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Visite de Bassirou Diomaye Faye au Congo : Dakar et Brazzaville redéfinissent leur partenariat stratégique.

Énergie, sécurité alimentaire et médiation régionale au cœur des échanges

La visite officielle du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye en République du Congo, les 2 et 3 février, s’inscrit dans une dynamique qui dépasse largement le cadre des relations fraternelles historiques entre Dakar et Brazzaville. À travers cette séquence diplomatique, les deux pays ont affiché leur volonté de faire évoluer un héritage politique ancien vers un partenariat économique et stratégique adapté aux enjeux contemporains du continent.

Reçu avec les honneurs par son homologue Denis Sassou N’Guesso, le chef de l’État sénégalais a clairement exprimé son ambition de transformer des liens forgés à l’époque coloniale en une coopération moderne, structurée et mutuellement bénéfique, reposant sur des intérêts économiques concrets et une vision africaine partagée.

Le gaz au centre d’un rapprochement énergétique

Premier axe majeur des discussions, la coopération énergétique occupe une place centrale dans le rapprochement entre les deux capitales. Devenu un nouvel acteur gazier sur la scène internationale depuis 2025, le Sénégal entend tirer parti de l’expérience du Congo, producteur pétrolier de longue date, dans la gestion des ressources extractives et la structuration d’une industrie énergétique durable.

Les échanges ont notamment porté sur un renforcement de la coopération entre les compagnies nationales PETROSEN et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), avec pour objectif de partager les expertises, améliorer la gouvernance du secteur et renforcer la valeur ajoutée locale. Pour Dakar, Brazzaville représente un partenaire stratégique capable d’accompagner la montée en puissance de son secteur gazier.

Accélérer l’intégration économique et agricole

La visite a également mis en lumière l’urgence d’une intégration économique accrue entre les deux pays, et plus largement au sein du continent africain. Les présidents Faye et Sassou N’Guesso ont évoqué la nécessité de développer de nouveaux corridors agricoles et commerciaux, afin de renforcer les échanges intra-africains et d’améliorer la sécurité alimentaire.

Dans un contexte de forte dépendance aux importations de céréales, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de promouvoir une production agricole locale plus compétitive, soutenue par des infrastructures adaptées et des mécanismes de coopération régionale. Cette approche s’inscrit dans la recherche d’une plus grande souveraineté alimentaire africaine, devenue un enjeu stratégique majeur.

Une diplomatie de médiation et de dialogue régional

Au-delà des considérations économiques, la visite du président sénégalais a revêtu une dimension diplomatique et politique affirmée. Bassirou Diomaye Faye a endossé un rôle de médiateur régional, dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des États du Sahel (AES).

Fort de la relation de confiance entretenue avec Brazzaville, Dakar souhaite contribuer à l’émergence de solutions africaines aux crises régionales, notamment sur les dossiers sensibles liés à l’AES et à la Guinée-Bissau. Le Sénégal défend, dans cette démarche, une approche fondée sur le dialogue, la solidarité africaine et le principe de non-ingérence, tout en privilégiant la stabilité et la coopération régionale.

Vers un partenariat repensé

Cette visite officielle marque ainsi une étape importante dans le repositionnement diplomatique et économique du Sénégal sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. En s’appuyant sur des partenariats africains stratégiques, Dakar entend consolider sa place dans les grands équilibres régionaux, tout en contribuant à la construction d’une coopération sud-sud plus pragmatique et tournée vers le développement.

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Coopération économique : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la cheffe de mission du FMI pour le Sénégal.

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, à la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin.

Des discussions jugées encourageantes autour d’un nouveau programme

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges en cours entre les autorités sénégalaises et l’institution financière internationale, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération économique et financière. À l’issue de l’audience, Mme Vera Martin a salué les avancées significatives enregistrées dans les discussions techniques et stratégiques, soulignant un climat de travail constructif et une convergence de vues sur les grandes orientations macroéconomiques.

Les échanges ont notamment porté sur les priorités économiques du Sénégal, les réformes structurelles en cours, la consolidation des finances publiques ainsi que les perspectives de croissance et de stabilité à moyen terme, dans un contexte régional et international marqué par de fortes incertitudes.

Un signal de confiance et de continuité dans le partenariat

Cette audience témoigne de la volonté affichée par les autorités sénégalaises de renforcer leur coopération avec les partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels le FMI, et de poursuivre les efforts visant à assurer la stabilité macroéconomique, la soutenabilité budgétaire et le développement inclusif.

