 2024.

La proposition entend limiter plusieurs prérogatives présidentielles. Le chef de l’État ne pourrait plus diriger un parti politique ni une coalition partisane. L’élaboration du programme gouvernemental devrait désormais se faire en concertation avec le Premier ministre, qui récupérerait également des pouvoirs de nomination jusque-là réservés à la présidence.

Le Parlement sortirait également renforcé. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis, avec la possibilité d’auditionner toute personnalité jugée utile à leurs travaux. L’Assemblée serait aussi systématiquement informée des conventions d’investissement liées aux ressources naturelles, un domaine particulièrement sensible dans un pays qui s’apprête à exploiter ses ressources pétrolières et gazières.

Pour les proches de Ousmane Sonko, il s’agit d’un pas vers la fin de l’« hyperprésidentialisme » qui caractérise traditionnellement les institutions sénégalaises. Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, l’analyse est radicalement différente. Ils dénoncent une tentative de transfert de pouvoir au profit du Parlement et, indirectement, de son président.

La coalition présidentielle a ainsi demandé le retrait du texte, estimant que des modifications aussi profondes de l’architecture institutionnelle devraient être soumises à référendum après une large consultation nationale. Plusieurs organisations de la société civile ont également appelé à davantage de transparence et d’inclusivité dans le processus.

Avec 130 députés sur 165, le Pastef dispose toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de faire adopter le texte. Reste ensuite l’étape décisive : celle de la promulgation. Selon la Constitution, le président de la République pourrait choisir de soumettre la réforme à référendum plutôt que de la promulguer directement.

Au-delà des débats juridiques, cette réforme révèle surtout une réalité politique nouvelle : un an après leur accession commune au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent désormais engagés dans un bras de fer qui pourrait redessiner durablement l’équilibre des institutions sénégalaises.

Source : LesNouvellesd’Afrique 

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Bassirou Diomaye Faye en Allemagne : Dakar mise sur un partenariat renforcé avec Berlin pour accélérer la Vision Sénégal 2050.

En visite officielle en République fédérale d’Allemagne du 21 au 23 juin, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit une stratégie diplomatique tournée vers le renforcement des partenariats économiques et technologiques du Sénégal. Ce déplacement à Berlin s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, avec pour objectif de consolider les relations bilatérales avec l’Allemagne et d’attirer davantage d’investissements capables d’accompagner la transformation structurelle du pays.

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette visite vise à identifier de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs prioritaires tels que la santé, les infrastructures, l’innovation, la formation professionnelle et le transfert de compétences.

La diaspora sénégalaise au cœur de la diplomatie présidentielle

Comme lors de ses précédents déplacements internationaux, le chef de l’État a accordé une place importante à la rencontre avec la communauté sénégalaise établie dans le pays hôte. À Berlin, Bassirou Diomaye Faye a échangé avec ses compatriotes vivant en Allemagne, réaffirmant le rôle stratégique de la diaspora dans le développement économique et le rayonnement international du Sénégal.

Face aux préoccupations exprimées par les Sénégalais de l’extérieur, le président a rappelé les engagements de l’État visant à améliorer les services consulaires, renforcer la protection des droits des ressortissants sénégalais à l’étranger et faciliter leur contribution aux projets de développement national.

Pour les autorités sénégalaises, la diaspora constitue un acteur majeur de la Vision Sénégal 2050, à travers ses investissements, son expertise et sa capacité à créer des passerelles économiques, scientifiques et culturelles entre le Sénégal et le reste du monde.

Santé : Dakar explore un partenariat technologique avec Siemens Healthineers

En marge du Forum économique germano-sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye a également multiplié les échanges avec des acteurs économiques allemands. Il a notamment rencontré Marco Linnig, responsable de Siemens Healthineers, afin d’examiner les possibilités de coopération dans le domaine des technologies de santé.