Pour Dakar, l’aboutissement d’un nouveau programme avec le FMI constituerait un signal fort de confiance internationale, susceptible de soutenir les réformes engagées et de renforcer l’attractivité économique du pays. Les discussions devraient se poursuivre dans les prochaines semaines en vue de finaliser les contours de cet accord stratégique.

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Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye définit les priorités stratégiques de l’action publique pour 2026.

Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 7 janvier 2026, le Gouvernement sénégalais a pris connaissance des orientations majeures fixées par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour l’année 2026. Le Chef de l’État a inscrit l’action gouvernementale sous le triptyque des résultats, de la proximité et de l’impact social, appelant à une gouvernance rigoureuse et tournée vers les attentes concrètes des citoyens.

Vœux de Nouvel An et rappel du cap présidentiel

À l’ouverture de la séance, le Président de la République a présenté ses vœux de Nouvel An aux membres du Gouvernement, à l’Administration, aux Forces de défense et de sécurité, à la diaspora ainsi qu’à l’ensemble des forces vives de la Nation. Il a rappelé que son adresse à la Nation du 31 décembre 2025 avait permis à la fois de dresser le bilan des actions engagées et de définir les grandes priorités stratégiques de l’État.

Performance et suivi rigoureux de l’action gouvernementale

Insistant sur l’exigence de performance, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre d’instaurer un point mensuel sur l’état d’avancement de l’agenda législatif et réglementaire, ainsi que sur l’exécution du Plan d’actions gouvernemental 2026. Cette démarche vise à renforcer le suivi des politiques publiques et leur déclinaison effective dans les territoires.

Pouvoir d’achat et relance économique au cœur des priorités

Le Président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé que l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et la relance durable de l’économie nationale constituent des axes prioritaires pour 2026. Il a appelé à une redynamisation des secteurs moteurs, notamment les infrastructures et le bâtiment et travaux publics, tout en encourageant le développement des filières à forte valeur ajoutée à l’exportation, telles que l’horticulture, le tourisme, la pêche et l’artisanat d’art.

Renforcement des politiques sociales et territorialisation de l’action publique

Sur le plan social, le Chef de l’État a plaidé pour une amplification des interventions fondées sur la solidarité nationale, avec un accent particulier sur l’emploi, l’économie sociale et solidaire et le développement des coopératives. Dans cette perspective, il a instruit le Premier ministre de finaliser la mise en place des pôles-territoires avant la fin du premier semestre 2026, afin de renforcer la décentralisation et la déconcentration de l’action publique.

Modernisation de l’administration et qualité du service public

Soucieux de consolider un État de proximité et une administration performante, le Président de la République a décidé de placer la prochaine Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP) sous le thème de « la qualité du service public », tandis que la cinquième Conférence sociale sera consacrée à « la productivité au travail ». Il a également insisté sur l’accélération des restructurations de la sphère publique pour améliorer l’efficacité administrative.

Santé, éducation et jeunesse : des secteurs stratégiques confirmés

Le Chef de l’État a réitéré son attachement aux réformes du secteur de la santé, à l’optimisation des financements publics, au fonctionnement régulier des universités et établissements d’enseignement supérieur, ainsi qu’au développement de la formation professionnelle et technique. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer le bon déroulement de l’année scolaire.

La jeunesse demeure au cœur de la vision présidentielle. Le Président Bassirou Diomaye Faye a appelé à une meilleure cohérence des politiques éducatives, sportives et de jeunesse, tout en soulignant l’importance d’une préparation rigoureuse des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Il a enfin exhorté le Gouvernement à adopter une stratégie de communication axée sur la culture des résultats et la valorisation des réalisations concrètes.

Une année charnière pour la transformation de l’État

À travers ces orientations, le Chef de l’État entend faire de 2026 une année décisive pour la transformation de l’action publique, le renforcement de la performance gouvernementale et la consolidation de la confiance entre l’État et les citoyens.

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Justice sociale au Sénégal : Le Président Diomaye Faye généralise l’indemnité de logement à 100 000 FCFA

C’est une annonce qui sonne comme une révolution au sein de l’administration sénégalaise. Le mercredi 7 janvier 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a signé le décret n°2026-06, octroyant une indemnité de logement de 100 000 FCFA à tous les agents de l’État qui en étaient jusqu’ici exclus. Décryptage d’une mesure qui vise à corriger des décennies d’inégalités.

La fin d’une « rupture d’égalité »

Pendant longtemps, le système de rémunération au Sénégal a été marqué par de fortes disparités. Si les enseignants, les magistrats ou le personnel de santé bénéficiaient de primes de logement, environ 7 % des agents de l’État — soit plus de 16 000 fonctionnaires et contractuels — ne percevaient aucune compensation alors qu’ils n’étaient pas logés par l’administration.

En ratifiant ce décret, le chef de l’État met fin à ce que le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a qualifié de « rupture d’égalité ». Désormais, tout agent public non logé percevra une somme mensuelle de 100 000 francs CFA nets d’impôts.

Un levier pour l’efficacité du service public

Cette mesure n’est pas seulement sociale, elle est stratégique. Pour le gouvernement, l’amélioration des conditions de vie des agents est indissociable de la performance de l’État. Un fonctionnaire mieux logé est un agent plus serein et plus efficace dans l’exercice de ses fonctions.

La généralisation de cette indemnité s’inscrit dans les engagements du Pacte national de stabilité sociale, visant une croissance inclusive. En réduisant la précarité immobilière des agents de l’État, le régime actuel souhaite renforcer le sentiment d’appartenance à la fonction publique et motiver les troupes pour les grands chantiers du quinquennat.

Point Clé Détails
Bénéficiaires Tous les agents de l’État (fonctionnaires et non-fonctionnaires) non logés et sans indemnité préalable.
Montant 100 000 FCFA / mois
Régime fiscal Net d’impôts
Entrée en vigueur Immédiate après publication au Journal Officiel

Une exécution attendue avec impatience

Le ministre des Finances et du Budget a été chargé de l’exécution immédiate de cette mesure. Alors que le coût de la vie et de l’immobilier, particulièrement à Dakar et dans les grandes capitales régionales, reste un défi majeur, ce coup de pouce financier est accueilli avec soulagement par les collectifs de travailleurs qui luttaient pour cette reconnaissance depuis plusieurs années.

Par ce geste, Bassirou Diomaye Faye envoie un signal fort : l’année 2026, décrétée « année de l’emploi et de l’économie solidaire », démarre sous le signe de la justice salariale.

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Diplomatie : Le Président Bassirou Diomaye Faye attendu au Koweït et aux Émirats Arabes Unis

Le chef de l’État sénégalais entame une nouvelle offensive diplomatique au Moyen-Orient. Lors du Conseil des ministres du mercredi 7 janvier 2026, une tournée officielle a été annoncée pour le président Bassirou Diomaye Faye, qui se rendra successivement au Koweït et aux Émirats Arabes Unis à la mi-janvier.

Un renforcement des liens stratégiques avec le Koweït

La première étape de ce périple diplomatique conduira le Président de la République au Koweït, du 12 au 14 janvier 2026. Cette visite officielle s’inscrit dans une volonté de dynamiser les relations bilatérales entre Dakar et Koweït City.

Au menu des échanges, le renforcement de la coopération dans des domaines clés tels que l’économie, la diplomatie et la culture. Le Sénégal, en pleine phase de transformation économique, cherche à explorer de nouvelles opportunités de partenariat et à attirer davantage d’investissements koweïtiens dans des secteurs structurants.

Développement durable : Le Sénégal à l’honneur à Abu Dhabi

À l’issue de son séjour au Koweït, Bassirou Diomaye Faye s’envolera pour les Émirats Arabes Unis. Le 15 janvier 2026, il participera à la prestigieuse Semaine de la Durabilité d’Abu Dhabi.

Cet événement international de haut niveau est une plateforme majeure dédiée aux enjeux environnementaux et à la transition énergétique. Pour le Sénégal, cette participation est stratégique : il s’agira de mettre en lumière les initiatives nationales en matière de développement durable et d’énergies renouvelables. Le chef de l’État portera la voix d’un Sénégal engagé dans la transition écologique tout en plaidant pour un accès équitable aux technologies vertes.

Un agenda diplomatique chargé

Cette tournée au Moyen-Orient témoigne de la vitalité de la diplomatie sénégalaise sous l’ère Diomaye Faye. Elle intervient alors que d’autres déplacements sont déjà inscrits à l’agenda présidentiel, notamment au Togo et au Libéria, confirmant la volonté du Sénégal de consolider ses alliances tant au niveau continental qu’international.