Les discussions ont porté sur le renforcement des capacités du système sanitaire sénégalais, notamment à travers l’acquisition d’équipements médicaux de pointe, dont des scanners et des appareils d’imagerie médicale destinés aux structures hospitalières.

L’objectif affiché est d’améliorer l’accès au diagnostic, de réduire les délais de prise en charge des patients et de renforcer l’offre de soins, particulièrement dans les zones où les infrastructures médicales restent encore insuffisamment équipées.

Le transfert de compétences, un enjeu central

Au-delà de l’installation d’équipements modernes, le président sénégalais a insisté sur l’importance de développer les compétences nationales. Pour Bassirou Diomaye Faye, la modernisation du système de santé ne peut être durable sans un investissement parallèle dans la formation des professionnels.

Le chef de l’État souhaite ainsi que les partenariats technologiques intègrent des programmes de formation destinés aux médecins, ingénieurs biomédicaux, techniciens et autres spécialistes sénégalais, afin de garantir une utilisation efficace et autonome des équipements déployés.

À travers cette approche combinant investissement, innovation et renforcement des capacités humaines, le Sénégal entend faire de ses partenariats internationaux des leviers de transformation durable, conformément aux ambitions fixées dans la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye accélère la mise en œuvre du New Deal Technologique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé mercredi, lors du Conseil des ministres, sa détermination à faire du numérique un pilier central de la transformation économique et administrative du pays. À travers l’accélération du New Deal Technologique, lancé le 24 février 2025, le Chef de l’État entend renforcer la souveraineté numérique nationale, moderniser les services publics et promouvoir une croissance davantage portée par l’innovation et les technologies de l’information.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large visant à positionner le Sénégal comme un acteur majeur de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest, tout en réduisant les inégalités d’accès aux technologies sur l’ensemble du territoire.

Une évaluation globale des réformes engagées

Afin d’assurer une mise en œuvre efficace des objectifs fixés, le président de la République a demandé au ministre des Télécommunications et du Numérique de conduire, en concertation avec les acteurs publics et privés du secteur, une évaluation approfondie de l’état d’avancement des programmes, projets et réformes inscrits dans le cadre du New Deal Technologique.

Cette démarche vise à mesurer les progrès réalisés, identifier les contraintes éventuelles et accélérer l’exécution des initiatives jugées prioritaires pour la transformation digitale du pays.

Réduire la fracture numérique et garantir l’accès à Internet

Parmi les priorités rappelées par le Chef de l’État figure le renforcement de l’accès universel à Internet. Les autorités souhaitent intensifier les programmes de connectivité afin d’étendre la couverture numérique à l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones rurales et les localités encore insuffisamment desservies.

Cette ambition répond à un enjeu majeur de développement, l’accès aux services numériques étant désormais considéré comme un facteur essentiel d’inclusion sociale, d’accès à l’éducation, de développement économique et de modernisation des services publics.

Cybersécurité et protection des données au cœur des préoccupations

Le président Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité numérique du pays face à la multiplication des menaces cybernétiques dans le monde.

Il a ainsi appelé à l’élaboration de stratégies adaptées, à la mise en place de plans d’action spécifiques ainsi qu’au renforcement du cadre législatif afin de garantir la protection des données personnelles, la résilience des infrastructures numériques et la sécurisation des systèmes d’information critiques de l’État.

L’objectif affiché est de permettre au Sénégal de disposer d’un environnement numérique fiable, sécurisé et conforme aux standards internationaux en matière de gouvernance digitale.

Des infrastructures numériques au service de la modernisation de l’État

Le New Deal Technologique repose sur plusieurs chantiers structurants destinés à transformer durablement l’administration et l’économie sénégalaises. Parmi les axes prioritaires figurent le développement de plateformes numériques de services publics, l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes d’information de l’administration, la création d’infrastructures numériques souveraines et la modernisation de la gouvernance du secteur.