Par cette mission, le Président de la République réaffirme sa détermination à positionner le Sénégal comme un acteur clé sur la scène mondiale, capable de concilier diplomatie économique et leadership environnemental.

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Diplomatie sénégalaise : Bassirou Diomaye Faye plaide pour un ordre international fondé sur le dialogue et le droit.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu, ce 6 janvier, le corps diplomatique accrédité à Dakar au Palais de la République, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An.

Dans une atmosphère empreinte de courtoisie, le chef de l’État a toutefois tenu à aborder les grandes préoccupations de l’actualité internationale. Selon une note de la Présidence, il a dressé « un constat lucide des turbulences qui affectent l’ordre mondial », évoquant notamment la persistance des conflits armés, l’insécurité dans la région du Sahel, les effets du dérèglement climatique et l’affaiblissement du multilatéralisme.

Face à ces défis, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes du dialogue, de la concertation et du respect du droit international. Il a, dans ce cadre, clairement rejeté « toute logique d’unilatéralisme ou de domination fondée sur le rapport de force », plaidant pour des relations internationales plus équilibrées et respectueuses des souverainetés.

S’adressant aux représentants diplomatiques, Bassirou Diomaye Faye a également présenté l’image d’un Sénégal résolument tourné vers l’avenir. Le pays s’apprête à accueillir plusieurs rendez-vous internationaux majeurs, parmi lesquels une réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’eau, la dixième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, ainsi que les Jeux Olympiques de la Jeunesse, premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Le chef de l’État a par ailleurs renouvelé l’appel du Sénégal en faveur d’une action impartiale de la communauté internationale au service de la paix, de la justice et de la dignité humaine. Il a souligné l’importance de l’égalité entre les cultures et les civilisations comme fondement essentiel de la coexistence pacifique entre les peuples.

Enfin, le président de la République a salué l’accompagnement constant des partenaires du Sénégal et réaffirmé l’ouverture du pays à une coopération internationale fondée sur l’amitié, le respect mutuel et la solidarité, conclut la note de la Présidence.

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Adresse à la Nation du 31 décembre : Bassirou Diomaye Faye dresse le bilan 2025 et trace une feuille de route ambitieuse pour 2026.

Discours intégral de son Excellence le président Bassirou Diomaye Faye :

Sénégalaises, Sénégalais,

Mes Chers compatriotes

Nous voici au terme d’une année exigeante. Une année d’efforts, qui appelle un regard lucide sur le chemin parcouru et une parole claire sur celui qui s’ouvre devant nous.

Ce moment est d’abord celui de la reconnaissance.

Reconnaissance envers nos forces de défense et de sécurité, qui accomplissent leur mission avec professionnalisme, discipline et un sens élevé du devoir.

Reconnaissance envers nos autorités religieuses et coutumières, gardiennes de l’équilibre social, de l’apaisement des consciences et des valeurs qui fondent notre vivre-ensemble.

Reconnaissance aussi envers les Sénégalaises et les Sénégalais, d’ici comme de la diaspora.

De votre bravoure, de vos mains, de votre intelligence et de votre patience naît, chaque jour, cette force tranquille qui fait tenir la Nation et éclaire son avenir.

Mes chers compatriotes,

Le serment que j’ai prêté devant la Nation et devant Dieu engage ma conscience et ma responsabilité au plus haut niveau. Il exprime mon devoir de respecter la Constitution, de protéger la République et de servir, avec la même exigence, chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais.

Cette fidélité au serment s’accorde avec une fidélité tout aussi essentielle, celle qui lie notre action au projet de transformation que nous avons porté devant le peuple. Ce projet, fondé sur la justice, la souveraineté, la transparence, l’équité et la dignité humaine, reste la boussole de nos choix. J’y demeure attaché avec constance, dans l’esprit du Jub, Jubal, Jubanti.

L’année qui s’achève aura été, pour notre pays, un moment de vérité. Elle a mis au jour des déséquilibres profonds, révélé l’ampleur des défis accumulés et rappelé l’exigence de redresser l’État avec sérieux, méthode et transparence.

Un travail approfondi a été mené à l’interne et avec nos partenaires, afin d’établir un diagnostic partagé et de dessiner des solutions durables.

Dans le même mouvement, des avancées concrètes ont été réalisées.

La continuité de l’État a été assurée, les services publics renforcés et les secteurs les plus vulnérables accompagnés. La baisse progressive des prix des produits essentiels s’est traduite par un allègement réel du coût de la vie.

Les mesures de réduction des prix de plusieurs produits essentiels ont représenté 342 milliards 500 millions de francs CFA d’économies pour les ménages en 2025. Cet effort se poursuivra en 2026.

Je tiens, à cet égard, à saluer l’engagement du Premier ministre, Ousmane Sonko, et de l’ensemble du Gouvernement.

L’amélioration progressive de l’environnement des affaires, l’intensification de notre diplomatie économique et la tenue du Forum Invest in Sénégal ont renforcé la crédibilité du pays et consolidé son positionnement comme une destination d’investissement fiable et attractive.

Mes chers compatriotes,

La décision politique de porter le Registre national unique à un million de ménages a rendu l’action sociale plus juste et plus efficace, en orientant les appuis vers celles et ceux qui en ont réellement besoin.

Cette exigence d’équité s’est prolongée par un soutien accru à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes avec l’émergence de 1060 coopératives productives solidaires.

Dans le domaine de la santé, le Gouvernement a constamment cherché à améliorer le quotidien des familles. Des structures de proximité ont été ouvertes ou réhabilitées, les plateaux techniques renforcés, le SAMU rapproché des terroirs et des maternités mises à niveau.

Cet effort s’est traduit, en 2025, par l’ouverture de 34 postes de santé et le déploiement de 76 ambulances médicalisées. Ce nombre sera porté à 112 ambulances médicalisées, en 2026.

L’année 2025 a également marqué des progrès décisifs dans le champ productif, notamment grâce à la mise à disposition d’équipements appropriés et d’intrants suffisants aux acteurs agricoles. Dans les campagnes, la production céréalière a dépassé 2 500 000 tonnes, tandis que la filière arachidière a retrouvé une dynamique porteuse.

L’industrie a connu un tournant avec la relance de la SONACOS, après deux années d’arrêt, recréant plus de 2 300 emplois directs. Cet effort se poursuivra en 2026, grâce à une dotation de 25 milliards destinée au renouvellement de l’outil de production.

À l’échelle nationale, plus de 8 000 PME ont été accompagnées, permettant de consolider ou de créer près de 130 000 emplois directs et indirects.

Mes chers compatriotes,

Préparer l’avenir signifie aussi investir dans la jeunesse et dans le savoir. 2 401 salles de classe ont été livrées, accompagnées de 1 389 blocs administratifs, 1 112 blocs d’hygiène et 92 kilomètres de clôtures sécurisées. 2 000 enseignants ont été recrutés dans les zones prioritaires et plus de 500 enseignants-chercheurs vont rejoindre les universités, les ISEP et les écoles supérieures.

8 nouveaux ISEP vont renforcer l’accès à une formation professionnelle supérieure de qualité, tandis que les réformes des curricula, l’intégration des daara dans l’éducation nationale, la réorientation vers les sciences, les technologies, les formations professionnelles et le numérique vont accompagner cette transformation.

Enfin, les infrastructures ont continué de transformer la vie quotidienne. Près de 280 kilomètres de routes ont été livrés, plus de 100 kilomètres de pistes rurales ont reconnecté 86 localités, et l’accès à l’eau potable comme à l’électricité s’est élargi avec 831.799 concitoyens qui ont eu pour la première fois accès à l’électricité.

Ces résultats, parmi d’autres, rapprochent les familles, soutiennent l’activité économique et redonnent souffle à des zones longtemps enclavées.

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 a été celle de la rigueur et de la résilience ainsi que de la consolidation de la transparence et de la vérité dans notre démarche. Grâce à une réduction drastique du train de vie de l’Etat, à une gestion plus exigeante, à la renégociation de contrats et à la rationalisation de plusieurs niches, l’État a dégagé plusieurs ressources qui seront intégralement consacrés aux investissements prioritaires de 2026.

L’année qui s’ouvre sera ainsi celle de la relance effective de l’investissement public.

Dans l’éducation, afin d’accélérer l’éradication des abris provisoires et améliorer les conditions d’apprentissage, 29 milliards sont prévus au titre de l’année 2026, sur un budget global de 62,8 milliards destinés à la construction et l’équipement de 2.500 salles de classe, 300 blocs administratifs, 50.000 mètres linéaires de clôture et 480 blocs d’hygiène, entre autres.