Ces investissements doivent permettre de simplifier les démarches administratives, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Un meilleur pilotage de la transformation digitale

Le Chef de l’État a par ailleurs rappelé le rôle stratégique du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), considéré comme un instrument essentiel pour financer les projets d’inclusion numérique et l’extension des services de télécommunications dans les zones moins couvertes.

Dans la même dynamique, il a demandé au Premier ministre de veiller à la tenue régulière des réunions du Conseil national du Numérique (CNN), afin de garantir un suivi efficace des politiques publiques liées à la transformation digitale et au développement de l’économie numérique.

À travers ces orientations, les autorités sénégalaises entendent accélérer la modernisation numérique du pays et faire du numérique un levier majeur de souveraineté, d’innovation, de création d’emplois et de croissance durable. Le New Deal Technologique apparaît ainsi comme l’un des principaux instruments de la stratégie nationale visant à préparer le Sénégal aux défis économiques et technologiques du XXIe siècle.

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À Dakar, les présidents Romuald Wadagni et Bassirou Diomaye Faye plaident pour une coopération ouest-africaine renforcée

Le président béninois Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest par une visite officielle à Dakar, où il a été reçu mardi par son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue régional engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son accession à la magistrature suprême.

Après plusieurs étapes dans la sous-région, notamment au Nigeria et au Niger, Romuald Wadagni multiplie les consultations avec les dirigeants ouest-africains afin de consolider les relations bilatérales et de promouvoir une vision concertée des grands enjeux qui traversent actuellement l’espace régional.

Une convergence de vues sur les défis de la sous-région

Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’État ont passé en revue la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur les défis liés à la stabilité régionale, à la lutte contre l’insécurité transfrontalière, à la coopération économique ainsi qu’au renforcement des mécanismes d’intégration entre les États de la sous-région.

Dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs pays du Sahel, Dakar et Cotonou ont réaffirmé leur attachement au dialogue, à la coopération et à la solidarité entre les nations ouest-africaines.

Renforcer les échanges économiques entre le Sénégal et le Bénin

Au-delà des questions politiques, les deux dirigeants ont également accordé une place importante aux perspectives de coopération économique et commerciale. Les autorités sénégalaises et béninoises ont exprimé leur volonté commune d’intensifier les échanges entre leurs secteurs privés, de favoriser les investissements croisés et de développer davantage les opportunités de partenariat dans des domaines stratégiques.

Cette ambition s’inscrit dans la volonté partagée de stimuler la croissance économique, de créer davantage d’emplois et de renforcer la compétitivité des économies nationales au sein de l’espace ouest-africain.

Une diplomatie de proximité au service de l’intégration régionale

La visite de Romuald Wadagni à Dakar intervient quelques jours après son déplacement à Niamey, une étape particulièrement observée en raison du contexte diplomatique ayant marqué les relations entre le Bénin et le Niger ces dernières années. Elle confirme la priorité accordée par le président béninois au dialogue de proximité avec les pays voisins et aux mécanismes de coopération régionale.

À travers cette tournée, le chef de l’État béninois entend contribuer à la relance de la dynamique d’intégration ouest-africaine, dans un environnement régional confronté à de multiples défis mais également porteur d’importantes opportunités de développement.

Vers un partenariat renforcé entre Dakar et Cotonou

À l’issue de la rencontre, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à approfondir les relations entre le Sénégal et le Bénin, deux pays qui entretiennent de longue date des liens de fraternité, de coopération et de solidarité.

Cette nouvelle séquence diplomatique traduit la volonté des deux capitales de renforcer leur coordination sur les grands dossiers régionaux et de promouvoir une Afrique de l’Ouest plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers le développement économique partagé.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye célèbre les champions d’Afrique U17 et U15 et plaide pour l’alliance entre sport et éducation.