L’enseignement supérieur et la formation professionnelle et technique ne seront pas en reste avec budget prévisionnel de 31 milliards pour la construction, la réhabilitation et l’équipement des bâtiments dans les universités, notamment.

La santé bénéficiera d’un effort majeur, avec 91 milliards de francs CFA destinés à la construction de 35 centres de santé de proximité de grand standing, à l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio et au renforcement des plateaux médicaux sur l’ensemble du territoire national.

L’accès à l’eau constituera une priorité stratégique. Le Grand Transfert d’Eau sera lancé avec un premier financement public de 50 milliards. Il permettra de mobiliser un volume de 1,8 millions de m3 par jour afin de prendre en charge, sur le long terme, les besoins en eau potable des centres urbains du Dakar-Mbour-Thiès, et Touba.

Sans compter l’irrigation de près de 15.000 hectares en appui aux objectifs de souveraineté alimentaire et de renforcement du secteur de l’élevage.

L’hydraulique rurale sera aussi renforcée avec la relance de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable d’un montant de 55 milliards de FCFA, pour la réalisation, entre autres, de 101 forages et de 96 châteaux d’eau.

Les infrastructures connaîtront une accélération significative. Plus de 100 milliards seront engagés pour les routes, les aménagements urbains et les équipements structurants, y compris ceux liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Les programmes PUDC, PUMA et PROMOVILLES disposeront de 51 milliards pour renforcer les services de base et désenclaver les territoires.

La construction du deuxième pont de Ziguinchor, avec une dotation initiale de 25 milliards de FCA, améliorera durablement la mobilité dans cette région.

Dans le même temps, le Plan Diomaye pour la Casamance, dont l’impact est déjà significatif, s’étendra progressivement aux autres départements des régions du sud.

Le monde rural bénéficiera d’investissements ciblés, avec 18 milliards dédiés aux coopératives agricoles communautaires et aux premières fermes intégrées, ainsi que plus de 91 milliards pour les agropoles du Sud et du Centre, afin de renforcer la production, la transformation locale et l’emploi.

Dans le domaine de l’énergie, l’année 2026 marquera une accélération décisive avec le raccordement prévu de 3.637 localités supplémentaires, représentant 113.654 ménages et environ 1.235.755 personnes.

Parallèlement, le Sénégal franchira une étape majeure vers la connectivité universelle, avec le déploiement d’antennes satellitaires permettant à près d’un million de personnes d’accéder gratuitement à l’internet en 2026, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et l’inclusion numérique.

Enfin, l’accès au logement sera soutenu par 20 milliards de francs CFA, destinés à impulser le programme des 30 000 logements et le programme de rénovation urbaine.

Ces choix traduisent une conviction claire : le Sénégal dispose des ressources, de l’intelligence collective et de la capacité de travail nécessaires pour se relever, se transformer et bâtir son avenir par ses propres efforts, avec sa jeunesse comme moteur et son peuple comme force.

 

Mes chers compatriotes,

Le Sénégal a choisi de demeurer fidèle à ce qui fonde sa force : une démocratie vivante, un État de droit exigeant et une tradition de dialogue profondément enracinée.

C’est dans cet esprit de continuité et de responsabilité que les réformes engagées ont été poursuivies afin de renforcer la solidité et la crédibilité de nos institutions.

L’Office national de lutte contre la corruption a été installé à l’issue d’un appel à candidatures ouvert et transparent, selon un principe désormais étendu à plusieurs autres entités de la République, pour consacrer la compétence, l’intégrité et le mérite comme critères de gouvernance publique.

Dans la même dynamique de réformes, les comités ad hoc issus des Assises de la Justice et du Système politique ont achevé leurs travaux. Ils ont permis de poser les bases d’une traduction juridique des recommandations consensuelles formulées dans un esprit de refondation.

Fidèle à l’engagement de consolider durablement l’État de droit, les projets de textes relatifs à la révision de la Constitution, à la Cour constitutionnelle, au Conseil supérieur de la Magistrature, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que le projet de Code électoral seront présentés en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée nationale au courant du premier trimestre 2026.

Les autres réformes s’inscriront dans un agenda d’adoption cohérent, aligné sur la durée du mandat et le rythme de la Nation.