Le chef de l’État honore une génération prometteuse du football sénégalais

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, lundi 8 juin au Palais de la République à Dakar, les sélections nationales U17 et U15 de football, récemment sacrées championnes d’Afrique. Une cérémonie solennelle qui a permis au chef de l’État de rendre hommage à ces jeunes athlètes dont les performances renforcent la réputation du Sénégal comme l’une des grandes nations du football africain.

Cette réception officielle intervient après une séquence particulièrement faste pour le sport sénégalais. Les Lionceaux U17 ont remporté la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie au Maroc, tandis que les U15 se sont imposés lors du Championnat d’Afrique de football scolaire de la Confédération africaine de football (CAF), disputé au Zimbabwe.

Un message axé sur les valeurs et la formation

Face aux jeunes champions, le président de la République a tenu à rappeler que les succès sportifs doivent s’accompagner d’une solide formation humaine et académique. Il a insisté sur l’importance du respect, de l’humilité et du fair-play, des valeurs qu’il considère comme essentielles dans la construction d’une carrière durable.

Selon lui, si le talent permet de remporter des rencontres, c’est la force de caractère qui permet de bâtir les plus grandes réussites. Un message destiné à encourager ces jeunes joueurs à rester concentrés sur leur développement personnel malgré la notoriété acquise grâce à leurs performances sportives.

Le chef de l’État a également mis l’accent sur la nécessité de concilier pratique sportive et parcours scolaire. Il a rappelé que l’éducation demeure un pilier fondamental pour l’avenir de chaque jeune, soulignant que le football ne doit jamais se substituer à la formation académique.

Des parcours exemplaires salués par les autorités

Revenant sur le sacre des U15 au Zimbabwe, Bassirou Diomaye Faye a salué un modèle qui démontre que l’excellence sportive peut parfaitement coexister avec la réussite scolaire. Cette compétition continentale, dédiée au football scolaire, illustre précisément cette volonté de promouvoir une jeunesse à la fois performante sur le terrain et engagée dans son parcours éducatif.

Concernant les U17, le président a mis en avant leur détermination et leur maturité tout au long de la compétition continentale. Leur victoire en finale à Rabat, obtenue à l’issue d’une séance de tirs au but particulièrement disputée, témoigne selon lui d’une remarquable capacité à gérer la pression dans les moments décisifs.

Distinctions et soutien financier pour les champions

La cérémonie a également été marquée par la remise de la Médaille Gaïndé de la performance aux joueurs ainsi qu’aux membres des encadrements techniques des deux sélections. Cette distinction récompense leur contribution au rayonnement du sport sénégalais sur la scène africaine.

Au-delà de l’hommage symbolique, le président de la République a annoncé un accompagnement financier global de 311,42 millions de francs CFA. Cette enveloppe bénéficiera aux joueurs, aux staffs techniques ainsi qu’aux structures de formation qui ont contribué à l’émergence de ces talents.

Selon la présidence sénégalaise, cet appui comprendra notamment des bourses scolaires et de formation, une couverture médicale ainsi que des équipements pédagogiques destinés à accompagner le développement des jeunes sportifs.

Le Sénégal déjà tourné vers le Mondial U17 au Qatar

Cette réception intervient alors que le Sénégal prépare déjà les prochaines échéances internationales. Grâce à son sacre continental, la sélection U17 figure parmi les dix représentants africains qualifiés pour la Coupe du monde U17 de la FIFA, prévue du 19 novembre au 13 décembre 2026 au Qatar.

Les Lionceaux y retrouveront plusieurs autres nations africaines qualifiées, dont l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Mali, le Maroc, le Mozambique, l’Ouganda et la Tanzanie.

À travers cette cérémonie, les autorités sénégalaises ont voulu envoyer un signal fort : le sport constitue un levier de rayonnement national, mais son développement doit s’inscrire dans une démarche globale de formation, d’éducation et de promotion des valeurs citoyennes. Une vision qui place la jeunesse au cœur du projet de développement du Sénégal.

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Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.