Mes chers compatriotes,

Sur la scène africaine et internationale, le Sénégal a poursuivi son œuvre de paix, de solidarité et de coopération. Il a renforcé ses alliances sur le Continent, consolidé sa contribution à la prévention des risques sécuritaires et porté une voix claire en faveur d’un multilatéralisme plus inclusif et plus efficace, au service de l’humanité.

La décision du soixante huitième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO de confier, pour la première fois, au Sénégal la présidence de la Commission de l’organisation en constitue une reconnaissance forte et sans équivoque.

Mes chers compatriotes,

Au cœur de notre Nation, la jeunesse constitue une force qui ne s’érode jamais malgré les épreuves.

C’est d’abord pour elle que j’ai décrété 2026, « année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire ».

Notre pays accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026, premier événement olympique sur le sol africain. Ce rendez-vous dépasse le cadre du sport. Il est un symbole de confiance, de capacité et d’ouverture. Il nous appartiendra d’y montrer, avec exigence, ce que le Sénégal sait offrir au monde : une jeunesse disciplinée, un peuple hospitalier et une Nation capable de tenir ses engagements.

Mes chers compatriotes,

La haute charge que vous m’avez confiée me prescrit une hauteur d’esprit que j’entends garder en toutes circonstances. Je continuerai, donc à remplir cette mission avec humilité, écoute et lucidité. Rien ne m’en détournera. Rien ne primera sur l’intérêt général. Rien ne sera jamais placé au-dessus de la paix, de l’unité et de l’intégrité du Sénégal.

La République ne nous demande pas d’être parfaits. Elle exige de nous la sincérité des intentions, la loyauté des engagements et la constance dans l’effort commun.

Je sais combien les attentes sont fortes mais vous avez refusé la résignation et choisi l’espérance et l’action pour la transformation de notre Sénégal.

Mais avant de conclure, mes chers compatriotes, je veux dire avec force qu’aucune violence n’est tolérable dans la République, en particulier celles faites aux femmes, les féminicides et toutes les atteintes commises contre les plus vulnérables. L’État poursuivra sans relâche la prévention, la protection des victimes et la sanction implacable des auteurs, afin que la dignité, la sécurité et la vie soient garanties à toutes et à tous.

Que l’année 2026 apporte la santé, la paix des esprits et l’harmonie dans tous les foyers.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026.

Que Dieu bénisse le Sénégal et l’Afrique !

Vive la République.

Vive le Sénégal.

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JOJ Dakar 2026 : le Président Bassirou Diomaye Faye exige l’accélération des travaux.

Réuni mardi sous la présidence du Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil présidentiel de suivi des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 a permis de faire un état des lieux approfondi de l’avancement des préparatifs de cet événement d’envergure mondiale. À moins de deux ans de l’échéance, les plus hautes autorités sénégalaises affichent désormais une priorité claire : accélérer le rythme d’exécution pour être à la hauteur de la confiance placée en le Sénégal et, au-delà, en l’Afrique.

Selon la Présidence de la République du Sénégal, cette rencontre de haut niveau a servi à renforcer la coordination entre l’ensemble des acteurs impliqués – institutions publiques, comités techniques et partenaires – tout en définissant des orientations stratégiques précises. L’objectif est de garantir une mobilisation nationale accrue et le respect strict des engagements contractés avec le Comité international olympique.

Dans un contexte marqué par l’urgence du calendrier, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’une exécution rigoureuse, anticipée et cohérente de toutes les composantes du projet, qu’il s’agisse des infrastructures sportives, des sites d’hébergement, de la logistique ou de l’organisation opérationnelle.

« J’ai convoqué ce conseil présidentiel, le premier sous mon magistère, pour marquer l’importance primordiale que j’accorde à l’organisation et au succès des JOJ Dakar 2026 », a déclaré le Président Bassirou Diomaye Faye. Il a évoqué une évaluation à mi-parcours « dans toutes ses dimensions », soulignant que « rien ne doit être laissé au hasard ».

Premiers Jeux olympiques de la Jeunesse jamais organisés sur le continent africain, les JOJ Dakar 2026 constituent un rendez-vous historique pour le Sénégal. Au-delà de la dimension sportive, l’événement est perçu comme un levier de rayonnement international, de développement des infrastructures et de promotion de la jeunesse africaine.

À travers cette exigence d’accélération, le chef de l’État entend insuffler une nouvelle dynamique afin de garantir une organisation exemplaire, conforme aux standards olympiques et porteuse d’un héritage durable pour le pays.

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Sénégal : Hommage solennel aux tirailleurs de Thiaroye en présence des présidents Bassirou Diomaye Faye et Adama Barrow.

Sous un climat frais et silencieux, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son homologue gambien, Adama Barrow, ont présidé ce lundi une cérémonie de commémoration en hommage aux tirailleurs sénégalais tombés lors du drame de Thiaroye en 1944. L’événement, organisé devant le monument dédié aux soldats victimes, a été marqué par un moment de recueillement et le dépôt de gerbes de fleurs par les deux chefs d’État.

Autour d’eux, une importante délégation de responsables politiques et militaires de la sous-région avait fait le déplacement, soulignant la portée régionale et historique de cette tragédie. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le vice-président de la Côte d’Ivoire, Thiémoko Meyliet Koné, Komi Sélom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo, ainsi que des représentants officiels du Mali, de la Mauritanie, des Comores et du Tchad.

Du côté sénégalais, les forces de défense et de sécurité étaient fortement représentées, avec la présence du chef d’État-major général des armées, le général Mbaye Cissé, et du Haut commandant de la gendarmerie, directeur de la justice militaire, le général Martin Faye. Leur participation a rappelé l’importance du rôle des institutions militaires dans la sauvegarde de la mémoire nationale.

Les habitants de Thiaroye, qui considèrent ce lieu comme un symbole de résistance et de dignité, ont également assisté à la cérémonie. Ils ont exprimé leur gratitude envers les autorités sénégalaises pour les efforts entrepris ces dernières années en matière de reconnaissance historique et de réhabilitation de la mémoire des tirailleurs.

Dans son message, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de préserver cette mémoire collective et de « continuer la quête de vérité historique afin d’honorer ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté ». Le président gambien, quant à lui, a salué la solidarité entre les peuples de la sous-région et rappelé l’importance de transmettre cette histoire aux jeunes générations.

Chaque année, la commémoration du massacre de Thiaroye rappelle un événement longtemps passé sous silence : le soulèvement de tirailleurs démobilisés réclamant leurs droits, qui s’est conclu par une répression meurtrière en décembre 1944. Cette tragédie constitue aujourd’hui un enjeu majeur de mémoire et de justice historique au Sénégal comme en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie de ce lundi s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts visant à faire de Thiaroye un lieu de transmission, de reconnaissance et de réconciliation avec un passé douloureux mais essentiel à comprendre.

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Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye appelle à un sursaut de patriotisme économique.

Réuni ce mercredi 26 novembre 2025 au palais de la République, le Conseil des ministres a été marqué par une communication forte du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a exhorté le gouvernement à renforcer le patriotisme économique dans tous les secteurs stratégiques du pays.

Dès l’ouverture de la séance, le président a rappelé la place essentielle qu’occupe le secteur privé national dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, la nouvelle boussole du développement économique et social du pays.
Selon lui, la transformation structurelle de l’économie sénégalaise passe nécessairement par :

  • la promotion des entreprises locales,

  • la valorisation des compétences nationales,

  • et la consolidation des chaînes de valeur entièrement sénégalaises.

 Redynamisation du secteur des pêches : une priorité affirmée

Le président Faye a également insisté sur la réorganisation du secteur des pêches et de l’aquaculture, un pilier vital de l’économie sénégalaise, tant pour l’emploi que pour les exportations.

Il a appelé à :

  • une meilleure gestion des ressources halieutiques,

  • un encadrement renforcé des activités industrielles,

  • la modernisation des outils de production,

  • et la protection des acteurs artisanaux, souvent vulnérables face à la concurrence.

L’objectif est clair : préserver la souveraineté alimentaire, garantir les revenus des pêcheurs artisanaux et faire du Sénégal un leader régional dans l’aquaculture durable.

Un appel à l’unité et à la responsabilité

À travers son plaidoyer pour un patriotisme économique renouvelé, Bassirou Diomaye Diakhar Faye invite le gouvernement, les entreprises et les citoyens à contribuer ensemble à un modèle de développement centré sur :

  • l’innovation,

  • la production locale,

  • la compétitivité,

  • et la préservation des ressources nationales.

Un message qui s’inscrit dans la continuité de sa vision : mettre le Sénégal sur la voie d’une croissance inclusive, souveraine et durable d’ici 2050.